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 Prom'nons nous dans les bois

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Kaely Spencer

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MessageSujet: Prom'nons nous dans les bois   Sam 18 Aoû - 22:44

Prom'nons nous dans les bois



Kaely observait l'extérieur du bâtiment, affalée sur sa chaise, en suppliant pour qu'un événement la sorte de son ennuie. Face à ses cahiers de cours, elle n'en menait pas large ; la flemmardise primait sur son envie de rendre ses parents fiers. Elle se redressa, passa ses mains sur son visage et se donna une petite tape sur le front pour se réveiller. Ses yeux n'avaient pas quitté la verdure des arbres qu'elle mourait d'envie de rejoindre pour se détendre.

- De toute façon, je ne travaillerai pas...

L'étudiante repoussa les livres vers le fond de son bureau, posa un petit sac sur le bord dégagé de celui-ci et se leva afin d'y entrer quelques affaires ; elle y mit des pansements, une bouteille d'eau, quelques friandises, un carnet accompagné de son crayon et fut fin prête. Elle changea rapidement ses vêtements pour aborder un uniforme japonais banal qu'elle avait pu acheté dans un magasin spécialisé. Elle opta pour des chaussures confortables pour la marche plutôt que d'habituelles chaussures mignonnes.

La demoiselle sorti sans faire de bruit et rasa les murs le plus silencieusement possible, pour que personne ne l'interpelle, ni ne contrecarre ses plans. Une fois à l'extérieur du bâtiment, Kaely pressa le pas afin d'atteindre la forêt le plus rapidement possible ; le Soleil s'apprêtait déjà à rejoindre la courbe de l'horizon, le ciel était flamboyant et la jeune adulte l'observait, la tête dans les nuages.

Une fois la forêt atteinte, la lumière du jour peinait à transpercer les amats de feuilles et les lampadaires s'allumaient aux abords d'un chemin de terre qu'elle suivait. Kaely quitta ce dernier rapidement et se plaça sous un arbre, là où elle était encore éclairée par les lumières électriques, mais où elle était suffisament éloignée pour ne pas entendre les groupes d'adolescents et les couples bavarder bruyament.

- Enfin seule !

Elle ne se fit pas prier pour ouvrir sa besace et en sortir le carnet qu'elle ouvrit à une page prise au hasard. Quelques coups de crayons, et elle commençait un affreux dessin informe et dont les traits étaient trop gros ou trop fins ; il aurait été très difficile pour une quelconque personne de deviner qu'elle dessinait l'entrée du parc devançant la forêt.

Mais Kaely se senti vite mal à l'aise, des frissons parcourant sa nuque et une impression de moiteur dans ses mains ; elle se sentait observée. Tentant de jeter des coups d'oeil rapides, elle ne parvenait pas à distinguer d'où cela pouvait venir. Elle entendit quelque chose craquer ; une brindille, une branche, un os... elle n'aurait pas su dire, mais cela l'embêtait.

- Qui que tu sois, tu peux t'approcher. J'ai des friandises, et je suis prête à les partager !

Des yeux perçants planqués dans sa besace fixait l'endroit où Kaely avait accroché son regard, et grognait de façon menaçante. La demoiselle plaqua sa main contre celui-ci, essayant de faire taire son félin qui s'incrustait toujours dans ses balades ; elle avait peur que l'animal terrorise sa nouvelle compagnie.

Kaely se leva, elle ne sut si c'était pour se donner plus de contenance, mais elle essayait de garder une posture convenable, et un large sourire, le plus accueillant possible.
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Yui Amano

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Dim 19 Aoû - 1:14


De petites larmes étaient déjà naissantes sur le rebord de mes yeux écarlates, alors que je laissais accidentellement échapper un bâillement à m'en décrocher la mâchoire, laissant visible sur mon visage l'ennui que je ressentais.

Bien qu'en ces lieux depuis très récemment, je n'avais jusqu'à présent pas trouvée la moindre occupation ou un quelconque moyen de tuer le temps, ou encore moins de rester calme et reposée.
Bien évidemment, les humains ou autres créatures similaires semblaient être à peu prés partout où je pouvais me retrouver, ne rendant que plus difficile ma recherche de calme et de repos.

Assise dos à un mur, fesses sur le sol, j'étais au dehors des bâtiments, me reposant contre la structure de l'un d'entre eux, observant les personnes alentours d'un regard insistant, remarquant certains s'éloignant de moi après quelques secondes, ou d'autres accélérer le pas d'un air inquiet.

Le chat était à mes côtés, couché sur le sol, visiblement endormi. Je déposa lentement ma main sur le petit crane de l'animal, et souleva lentement sa paupière pour pouvoir observer attentivement sa blessure, elle semblait moins vive qu’auparavant, visiblement en cours de cicatrisation.

L’œil était déjà bien plus agréable à observer qu'il ne le fut lorsque je l'avais rencontré, et que la blessure semblait alors relativement récente, mais depuis, je prenais chaque jours soin de lui pour m'assurer que cette dernière ne cicatrise correctement sans le moindre soucis.

Alors que j'observai toujours le visage d'un chat, son œil droit finit par s'ouvrir, et m'observait à présent. Il laissa échapper un bref miaulement raté qui se finit en bâillement tandis qu'il s'étirait à présent, me laissant un léger sourire sur le visage.

Le chat à présent éveillé, il était peut-être temps pour moi de me déplacer, je commençais déjà à me lasser de cette position. Je fit donc de petits gestes, tapotant mon épaule pour que ce dernier ne comprenne et ne saute dessus, plantant légèrement ses griffes dans la peau de mon épaule pour s'assurer une bonne stabilité.

Laissant échapper une petite grimace, je finit par lentement me redresser, me tenant à présent sur mes deux jambes, et me mit à marcher.

Je n'avais pas vraiment d'idée de localisation, cependant, et commença par me diriger en direction du bâtiment contre lequel je m'étais reposée tout ce temps, mais, après un léger instant de réflexion, je finis par tourner les talons, marchant à présent dans la direction opposée.

Faisant à présent face aux espaces extérieurs, je me dirigeais à présent en direction de ce qui me semblait, d'ici, être une forêt.

J'appréciais beaucoup les forêt, ces dernières me rappelaient des temps révolus et plus ou moins oubliés pendant lesquels les arbres furent dominants sur le globe terrestre, et ce fut aussi dans une forêt que j'avais finie par fuir dans l'objectif d'échapper à l'humanité et sa population grandissante.

Ce forêt avait eue sur moi le mauvais résultat de me rendre complètement dépassée par l'époque et l'évolution, ne connaissant que peu des outils et objets utilisés de nous jours, et ne reconnaissant que vaguement le monde tel qu'il paraissait fut un temps.

Perdue dans le fil de mes pensées, ce ne fut que bien après avoir franchie les limites de la forêt que je réalisa finalement que j'avais déjà atteint ma destination, et, sans réellement savoir où je me trouvais, vint m'installer sur le sol, dos à un arbre, laissant le chat gambader tel qu'il lui plaisait.

Le chat courant un peu alentour, je décidais de jeter un œil à l'emplacement auquel je me trouvais. Trop petit pour être appelé une clairière, mais les arbres trop espacés pour dire qu'il s'agissait d'une partie très sauvage.

J'étais entourée d'un groupe d'au moins cinq ou six arbres, avec un léger écart entre chacun d'eux, comblés par des arbustes et buissons, me laissant seule en un cocon entourée de verdure.

«Enfin seule !»

Une voix venait de me tirer de mon cocon de pensées et solitude, et je tendais à présent l'oreille, guettant une nouvelle manifestation sonore pour confirmer la source ou en connaître la position et m'assurer si elle était ou non en mouvement.

Il ne fut que très peu de temps avant que de nouveaux bruits ne se fassent entendre, me permettant de confirmer que la personne s'étant adressée quelques secondes auparavant s'était installée quelque part proche.

Me redressant sans un bruit, je passa mes mains sur mes fesses deux fois pour en retirer ce qui aurait pu s'y accrocher alors que j'étais assise, puis m'approcha lentement du buisson le plus proche de la source de la voix, mais, remarquant qu'il était difficile de voir au travers, je vint me percher dans l'arbre adjacent pour observer.

J'avais à présent un angle de vue correct pour observer la personne qui s'était auparavant exprimée. Il s'agissait d'une femme, visiblement plus grande que moi et plus âgée que mon physique ne pouvait prétendre.

Ses cheveux étaient d'or et semblaient être à peu près aussi long que les miens – Je veux dire, en comparaison, s'arrêtant visiblement au même niveau – et se terminant en une frange rendant légèrement difficile pour moi de pouvoir observer ses yeux qui semblaient d'ici plutôt bleutés.
Son visage semblait finement taillé et sa taille, d'ici, relativement fine.

Le tout rendait la femme magnifique, et je ne pu me retenir de maintenir mon regard sur son visage concentré rivé sur un carnet qu'elle tenait en ses mains sur lequel elle semblait dessiner en vue des mouvements de ses mains, bien que je ne puisse voir, d'ici, ce qu'elle faisait réellement s'il s'agissait d'autre chose.

Cependant, cela ne dura pas longtemps, et la femme finit par relever les yeux, un air visiblement troublé sur le visage tandis qu'elle observait autour d'elle de quelques rapides regards comme pour chercher quelque chose sans trop attirer d'attention sur elle. Restant immobile, je n'avais pas l'intention de me laisser découvrir, et bougea un peu en arrière, pour être certaine de rester couverte derrière le feuillage, mais ce fut sans compter, sur le chat qui vint bondit sur moi et que j’eus à rattraper d'un geste brusque par réflexe.

Visiblement, j'avais fait du bruit dans ma surprise, car la jeune femme avait à présent les yeux rivés dans ma direction.

«Qui que tu sois, tu peux t'approcher. J'ai des friandises, et je suis prête à les partager !»

Tournant le regard vers le chat d'un air légèrement boudeur, je commença a lui faire la morale a voix très basse tandis qu'il m'observait d'un air calme et visiblement n'en aillant rien à faire de ce que je pouvais bien lui dire.

«Idiot ! À cause de toi, maintenant, elle sait où je suis !»

Regardant à nouveau dans sa direction, je réalisa que la femme était à présent debout, attendant visiblement que je n'apparaisse, me faisant me sentir quelques peu coupable pour ne pas bouger d'ici, mais je n'avais pas l'intention de m'approcher ou me révéler.

La femme avait un sourire gentil sur le visage, qui avait presque un effet attractif sur moi, tandis que je continuais d'observer sans un mot. Plusieurs secondes passèrent sans que rien n'arrive.

Soudain, le chat laissa échapper un miaulement et bondit de mes jambes au travers du feuillages pour se diriger vers l'inconnue et se frotter contre ses jambes en ronronnant après l'avoir observer de son unique œil.

D'un réflexe, je sauta a mon tour des branches derrière le chat, mon regard fixé derrière lui, atterrissant à quatre pattes, et m'adressant de ma douce et légère voix que l'ont pouvait aisément confondre avec le bruit du vent tant elle manquait de puissance.

«Tu n'étais pas censé te montrer ! Reviens ici !»

Mon regarde sur le chat sauta lentement sur les jambes de la jeune femme, puis montait petit à petit sur corps pour se terminer sur son visage qui observait en ma direction, et c'est à se moment que je finit par réaliser que je n'étais plus couverte et entièrement visible face à elle.

Les joues prenant une légère couleur, je me redressa rapidement pour me tenir debout face à elle, comme je m'en étais doutée, elle était plus grande que moi.
Levant la tête vers elle, j'étais quelques peu confuse et embarrassée, et pris de nouveau la parole, un tout petit peu plus fort que lorsque j'avais faite face au chat juste avant.

«J-Je suis d-désolée, je n-ne voulais pas.. Je-J'étais simplement ici et je.. Enfin, j-je n'avais pas l'intention de.. C'est juste arrivé et je m-me suis retrouvée incapable de regarder ailleurs et je.. Enfin.. D-Désolée .. !»

Les humains étaient effrayants, et leurs réactions imprévisibles, je ne savais que faire d'autre que paniquer tel un petit animal pris au piège, et ne pouvais pas quitter la zone avant de récupérer le chat, me retrouvant donc coincée ici face à elle, vu que je chat ne semblait pas décider à se rendre nulle part ailleurs.
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Kaely Spencer

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Lun 20 Aoû - 1:29


Kaely sursauta lorsqu'elle aperçut le chat, puis elle se senti bête d'avoir crû qu'on l'observait alors qu'il ne s'agissait que d'un animal probablement perdu. Son oeil fermé - sans doute blessé - lui laissait penser qu'elle avait juste dans ce qu'elle pensait. Cependant, le chat ne se montrait pas craintif le moins du moins, et cela rendit l'étudiante curieuse. Elle se pencha pour caresser le haut du crâne de celui-ci, le gratouillant légèrement comme elle le faisait avec son Fennec. Ses sens restaient toutefois en alerte, et elle se demandait de plus en plus si ce chat était réellement à la rue.

«Tu n'étais pas censé te montrer ! Reviens ici !»

Kaely releva soudainement la tête en direction de la voix, sans montrer la frousse qu'elle avait eu quelques secondes plus tôt en l'entendant déchirer le calme des lieux. Le chat s'aggripa à ses jambes, toutes griffes sorties, arrachant à Kaely un petit gémissement de douleur. La demoiselle ne lui en tint pas rigueur, mais soupira de contentement lorsqu'il rejoint ce qu'elle supposait être sa maîtresse. Son petit fennec sorti de son sac, toutes griffes sorties et les yeux pétillants de malice, cependant, de sa petite taille et de son miaulement suraigu, il était certain qu'il ne faisait peur à personne.

«J-Je suis d-désolée, je n-ne voulais pas.. Je-J'étais simplement ici et je.. Enfin, j-je n'avais pas l'intention de.. C'est juste arrivé et je m-me suis retrouvée incapable de regarder ailleurs et je.. Enfin.. D-Désolée .. !»

C'est avec un amusement non dissimulé que Kaely observait sa nouvelle compagnie qui semblait intimidée, de par son bégaiement. Elle lui fit un bref geste de la main tout en l'observant, tentant de deviner s'il elle était une esper, d'une espèce autre ou si elle était une simple humaine, dans quel cas Kaely devrait lui parler en prenant le plus grand soin de choisir ses mots. Elle se souvint avoir remarqué, lorsque la jeune fille avait parlé, des petites canines plus développées que ses autres dents, cependant, cela ne voulait pas dire grand-chose.

Kaely s'approcha d'un pas, essayant de mieux la voir et ainsi la détailler ; elle était plus petite qu'elle d'au-moins dix centimètres, peut-être même un peu plus. Elle avait deux magnifiques yeux, une peau pâle qui avait l'air aussi douce qu'une pèche et des cheveux argentés. L'étudiante détailla rapidement ses vêtements, et l'imagina brièvement dans des tenues plus mignonnes les unes que les autres ; la petite taille de la demoiselle supposait qu'elle pouvait porter bien des tenues que Kaely ne pouvait porter ni par sa taille, ni par son poids.

