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 Keru et Ajräl, duo de choc !

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Keru

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Date d'inscription : 28/08/2014

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MessageSujet: Keru et Ajräl, duo de choc !   Dim 10 Juin - 15:07







× Keru ×


× Physique


Je suis un être merveilleux. Ma beauté ne peut être appréhendée par le commun des mortels. Car je n'ai pas de forme à proprement parler. Les flammes qui composent mon corps peuvent se modeler à loisir. Demandez, je prendrai la forme que vous voudrez. Enfin ça, c'est quand je ne suis pas en possession d'un corps, n'est-ce pas... parce que maintenant que j'ai fait ce pacte, je ne peux plus vraiment apparaître hors dudit corps. C'est bien triste, avoir pour toute apparence celle d'une petite humaine insignifiante. Je suis réduit à être une énergie, invisible. Enfin pas tout le temps, puisque mon humaine peut utiliser une partie de cette énergie pour se défendre. Et puis entre nous... je peux aussi prendre possession de son corps si je le veux. Mais cela n'est pas encore arrivé, je ne saurais donc vous dire à quoi nous ressemblons en une telle configuration.

Keru est une jeune fille frêle, petite, physiquement faible. Ses yeux verts, presque translucides, sont inquisiteurs, curieux, somme toute très expressifs, contrairement au reste de son visage qui peut rester insondable. Elle sourit pourtant régulièrement et rougit très facilement à cause de sa peau fragile. Pour le reste, elle essaie de s'habiller avec goût, alterne entre robes et pantalons, même si elle n'accorde pas vraiment d'importance à ses tenues. Elle préfère prendre ce temps pour prendre soin de sa longue chevelure brune, qui tombe en une douce cascade ondulée jusqu'à ses cuisses. Il faut avouer, c'est plutôt joli. Après tout, quand on prend autant de temps pour soigner un tel détail, ça paie. Un autre détail – qui a son importance néanmoins – et qui permet de se rendre compte de ma présence, ce sont ses mains et ses avant-bras, dont la peau autrefois aussi blanche que son teint a pris une couleur noire, comme du charbon, et qu'elle cache sous des gants. En même temps, quelle idée de pactiser avec un être de feu...




× Mental


Il est évident qu'après avoir tout perdu, je m'estime heureuse du peu que j'ai. Je  suis naturellement calme, sans pour autant me laisser marcher dessus. Au contraire, je peux devenir assez grossière et piquante si je me sens insultée. Et j'ai déjà eu à me battre. Bon, autant dire qu'avec l'être qui m'habite désormais, je n'ai plus grand chose à craindre. À part de blesser quelqu'un par inadvertance. Parce que non, je ne maîtrise pas encore ce pouvoir. Et puis il peut très bien le restreindre, ou le lâcher encore plus. Je déteste cette part du pacte, je n'ai pas vraiment de contrôle sur la puissance que je peux utiliser. Et il est évident que je n'ai pas assez de force mentale pour prendre le dessus sur Ajräl.

Cela dit, je me demande qui pourrait prendre le pas sur un être aussi « exceptionnel » que lui... oui, il ne se prend pas pour rien. Il s'envoie des fleurs très souvent. Sa puissance n'a d'égal que son ego. Au quotidien, ça peut être épuisant. D'autant plus que parfois il peut être méprisant, rabaissant ce qu'il voit ou entend. Et puis à côté, comme moi, il est curieux, il cherche à savoir, de plus en plus, même si ses connaissances sont déjà très développées sur toutes sortes de choses. Il a d'ailleurs un don pour enseigner. Ou plutôt pour raconter. Tout ce qu'il transmet, il le fait avec naturel, comme en contant une histoire à quelqu'un, avec bienveillance. Je dois avouer que malgré son égocentrisme exceptionnel, il est très protecteur.