- Ne t'excuse pas, tu n'as rien fait de mal !

Kaely s'inclina légèrement pour la saluer, mais lui tandis également la main, afin de la saluer à l'Européenne ; ses parents lui avaient toujours intimé de proposé les deux saluts, lorsqu'elle ne savait pas lequel adopté, pour ne froisser personne. Et si la personne qui lui faisait face semblait d'avantages à une adolescente qu'à une adulte, Kaely avait appris à se méfier des apparences, surtout lorsqu'il est si simple qu'à leur époque de tricher avec un peu de maquillage, cependant, cela confirmait ses craintes et ses doutes de se retrouver face à une Vampire.
Finalement, elle avisa de lui serrer la main, supposant qu'au vu de ses bégaiements, ce serait plus une épreuve pour elle qu'un réel plaisir. Kaely fit un pas en arrière et se rassit en tailleur, farfouillant dans son sac pour en sortir les bonbons dont elle parlait un peu plus tôt. Elle les posa sur son cahier à dessin.

- Je m'appelle Kaely. Kaely Spencer. Je suis étudiante à l'académie non loin d'ici. Et tu es ?

Elle attrapa un bonbon, le retira de son emballage et le fourra dans sa bouche, croquant doucement celui-ci, afin que le jus piquant en son centre ne lui fasse faire des grimaces terribles, qui pourraient sans aucun doute effrayer la demoiselle face à elle.

- J'aime bien ce côté de la forêt. Il n'est pas loin de l'entrée, mais il y a rarement des groupes bruyants qui s'approchent... Alors, hm... Tu viens souvent ici ?

Kaely semblait désarmée, ne sachant pas si elle pouvait ou devait demander à la demoiselle si elle était une vampire ou une lycan, si elle risquait de mourir ici ou si elle pouvait bavardé tranquillement. Son regard s'accrocha à Gaara qui restait planqué, fixant les arrivants.

- C'est Gaara ! Mon fennec. Il est couleur sable, alors j'ai trouvé ce nom rigolo... Il est pas agressif, il est même très nul pour chasser, mais il est gentil !

Elle attrapa la boule de poils à deux mains, et la tandis vers la demoiselle et son animal, en espérant qu'ils ne réagissent pas mal. Sentant qu'il se débattait -peut-être pas peur- elle le relâcha et il alla se planqué un peu plus loin, boudant sa maîtresse et lui envoyant des éclairs avec les yeux.

- Alors... Commença Kaely. Tu as des origines ?

L'étudiante leva son regard vers elle, une expression de curiosité dans le regard, afin que l'autre demoiselle comprenne bien ses intentions si comme elle le pensait, elle était bien d'une origine autre.

- Enfin... Ma question peut te paraître déplacée... Mais j'aime savoir à qui je parle, tu comprends ?

Elle espérait que cela ne serait pas une raison - si elle ne se trompait pas - pour que la demoiselle en face d'elle l'attaque. Cependant, de son visage juvénile et de sa difficulté à parler ou à communiquer ne ressortait pour Kaely que de bonnes choses, de bonnes intentions, et une volonté encore plus grande de la câliner.
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Yui Amano

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Lun 20 Aoû - 6:20


La jeune femme me faisant à présent face semblait quelques peu surprise ou effrayée dans les premiers temps, mais son expression vint rapidement drastiquement changer pour tourner vers l'amusement ou peut-être étais-ce de l’intérêt ?

Dans tous les cas, elle fit un bref mouvement de la tête que je suivais attentivement du regard, m'assurant que rien n'en résulterait, puis elle finit par s'approcher de moi, ce qui me mit sur mes gardes, mais tout en m'assurant de ne le montrer ni sur mon visage, ni dans des gestes trop brusques.

Je ne voulais pas provoquer de quelconques problèmes dès le moment de notre rencontre et de créer un combat ou de l'hostilité avec quelqu'un que je venais tout juste de rencontrer, je ne voulais pas ajouter de difficultés à celles que j'avais déjà vécue.

«Ne t'excuse pas, tu n'as rien fait de mal !»

La jeune femme me faisant face était à présent en train de s'incliner en guise de salut, tendant aussi la main en ma direction à la suite, idée qu'elle finit par abandonner, me laissant la possibilité de répondre à sa salutation d'une inclinaison à mon tour pour exprimer un salut respectueux en retour.

«Je m'appelle Kaely. Kaely Spencer. Je suis étudiante à l'académie non loin d'ici. Et tu es ?»

M'apprêtant à répondre, je la vis soudainement faire un mouvement et fixa ma concentration sur ce dernier, mais il ne s'agissait que d'une sucrerie qu'elle venait de saisir, puis de glisser entre ses lèvres afin de le savourer, laissant sur son visage une expression quelques peu intéressante, puis repris rapidement.

«J'aime bien ce côté de la forêt. Il n'est pas loin de l'entrée, mais il y a rarement des groupes bruyants qui s'approchent... Alors, hm... Tu viens souvent ici ?»

Puis elle se mit à observer en direction de son sac, et je pu y apercevoir quelque chose qui avait échappé à mon attention. Il s'agissait d'un petit fennec d'un brun légèrement roux dont le regard était rivé vers ma direction. Elle procéda finalement à me présenter l'animal, dont l'aspect "rigolo" du nom semblait m'échapper complètement.

Je ne resta concentrée sur le nom qu'une fraction de secondes, cependant, car la jeune femme venait de tendre l'animal en ma direction pour me le montrer de plus près, et, pendant le bref moment ou l'animal m'eut faite face, un sourire éclatant de joie et curiosité s'était étalé sur mon visage, qui disparu instantanément lorsqu'elle finit par le reposer car il ne semblait pas à l'aise, ce qui était très compréhensible.

À vrai dire, ce n'était pas la première fois qu'un animal n'appréciait pas ma présence, je n'étais pas vraiment aimée de ces dernier. Pendant mon séjour dans la forêt, j'avais pu constater ce phénomène plus amplement, la plupart des animaux là-bas m'aillant fuis après un court moment, et ce dernier en plus de cela était petit, apprivoisé, et avec dans l'idée de protéger sa maîtresse, ne souhaitant bien entendu pas voir ses faiblesses révélées ainsi si facilement dans ces conditions.
Ou peut-être étais-ce simplement dans sa nature et j'essayais de trop en lire, c'était largement possible aussi.

Un air de curiosité sur le visage, elle repris à nouveau. A ce point, je la laissait simplement parler en attendant qu'elle ne se décide à attendre pour une réponse, ce serait ainsi plus aisé pour moi que de rassembler du courage pour finalement avoir a écouter une nouvelle question.

«Alors... Tu as des origines ?»

Puis elle repris presque instantanément pour ajouter :

«Enfin... Ma question peut te paraître déplacée... Mais j'aime savoir à qui je parle, tu comprends ?»

Elle semblait finalement prête à me laisser la parole, repensant à tout ce qu'elle avait prononcée, je me servis de mes doigts pendant un bref moment pour me rappeler de et compter le nombre de choses auxquelles j'avais à répondre, et, par politesse, commença par les présentations.
Laissant de nouveau ma faible et douce voix quelques peu briser le silence, je pris la parole.

«Je.. Je me nomme Amano Yui, j-je suis aussi une étudiante de l'académie, et, c-ce chat es-est mon animal de.. Compagnie ? I-il n'a pas vraiment de nom à vrai dire, je n'ai pas pensée à le nommer. I-il m'a simplement suivie lorsque je l'ai rencontré et ne s'est jamais séparé de moi ensuite.»

Le chat était à présent à mes pieds, et je vint m'accroupir à ses côtés tandis que, ronronnant, il se frottait à mes jambes et je vint le caresser sur le dessus du crâne en faisant bien attention à rester éloignée de son œil clos pour ne pas le toucher involontairement.

«[Je.. Mes o.. Je ne.. Je pense ne pas pouvoir être capable de te répondre, je ne connais pas ma famille ou mes origines, juste que je suis.. Enfin.. Je../i]»

Je pris une pause pour réfléchir, câlinant toujours le chat. Continuer ici était dangereux. Si je réveillait être une vampire, l'humaine allait m'attaquer, et pouvait même peut-être en venir à blesser le chat, ce que je ne pouvais pas laisser arriver. De plus, les humains fuient les vampires, et laisser un humain savoir que j'en était un était une grave erreur, je l'avais apprise d'une difficile manière.

«[i]Enfin, disons que je ne connais pas vraiment ma famille, ces derniers sont probablement morts il y a très longtemps.. Peut-être même avant ma "naissance".»

J'avais à présent peur. Peur d'en avoir trop dit, peur qu'elle ne comprenne que quelque chose n'allait pas, peur qu'elle ne se décide finalement à m'attaquer ou fuir et prévenir quelqu'un d'autre. Arrêtant de caresser le chat, je plaça ma main face à mon visage et y plongea mes yeux pour masquer l'expression de mon visage. Après quelques secondes, une fois calmée, je me remis à caresser le chat qui s'était arrêté de bouger pour m'observer et qui se remit à ronronner et se frotter à moi.

«Il s'agit de ma première fois dans cette forêt, mais j'ai passée longtemps dans une autre forêt quelque part dans le Japon, et me rendre dans une autre forêt comme ça me permet de me reposer, de m'apaiser et de me calmer, je me sens mieux ici qu'entre ces bâtiments de briques et autres matériaux dont j'ignore probablement l'existence..»

Après quelques secondes à réfléchir, un léger rire, mi-nerveux, mi-amusé ne m'échappa, transformant mes lèvre en un doux et innocent sourire.

«Je ne suis pas vraiment calme, reposée et apaisée en ce moment, mais c'est l'idée !»

Levant mes yeux écarlates vers les arbres alentours, je tapota mon épaule pour y laisser le chat sauter, ce qu'il exécuta sans être rappelé une seconde fois, se frottant le visage contre le mien, continuant de ronronner.

Ce lieu était à la fois similaire et différent de celui auquel j'avais vécue dans les montages.
Là-bas, il y avaient de grandes clairières que je ne pouvais traverser que de nuits, des grottes que je pouvais utiliser comme abris de jour, le tout était en pente parfois raide et pouvait être dangereux pour les humains qui ne traversaient de toute manière presque jamais la zone dans laquelle je vivais dû à des rumeurs, cette forêt, ou du moins, cette partie, semblait plus étroite, droite, feuillue, et sans la moindre grotte à l'horizon, pourtant, le même sentiment m'en revenait, je me sentais comme à l'abri ici, chez moi.

Après avoir perdue ces quelques secondes perdues dans mes pensées, je revint à moi, jouant nerveusement avec mes doigts devant les yeux du chat.

«Derrière ces buissons, il y a une petite zone fermée qui ests vraiment reposante, j'étais couchée là en laissant le chat jouer, c'est vraiment agréaaaaa--..»

Le chat avait commencé a essayer de m’attraper le doigt tandis que j'avais parlée, et, comme je les avais éloignée de lui, il s'en était pris à mes cheveux, mordant dessus, les tirant vers lui.
La tête en arrière pour que les cheveux ne soient pas tendus, j'avais toujours la bouche ouverte, et essayait de le faire lâcher prise, mais ce dernier décida de sauter à mes pieds tout en tirant mes cheveux, contractant mon corps, laissant mes canines se rétracter quelques secondes. Fermant ma bouche, avec une petite larme en bordure de l’œil droit, je m'accroupis alors vers le chat, jouant avec une feuille.

«Ç-ça fait mal.. F-fais attention voyons !»

J'étais à présent plutôt tendue. Il n'y avait presque pas moyen que cette fille n'ai pas vue mes canines, mais je ne pouvais qu'espérer, feignant l’ignorance, et n'observant à présent que le chat, preste à me mettre en position défensive et probablement paniquant si jamais elle essayait de s'approcher, j'avais déjà du mal à contenir les larmes d'échapper de mes yeux, effrayée de ce qui restait à venir.
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Kaely Spencer

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Mar 21 Aoû - 22:09


« Je.. Je me nomme Amano Yui, j-je suis aussi une étudiante de l'académie, et, c-ce chat es-est mon animal de.. Compagnie ? I-il n'a pas vraiment de nom à vrai dire, je n'ai pas pensée à le nommer. I-il m'a simplement suivie lorsque je l'ai rencontré et ne s'est jamais séparé de moi ensuite. »

Kaely se rendit compte que ses bégaiements étaient plus discrets et ne ponctuaient plus sa phrase de répétitions ; elle bloquait sur certaines lettres, comme incertaine de ce qu'elle devait dire, mais rien de plus. Cela fit sourire la jeune adulte qui trouvait cette façon de s'exprimer absolument adorable. Cependant, l'absence de nom pour son animal la fit douter ; et si elle avait capturé l'animal et l'avait enlevé à ses propriétaires ? Elle secoua la tête négativement, ne pouvant l'imaginer enlever ou faire du mal volontairement à qui que ce soit.

« Je.. Mes o.. Je ne.. Je pense ne pas pouvoir être capable de te répondre, je ne connais pas ma famille ou mes origines, juste que je suis.. Enfin.. Je.. »

Kaely hocha positivement la tête pour lui signaler qu'elle comprenait la situation ; peut-être qu'elle était simplement orpheline ? Cela arrivait - malheureusement, pour ces pauvres enfants - et elle avait peut-être goûté au-même sorts que des milieux de bambins.

« Enfin, disons que je ne connais pas vraiment ma famille, ces derniers sont probablement morts il y a très longtemps.. Peut-être même avant ma "naissance". »

Kaely écarquilla les yeux ; elle commençait à comprendre, mais avait peur de tirer des conclusions hatives. Elle chercha dans ses souvenirs comment mettaient bas les lycans, et comment naissaient les vampires, mais son désintérêt total pour les espèces parcourant le monde et pour ses cours au sujet de cesdites créature lui coûtait aujourd'hui, et jamais la jeune femme n'aurait cru qu'elle regretterait un jour de ne pas avoir suivi plus attentivement les cours.

« Il s'agit de ma première fois dans cette forêt, mais j'ai passée longtemps dans une autre forêt quelque part dans le Japon, et me rendre dans une autre forêt comme ça me permet de me reposer, de m'apaiser et de me calmer, je me sens mieux ici qu'entre ces bâtiments de briques et autres matériaux dont j'ignore probablement l'existence.. »

Elle hocha à nouveau la tête, notant mentalement les informations qui lui étaient données. Puis elle déballa un nouveau bonbon, faisant attention à ne pas effrayer le chat et le glissa dans sa bouche, par pure gourmandise, tandis que Gaara l'observait au loin, des éclairs dans les yeux.

« Derrière ces buissons, il y a une petite zone fermée qui ests vraiment reposante, j'étais couchée là en laissant le chat jouer, c'est vraiment agréaaaaa--.. »

L'esper sauta sur ses deux pieds, prete à bondir sur le chaton qui menaçait de faire mal à la demoiselle ; il s'était emmêlé volontairement pattes et griffes dans le but d'attirer son attention et de l'inciter à se concentrer d'avantages sur lui que sur leurs conversations. Kaely sourit, puis éclata de rire en reconnaissant les réactions typiques que Gaara avait lorsqu'il était frustré ou qu'il avait besoin de sa dose quotidienne de caresses.

Elle devint plus sérieuse l'espace de quelques secondes, trahissant un léger trouble face à la découverte qu'elle venait de faire ; elle venait de remarquer les deux jolies canines qui s'étaient allongées, et ouvrit les yeux en grand, absolument stupéfaite. Elle s'approcha d'avantages de la demoiselle, les mains jointes et un immense sourire.

« Ce sont des vraies ?! Des vraies de vraies ?! »

Elle toussa et repris une position plus convenable, prenant une voix détachée.

« Enfin... Hm. C'est pas que j'en ai jamais vu avant mais... »

Kaely détourna le regard, comme si elle réfléchissait à ce qu'elle disait ; s'il n'y avait aucun doute sur la dangerosité des vampires, il était facile de douter sur les capacités de Yui à s'en prendre à autrui. Peut-être que son enveloppe charnelle, coincée à un certain âge, la rendait inoffensive et d'autant plus dangereuse, mais sa voix, sa douceur et les traits de caractères que l'étudiante avait pu voir la dissuada d'avoir peur d'elle.

« Enchantée, Amano Yui. C'est un très joli prénom. Court, simple, efficace ; c'est facile de le retenir ! Ça a l'air d'être de consonnance Japonaise, ou coréenne au moins... Mais tu es la première que je rencontre avec ce prénom ! »

Elle reporta son attention vers le petit chat qui se débattait toujours.

« Ton chat a l'air capricieux, mais pas méchant. Tu as bien de la chance ! »

Elle pointa son Fennec de son pouce, celui-ci semblait encore tirer la gueule mais son regard s'était adoucis, comme s'il était à même de comprendre lui-aussi les réactions un peu bizarres de la jeune Vampire.

« Il est bête est gourmand, mais il est gentil. Enfin, il dort beaucoup, et quand il dort, il n'est pas méchant. »

Kaely tira la langue à Yui, en espérant lui décrocher un sourire, la faire peut-être même rire ou, dans l'idéal, détendre un peu l'atmosphère ; depuis que ses canines avaient été rendues visibles, la demoiselle semblait d'être tendue et cela déplaisait à Kaely, qui estimait qu'elles étaient assez matures pour faire fit d'une origine. Mais elle comprenait sa crainte ; bon nombre d'humains, d'espers et de créatures avaient peur d'eux à cause de la férocité que leurs prêtent les légendes et les mythes.

Comme s'il avait compris qu'on parlait de lui, Gaara s'approcha de Kaely et lui griffa le mollet en s'étirant, puis lança un regard malicieux, comme pour lui signifier qu'il ne l'avait pas fait intentionnellement ; Kaely fronça les sourcils, mais ne fit rien de plus, regardant l'animal s'éloigner la queue relevée, l'air hautain.

« J'étais curieuse de savoir pourquoi tu te baladais de forêts en forêts. Je crois que je comprends mieux désormais. Ca doit être dur, pour toi. Tu parlais d'un coin, allosn-y ! On sera à l'abris des regards et des oreilles indiscrètes qui pourraient te mettre mal à l'aise ! »

Kaely s'avança d'un pas, souriante, prête à lui agripper le poignet mais estima que ce geste pourrait être mal interprêter ou gêner d'avantages Yui, qui semblait déjà aux bords des larmes ; elle voulait simplement la serrer dans ses bras pour lui signaler que tout allait bien se passer, et qu'elle n'avait aucune raison de fuir : Kaely estimait que la Vampire était sincère et voulait réellement en faire son ami. De plus, elle n'ôtait toujours pas de son esprit l'idée de lui faire essayer des déguisements et des tenues plus mignonnes les unes que les autres.

Après avoir proposé d'aller dans le coin derrière les buissons que Yui avait désigné, Kaely rassembla ses affaires, fourra les bonbons dans son sac et tapota sa cuisse pour désigner à Gaara qu'elle partait, espérant que le fennec n'allait pas en faire qu'à sa tête comme il le faisait habituellement. Après avoir remarqué qu'elle le suivait de loin, fixant le chat de l'adolescente, elle lui tira  la langue, et reporta son attention à Yui.

« Tu as quel âge, du coup ? J'ai 18 ans. J'aurais aimé naître plus tôt, pour voir certains films au cinéma. J'espère qu'ils seront réadaptés un jour ! Tu vas au cinéma ? »

Si quelques secondes auparavant elles tenaient une discussion tout à fait sérieuse, la curiosité de Kaely repris le dessus ; elle avait un million de questions à lui poser, sur ses habitudes alimentaires, sur les lieux qu'elle avait visité, sur les événements auxquels elle avait participé, sur ses semblables, sur ce qui était écrit dans les livres Twilight.

« Je suis désolée pour mes questions et remarques impertinentes, tu sais. Je suis juste curieuse. Trop curieuse, et on me le reproche souvent. Mais je fais des efforts ! »

Elles furent rapidement arrivées à l'endroit dont elle parlait ; le lieu était invisible de l'extérieur, car il était enfermé par plusieurs arbres immenses, et le seul passage d'accès étaient les deux buissons par lesquels elles venaient de rentrer. Kaely retira ses chaussures et senti l'herbe lui chatouiller les pieds ; c'était à la fois doux, et étrange. Elle s'avança vers un petit cours d'eau qui semblait trouver sa source entre deux arbres placés un peu plus loin et qui se perdait entre deux autres arbres près de l'endroit où elles se trouvaient. Il y avait des hululements de chouettes qui s'arrêtèrent presque instantanément après l'entrée des deux jeunes filles dans les lieux.

La lune, qui éclairait faiblement les lieux, permettait à l'esper de détailler d'avantages les traits physique de Yui, et elle la trouvait d'une innocence superbe. Si elle l'a touchait, Kaely était certaine qu'elle pourrait lui casser quelque chose, ou voir sa peau se craqueler et tomber comme pour les poupées en porcelaine. Elle retira la veste qu'elle avait sur les épaules, se retrouvant en débardeur malgré la fraîcheur de la nuit, et s'assit dans l'herbe ; non pas par feignantise, mais en espérant que la vampire la rejoindrait pour autre chose que pour la dévorer !

« Y a-t-il plus belle nuit qu'une passée aux côtés d'une jolie fille ? »

Kaely tourna son visage vers celui de Yui en lui tirant la langue ; elle restait dans l'esprit de détendre l'atmosphère et espéra qu'elle n’interpréterait pas mal ses propos, ou qu'elle n'irait pas trop vite en besogne.

HRP:
 
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Yui Amano

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Mer 22 Aoû - 7:47


LLa jeune femme laissa échapper un grand rire à la réaction, qui soudain s'était effacé, ne laissant place qu'à un calme lourd. Je n'avais aucune difficulté à comprendre ou imaginer la raison, mon identité était belle et bien trahie. Je ne voulais pas même regarder dans sa direction, j'étais bien entendue effrayée, tout était allé si vite, je n'avais pas la moindre idée de ce qui allait bien pouvoir m'attendre désormais. Lorsqu'un seul sait, tout le monde peut savoir dans l'heure...

«Ce sont des vraies ?! Des vraies de vraies ?!»

Sa voix venait de résonner dans mes oreilles. Plutôt que surprise ou effrayée, l’émotion que semblait porter sa voix était plutôt de l'enjouement .. ? Je levais lentement la tête vers elle sans même masquer mon étonnement, acquiesçant d'un signe bref.

«Enfin... Hm. C'est pas que j'en ai jamais vu avant mais...»

Elle semblait elle-même un peu confuse. Comme si elle essayait de traverser un champs de mines tout en en ressortant vivante, il était évident qu'elle ne savait que dire ou que faire et essayais de trouver les bons mots et la bonne réaction pour agir, probablement sur ses gardes tout en essayant de ne pas le laisser paraître.

«Enchantée, Amano Yui. C'est un très joli prénom. Court, simple, efficace ; c'est facile de le retenir ! Ça a l'air d'être de consonance Japonaise, ou coréenne au moins... Mais tu es la première que je rencontre avec ce prénom !»

J'essayais de lui répondre, essuyant au passage mes yeux, mais aucun son ne semblait vouloir s'échapper de ma bouche, comme si j'étais à présent devenue muette, probablement encore en état de stress, il n'y avait aucune affirmation qu'elle avait accepté mon statut pour le moment, il était bien possible qu'elle ne joue le jeu pour me faire baisser ma garde.

«Ton chat a l'air capricieux, mais pas méchant. Tu as bien de la chance !»

Observant à présent le chat, je laissais échapper un bref demi-sourire qui vint s'échapper rapidement pour donner à nouveau place à ma précédente expression.

Elle enchaîna ensuite pour me présenter cette fois la caractère de son fennec, présentation qui fut plutôt brève, visiblement simplement pour me rassurer au sujet de l'animal.

«J'étais curieuse de savoir pourquoi tu te baladais de forêts en forêts. Je crois que je comprends mieux désormais. Ça doit être dur, pour toi. Tu parlais d'un coin, allons-y ! On sera à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes qui pourraient te mettre mal à l'aise !»

Je ne su que faire. Étais-ce un piège ? Était-elle sincère ? Je n'en avait aucune confirmation. Elle semblait honnête et avoir de bonnes intentions, et je voulais y croire, mais, je ne pouvais m'empêcher d'avoir ce sentiment d'angoisse me prenant le ventre tandis que je l'observais se préparer puis prendre la marche.

Je pris quelques secondes d'hésitation, puis vint finalement suivre le pas, le chat me tournant autour des pieds. Je ne savais pas s'il s'agissait d'un piège, mais, si c'était le cas, je me lançais alors de plein gré dedans. Je voulais lui faire confiance, donc si ma confiance se trouvait trahie, j'en prendrais leçon.

«Tu as quel âge, du coup ? J'ai 18 ans. J'aurais aimé naître plus tôt, pour voir certains films au cinéma. J'espère qu'ils seront réadaptés un jour ! Tu vas au cinéma ?»

Les questions devenaient maintenant personnelles, ce qui, surprenamment, me mettait un peu plus à l'aise. Ses questions étaient très clairement posées par intérêt et j'étais certaine que si je venais à l'observer maintenant, elle aurait dans son regard cette lueur folle brillant sous le nom de curiosité, or, on éprouve que peu de curiosité à l'égard de sa proie ou de son repas du soir.

Elle s'excusa d’ailleurs d'être curieuse, ce qui ne me dérangeait pas. J'étais moi-même curieuse et avait l'intention de lui poser des questions après citer un bref résumé de ma vie pour couvrir sa curiosité, si elle était si importante que ça.

Nous étions à présent de nouveau sur les lieux, une branche craquant sous mon poids ici où là, je l'observai retirer ses chaussures, puis marcher un peu plus loin pour s'asseoir. Moi, je restai là un instant, la bouche entre-ouverte, me contentant de l'observer un peu plus, tandis que son regard saphir vint visiblement à l'encontre de mon regard rubis.

«Y a-t-il plus belle nuit qu'une passée aux côtés d'une jolie fille ?»

Nos regards s'étaient croisés, et je maintint le mien pendant quelques secondes de plus tandis que j'entendais le chat grimper les arbres derrière moi, j'étais déjà beaucoup plus calme.

«Jolie fille ?..»

Je venais de répéter en chuchotant, mes joues voyant une légère coloration naissante. Je ne savais pas vraiment comment réagir, me demandant comment il était possible pour un humain de faire un tel commentaire à l'égard d'une vampire.

Finalement, je me mis à marcher et vint m'asseoir face à la jeune fille... Je veux dire, à Kaely. Mon regard restait  fixé sur elle pendant plusieurs secondes sans un mot, avant que finalement, de ma douce voix, je brisais le silence à nouveau.

«Je ne me rappelle pas exactement de quand j'ai repris conscience, mais il me semble que c'était deux ans après les premiers contacts entre le Japon et le Portugal. Cet échange datant de 1543, je dirais que je suis de 1545.»

Maintenant que j'avais commencée, je décidais de donner quelques explications brèves sur ma vie, tout en répondant à une autre de ses questions, en essayant autant que possible de combler sa curiosité.

«Il y a bien longtemps que j'ai arrêtée de me mélanger au humains. Au début, je participais à leur combats et disputes, apprentissages et évolution, puis, petit à petit, je me suis détachée d'eux, pour marcher au travers du Japon pendant plusieurs siècles sans trop m'intéresser à eux plus que nécessaire. Vers ce qui me semble être quelques années avant la première guerre mondiale, j'ai décrochée de mes derniers liens à l'humain et suis restée de côté jusqu'aux bombardements de Tokyo pendant la seconde guerre mondiale où j'ai rejoint à nouveau la capitale pour y vivre dans une maison, après quelques temps là bas j'y fut jointe par des humains, donc j'ai un peu été mise à niveau sur les changements et l'évolution, mais, une fois qu'ils sont tous morts, je fut chassée de Tokyo et ai vécue dans une forêt pendant quelques décennies. Lorsque je suis revenue, tout avait changé, et ce que je connaissait n'était plus le même, comme ces "voitures" qui portent le même nom mais sont complètement différente. Et, je suis désolée, je ne sais pas du tout ce qu'un cinéma est.»

Je continuais de l'observer avec une légère insistance qui, je l'admet, pourrait la mettre mal à l'aise, puis, finalement, repris.

«J-Je suis un vampire, je suppose que tu t'en es rendue compte maintenant. N'as-tu pas peur ?Je pourrais t'attaquer ici et personne ne s'en rendrait compte.»

Je ne pouvais m'empêcher de poser la question. Presque tous les humains que j'avais rencontrée jusqu'à présent dans les derniers siècles ne voulaient pas entendre parler de vampires ou les traitaient comme le mal en personne. Sa réaction me surprenait beaucoup, et j'étais bien curieuse de voir quel genre de réponse elle pouvait bien me donner.
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Kaely Spencer

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Jeu 23 Aoû - 22:55

Kaely observait Yui, cherchant à voir les réactions à son dernier propos. Elle ne fut pas déçue !

« Jolie fille ?.. »

La demoiselle semblait rougir aux propos que Kaely avait tenu initialement pour détendre l'atmosphère. Oh, bien sûr, elle le pensait et l'avait dit en toute sincérité ; les caractéristiques physique atypiques de la demoiselle la rendait belle et attirante. Si Kaely ne regrettait pas une chose à l'académie, il s'agissait bien de la diversité physique, culturelle et morale des élèves et professeurs qu'elle avait pu cotoyer depuis qu'elle était arrivée.