× Histoire


À peine arrivés, à peine installés. Assise en tailleurs, le dos droit, j'ai fermé les yeux. Il s'est tu. Nous méditons. Autour de moi la roche forme un caveau que nulle lumière ne peut percer. Le silence autour de nous résonne jusque dans la moindre parcelle de nos êtres. Nous méditons. Nous nous remémorons.



J'ai commencé à exister. Dans un coin de l'univers où les ténèbres étaient si denses. Que ma lueur y a apporté un semblant de vie. Simple lumière. Chaleur. Il n'y avait rien autour de moi. J'avais froid. Moi, fait de feu, né d'une fraction de chaleur, j'avais froid. Je n'avais pour toute forme que celle d'une flamme. Une flamme comme vous pouvez en croiser tous les jours. Prête à dévorer une forêt, ornant une chandelle. Une flamme possédant une conscience d'elle-même et de son environnement. C'était calme. Un peu trop. Puis sont nées d'autres entités. Étaient-elles conscientes aussi ? Elles étaient trop loin. Et enfin sont apparus des objets. Des étoiles, comme on les appelle. Elles étaient chaudes, elles étaient puissantes. J'en ai approché une. Je l'ai avalée. J'ai grandi. Encore. Et encore. Plus je me nourrissais, plus je grandissais. Et plus je laissais sur mon chemin une traînée de ténèbres.

Je suis née dans un monde chaotique. Dans une famille réactionnaire et insultante. Cet univers sens dessus dessous, où humains et êtres de magie cohabitent sans se toucher, me rebutait depuis toujours. Rien n'était caché. Beaucoup de choses étaient interdites. Aller dans leurs territoires, devenir amis avec eux, tomber amoureux d'eux. Vivre avec eux. Avoir des enfants avec eux. Très tôt – trop tôt – mes parents m'ont amenée voir ce qui était fait à ceux qui enfreignaient les lois. La torture qui leur était infligée en public était insoutenable. Leur mort lente. Douloureuse. Ils étaient à mes yeux des martyrs. Pas des criminels. Enfants, adultes... animaux. Tous y passaient. C'était pour notre bien à tous. À eux. Mais surtout à nous. J'ai grandi dans ce monde où la magie, bien que tolérée en surface, était violemment réprimée et haïe.

Tout au long de ma longue existence, j'ai vu le monde se forger. Les étoiles s'illuminer. Les planètes se former. Prendre vie. De nombreuses dimensions prenaient forme, les unes à côté des autres. Toutes très différentes. Toutes uniques. Je les observais de loin. Une entité extérieure qui s'amuse d'un spectacle pitoyable. Ils se débattaient pour survivre. J'étais. Naturellement. Nécessairement. Sans effort. Je me nourrissais par pur caprice, par pur plaisir. Ce n'était pas vital. Mais je m'étais rendu compte que plus je mangeais, plus mon corps prenait forme. Parfois je décidais ce que je voulais être. Je gagnais en contrôle. Je gagnais en puissance. Je m'amusais avec ces pauvres petites choses. Je les faisais vivre – certainement pas tout seul bien sûr, mais j'avais un impact sur eux. Ou bien je les détruisais. Assez rapidement – à l'échelle de mon existence – je me suis rendu compte que je n'étais pas fait pour faire le bien. J'étais un être destructeur. Parfois j'ai remis cela en question, me demandant comment je pouvais agir autrement que mal. Puis je me disais que finalement, c'était bien plus drôle comme ça. Puis à un moment, je ne saurais dire lequel, chaque moment est différent pour chacun, tout changea.