L'étudiante arrachait des brindilles d'une longueur satisfaisante les enrouler autour de son doigt, les tressaient les uns aux autres et ou  jouait simplement avec, faisant bientôt un petit tas près de ses jambes ; elle veillait à ne pas arracher de fleur pour ne pas enlever un peu de beauté à ce joli endroit.

« Je ne me rappelle pas exactement de quand j'ai repris conscience, mais il me semble que c'était deux ans après les premiers contacts entre le Japon et le Portugal. Cet échange datant de 1543, je dirais que je suis de 1545. »

1545 ? Vraiment ? Cela faisait presque 5 siècles. Elle aurait traversé nombre des événements marquants du japon, peut-être même d'autres pays si elle avait voyagé depuis. C'était à la fois vraiment flippant, impressionnant et attisait sa curiosité ; peut-être qu'elle avait connu les familles royales... Peut-être même qu'il s'agissait de vampires !

Kaely tenta de garder les idées claires, il est certain que si les vampires existaient, croire qu'ils occupaient le pays ou en était à la tête relevait de la fiction. Elle écouta son histoire avec un certain intérêt, notant mentalement des détails, des phrases, des époques odnt elle parlait. Cela la fascinait.

- Tu as connu les premières voitures ? Demanda-t-elle, trouvant cela absolument incroyable.

Kaely attrapa entre ses doits la tige d'une fleur qui avait fané, glissa ses doigts tout le long et redressa la plante, espérant secrètement que celle-ci retrouverait vie par un miracle ; il y avait sans doute un Esper maîtrisant les plantes ou permettant leur régénération.

« J-Je suis un vampire, je suppose que tu t'en es rendue compte maintenant. N'as-tu pas peur ?Je pourrais t'attaquer ici et personne ne s'en rendrait compte. »

L'étudiante réfléchis quelques secondes ; vitesse, grande force et capacité à drainer le sang. Il s'agissait des seules caractéristiques que Kaely connaissait des vampires, par les contes et légendes qu'elle avait pu lire. Si Yui représentait un danger, c'étaient par les deux premières caractéristiques. Peut-être qu'au final, le pire chez elle était son apparence candide.

- M'attaquer ? Tu sais... Certains humains ont des capacités. Certaines capacités s'avèrent redoutables. J'ai une confiance totale en les miennes !

Kaely afficha un large sourire, à la fois très sûre d'elle, avec un léger brin de sadisme peu dissimulé ; ses illusions étaient mauvaises, très mauvaises, en témoignent ses entraînements quotidiens sur le toit du lycée. Mais ça, la vampire n'avait aucune possibilité de le savoir, et elle comptait bien bluffer autant que possible. Par ailleurs, lui couper la vue quelques secondes lui permettrait de fuir, ou de gagner un groupe de personnes, l'empêchant d'agir. Elle pourrait aussi faire apparaître le soleil pour l’apeurer, même si cela ne durerait pas plus de sept secondes.

L'esper se releva, joignit ses mains dans son dos et s'étira, son éternel sourire sur les lèvres. Elle leva le visage vers le ciel et ferma les yeux pour apprécier le calme ambiant et la légère brise qui secouait les brins d'herbes à rythmes réguliers. Elle relâcha ses mains tout en s'approchant du petit cours d'eau qui s'écoulait pas loin d'eux.

- Je me demande, Yui. Qu'est-ce tu connais de notre monde ? Je veux dire, tu parlais des véhicules mais tu ne connais pas le cinéma, pourtant il s'agit de quelque chose d'assez populaire. Est-ce que tu sais ce qu'est une télévision ? Un smartphone ou un téléphone portable ?

Kaely retira ses chaussures et son collant, restant en jupe, et trempa ses pieds dans l'eau froide. Elle déprima un frisson et se mordit la lèvre comme pour réprimer tout commentaire concernant la température exceptionnellement basse. Elle se baissa tout en retenant ses cheveux en arrière, se permettant de se pencher sans les mouiller. La demoiselle glissa une main dans l'eau, en sorti et déversa ce qu'il restait au creux de sa main sur la petite fleur fanée.

- Les plantes sont un véritable mystère pour moi ! Peut-être parce que je m'intéresse peu aux études scientifiques et biologiques, ahah ! Comment tu occupes ton temps, toi ? Enfin, que fais un vampire quand il fait jour ?

Elle retenait les dizaines de questions qui lui brûlait les lèvres, plus pour préserver l'image qu'elle a du vampire fantastique que par peur de la gêner. Elle entend des bruits de pas s'approcher du buisson par lequel elles sont entrées, au ton des voix, il s'agissait probablement d'une ou deux personnes totalement saoules se promenant dans le parc par dépit, ou pour éviter quelconque obligation dans leur foyer. Kaely tourna les paumes de ses mains vers l'endroit et fit apparaître une énorme tête de démon, faisant fuir des deux tourtereaux dans des hurlements stridents et paniqués. L'image n'avait duré qu'une seconde mais avait été probablement suffit à Yui pour les voir.

- Des illusions. C'est ma malédiction. Elles paraissent si vrai qu'il est presque impossible de les distinguer. Une personne à qui j'impose une image pensera que c'est la réalité, qu'importe si elle tente de rester rationnel. Je peux même les matérialiser, si je me concentre suffisamment.

Mensonge. L'esper sourit à Yui, espérant lui faire croire que son pouvoir peut être un problème si elle espère s'attaquer à elle.
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Yui Amano

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Ven 24 Aoû - 7:08


Visiblement, mon expérience passée intéressait fortement Kaely. À peine avais-je mentionnée les voitures qu'elle y attribuait de 'intérêt, mentionnant au passage le terme "premières" à leur sujet, ce qui, finalement, répondait à la question que je me posait au sujet de ces objets, ils s'agissait bien de la même chose, mais en une version plus récente et peut-être avancée de ce que j'avais pu connaître dans le passé.

Il était impressionnant d'imaginer à quel point les choses avaient changées en l'espace de 100 ans après ces 370 ans pendant lesquels presque tout semblait complètement figée dans le temps en comparaison, époque pendant laquelle un changement majeur que tout le monde pouvait remarquer n'arrivait que quelques années après le précédents, alors qu'ici, c'est comme si le monde entier avait changé, plus rien n'était pareil, rien.

«M'attaquer ? Tu sais... Certains humains ont des capacités. Certaines capacités s'avèrent redoutables. J'ai une confiance totale en les miennes !»

Oh oui, j'en avais parfaitement conscience. Au point même d'en avoir l'expérience du vécu. Les humains pouvaient être particulièrement coriaces et dangereux, voir même très violents, égoïstes et n'hésitant pas a abattre les leurs pour en venir à leur propres fins. Et dire que j'avais un jour été l'une d'entre eux... Je me demande, étais-je ainsi de mon vivant, moi aussi ? Si oui, être une vampire était peut-être une bonne chose.

Les humains n'avaient aucune hésitation à utiliser tout ce dont ils étaient capables pour atteindre leurs objectifs, et ils se montraient cruel et violents vers les vampires, les jugeant sans même chercher à les comprendre. Bien que nous soyons leurs prédateurs, nous leurs sommes semblables, et nous pouvons nous entendre si l'on accepte nos différences... Cependant, les humains avaient aussi la très mauvaise tendance de surestimer leurs capacités, et de voir ce défaut leur retomber dessus. Je me demandais à présent si elle était la même.

Tandis que j'étais perdue dans mes pensées, Kaely s'était redressée, étirant à présent ses bras en arrière, les yeux fermés, les cheveux soufflés par la brise passante, je ne pu qu'admirer son profil étant mis en avant par la position et le paysage, me faisant l'imaginer en tant que tableau, œuvre d'art même.

Cela ne dura cependant qu'une fraction de secondes avant que ses yeux ne reviennent s'ouvrir, et qu'elle se mit à marcher pour rejoindre un petit cours d'eau circulant près de nous, passant pour continuer plus loin.

«Je me demande, Yui. Qu'est-ce tu connais de notre monde ? Je veux dire, tu parlais des véhicules mais tu ne connais pas le cinéma, pourtant il s'agit de quelque chose d'assez populaire. Est-ce que tu sais ce qu'est une télévision ? Un smartphone ou un téléphone portable ?»

Pause, pause paaaaause ! Elle parle un langage extra-terrestre maintenant !

La bouche bée, je l'observais le regarde vide, essayant ne serait-ce que de me remémorer les mots qu'elle venait de citer tellement ils me semblaient venus d'un autre monde. Je n'avais absolument pas la moindre petite idée de ce dont elle pouvait bien parler, et j'avais bien l'intention de revenir sur le sujet plus tard. Je n'avais pas l'intention de la laisser poser de questions sans en recevoir en échange.

Elle finit par dénuder le bas de son corps, lui permettant de plonger les pieds dans l'eau sans en tremper ses vêtements, je l'observer de lui, sans avoir bougée de ma position de départ, me contentant de la suivre du regard tandis qu'elle venait récupérer un peu d'eau à l'aide de sa main pour la faire couler doucement sur une petite fleur fanée qu\elle avait cueillie plus tôt.

«Les plantes sont un véritable mystère pour moi ! Peut-être parce que je m'intéresse peu aux études scientifiques et biologiques, ahah ! Comment tu occupes ton temps, toi ? Enfin, que fais un vampire quand il fait jour ?»

De nouveau, sa curiosité venait la pousser à me poser une nouvelle question à mon sujet, manquant presque de m'arracher un sourire amusé, comme si elle cherchait un prétexte de ramener le contexte à la questions qu'elle désirait poser, tout en agissant comme s'il s'agissait du cours de la conversation.

Deux personnes étaient en train de passer. Une forte odeur d'alcool était petit à petit en train de se répandre autour d'eux, et, bien qu'un humain ou un vampire ne pouvaient vraiment le percevoir, le chat, jouant dans les arbres s'était arrêté net bien avant que l'on ne vienne à entendre des bruits de pas glissants sur les feuilles mortes et faisant craquer les brindilles sur leurs chemins ou encore les voix un peu comme perdues qui semblaient s'approcher de plus en plus pour en venir à en être de l'autre côté des buissons.

Le chat observait dans la direction, laissant un faible grognement audible, tandis que je fixais les branches à l’affût de la moindre intervention humaine, presque comme si j'étais un animal protégeant son territoire.

Cependant, bien avant que quoi que ce soit ne puisse arriver, comme sortie de nulle part, la tête d'un énorme démon surgit des buissons, provoquant des rugissements de terreur et des cris de paniques s'éloignant à grande vitesse, courant, tandis que, visiblement, l'un d'eux avait glissé plus loin, s'écrasant au sol.

La tête de démon avait aussi tôt disparue, et, bien que je continuais de fixer dans la direction, je ne pouvais en apercevoir la silhouette ou même un simple signe de présence. Cependant, ma confusion ne fut que de courte durée, car Kaely s décide de m'expliquer ce qu'il venait de se passer.

«Des illusions. C'est ma malédiction. Elles paraissent si vrai qu'il est presque impossible de les distinguer. Une personne à qui j'impose une image pensera que c'est la réalité, qu'importe si elle tente de rester rationnel. Je peux même les matérialiser, si je me concentre suffisamment.»

Il s'agissait d'un pouvoir troublant, mais aussi très intéressant. La possibilité d’anéantir un adversaire sans le moindre effort simplement en connaissant sa faiblesse. Si utilisé correctement, ce pouvoir pouvait donner à son utilisateur un avantage incroyable lors d'un combat, et, je dois admettre, en vue de ma faiblesse face à mon propre passée, un tel pouvoir était redoutable si utilisé contre moi. Il s'agissait donc d'une bonne chose que je sois plutôt en bon termes avec elle, et que, de toute façon, les chances de nous rencontrer à nouveau dans le futur étaient probablement nulles.

«Ta capacité est intéressante et puissante, si tu l'entraînes bien, elle pourrait être un atout incontestable. T'en sers-tu ?»

Me redressant finalement, je déchaussa à mon tour mes pieds, retirant moi aussi mes collants de quelques gestes maladroits. Laissant mes ballerines et collants au sol, je vint marcher, frottant la plante de mes pieds aux herbes, jusqu'au bord du ruisseau, m'accroupissant.

«Tu as utilisée beaucoup de mots ou parlée de beaucoup de choses intéressantes, mais, je ne pense pas que cette capacité soit adaptée au terme malédiction.»

Je plongeais à présent lentement la main droite à moitié dans le courant léger, la balançant de droite à gauche, poussant l'eau en de petites vaguelettes s'échappant de chaque côtés au rythme de mon mouvements.

«Une malédiction n'est pas quelque chose que l'on puisse observer d'un œil positif après un certain temps. Cette capacité obéit à ta volonté, permettant de l'utiliser lorsque nécessaire, de la manière voulue. Une malédiction, c'est plus lorsque l'on voit des centaines de centaines de personnes mourir...»

Relevant lentement ma main en bol, je contenait un peu de la substance transparente en son creux.

«...Tout en sachant que jamais nous allons avoir la chance de les rejoindre..»

Je laissa lentement perler l'eau, coulant lentement de ma main, à moins de 20 centimètres de mes yeux, fixant au travers du fin rideau, quelque part bien plus loin que les simples branches et feuillages qui pouvaient me faire face.

«De n'être qu'une ombre et de vivre parmi les soleils. Je ne suis pas jolie, une humaine vivante l'est, tu es magnifique, mais, je ne suis qu'une tâche dans le paysage.»

Déposant ma main gauche sur le sol, je vins de la droite caresser les herbes, arrêtant ma main proche d'une fleur solitaire, resplendissant au milieux des herbes paraissant en comparaison sans couleurs.

«Les fleurs sont un peu comme les humains, si jolies et intéressantes à observer, et pourtant...»

Je caressait doucement la tige et les pétales de la fleur, venant ensuite placer deux doigts sous les pétales, un de chaque côtés de la tige.

«..Si fragiles...»

D'un bref coups sec, j'arrachai la tête de la triste fleur, ne laissant que la tige plantée sur le sol, me redressant, continuant de parler tout en faisant lentement glisser la tête de la fleur de ma main jusqu'à ce qu'elle ne chute lentement sur la surface de l'eau, repoussant l'eau en de petites vaguelettes créant un cercle parfait autour d'elle au contact.

«Et lorsque l'on essaie d'en prendre soin, elles nous abandonne bien trop tôt... C'est un bien triste monde...»

J'avais amenée à nous une ambiance plutôt négative, parlant de ceci avec de telles illustrations, je m'y étais peut-être prise de manière un peu trop crue pour m'exprimer, je n'en était pas certaine.

Je regardais fixement la tête de la fleur, flottant au gré du vent et des faibles courants du ruisseau, pensive, puis, après quelques seconde, fit voler l’ambiance maussade en éclats en tournant la tête dans sa direction, un sourire excité et des éclats dans les yeux.

«D'ailleurs ! Je passe mes journées à dormir, mais, quelles sont toutes ces choses que tu as citée ?! Je n'en ai jamais vue ?!»