Je n'oublierai jamais ces visions d'horreur. Puis j'ai grandi. Dans la peur. Et la sueur des cauchemars. Avant l'adolescence, j'ai cru à tous les mots que mes parents sortaient de leur bouche pourrie et venimeuse. « Ils pourraient te faire mal. » ; « Tu pourrais être contaminée. » ; « Tu te souviens de ton amie Marlia ? Elle a été contaminée, elle en est morte. ». Ah ça je le savais bien qu'elle était morte, je l'avais vue se faire tuer. Dans la cour de l'école. J'étais terrifiée. J'évitais ces gens comme la peste. Enfin mon emploi du temps, imposé par mes parents, faisait en sorte que je ne les croise jamais. Puis je suis arrivée à l'adolescence. Rien ne me choquait plus, j'étais presque blasée. Comme tous les autres. Mais on était quelques uns à se remettre en question. À tout remettre en question. On testait nos limites. Et celles de nos parents. On tentait d'aller sur des territoires inconnus et interdits. Mais on n'avait pas le courage de s'y aventurer, on restait aux frontières. Mais la jeunesse est stupide. Et j'y suis allée.

J'avais beau être un être exceptionnel, extrêmement différent – en mieux – que les habitants de ces planètes, je n'étais pas dépourvu de toutes leurs caractéristiques. Au détour d'une galaxie, dans une dimension très petite, autant de taille que d'esprit, je l'ai vue, observée. Je suis tombé amoureux. Elle était belle. Elle était à mes yeux bien plus exceptionnelle qu'eux. Pourtant, elle n'était pas née comme moi, elle était petite, simple. Mais pleine de grâce et de bonté. C'est ce qui m'a séduit. Et j'ai sacrifié ma vie dans l'univers pour la rejoindre. On s'est aimés. Quelques années. J'avais pris une apparence presque humaine. Mais je n'avais pas honte d'être moi-même. Ils tentaient, ces humains méprisables, de nous faire passer pour dangereux. La jalousie les étouffait car ils savaient que nous étions des êtres supérieurs à eux. Elle les aveuglait également, car s'ils n'étaient pas si occupés à nous détruire à petit feu, ils auraient pu évoluer en une espèce bien plus acceptable. Malgré ces discriminations, un équilibre précaire se maintenait. J'étais heureux à vrai dire. Ma femme était merveilleuse, ma puissance avait quelque peu diminué mais je n'avais pas besoin de plus pour vivre tout à faire correctement. Et puis un jour, tout vola en éclat quand je n'étais pas là.

On m'avait mise au défi. J'avais beaucoup de fierté. C'était un jeu de gamins. Dix-huit ans... et déjà bien stupides ! On était à la frontière. Ils ne m'ont pas poussée. Ils m'encourageaient silencieusement – il ne fallait pas se faire repérer. Juste faire un tour et revenir. Alors j'ai avancé. En me baissant un peu, j'ai tracé mon chemin. J'ai atteint les premières habitations. Des maisons comme on en voit de partout. Ces gens étaient comme nous, juste avec chacun leur petite particularité. La curiosité m'a poussée à rester assez longtemps. C'était le début de la nuit, personne n'était dehors. Je regardais sur mon passage à travers les fenêtres. Le mobilier, les scènes de vie. C'était calme, c'était beau. Cet endroit. Je m'y sentais en sécurité. J'eus une pensée pour mes parents. Ces couillons me tueraient sur-le-champ s'ils apprenaient ça. Me laisser sortir à toute heure du jour ou de la nuit, pas de problème. Mais aller chez ces ''monstres''... ils ne s'en remettraient jamais. La disgrâce tomberait sur notre famille – surtout sur moi, eux joueraient à merveille les victimes de cette société contaminée par ces mutants. J'étais même certaine qu'ils en auraient fait tuer pour l'exemple. Les enfants surtout : autant joindre l'agréable à l'utile en supprimant ceux qui risquaient de pérenniser la race plus tard. Assez rapidement je me suis rendue compte que je n'étais plus seule. Un groupe de personnes se déplaçait silencieusement, quoique pas assez, visiblement. Je les suivais de loin, sans réussir à déterminer qui ils étaient. Puis ils entrèrent dans une maison. Au hasard ? Je ne saurais dire. Mais les cris que j'entendais alors ne me laissèrent plus aucun doute. Ces personnes étaient des êtres humains lambdas venus pour foutre la merde. Je suis resté effrayée un moment puis je me suis avancée un peu plus. Les fenêtres me donnaient un cadre sur la scène. Ils avaient débusqué une jeune femme. Ils l'insultaient de tous les noms, la disant contaminée. Je compris. Elle faisait partie de ceux qui avaient ''disparu''. Ces personnes qui d'un coup ne revenaient plus chez elles. Les adultes étaient toujours lugubres et médisants à leur propos et je compris d'un coup pourquoi. Elle était partie pour s'installer ici, sans doute par amour, pour échapper à l'hypocrisie ambiante des villes humaines. J'ai pensé que je l'enviais énormément. Puis ça a dégénéré encore. Les coups se sont abattus sur elle, elle était trop faible et eux trop nombreux. La peur prit le contrôle de mon corps et je tentais de m'interposer. Je n'étais pas plus forte qu'elle, mais je savais qu'il fallait essayer.

Quand je suis revenu, le chaos était terrible. Beaucoup pleuraient, d'autres semblaient prêts à exploser de rage. Je ne comprenais pas. Et puis les yeux se détournaient de moi dans un douloureux mouvement. La pitié a envahi l'espace autour de moi. Et je l'ai vu. Son corps à terre. Un ami m'arrêta, me glissa quelques mots. Ils étaient venus et avaient tué deux autres humains qui faisaient partie de notre communauté. Puis s'en étaient pris à ma bien-aimée. Une humaine dont on ne savait rien s'était interposée mais cela avait été inutile. Elle avait été emmenée. Je m'approchais, la pris dans mes bras. Son visage tuméfié ne me regardait plus. Ses membres avaient été brisés un par un. Son cou aussi. Des traces de strangulation. Des bleus de partout. Du sang. Mon désespoir n'avait plus de limites et bientôt, après m'être déchaîné en larmes et hurlements bestiaux, il ne restait d'elle que des cendres sur mes mains. Cette nuit les victimes avaient été trop nombreuses. Une de plus allait être à déplorer. Il en était hors de question. Grâce aux particularités de chacun de nous, les nouvelles allaient souvent très vite. Elle était déjà prête à être tuée, en public, sous les huées de ses proches et le regard méprisant de ses parents.

Je n'ai pas perdu connaissance. J'étais juste sous le choc. Le choc du coup que j'ai reçu, et de la torture que j'ai vue être infligée. Quand je repris totalement conscience de mon environnement, les sifflets me vrillaient les oreilles. J'étais en hauteur, le public à mes pieds attendait ma mort. Qui allait arriver. Je sentis un vent de panique me piquer les côtes. Je ne voulais pas mourir. Je regardais mes parents. Ils me haïssaient. Ma mère avait les yeux rouges, les joues sillonnées par des larmes auxquelles je ne croyais pas une seconde. Je pouvais encore dire que j'avais été contrôlée par un de ces êtres magiques. Un rire nerveux m'anima un instant. Comment ? Comment en étais-je venue à me dire ça ? Finalement je méritais peut-être cette exécution. Je me sentais monstrueuse. Puis, alors que le dirigeant allait prendre la parole pour annoncer le spectacle, une vague horrifiée fit se reculer la foule d'un pas. Je sentis une chaleur incroyable se rapprocher de moi. Je tournais la tête. Un être fait de flammes, immense, se tenait à ma gauche, avançant à mes côtés.

Je ne pouvais pas laisser cette exécution se dérouler. Il en était hors de question. Je sculptais dans mes flammes deux ailes puissantes. Lorsque j'atterris sur la plateforme, elles se refermèrent sur moi, embrasant mon corps comme auparavant. Je jetais un œil autour de moi. La foule me craignait. Que s'imaginaient-ils ? Que j'étais venu la tuer moi-même ? Que j'allais l'enlever ? Tiens, ça n'était pas une mauvaise idée. Je m'approchais d'elle et y jetais un coup d’œil. Bon sang qu'elle était jeune ! Ses traits lisses étaient tirés. Elle s'était aperçue de ma présence et la terreur se lisait sur son visage. Je profitais de l'effet de surprise pour accélérer les choses et me plaçais devant elle. Je faisais ainsi barrage entre elle et eux. Je me penchais et lui parlais tout bas, très vite.