Réalisant que je montrait un sourire et un caractère bien trop différent de ce que j'aurais voulu prendre, mes joues virèrent au rosé tandis que d'un air gêné, observant le sol à nouveau, je commençais à me balancer d'un pied à l'autre.

«Je.. Euh... R-Réponds à la question, ma-mais, oublies la réaction, s'il te plais...»

Je pourrais en fumer d’embarras, c'était vraiment gênant comme comportement...
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Kaely Spencer

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Mer 29 Aoû - 13:24

Kaely tentait d'observer les réactions que Yui avait faite lorsqu'elle avait fait apparaître la tête de démon. Cependant, elle ne remarqua rien de notable chez la jeune femme, et fit le rapprochement entre les Vampires et les créatures démoniaques ; s'ils n'appartiennent pas à la même famille, ils sont toujours mis dans le même sac des créatures de satan, capables de tuer et avec une soif de sang incontrôlable.

«Ta capacité est intéressante et puissante, si tu l'entraînes bien, elle pourrait être un atout incontestable. T'en sers-tu ?»

Puissante, hein ? Kaely fixait le creux de sa main, son visage affichant un air triste et son sourire s'était légèrement effacé, tendant plus à la nostalgie qu'à la joie. Elle ferma son poing et ses yeux d'un même mouvement. Par des flashs douloureux lui revenait le fameux jour où elle avait failli tuer un être humain parce qu'elle ne maîtrisait pas son pouvoir ; ça lui avait permis de sauver sa petite soeur - ou elle essayait de se convaincre seule que c'était le cas - d'un terrible accident de voiture. Suite à cet événement, elle s'était faite grondée, et avait mis son pouvoir au placard, espérant qu'il ne se réveille plus.

L'étudiante rouvrit les yeux et se remis à sourire gaiement comme elle le faisait jusqu'ici, en toutes circonstances. L'esper hocha brièvement la tête à Yui pour lui dire qu'elle s'en servait, plus pour la dissuader qu'autre chose. Et elle sentit que son absence de conviction, son propre trouble, se sentirait bien plus qu'elle ne l'aurait souhaité, mettant à nue certaines de ses faiblesses.

«Tu as utilisée beaucoup de mots ou parlée de beaucoup de choses intéressantes, mais, je ne pense pas que cette capacité soit adaptée au terme malédiction.»

Kaely pencha la tête sur le côté, curieuse de comprendre ce qu'elle entendait par "malédiction" dans ce cas. Et sa définition lui parut appuyer d'avantages son envie de l'appeler par ce terme.

«Une malédiction n'est pas quelque chose que l'on puisse observer d'un œil positif après un certain temps. Cette capacité obéit à ta volonté, permettant de l'utiliser lorsque nécessaire, de la manière voulue. Une malédiction, c'est plus lorsque l'on voit des centaines de centaines de personnes mourir...»

Elle comprenait. Ca ne l'avait pas frappé jusqu'ici, à cause de son apparence infantile, mais cela apparaissait comme la chose la plus logique qu'il soit ; Yui était sans doute vieille. Très vieille. Elle avait peut-être vu des proches, des personnes très importantes pour elles, peut-être moins, vieillir, être malade, et mourir. Elle était peut-être resté à leurs côtés sans jamais rien dire, souffrant en silence de voir la mort emporter toutes les personnes qu'elle aime. Kaely s'en voulu d'avoir parlé de malédiction devant la vampire, même si elle continuait de penser que le terme était le plus adapté à ce qu'elle vivait.

«De n'être qu'une ombre et de vivre parmi les soleils. Je ne suis pas jolie, une humaine vivante l'est, tu es magnifique, mais, je ne suis qu'une tâche dans le paysage.»

L'amosphère changea très rapidement, et Kaely se senti légèrement mal à l'aise. Elle enroula une mèche de cheveux autour de son doigt et joua avec, distraitement. Elle réfléchissait à tout ce que lui avait dit Yui, et se sentait contrariée. La sensation d'être égoïste lui rongeait le ventre, l'étudiante n'osait pas dire ce qu'elle pensait, parce qu'elle estimait que ce serait toujours moins pire que ce que la vampire avait vécu durant sa vie.

«Les fleurs sont un peu comme les humains, si jolies et intéressantes à observer, et pourtant... Si fragiles... Et lorsque l'on essaie d'en prendre soin, elles nous abandonne bien trop tôt... C'est un bien triste monde...»

Observant ses yeux, la demoiselle se demanda si elle faisait référence à quelqu'un de particulier, et il la conclusion la plus sensée fut que, oui, il y avait une ou plusieurs personnes cachées sous cette amertume.

«D'ailleurs ! Je passe mes journées à dormir, mais, quelles sont toutes ces choses que tu as citée ?! Je n'en ai jamais vue ?!»

Kaely s'amusa de la réaction qu'elle avait, du changement de ton et du changement d'ambiance.

«Je.. Euh... R-Réponds à la question, ma-mais, oublies la réaction, s'il te plais...»

Elle hocha la tête, comme pour lui signifier qu'elle comprenait. Elle ne parlerait que brièvement du sujet qu'elles avaient abordé plus tôt, et changerait afin de ne pas sombrer dans une discussion sans fin et - bien qu'intéressante pour elle - sans doute ennuyante pour la vampire, qui l'avait peut-être déjà eu avec des semblables.

« Je ne vois pas mon pouvoir d'un bon oeil. Il ne peut aider personne, ne m'a jamais causé que des problèmes. Je ne serai jamais proche de mes soeurs qui n'ont aucun pouvoir. Et par dessus tout... Personne ne m'a jamais demandé mon avis. »

Elle serra le poing, et une larme coula malgré elle le long de sa joue, finissant sa route en s'écrasant sur son tee-shirt. Ses dents étaient plus serrées qu'à l'accoutumé, mais elle souriait toujours.

« Personne ne m'a demandé si je voulais être différente, si je voulais être arrachée à mes parents, isolée de ma famille, apeurée à chaque fois que mes émotions changent parce que ma capacité fait ce qu'elle veut quand je suis dans des états que je ne contrôle pas. »

Kaely soupira, gratta l'arrière de son crâne et tira la langue à Yui, comme pour lui dire qu'elle était désolé pour cette tirade mélodramatique toute droit sortie d'un manga. L'étudiante s'allonga dans l'herbe, ses cheveux éparpillés tout autour de sa tête, ses bras étendus de part et d'autre de son corps.

« On appelle la plupart de ces choses... La technologie ! »

Kaely attrapa, sans se relever ni regarder, son téléphone portable samsung dans sa sacoche. Elle le dévérouilla et le montra à Yui, écran face à elle ; le fond d'écran représentait ses soeurs et des petites icônes se trouvaient devant. En haut de l'écran, l'heure s'affichait en grand.

« Ca, c'est un smartphone. Ca permet de prendre des photos, regarder des vidéos, de jouer à des jeux même ! On peut s'appeller à longue distance, se regarder en vidéo pendant qu'on s'appelle et même s'envoyer des messages électroniques directs. »

L'étudiante s'arrêta en souriant, espérant que Yui ai pu enregistrer les informations qu'elle lui avait donné. Cela représentait beaucoup de nouveautés pour la jeune vampire, qui ne semblait pas avoir beaucoup de connaissances du monde moderne. C'était à la fois amusant et triste, puisqu'elle avait tout à découvrir. Ceci dit, elle aurait tout le temps de le faire, puisqu'elle ne mourrait pas.

« Une vidéo c'est comme une photo. Sauf que les gens bougent. »

Elle se redressa, tourna son téléphone sur le côté et filma Yui pendant quelques secondes, avant de lui montrer le résultat. Elle tendis le téléphone à la jeune fille pour qu'elle puisse l'essayer.

« Je parle parfois à mes parents alors qu'ils sont en Europe ! Malgré la distance, on s'entend sans grand problème. C'est super pratique, quand tu vis loin d'une personne que tu aimes. »

Kaely regardait toujours Yui. Les jambes croisées, et Gaara qui s'était installé sur celles-ci, lui réchauffant les cuisses par la même occasion.

« Pour le film.. C'est comme une vidéo, avec des gens qui font semblant et un scénario. On pourrait aller en voir un nocturne, si tu veux, un de ces quatre ! »

L'esper se gratta la joue, espérant que même si son manque d'expérience de leur époque était réel, elle ne prendrait pas ce rendez-vous trop au sérieux, et qu'elle ne s'en formaliserait pas de sorte à ne pas être gênée.
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Yui Amano

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Jeu 30 Aoû - 5:27

Kaely écoutait calmement chacun des mots que je prononçais, visiblement avec déjà en tête quelques idées de réponses déjà prêtes, et, elle ne se fit que peu attendre avant de prendre la parole à ma suite, pour me donner son avis sur le sujet.


«Je ne vois pas mon pouvoir d'un bon oeil. Il ne peut aider personne, ne m'a jamais causé que des problèmes. Je ne serai jamais proche de mes soeurs qui n'ont aucun pouvoir. Et par dessus tout... Personne ne m'a jamais demandé mon avis. Personne ne m'a demandé si je voulais être différente, si je voulais être arrachée à mes parents, isolée de ma famille, apeurée à chaque fois que mes émotions changent parce que ma capacité fait ce qu'elle veut quand je suis dans des états que je ne contrôle pas.»



Je l'observai parler en silence, remarquant son langage corporel soulignant et accompagnant parfaitement les mots. À vrai dire, je pense pouvoir parfaitement dire que je comprenais ce qu'elle ressentait. Une capacité non demandée et être jugée pour cela, ça me rappelait aisément quelque chose.

La jeune femme se laissa lentement aller en arrière, étalant ses cheveux d'or autour de son visage, l'encadrant en un magnifique rendu que je ne pu quitter des yeux pendant plusieurs secondes. Elle vint ensuite briser le silence une fois de plus.

«On appelle la plupart de ces choses... La technologie !»



Il me fallu un petit moment de comprendre de quelle technologie elle pouvait bien être en train de parler, le terme s'adaptant au cours du temps à de très nombreuses choses, puis, elle vint plonger sa main dans sa sacoche, en en sortant une petite boite que j'avais vue dans les mains de certaines personnes sans comprendre de quoi il s'agissait.

Appuyant sur un petit bouton encastré sur le côté, Kaely poussa une petite partie de la boite à s’allumer, laissant un air de surprise sur mon visage, ne comprenant pas comment cela était possible, encore moins lorsque je vis ce qui semblait être une photographie en couleur était apparue sur la boite qu'elle me présentait à présent.

Mon visage exprimait très certainement une grande stupeur et un intérêt sans fin pour cet objet. Jamais je n'avais entendue parlée de photographies en couleur qui apparaissaient sur une petite boite en appuyant sur un bouton.

«Ça, c'est un smartphone. Ça permet de prendre des photos, regarder des vidéos, de jouer à des jeux même ! On peut s’appeler à longue distance, se regarder en vidéo pendant qu'on s'appelle et même s'envoyer des messages électroniques directs.»



Je ne comprenait qu'une certaine partie de ce qu'elle venait de me dire, mais ces "smartphones" semblaient être d'incroyables boites, que je qualifierait presque de magique, et capable de faire tant de choses en étant si petit.

J'était un peu perdue et fixait l'objet en essayant de m'imaginer comment une telle chose pouvait bien exister et fonctionner, alors qu'un siècle seulement auparavant, le mot n'existait clairement pas.
Je devait ressembler à un enfant en classe essayant de mémoriser quelque chose de nouveau actuellement.

«Une vidéo c'est comme une photo. Sauf que les gens bougent.»




QUOI ?Une photo qui bouge ?! Comment ? Mon regard était à présent confus en plus de surpris, intéressé, intrigué, choqué...
Elle prit son "Smartphone" et le tendit vers moi, je leva la tête en sa direction, l'observant, confuse, puis, elle vint me présenter une image de moi aussi nette et belle que réalité qui bougeait tel que j'avais bougée, ET AVEC DU SON.

Elle tendit la boite vers moi, et je la pris avec précaution, me demandant comment ça pouvait bien fonctionner, et comment même la chose pouvait bouger. Je touchait doucement la boite et remarqua que cela réagissait à mon touché. Je n'observais plus Kaely, mon regard était rivé sur le smartphone, essayant de comprendre comment s'en servir et comment cela fonctionnait.

«Je parle parfois à mes parents alors qu'ils sont en Europe ! Malgré la distance, on s'entend sans grand problème. C'est super pratique, quand tu vis loin d'une personne que tu aimes.»



Cette chose permettait de parler a des gens à l'autre bout du monde?!Mais.. QUOI?! Je ne comprenait absolument rien. Comment ?! C'était incroyable. J'étais très concentrée sur la chose pour comprendre ce que je faisais.

«Pour le film.. C'est comme une vidéo, avec des gens qui font semblant et un scénario. On pourrait aller en voir un nocturne, si tu veux, un de ces quatre !»



Oh, donc un film était une video..

«C'est une scène de théâtre sur une vidéo ?»



Je leva la tête en sa direction, mon regard toujours curieux et émerveillé.

«Mais ça ne sera pas possible, on ne se reverra certainement jamais..»



Je parvenais finalement à comprendre légèrement la façon dont l'objet fonctionnait, essayant petit à petit de me débrouiller avec. L'utilisation d'un tel objet semblait rendre la vie incroyablement différente de ce que j'avais pu connaître. Et si tout le monde en avait un, alors le monde était bien plus différent de ce que j'avais pu connaître autrefois. Complètement différent.

«Ton histoire me rappelle un peu quelque chose que j'ai vécue dans le passé. L'histoire de mon Maître, Oda Nobunaga. Son histoire est bien différente, mais elle a des ressemblances.»



Je levais le regard de la boite pendant quelques secondes pour fixer la jeune femme du regard, tandis que j'expliquais.

«Oda Nobunaga était un jeune homme qui a grandit séparément de la famille Nobunaga. Pas physiquement, mentalement. Il était fasciné par les outils européens et leurs connaissances, était l'un des seuls hommes du Japon en 1550 a croire que la planète est ronde, ou a utiliser des armes à feu. Tout le monde l'appelait délinquant ou idiot et le laissait tout seul de côté, car il était différent. Au final.»



Je levais le smartphone dans sa direction et appuya sur un l'écran, prenant une photographie légèrement floue et mal cadrée de Kaely, tandis que je lui rendait sa possession avec la photographie visible sur l'écran.

«Il a su prouver qu'il était digne de félicitations en conquérant plus de la moitié du Japon. Je sais que c'est très différent de toi, mais, il ne s'est pas laissé abattre par les autres et a fait ce qu'il voulait faire, et a complètement enlacé sa différence plutôt que de la rejeter car les autres n'en voulaient pas.»



Je gratta timidement ma joue, embarrassée car non habituée à e que je faisais en e moment même, puis finalement vint poser mes mains sur celle de la jeune fille.

«Ton pouvoir peut être très utile ! Et à mes yeux, tu n'es pas différente au moins ! J'ai été utilisée comme arme de guerre car je suis différente, je comprends parfaitement e que tu veux dire et ce que tu ressens ! Mais il y a toujours des humains pour nous accepter, Yui m'a-...»