« Tu l'as défendue. Laisse-moi te libérer.


- Ils te tueront. Ai-je répondu, ma gorge supportant peu la chaleur étouffante qui émanait de lui.

- Qu'ils essaient. Je suis un être exceptionnel, né bien avant la dimension où nous nous trouvons. Vous humains, et même les êtres spéciaux que j'ai rejoins, vous n'avez aucune chance contre moi. Je t'offre le choix : partir, ou mourir rapidement. Mais je ne te laisserais pas mourir de leurs mains.

- Je... ne veux pas mourir. Je suis désolée je ne veux pas mourir ! »

Elle était terrifiée à cette idée. Alors je déployais de nouveau mes ailes éclatantes, la prenais dans mes bras pour nous enfuir. On fut poursuivis assez longtemps, parfois même par des mages qui voulaient se racheter auprès des humains. Je n'hésitais aucunement à tuer ceux qui tentaient de nous entraver, mais il s'avéra que nous défendre tous les deux était quelque peu mal aisé puisqu'elle ne pouvait rien face à eux. Elle était petite, faible, dépendante de ma force. Mais surtout, elle le savait et voulait changer ça. Ce que disaient les humains sur la contamination possible par la magie n'était pas totalement faux : un humain pouvait absolument apprendre à se servir de la magie. Je tentais de lui enseigner quelques rudiments mais on s'aperçut vite qu'elle n'avait aucune aptitude. Cette réalité me poussa à arrêter de l'entraîner et la démoralisa énormément. Elle finissait par être un boulet que je traînais derrière moi. Elle était lente et nous mettait en danger. Je voulais juste partir. On arrivait un soir en lieu regorgeant  d'énergie et de magie. D'ici je savais que je pourrais retourner chez moi. C'était un temple, simplement fait de colonnes de pierre grise en cercle, qui s'érigeaient vers le ciel dévoilé à partir d'une fosse sacrificielle.

Le voyage m'avait épuisée et dès notre arrivée, je me suis endormie sur les marches du temple. Quand j'ouvris de nouveau les yeux, la nuit était largement tombée. J'avais chaud. Très chaud, alors que nous étions sous les étoiles. Autour de moi, tout était en train de brûler. Au centre de la fosse, s'élevant bien plus haut que les colonnes, l'être de feu qui m'avait sauvée avait pris une apparence que je ne lui connaissais pas. Sa silhouette était à peine humanoïde, les flammes qui le composaient s'éjectaient furieusement de son corps. Il n'était qu'un immense feu ondulant vers la lune, monstrueux, puissant, psalmodiant des mots que nulle dimension ne devait connaître. Je compris ce qu'il avait l'intention de faire. Pendant nos longs jours de marche, nous avions souvent parlé de partir, de quitter ce monde. En écoutant des êtres magiques anciens pour désobéir à mes parents, j'avais entendu parler d'autres planètes, d'autres dimensions qui recelaient de nombreux êtres dotés de magie. Des dimensions où ils étaient acceptés, d'autres où ils se cachaient simplement. Leurs descriptions me faisaient rêver. Il était sur le point de partir.

Mais il ne comptait pas m'emmener.

Je récitais des incantations qui libéraient la puissance que j'avais scellée dans un flacon à mon arrivée. Je sentais petit à petit mon corps se modifier pour atteindre ce qu'il était avant. Quelque chose d'informe, crachant du feu autour de lui. Il était temps que je parte. J'avais hâte de retrouver l'univers, de retourner à des occupations plus amusantes. J'étais las de cette petite vie. Concentré, alors que je m'apprêtais enfin à réaliser ma volonté, je la vis se jeter sur moi. Dans le vacarme créé par le crépitement de mes flammes, elle me hurlait que je ne pouvais pas la laisser là, qu'ils allaient la trouver et la tuer. Il était trop tard pour moi pour la repousser, les incantations faisaient effet et elle faisait désormais partie du voyage. Ma conscience, un moment annihilée, s'éveilla de nouveau à son entourage. Un peu comme au début de mon existence. Je naissais une seconde fois. Mais à ce moment-là, les étoiles, les galaxies, les planètes étaient déjà là pour m'accueillir dans la lumière et la chaleur. Je naquis donc une seconde fois, dans un nuage de cendres. À mes côtés, une âme s'éveilla à son tour. Aucun langage qui m'est connu ne pourrait décrire le sentiment qui s'en dégagea à la vue de cet environnement. L'émerveillement le plus pur que j'avais connu, celui qui m'animait également lorsque l'univers s'était animé. Même un nouveau-né qui découvre ce qui l'entoure ne fait pas preuve d'un tel sentiment. Ce que l'on ressent ici est bien au-delà de ce qu'il est possible de vivre quand on est faible de corps et d'esprit.

Il n'était pas spécialement heureux de me voir avec lui. Cela n'annonçait rien de bon à ses yeux. Et en effet, il ne fallut pas longtemps avant de nous rendre compte qu'une âme comme la mienne ne pouvait subsister ici. Dans un sens, cela ne me dérangeait pas d'en rester là. Mourir dans ce lieu était sans doute la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Mais j'étais triste. Très triste. Je voulais voyager. Visiter. Vivre enfin.

« Je ne peux te renvoyer nulle part sans partir moi-même. me dit-il, méfiant. Mais je veux bien t'emmener quelque part et repartir ensuite. Il me faudra seulement un endroit avec assez d'énergie et de magie pour revenir ici. »

L'espoir s'était de nouveau éveillé en mon esprit. Il rayonnait tout autour de nous. Il rassembla autour de lui les cendres de mon corps et tout recommença. Je priais pour qu'on tombe dans un endroit en paix. En ouvrant les yeux, je me rendis compte que mon corps avait repris sa forme initiale. Il était là également, dans une forme affaiblie, à regarder autour de lui. Au loin, on entendit une explosion. On se regarda, consternés. Nous avions atterri au beau milieu d'une guerre. On se mit à bouger très vite. Je n'avais jamais couru aussi vite. Il m'attrapa et me tira en avant pour que j'accélère encore. On réussit à se cacher. Pour combien de temps ? Il était impossible de le dire.

« Va à l'Est, je sens une force qui me paraît beaucoup plus saine. Si je t'accompagne, on nous repérera, tu vas y passer... »

Il réfléchit une seconde avant de se rendre compte que c'était totalement stupide. Je ne pouvais pas survivre une seconde toute seule dans cet enfer.

« Bordel, y a pas un moyen qu'on soit protégés tous les deux sans se faire repérer ? Tu peux pas adopter une autre forme moins visible ?

- Sur un autre ton jeune fille. Et non, je ne peux pas faire plus que ça. À moins d'être dans le corps de quelqu'un. Mais aucun de nous ne peut aller en chercher un sans tout risquer. »

Ses yeux s'ouvrirent en grand. Je compris. Mais il en était hors de question. J'étais déjà affaibli, je ne voulais pas l'être plus. Elle me supplia, fit appel à des larmes, à tous les arguments qu'elle pouvait imaginer, même les plus saugrenus, m'assurant que c'était momentané. Elle me filait un mal de crâne pas possible et je finis par céder. C'était vrai, on pouvait toujours tenter de trouver quelqu'un pour nous séparer. Mais cela ne m'enchantait pas, il y avait trop de risques. Un dernier regard de chien battu et c'était bon, elle avait gagné. Je me rappelais les raisons qui m'avaient poussé à la sauver et me dis qu'après tout, c'était la moindre des choses de la mener en lieu sûr. Et au pire du pire, à sa mort, je reprendrais ma liberté. Nous devions créer un pacte. Une possession consentie ne se faisait pas en un claquement de doigts.