Je retombais en arrière, finissant assise sur mes fesse, le regard perdu, fixant le sol face à moi, réfléchissant à un moyen de faire river la conversation autre part. Je ne voulais pas parler de Yui, ou même m'en rappeler. Cela faisait déjà bien longtemps, mais le souvenir et la culpabilité me transperçaient toujours le cœur et le brûlaient avec la flamme de la honte et du déshonneur.

«La technologie est incroyable. C'est tellement différent de ce que j'ai pu connaître pendant tout ce temps. C'est vraiment étrange, une si petite boite est capable de faire tant de choses, de mon temps, on aurait appelés ça de la magie et tués la personne, et aujourd'hui, c'est normal et commun. Mais, comment ça marche ? Je n'ai jamais rien vue de semblable auparavant.»



J’espérais qu'elle ignore la mention de Yui, je voulais éviter le sujet autant que possible si possible, ça m'avait simplement échappée avant que je n'eus la chance de le garder pour moi-même, et je pense que mon air nerveux laissait aisément comprendre ce fait.
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Kaely Spencer

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Jeu 6 Sep - 18:50


Kaely observait Yui regarder son téléphone sous toutes ses coutures, elle ne se retint pas d'éclater de rire, la trouvant à la fois adorable et étrange, mais elle regardait bien en tête le fait que la demoiselle était une vampire et qu'elle n'avait peut-être pas connu tout ça, restant dans un endroit loin de la civilisation. Elle se fit la remarque que si elle avait pu être une vampire aussi âgée que Yui, elle aurait suivi avec une espèce de curiosité maladive l'évolution des hommes et de leurs technologies, surtout concernant les véhicules, les télévisions et l'internet, qui étaient pour elle trois sources de questionnement régulier. Mais elle était bien loin d'imaginer tous les problèmes que pouvait avoir une vampire.

«C'est une scène de théâtre sur une vidéo ?»

L'esper n'avait jamais fait le rapprochement, mais oui, en un sens, pour quelqu'un assez vieux - ses grands parents par exemple - un film pouvait être un genre de scène de théâtre. Elle songea rapidement aux pièces qu'elle avait vue, mais la plupart étaient des pièces basiques venant de grands auteurs japonais, coréens ou français dont ils avaient étudié les pièces au collège ou au lycée. Kaely allait lui expliquer la différence entre un film et une scène de théâtre quand la petite vampire réagis à ce qu'elle avait dit.

«Mais ça ne sera pas possible, on ne se reverra certainement jamais..»

Ce fut comme une immense gifle pour Kaely, qui observait Yui. Elle ne la connaissait que depuis peu de temps, pourtant ses propos l'avait heurtée comme si sa meilleure amie s'était adressée directement à elle, et celle-ci en fut sonnée quelques secondes, essayant de tourner et retourner ses propos continuellement, pour être sûre de ne pas avoir simplement mal compris. Si elles venaient à peine de se rencontrer, il était certain qu'elle voulait la voir et la revoir, de nombreuses fois encore, pour des occasions diverses et variées. Elle serra ses poings, légèrement en colère, mais cette colère fut bien vite partie lorsqu'elle l'entendit la comparer à Oda Nobunaga rien que àa !

«Ton histoire me rappelle un peu quelque chose que j'ai vécue dans le passé. L'histoire de mon Maître, Oda Nobunaga. Son histoire est bien différente, mais elle a des ressemblances. Oda Nobunaga était un jeune homme qui a grandit séparément de la famille Nobunaga. Pas physiquement, mentalement. Il était fasciné par les outils européens et leurs connaissances, était l'un des seuls hommes du Japon en 1550 a croire que la planète est ronde, ou a utiliser des armes à feu. Tout le monde l'appelait délinquant ou idiot et le laissait tout seul de côté, car il était différent. Au final.»

Kaely remarqua que son smartphone était tourné vers elle et offrit à Yui un léger sourire, presque moqueur - parce qu'elle doutait sincèrement qu'elle parviendrait à prendre une photo - et fut surprise lorsque la jeune femme lui tendit son téléphone ; la photo était certes floue et peu reconnaissable, mais elle avait réussi instinctivement à prendre une photo et l'esper trouva cela formidable ; la vampirette n'aurait aucun mal à s'adapter à l'environnement qu'elle découvrait.

«Il a su prouver qu'il était digne de félicitations en conquérant plus de la moitié du Japon. Je sais que c'est très différent de toi, mais, il ne s'est pas laissé abattre par les autres et a fait ce qu'il voulait faire, et a complètement enlacé sa différence plutôt que de la rejeter car les autres n'en voulaient pas.»

Ca y est, la blonde comprenait où elle voulait en venir, et ses paroles furent à la fois profondes et vraies ; il lui fallait enlacer sa différence, et peut-être était-ce là la clé de sa compréhension et de sa maîtrise de son pouvoir. Oda Nobunaga était décidément un homme plein de ressources. Elle fut subjuguée par les connaissances de Yui et sa capacité à parler de sa vie avec une telle aisance ; elle aurait été une professeur d'histoire redoutable et admirée. L'idée que Yui essayait de la rassurer lui réchauffa le coeur et la fit sourire avec une telle intensité et sincérité qu'elle s'en surpris elle-même.

«Ton pouvoir peut être très utile ! Et à mes yeux, tu n'es pas différente au moins ! J'ai été utilisée comme arme de guerre car je suis différente, je comprends parfaitement e que tu veux dire et ce que tu ressens ! Mais il y a toujours des humains pour nous accepter, Yui m'a-...»

Yui m'a ? Kaely écarquilla les yeux, légèrement troublée - et il ne fut pas difficile de le voir dans son attitude ou son regard - puis se mis à sourire, et à rire, espérant que Yui ne pensait pas qu'elle se moquait d'elle. Cependant, l'étudiante supposait qu'il s'agissait là d'une façon de parler des vampires ou des gens de l'ancien temps, et qu'elle avait simplement fait un lapsus, parlant d'elle à la troisième personne.

«La technologie est incroyable. C'est tellement différent de ce que j'ai pu connaître pendant tout ce temps. C'est vraiment étrange, une si petite boite est capable de faire tant de choses, de mon temps, on aurait appelés ça de la magie et tués la personne, et aujourd'hui, c'est normal et commun. Mais, comment ça marche ? Je n'ai jamais rien vue de semblable auparavant.»

Elle hocha la tête au fait que la technologie était effectivement incroyable, parfois incompréhensible et pleine de mystère, mais il était irréfutable qu'elle était incroyable, et qu'elle avait permis à beaucoup de personnes de mieux vivre avec leurs handicapes, avec leurs problèmes, elle permettait à beaucoup de mieux vivre simplement.

« Oda Nobunaga... C'était un très bon homme, je crois. Il avait l'air passionnant. J'aurais adoré le rencontrer aussi ! »

Elle se releva tout en attachant ses cheveux en chignon, barrant celui-ci avec son crayon pour le faire tenir. Des mèches tombaient sur ses épaules et sa nuque, lui donnant un petit air sauvage.

« Je crois qu'il faudrait que j'apprécie un peu plus ce que je suis... Parce que ça fera toujours parti de moi. Il faut que j'arrive à l'accepter, et à me pardonner. »

Kaely n'en dit pas plus, offrant un petit sourire à Yui pour lui indiquer qu'elle lui parlerait de cela plus tard ; cela n'avait rien de dramatique si on y réfléchissait bien, et c'est peut-être pour ça que la demoiselle paraissait plus détendue lorsqu'elle en parlait. Il n'y avait aucune raison de s'en vouloir pour ce qui s'était passé à ce moment et pourtant... Cela la frustrait. Elle avait failli tuer un homme qui était devenu un grand ami de la famille depuis, et son rapprochement avec l'un de ses fils l'avait fait se sentir à la fois plus coupable, et plus heureuse.

« Tu dis que tu as été utilisée comme une arme de guerre mais... Imagine le champ de possibilité que tu pourrais t'offrir en créant des illusions ou en semant des idées dans la tête de soldats, en leur imposant des images ou simplement en leur faisant croire que tu as disparu de leur champ de vision. Ca n'est rien comparé à toi, mais ça m'effraie. »

C'est peut-être la première fois que Kaely si ouvertement de ses peurs les plus secrètes ; elle avait peur de faire mal, peur d'avoir mal, peur de mal jauger son pouvoir ou de mal l'utiliser, d'être entraînée dans des conflits qu'elle ne souhaitait pas.

« Désolée d'avoir ris lorsque tu as dit ton prénom... C'est que... je pensais que tu t'appelais à la troisième personne ; comme un vieux réflexe de vampire. »

L'étudiante changea soudainement de sujet, détendant l'ambiance, tout en espérant ne pas l'avoir blessée.

« Un film n'est pas vraiment une pièce de théâtre... Le théâtre doit faire avec des costumes et des décors assez limités. Un film peut avoir des décors futuristes ou passés, des effets spéciaux faisant croire à de la magie... Tout un tas de choses ! »

Comme pour appuyer ses propos, Kaely mis un court extrait de Harry Potter à l'école des sorciers trouvé sur YouTube, montrant le dénommé Hagrid en train d'offrir généreusement au cousin du héro une queue de cochon. La scène la fit rire puis elle se tourna vers Yui.

« Ca n'est même pas de la vraie magie, tu te rends compte ?! Ce sont de simples effets spéciaux ! Ils sont faits pour ressembler à de la vraie magie, alors il est simple de s'y tromper. »

Comment ça marche ? L'esper n'avait aucune idée de comment pouvait fonctionner cet appareil. Des circuits électriques et des programmes, bien entendu. Mais comment expliquer cela à une vampire n'ayant pas connaissance de la plupart des points qu'elle pouvait se permettre d'aborder ?

« Je ne sais pas dans les détails comment cela fonctionne... Il y a des circuits électriques, vraiment minuscules, une batterie pour permettre de l'utiliser pendant des heures, et des petites... lumières ? »

Elle marqua un court arrêt, comme cherchant ses mots, puis supposa que parler uniquement de lumières était pour le moment suffisant.

« Des lumières qui permettent de te faire voir ces images. Et internet... C'est un réseau mondial sur lequel on peut partager tout un tas de chose ! »

Elle verrouilla son téléphone, comme pour attirer l'attention de Yui.

« Je veux vraiment aller voir un film avec toi. »

Kaely serrait ses points, les cheveux toujours tombant sur ses épaules et sa nuque, les sourcils froncés et un air déterminé profondément encré sur son visage. Elle ne laisserait pas tomber Yui. Et si elle avait des problèmes, elle l'aiderait. N'importe quel film lui irait, à condition qu'elles le voient ensemble. Ses parents n'étant pas à Naryiu pour le moment, cela lui permettait même de regarder le film chez elle, dans sa précieuse chambre dans laquelle elle n'allait que les vacances débutant.

« Tu as dit qu'on ne se reverrait plus... Mais personne ne l'a écrit. Personne ne l'impose. Alors permets-moi de te revoir, s'il te plaît ! »

Comme pour appuyer un peu plus le fait qu'elle voulait vraiment la revoir, Kaely attrapa un papier dans sa sacoche, son stylo, et y gribouilla son prénom ainsi que son numéro de téléphone, qu'elle tendis à Yui dans l'espoir que celle-ci la recontacte, pour une séance film ou pour tout autre chose. Si la vampire ne prévoyait pas de s'acheter un téléphone, elle pourrait très bien en emprunter un ou en utiliser un public.

« On peut faire autre chose... Jouer à un jeu, lire un livre, regarder une pièce de théâtre, si tu le souhaites. Et si ça n'est pas possible... J'aimerai au moins que tu m'expliques ! »

Elle gardait sa main tendue tout en observant Yui, les joues légèrement rosies après avoir tant insisté pour lui faire comprendre qu'elle voulait vraiment la revoir. L'étudiante, qui habituellement manquait vraiment de confiance en elle, avait tout simplement déballé ce qu'elle avait sur le coeur. Elle voulait la revoir. Oui, vraiment. Elle voulait revoir Yui, encore et encore, regarder ses expressions surprise, ses petites mimiques et sa timidité adorable.
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Yui Amano

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Ven 7 Sep - 3:54


Les réactions de Kaely varièrent un peu en fonction de la conversation pendant ces quelques secondes. Une fois souriant, puis énervée, ensuite surprise, puis souriant, puis riant, et finalement confuse...  Observer ses réactions était intéressant pendant ce cour temps où j'avais monopolisée la parole.

«Oda Nobunaga... C'était un très bon homme, je crois. Il avait l'air passionnant. J'aurais adoré le rencontrer aussi !»



J’acquiesçais d'un bref geste, avec un petit sourire en bord des lèvres. Bien que plus agressif que son père sur sa façon de gérer les choses, Nobunaga n'était pas pour autant un homme sans cœur. Il m'avait gardée et utilisée même s'il n'en avait aucune obligation, et m'avait même permis de gagner en liberté au cour du temps.Il pouvait paraître de par ses faits et victoires comme un homme cruel et violent, mais, fait est, il accordait de l'importance à ceux qui lui étaient proches, et les sacrifier l'avait blessé.

«Je crois qu'il faudrait que j'apprécie un peu plus ce que je suis... Parce que ça fera toujours parti de moi. Il faut que j'arrive à l'accepter, et à me pardonner.»



Une fois de plus, je ne fis qu'acquiescer, un petit sourire attendri sur le visage. Je ne savais pas ce qu'elle entendais exactement par se "pardonner", mais, je savais que ce n'était pas quelque chose d'aisé à accomplir, et le simple fait d'y songer était déjà un gain.

«Tu dis que tu as été utilisée comme une arme de guerre mais... Imagine le champ de possibilité que tu pourrais t'offrir en créant des illusions ou en semant des idées dans la tête de soldats, en leur imposant des images ou simplement en leur faisant croire que tu as disparu de leur champ de vision. Ca n'est rien comparé à toi, mais ça m'effraie.»



Je ne pouvais que l'observer, le regard presque vide, ce qu'elle disait, elle ne le réalisait peut-être pas, mais n'avait rien à voir avec son pouvoir. Il s'agissait de quelque chose que moi-même je comprenais. Il s'agissait plus d'une peur de la cruauté de ce monde que ce dont elle était elle-même capable de faire.

«Désolée d'avoir ris lorsque tu as dit ton prénom... C'est que... je pensais que tu t'appelais à la troisième personne ; comme un vieux réflexe de vampire.»



Instinctivement, je hochais de la tête, répondant machinalement à demi-voix.

«Ce sont les jeunes enfants qui font ça, pas les vieux vampires.»



J'étais toujours quelque part dans le passé à revoir et ne rappeler de divers événements marquants.

«Un film n'est pas vraiment une pièce de théâtre... Le théâtre doit faire avec des costumes et des décors assez limités. Un film peut avoir des décors futuristes ou passés, des effets spéciaux faisant croire à de la magie... Tout un tas de choses !»