Nous étions assez bien cachés pour que personne ne nous repère le temps du pacte. Celui-ci était fait pour se protéger mutuellement. Il fallait prononcer des vœux en ce sens, en se tenant les mains.... allez tenir les mains d'un être fait de feu vous ! Il avait pris une forme beaucoup plus importante pour décupler ses forces et créer un pacte vraiment solide. Dans sa masse de flammes, il prit la forme de deux bras qu'il tendit vers moi. Ses mains faisaient dix fois la taille des miennes et la chaleur était terriblement dérangeante. Mes yeux piquaient, ma gorge brûlait. Il attrapa mes mains et la douleur fut insoutenable. Il me demanda de lui donner un nom pour commencer le pacte. J'optais sans réfléchir pour Ajräl. Je récitais presque en hurlant mes vœux de protection et d'acceptation de cet être en moi. Puis je l'entendis à peine faire de même. Je voyais entre mes larmes mes mains et mes avant-bras qui devenaient noirs comme du charbon. Puis il s'évanouit sous mes yeux et tout se calma. Je sentais en moi une chaleur nouvelle, une force qui m'animait comme cela n'était jamais arrivé. Il me pressa et tout se déroula, contre toute attente, assez aisément. En peu de jours on atteint la côte et on prit le bateau. La cohabitation n'était pas évidente mais on s'en sortait plutôt bien. Il me guidait, et de plus en plus je ressentais ce dont il me parlait, cette attirance vers l'Est.

On finit par débarquer sur un archipel nommé Japon, un endroit tout à fait charmant. Et puis on atteint ce que nous cherchions depuis le début : un endroit en paix, qui nous accepterait. La ville de Nariyu. Ou plus exactement la Magical Academy, qui vivait cachée pour vivre heureuse.




Quelques Infos

Âge Vingt ans
Sexe Femme
Orientation Inconnue
Groupe Espers
Pouvoir Being of fire
Familier Ajräl ? Viens ici mon petit~
Je risque ma vie là...



Description de ton Pouvoir

Je suis possédée par un être initialement fait de feu, de chaleur, d'énergie. Dans mon corps brûle donc une flamme que je peux utiliser pour produire à mon tour du feu et m'en servir autant pour me réchauffer que pour me battre. Ceci dit, je ne maîtrise pas encore bien cette puissance qui me dépasse un peu.
De plus, Ajräl est capable, par sa puissance d'esprit, de prendre le contrôle de mon corps. Ah ça, là de suite pour maîtriser ça va mieux... c'est donc assez pratique pour me défendre contre plus fort que moi, puisqu'il est capable de prendre possession de toutes mes capacités : marcher, parler... j'essaie de me battre contre lui quand il en abuse pour m'embêter, mais je ne suis pas encore assez puissante. Ce dont il s'amuse beaucoup d'ailleurs.

Mais que j'utilise de moi-même ce pouvoir ou qu'il prenne le contrôle, toutes les configurations m'épuisent rapidement. De plus, l'usage du feu brûle ma peau qui devient noire comme du charbon, en témoignent mes avant-bras et mes mains.


Et derrière l'écran ?

Pseudo Keru
Âge Vingt ans
Disponibilité Pour parler, très souvent. Pour rp, quand je peux
Un petit mot ? BOUH !

Halloween × CICI


_________________
Merci pour cette magnifique rose Syria~
Keru s'exprime en ff0000 et pense en 990000


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Ren

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MessageSujet: Re: Keru et Ajräl, duo de choc !   Dim 10 Juin - 15:55

o/
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Keru et Ajräl, duo de choc !
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