Elle offrit de nouveau le premier rôle à son "Smartphone" pour me présenter l'une de ces "Vidéos". Cette dernière présentait un homme immense, discutant avec un jeune enfant, avant de finalement agiter quelque chose de rose en direction de l’arrière train d'un autre enfant et y faisant pousser une petite queue tire-bouchon, s'ensuivant une surprise générale et un petit chaos dans la petite maison délabrée dans laquelle la scène se déroulait.

Tandis que Kaely laissait, elle, échapper un rire amusé, moi, de mon côté était bouche bée devant la boite, et encore plus surprise lorsque Kaely m'expliquait qu'il ne s'agissait pas de magique, mais bel et bien de technologie. Je ne comprenais pas tout à fait, mais, visiblement, cette queue n'avait jamais réellement existé ou quelque chose comme ça.

«Je ne sais pas dans les détails comment cela fonctionne... Il y a des circuits électriques, vraiment minuscules, une batterie pour permettre de l'utiliser pendant des heures, et des petites... lumières ?Des lumières qui permettent de te faire voir ces images. Et internet... C'est un réseau mondial sur lequel on peut partager tout un tas de chose !»



Je ne comprenais pas tout à fait, j'avais une idée de ce qu'elle me disait, mais juste une très vague idée, sans réelle assurance de comprendre quoi que ce soit a ce que la jeune femme essayait de m'expliquer.

Un peu comme tout à l'heure, elle pressa le bouton sur le côté, et les lumières, cette fois-ci, plutôt que de s'al-

«Je veux vraiment aller voir un film avec toi.»



L'univers venait de disparaître. Mes pensées aussi s'étaient évanouies dans ma tête.
Il n'existait plus que  deux choses : Elle, et moi.
Je levais le regard, surpris, dans sa direction, tendis qu'elle observait déjà résolument vers moi. Mes yeux étaient fixés sur les siens, plein d'étonnement, tandis que les siens semblaient observer bien plus profondément en moi qui simplement mes yeux.

J'aurais pu me demander s'il pouvait bien s'agir de sa capacité, que tout ce que je vivait pouvait bien être une illusion ou quoique ce soit, mais je n'étais pas même capable de penser ou réfléchir. Je me contentais de la fixer, ses mots résonnant tout autour de moi.

«Tu as dit qu'on ne se reverrait plus... Mais personne ne l'a écrit. Personne ne l'impose. Alors permets-moi de te revoir, s'il te plaît !»



Il m'était difficile de respirer. En cet instant, je ne savais même pas si j'étais vivante. Peut-être étais-je morte ou endormie ? Je ne le savais pas. Mes joues étaient brûlantes. A un point que cela me faisait mal. La différence de température me piquait, mais mon regard, mon attention, tout mon être étaient plongés vers ces yeux bleus qui me faisaient face.

Elle prit un morceau de papier et sembla y rédiger quelque chose, avant de me le tendre.

«On peut faire autre chose... Jouer à un jeu, lire un livre, regarder une pièce de théâtre, si tu le souhaites. Et si ça n'est pas possible... J'aimerai au moins que tu m'expliques !»



Des larmes naissaient à présent en bordure de mes yeux, et se mirent à lentement perler, le long de mes joues. Pendant plusieurs secondes, j'étais tétanisée, l'observant droite dans les yeux, avec seulement de la surprise visible sur le visage.

Finalement, je revint à moi-même, et pris le morceau de papier de la main droite, puis vint porter ce même bras à mon visage, pour essuyer mes yeux sous mon coudes, couvrant une partie de mon visage de mon avant-bras.

«De.. Déso-lée.. Ce.. C'est la... Premi-ère fois que.. Quelqu'un m'-exprime un désire de- me revoir ...»



Je finis par tomber à genoux, essayant de me calmer, essuyant petit à petit mes yeux à mesure que les larmes coulaient.

Après quelques minutes, le corps parcouru de tremblements, je levais de nouveau la tête, les yeux rougis à cause des larmes et du frottement, l'air incertain, peut-être même sur mes gardes.

«Si.. Si tu le veux vraiment... J-je..»



Je finis par détourner le regard, les joues reprenant une fois de plus quelques couleurs rouges.

«Veux bien m'acheter un Smartphone et te contacter..»



Je restais là, un moment, immobile, sur le sol, observant quelques petites herbes se balançant lentement au gré du vent, réfléchissant, puis, dans un sursaut, me rappela que nous avions une conversation en cours.

Réfléchissant rapidement, les yeux fermés et l'air concentré, j'essayais de me rappeler de ce dont nous avions conversé plus tôt avant de finalement reprendre, les joues et yeux rouges, l'air embarrassé.

«Ta.. Ta peur me semble être quelque chose de naturel. Tout le monde ressent quelque chose de similaire...»



Je renifla bruyamment, m'auto-coupant la parole.

«Désolée... Je disais, avoir peur de faire mal ou d'avoir mal est quelque chose que tout le monde ressent, même ceux qui peuvent sembler les plus fous ou violents. Même de mon temps, les plus grands meurtriers avaient peur de ce dont ils étaient capables, de ce qu'ils faisaient. Il ne s'agit pas uniquement de toi. Moi, et tout le monde autour de toi, sommes comme toi. Nous tremblons à l'idée de blesser ou tuer quelqu'un. Si tu en es si consciente, je suppose que c'est car tu l'as déjà expérimenté. Ça ne fait pas de toi un monstre pour autant. Tu es juste une jolie jeune femme mignonne et tout à fait normale.»



Je l'observait avec un sourire qui se voulaient gentil et compatissant, avant de réaliser que mon nez coulait, et de le cacher d'un air embarrassé.
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Kaely Spencer

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Ven 7 Sep - 20:47

Kaely avait retenu sa réponse en attendant une quelconque réaction, et elle ne fut pas déçue. Ce fut comme si Yui s'était paralysée à ses mots, et la demoiselle rejoigni bientôt la vampire dans une réaction si semblable, que l'on aurait pu penser qu'elles étaient toutes deux paralysées. Dans sa tête tournaient en boucle ses paroles, à une vitesse ahurissante, se demandant ce qu'elle avait bien pu dire de mal pour froisser à ce point la jeune femme. Elle y pensa, repensa, mais rien ne lui vient ; elle avait été - pour la première fois depuis longtemps - sincère sur ses sentiments et voilà que cela lui coûtait.

«De.. Déso-lée.. Ce.. C'est la... Premi-ère fois que.. Quelqu'un m'-exprime un désire de- me revoir ...»

Elle vit Yui tomber au sol, à genoux, et soupira intérieurement de ne pas avoir dit des mots interdits ou maudits pour les vampires, qui lui aurait provoqué un mal terrible. L'esper la rejoint assez vite, glissant maladroitement une main sur son épaule pour l'inviter à continuer, lui souriant affectueusement pour lui faire accepter le fait qu'elle comprenait ses sentiments et sa gêne.

«Si.. Si tu le veux vraiment... J-je.. Veux bien m'acheter un Smartphone et te contacter..»

Kaely écarquilla les yeux de surprise, bien plus heureuse qu'elle ne l'aurait voulu, elle ne sut cacher cette joie qui la gagnait et remercia la vampirette dans un soupire, qui ressembla à un chuchottement à peine audible mais qu'elle parviendrait à percevoir dans le calme ambiant.

«Ta.. Ta peur me semble être quelque chose de naturel. Tout le monde ressent quelque chose de similaire...»

Elle renifla et cela fit rire Kaely, contrastant légèrement avec le reste de son physique et de son caractère mignon. Ses joues étaient empourprées, et si l'étudiante le remarqua, elle ne fit aucun commentaire à ce sujet.

«Désolée... Je disais, avoir peur de faire mal ou d'avoir mal est quelque chose que tout le monde ressent, même ceux qui peuvent sembler les plus fous ou violents. Même de mon temps, les plus grands meurtriers avaient peur de ce dont ils étaient capables, de ce qu'ils faisaient. Il ne s'agit pas uniquement de toi. Moi, et tout le monde autour de toi, sommes comme toi. Nous tremblons à l'idée de blesser ou tuer quelqu'un. Si tu en es si consciente, je suppose que c'est car tu l'as déjà expérimenté. Ça ne fait pas de toi un monstre pour autant. Tu es juste une jolie jeune femme mignonne et tout à fait normale.»

Elle hocha la tête en souriant, sortant un mouchoir en papier de sa poche qu'elle tendis gentiment à Yui lorsqu'elle remarqua que cette dernière cachait son nez. Elle la laissa se débrouiller avec son mouchoir tout en lui tapotant le haut du crâne en guise de signe d'affection.

« Je suis désolée si je t'ai perturbé. Ca n'était pas le but. C'était adorable, comme réaction. »

Elle lui tira la langue pour la mettre un peu plus en confiance et lui faire comprendre qu'elle l'a taquinait. Cependant, elle pensait réellement ce qu'elle venait de dire ; elle trouvait Yui tellement adorable et décalée par rapport à son âge, comme si ses relations humaines étaient restées coincées à l'époque, ou si elle n'avait jamais eu d'expériences...

« Est-ce que tu as... Déjà eu des relations, Yui ? »

Ca l'avait frappée, et elle comprenait mieux maintenant ; si la vampire avait été une arme, elle devait probablement avoir manqué énormément de passages obligatoires dans la vie d'une adolescente ; les premières relations amoureuses, les relations amicales fortes... Les relations sexuelles mêmes ! La demoiselle se frappa doucement les joues avant de secouer la tête, se sortant ces idées de la tête, et essayant de changer de sujet tant bien que mal.

« C'est cher un smartphone. Je ne sais pas si tu auras les moyens... Un téléphone basique peut faire l'affaire pour appeler ou envoyer des messages, aller sur internet même. Mais tu aurais moins de possibilités. »

Elle marqua une légère pause tout en réfléchissant, les yeux levés vers le ciel et l'air absente.

« Il faudrait également un abonnement mais ça coûterait moins cher étalé sur les mois... »

Elle abaissa son regard vers Yui et lui sourit, gênée, comme pour s'excuser de s'être mentalement éloignée de la conversation. Elle attrapa un second papier et y nota une adresse, à côté de laquelle elle nota le nom d'une boutique qui faisait référence à la téléphonie.

« Cette boutique est située dans une rue passante, de ce fait, elle est couverte pour que le soleil ne gêne pas ceux qui y passent. L'allée est sur plusieurs kilomètres mais de nombreuses rues et ruelles te permettront de partir plus rapidement ! »

L'esper lui sourit tout en lui tendant le nouveau bout de papier, à la fois heureuse de pouvoir l'aider - en espérant que cela lui serait utile - et super excitée à l'idée de pouvoir lui parler à nouveau, de la harceler de sms et de lui proposer prochainement une sortie, rien qu'à deux. Fastfood, cinéma, sortie, un petit parc ou même chez elle... N'importe quoi lui irait ! Elle sentait que Yui pouvait être une vraie amie, pas comme la plupart des pimbêches qu'elle cotoyait dans son académie. Si c'était la première vampire qu'elle rencontrait, elle n'en restait pas moins un être d'exception, outre sa condition particulière.

Elle se releva tout en souriant, cueillant une fleur en s'excusant mentalement auprès de mère nature de le faire et glissa ladite fleur dans les cheveux de la jeune vampire, dont la couleur était à la fois curieuse et jolie, lui allant parfaitement au tein et étant assortie à ses yeux. La jeune femme rangea distraitement ses affaires dans son sac et Gaara y sauta péniblement pour s'allonger, probablement trop fatigué du peu d'efforts fournis, qui suffiraient sans doute à la petite bête pour le restant de la semaine. Il était nécessaire pour l'étudiante de bien ranger ses affaires à chaque utilisation car elle était trop tête en l'air.

« Une petite plante pour décorer une jolie fleur ! »
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Yui Amano

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Sam 8 Sep - 0:40


C'était embarrassant. Ma réaction, ce que je venais de dire, mon nez, et le fait qu'elle me tendait à présent un mouchoir que je vint directement porter à mon nez.

La jeune fille semblait contente, voir, même, peut-être, reconnaissante, de ma réponse et ma réaction. Je n'étais pas tout à fait certaine de la raison pour laquelle elle pourrait bien réagir ainsi, mais je ne pris pas de temps pour y songer, cela ne me mènerait nulle part, de toute façon.

Par réflexe, je fermais mes yeux lorsque sa main vint rejoindre le sommet de mon crane pour le tapoter affectueusement.

«Je suis désolée si je t'ai perturbé. Ça n'était pas le but. C'était adorable, comme réaction.»



Ma réaction fut en deux temps, premièrement hocher la tête pour lui faire comprendre que ça n'était pas un problème, puis redresser le regard vers elle avec un air surpris et les joues de nouveau rougies.

«Est-ce que tu as... Déjà eu des relations, Yui ?»



Je l'observai d'un air confus, avant de, de nouveau, prendre quelques couleurs. Était-elle en train de me demander ce que je pensais qu'elle me demandait ? Je ne savais que trop quoi répondre, je n'avais jamais vraiment eue ce genre de conversations.. Attends. Si.. Elle. Yui m'avait déjà demandée cette question dans le passé. Sa voix résonnait de nouveau dans ma tête, cela venait de calmer ma petite panique et mon embarras, ce qui me permis de suivre sans aucune difficulté le changement de conversation.

«C'est cher un smartphone. Je ne sais pas si tu auras les moyens... Un téléphone basique peut faire l'affaire pour appeler ou envoyer des messages, aller sur internet même. Mais tu aurais moins de possibilités. Il faudrait également un abonnement mais ça coûterait moins cher étalé sur les mois...»



Je ne comprenais qu'une partie de ce qu'elle disait, mais visiblement, c'était une question de monnaie, et il fallait quelque chose d'autre que le smartphone pour le faire fonctionner. Je ne savais pas ce qu'était un téléphone, mais en vue de la terminologie, ce devaient être deux objets similaires.

Elle prit ensuite un nouveau morceau de papier sur lequel elle nota quelque chose rapidement avant de me le tendre, en ajoutant.

«Cette boutique est située dans une rue passante, de ce fait, elle est couverte pour que le soleil ne gêne pas ceux qui y passent. L'allée est sur plusieurs kilomètres mais de nombreuses rues et ruelles te permettront de partir plus rapidement !»



Je pris timidement le papier qu'elle me tendait, qui se révéla être une adresse ainsi que ce qui, je supposait, était le nom de la boutique en question.
Elle avait même pris la peine de me conseiller un endroit à l'abri du soleil, protégé même de jour, pour que je puisse m'y rendre sans risques, ce qui parvint à m'arracher un sourire en bordure des lèvres.

Lorsque je releva finalement la tête, je vis qu'elle était penchée vers moi, et la senti toucher mes cheveux, avant de se retourner pour accorder un peu d'importance à ses affaires. L'observant du regard, je tâtonnais doucement sur mon crâne pour y sentir ce qui semblait être une fleur, à présent logée dans ma chevelure.

«Une petite plante pour décorer une jolie fleur !»



Je l'observais toujours, la bouche entre-ouverte, les joues se plaquant de nouveau d'un rose léger. Je n'étais définitivement pas habituée aux compliments. Peut-être même étais-ce la première fois que quelqu'un m'en faisait, Yui avait été une fille ne disant que peu ce qu'elle pensait et ressentait.

J'observais à présent le sol, un sourire un peu absent sur le visage, me rappelant de quelques événements passés, avant de redresser une fois de plus la tête.

«Si le problème n'est que l'argent...»



Redressant la tête vers elle, je glissa ma main contre la fleur, laissant échapper un doux "Merci" d'entre mes lèvres, mon sourire un peu plus présent désormais.

«Je possède encore des biens datant d'un autre temps, il me semble que ces derniers ont beaucoup de valeur aujourd'hui.»



Je me laissais à présent tomber en arrière, couchée sur le sol, observant toujours Kaely avec mon sourire.

«Merci pour les informations, je tâcherais de m'y rendre, et essaierais de te contacter aussi tôt que possible.»



Laissant un léger calme prendre le dessus un temps, je finit par reprendre la parole pour revenir sur l'autre sujet que la jeune humaine avait abordée, fermant les yeux, le visage calme.

«Une seule. J;ai eue une seule relation. J'ai aimée cette personne, et cette personne m'aimait, nous nous sommes embrassées et avont passées du temps ensembles, mais ce n'est que ce que j'ai en terme de relations. J'en garde cependant, de très, très bons souvenirs. Mais... J'ai parfois l'impression d'avoir.. Comme, oubliée ? Les sentiments que j'ai ressentie ce jour. Comme si ça n'était qu'un rêve.»



Je laissais de nouveau un sourire apparaître sur mon visage, ne sachant cependant pas si ce dernier paraissait sincère ou non, et n'y accordant, de toute manière aucune importance.

«Je suppose que, c'est si différent du reste de ma vie, que ça me parait venir de celle de quelqu'un d'autre. Et puis, mon isolation ensuite a certainement fait disparaître les échos de cette partie de ma vie.»



Les yeux toujours fermés, je levais le bras vers le ciel, et vint laisser tomber la paume de ma main sur mon visage.rouvrant les yeux pour me tourner vers elle, un sourire faussement amusé sur le visage.

«Désolée, j'ai encore rendue l'ambiance sombre et désagréable.»



C'est à ce moment que la question vint me frapper avec grande violence. "Étais-je ne serait-ce que capable de vivre avec des humains ?", "N'allais-je simplement pas rendre les choses pires?Pour moi comme pour eux ?". Je ne pouvais m'empêcher d'y penser, mais, essayais d'agir comme si tout allait pour le mieux.
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Kaely Spencer

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Ven 14 Sep - 19:44

Kaely imagina un château rempli de vieilleries et bizarreries qu'elle pourrait vendre, parfois farfelues, parfois si rares qu'elle lui assurerait effectivement un confort de vie assez agréable. Elle se demandait si certains vampires vivaient dans des châteaux ou des demeures atypiques en raisons des biens qu'ils avaient ; cela devait prendre du temps d'attendre que ces objets prennent de la valeur pour pouvoir les revendre et faire fortune. Pire encore, il fallait peut-être pouvoir justifier la possession de tels objets de valeur et la raison pour laquelle ils n'avaient pas été confiés à des musées.

Elle se frotta le crâne énergiquement pour se sortir ces pensées de la tête, estimant que ça n'était ni le lieu, ni le moment pour se poser des questions sur comment un vampire vent-il ses biens.

«Une seule. J'ai eue une seule relation. J'ai aimée cette personne, et cette personne m'aimait, nous nous sommes embrassées et avont passées du temps ensembles, mais ce n'est que ce que j'ai en terme de relations. J'en garde cependant, de très, très bons souvenirs. Mais... J'ai parfois l'impression d'avoir.. Comme, oubliée ? Les sentiments que j'ai ressentie ce jour. Comme si ça n'était qu'un rêve.»

Une seule relation, hein ? Avec ces décennies d'existence, il y avait deux possibilités ; soit elle vivait effectivement bien trop recluse pour pouvoir rencontrer qui que ce soit et entamer une vraie relation, et cela depuis de nombreuses années. Ou elle avait tant aimé cette personne qu'elle ne pouvait l'oublier, tirer un trait dessus, ou simplement passer à autre chose avec n'importe qui. Kaely songea quelques secondes à Edward Cullen qui ne pourrait probablement pas oublier sa demoiselle si elle venait à mourir.

«Je suppose que, c'est si différent du reste de ma vie, que ça me parait venir de celle de quelqu'un d'autre. Et puis, mon isolation ensuite a certainement fait disparaître les échos de cette partie de ma vie.»

L'étudiante hocha simplement et silencieusement la tête, signifiant qu'elle comprenait ; toujours perdue dans ses pensées, elle fit rapidement le lien avec son erreur faite un peu plus tôt. Ca me paraît venir de celle de quelqu'un d'autre. De... Yui ? Elle secoua à nouveau la tête, se frappa doucement les joues avec les paumes de ses mains puis se mis à sourire, balayant toutes ces idées farfelues de son esprit.

«Désolée, j'ai encore rendue l'ambiance sombre et désagréable.»

Cette fois-ci, toujours sans un mot, Kaely secoua la tête de droite à gauche dans deux grands mouvements avant de se mettre à sourire chaleureusement, pour faire comprendre à Yui qu'elle n'avait absolument rien fait.

« Tu n'as rien rendu sombre ou désagréable. C'est une discussion sérieuse.. Ca ne peut pas être joyeux ou rigolo tout le temps ! »

Elle lui tira la langue puis s'étira, sentant Gaara bouger dans sa sacoche. Elle laissa ensuite ses bras tomber le long de son corps, ses yeux se dirigeant vers le ciel étoilé. La lune était couverte par un épais nuage noir, mais les lampadaires alentours de leur petite cachette suffisait à les éclairer. Par ailleurs, ses yeux s'étaient plus ou moins habitués à la pénombre, et elle supposait que la vampirette y voyait plutôt bien.

« Ca te paraît peut-être être quelqu'un d'autre parce que c'était il y a longtemps. Si cela venait d'avant ta transformation, je suppose que tes souvenirs sont brouillés. Et si cela remonte à plus d'un siècle, aussi bonne soit ta mémoire, tu ne peux pas tout retenir... »

Elle baissa son regard sur la demoiselle en lui offrant son habituel sourire, semblant presque bloqué sans toutefois sonner faux.

« Qu'importe Ô combien ces événements sont importants pour un homme... Le temps est là pour nous permettre d'oublier, de changer, de passer à autre chose. J'espère juste que cela ne t'empêche pas d'avancer. »

Elle glissa une main dans ses cheveux, se gratta légèrement la nuque puis se mis à refaire son chignon avant de consulter l'heure sur son smartphone. Kaely vit que les minuit étaient passés, mais loin d'être cendrillon, elle n'avait - heureusement pour elle - aucun couvre feu à suivre. Il suffisait simplement d'être discrète en traversant la ville jusqu'à l'académie, et à trouver n'importe quelle excuse ayant nécessité qu'elle soit dehors à une telle heure ; un coup de fils de ses parents qui se trouvaient en pleine journée avec le décalage horaire lui paraissait une bien bonne excuse.

« Quand je serai partie... Est-ce que tu resteras dans ce parc ? Est-ce que tu rejoindras une maison pas loin ? Ou est-ce que tu ne dors simplement pas comme dans les contes populaires ? »

Soit, par populaire elle voulait parler des twilight et autres livres qu'elle avait pu trouver sur internet... Mais cela comptait !

« Si tu as besoin... Je pourrais t'héberger, l'académie n'est pas très loin. Il y a juste... Pas mal de monde. Mais des vampires aussi, je suppose ! »
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Yui Amano

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MessageSujet: Re: Prom'nons nous dans les bois   Lun 17 Sep - 3:26


J'aurais pensée que mon changement de ton et mes pensées négatives ne seraient venues affecter la conversation, mais ce ne fut simplement pas le cas, bien au contraire, Kaely ne semblait pas le moins déphasée par ceci, restant calme et continuant de suivre la conversation tout naturellement. Peut-être avais-je sur-estimée les humains sur le perception des émotions des autres ? Ou que je m'étais imaginée les choses bien pires que ce qu'elle ne l'étaient réellement ? Qu'importe, je ne pourrais pas le déterminer de si tôt de toute manière.

Après s'être étirée, elle vint à son tour rejoindre le sol, pour s'y coucher, faisait à présent toutes-deux faces aux cieux, elle observant les astres, moi, le visage tourné, l'observant à elle, la bouche pas entièrement fermée, un petit espace séparant mes lèvres, un air calme sur mon visage.

«Ça te paraît peut-être être quelqu'un d'autre parce que c'était il y a longtemps. Si cela venait d'avant ta transformation, je suppose que tes souvenirs sont brouillés. Et si cela remonte à plus d'un siècle, aussi bonne soit ta mémoire, tu ne peux pas tout retenir...»



Je ne savais pas vraiment si je devais la reprendre, ou simplement la laisser continuer. Il y avait plusieurs erreurs dans ce qu'elle venait d'annoncer que je voulais corriger, mais je n'étais pas certaine qu'il soit nécessaire d'insister sur de simples détails. Avais-je besoin d'expliquer le cours de ma vie à n'importe quelle personne qui pourrait venir se perdre dans un coin que j'occupais ?

«Qu'importe Ô combien ces événements sont importants pour un homme... Le temps est là pour nous permettre d'oublier, de changer, de passer à autre chose. J'espère juste que cela ne t'empêche pas d'avancer.»



Cette fois-ci, je l'observais d'un regard vide, surprise par ce qu'elle venait de dire, mais, son regard vint finalement rencontrer le mien, ce qui me surpris et me fit perdre le fil de mes pensées.

«Quand je serai partie... Est-ce que tu resteras dans ce parc ? Est-ce que tu rejoindras une maison pas loin ? Ou est-ce que tu ne dors simplement pas comme dans les contes populaires ?Si tu as besoin... Je pourrais t'héberger, l'académie n'est pas très loin. Il y a juste... Pas mal de monde. Mais des vampires aussi, je suppose !»



Était-elle réellement en train d'inviter une vampire à rejoindre sa demeure et lieu de vie personnel ? N'avait-elle pas conscience de l'importance de ce qu'elle faisait ? Du danger que nous autres, vampires, pouvions représenter ? Était-elle incroyablement confiante, ou simplement inconsciente ? Je ne saurais le dire.

Certes, avoir un tel pouvoir pouvait la soutenir dans le besoin d'une protection, mais, qu'adviendrait-il de ce dernier une fois endormie ? Elle serait à ma merci. N'avait-elle donc pas peur que je ne lui mente depuis le début pour essayer de lui gagner sa confiance pour finir par l'attaquer dans le dos une fois sa garde baissée ?

Mes lèvres étaient à présent bien plus grandement séparées par la surprise, avant que je ne secoue la tête puis n'observe autour de moi.

«J'avais dans l'intention de me servir de cette petite zone séparée comme lieu de vie et de repos, je n'ai pas eue de maisons depuis... peut-être soixante ans ?»



Je fermai mes yeux un instant, réfléchissant à comment expliquer ce que je voulais dire, puis prit une profonde inspiration, comme pour me préparer.

«As-tu oublié ce que je suis ? Les vampires sont des menaces pour vous autres, humains. Es-tu réellement en train de me proposer un hébergement en pleine conscience du fait que je pourrais très bien attendre ton sommeil pour t'attaquer lorsque tu es sans défenses ? Je n'apprécie pas les humains qui m'attaquent lorsque je n'ai rien fait, mais je dois admettre être effrayée pour toi si tu acceptes de laisser un vampire rejoindre ton lieu de vie si aisément...»



Mon visage démontrait clairement que je me faisais du soucis à l'idée d'un être humain proposant sans questions à un vampire un hébergement la première fois que les deux ne se rencontrent.

Le point positif que ce fait n'aie pu apporter à la conversation fut que j'avais à présent de nouveau envie de parler de moi-même, peut-être pour lui rappeler ce que je me trouvais être.

«Je ne suis pas humaine, je ne sais pas si mes souvenirs ne fonctionnent de la même manière que les votre ou non, mais, quoiqu'il en soit, cette histoire ne datte que de la moitié du siècle dernier, ce n'est si pas une expérience si lointaine dans le temps. De puis, il se trouve que je n'ai pas le moindre souvenir de ma vie antérieure.»



Je vins porter mes doigts jusqu'à quelques mauvaises herbes que je tira dans ma direction pour qu'elles ne cèdent, commençant à les déchirer machinalement, tandis que je continuais mon récit.

«La vie que j'ai eue avant d'être ce que je suis aujourd'hui, je ne m'en souviens pas. Le plus loin que je puisse me rappeler avoir un jour vécue est le jour de mon éveil nue dans une forêt au beau milieux d'autres cadavres. Je ne me souviens pas de l'événement lui-même, juste de l'avoir vécue. De ce fait, l'humaine que je fut et la vampire que je suis à présent peuvent très bien être entièrement séparées, et n'avoir rien en commun. C'est un peu comme si j'avais volée le corps de cette fille pour lui prendre sa place. Je ne sais rien de l'humaine que je fut un jour.»



Je laissais à présent tomber les morceaux d'herbes déchirés chuter lentement sur le sol, les un après les autres, m'assurant de ne pas en faire trop tomber à la fois pour faire durer le spectacle que je m'offrais à moi-même, puis vient ensuite redresser le visage en sa direction, avec un sourire en bord des lèvres.

«Merci pour ta proposition, mais, pour ta propre sécurité, tu devrait simplement la retirer. Je ne dis pas avoir l'intention de vouloir te faire quoi que ce soit de mal, mais je ne pense pas que tu ais une confiance en moi suffisamment importante pour réellement me faire une telle proposition, n'est-ce pas ? Je suppose que cela t'as échappée, peut-être as-tu aussi oubliée ce que j'étais, je ne sais pas, mais ce n'est pas quelque chose que tu devrais proposer à n'importe qui. Si tu es sérieuse et le pense réellement, cependant, je m'excuse de ne pas t'avoir considérée sérieusement. Et, seulement si ce que je dis te refait réfléchir, mais conserver cet avis, alors plais-toi de me le faire savoir tant que nous sommes toujours ici présentes.»



Je me doutais qu'il ne s'agissait que d'une erreur de sa part, mais, je ne pouvais m'empêcher de, au fond de moi, espérer qu'elle ne tienne sa parole et ne m'affirme qu'il existaient toujours des humains prêts à accepter les vampires, et à vivre en leur présence sans pour autant se sentir en danger constant. Cela me ferait ressentir un bien et un soulagement qui certainement pourraient faire céder mes jambes en un rien de temps.
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