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 Euh... T'es quoi au juste ?

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Lili De Vil

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MessageSujet: Euh... T'es quoi au juste ?   Mar 31 Jan - 14:39

Deux grands yeux rouges. C'est la seule chose qu'on distinguait d'elle. Sur son dos, la couvrant mieux que n'importe quel habit, elle portait une cape d'une couleur tellement sombre qu'on se demandait comment elle faisait pour ne pas avoir chaud. Elle avançait, sans faire le moindre bruit, pas même sa respiration. Elle bougeait parfois la tête, et alors les yeux rouges se plantaient dans une direction ou dans une autre. Elle poussait parfois un soupir, et on ne devinait pas si c'était de l'ennui, de la fatigue, ou bien une simple habitude. Son regard revenait se poser sur l'avant, mais elle était toujours à l'affut du moindre bruit, du moindre mouvement. Elle ne clignait que rarement des yeux, ses prunelles croisant parfois le vol d'un oiseau ou bien la course d'un lièvre. Mais, peu à peu, lentement, les animaux se faisaient de plus en plus rares. Elle avait aperçu quelques piafs qui picoraient et grattaient la terre, quelques temps avant. Ils n'avaient pas remarqué sa présence tant elle s'était faite discrète. Elle ne voulait pas déranger la faune qui vivait ici, elle n'était que de passage. Un papillon l'avait accompagnée quelques minutes, comme un garde du corps, avant de l'abandonner en se posant sur une belle fleur rougeâtre.

Elle, elle avançait, imperturbable. Rien ne semblait pouvoir l'arrêter, elle marchait sans savoir où elle allait, toujours tout droit. Ce serait bien plus aisé si elle devait faire demi-tour. Elle n'aurait qu'à marcher en suivant la ligne de petits trous creusés par ses talons sur tout le chemin. Elle avait marché tellement longtemps qu'elle s'était arrêté de compter les secondes. Elle avait arrêté à 157982. Cela l'ennuyait, apparemment. Elle fit alors halte sans vraiment que ce soit de sa propre volonté. Face à elle, une immense grille. Elle semblait faite en fer forgé, ou toute autre matière aussi solide. Elle posa son regard sur les barreaux métalliques, avant de lever les yeux, puis la tête. Au moins trois mètres de haut, elle n'en doutait pas. Elle ôta enfin sa capuche, dévoilant un visage violet, encadré par d'immenses mèches mauves et blanches. Sur le haut de son crâne, deux cornes se tenaient là, comme deux bois à un renne. Un fin sourire étira les lèvres de la démone - car c'était bien ce qu'elle était, une démone - avant qu'elle ne recule un peu. Comme si quelque chose l'avait repoussée, mais non, elle lisait l'inscription en haut du portail. Elle le lut plusieurs fois, avant de répéter à voix haute :

Magical Academy...

C'était donc ça ? Ce qui l'attirait depuis un moment, ce qui, au fond d'elle, lui disait qu'elle devait continuer ? Eh bien, elle était qu'un peu surprise. Son instinct lui avait bien dit qu'elle trouverait quelque chose si elle continuait d'avancer, et elle avait finalement trouvé. Elle posa alors sa main sur le métal, il était aussi froid qu'un glaçon. Elle garda ça en mémoire en appuyant doucement sur le portail pour l'ouvrir. Tant pis si c'était une propriété privée, elle était entrée et allait visiter les lieux. Elle referma alors la lourde porte derrière elle, dans un bruit qui la surprit. Il était sacrément silencieux pour un portail aussi lourd. Elle nota aussi ça, avant de commencer sa visite clandestine. Elle observait tout, les arbres verts, les bestioles qui n'avaient pas peur d'elle, certaines venaient même la voir. Alors elle tendait doucement la main et les laissait venir, sans faire de gestes brusques afin de ne pas les effrayer. Elle reprenait ensuite son chemin, silencieuse comme une ombre. C'est grâce à ce silence permanent qu'elle put saisir la mélodie enjôleuse d'un instrument. Elle ne savait pas qui jouait, ni de quel instrument il s'agissait, mais elle aimait ça. Alors elle suivit les notes sans bruit.

Une jeune femme était là, dans le même endroit qu'elle. Elle hésita à s'approcher, ne voulant pas perturber la joueuse. Alors elle resta quelques instants derrière un tronc d'arbre, à simplement écouter la musique s'envoler vers le ciel. Elle ferma les yeux, se laissant bercer tranquillement. Jusqu'à ce que quelque chose ne vienne lui chatouiller le bout de la corne droite. Elle passa tranquillement sa main dessus, avant d'y trouver quelque chose qu'elle récupéra doucement dans sa paume. Une petite bête noire à huit pattes se trouvait dans sa main. Elle avait l'habitude des araignées, elle n'eut pas peur. Elle la posa au sol, et l'animal ne demanda pas son reste pour partir entre les brins d'herbe. Elle eut un tendre sourire, avant de se tourner pour regarder la jeune femme une nouvelle fois. Avant de s'apercevoir qu'elle n'était plus là. Elle fronça les sourcils, était-elle partie ? Pourtant, la mélodie continuait, toujours dans les environs. Elle se tourna avant de sursauter. Et de se calmer assez rapidement, déclarant d'une toute petite voix gênée :

Je ne voulais pas te déranger, j'écoutais juste... Pardon.
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Shiruku Haru

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MessageSujet: Re: Euh... T'es quoi au juste ?   Mer 1 Fév - 21:50

J'ouvrais doucement les yeux.
Petit à petit, je m'extirpais du royaume des songes dans un long grognement de bien-être et de satisfaction tandis que mes yeux se réhabituaient à leur rythme aux rayons chaleureux et bienveillants de l'astre solaire. À en juger par la douceur de l'air et l'inclinaison des ombres sur le sol, il devait être dans les alentours de 13h lorsque je m'éveillais enfin d'une longue sieste digestive sous l'ombre accueillante d'un des nombreux arbres qui poussaient dans l'immense parc de l'Académie. Installée entre deux racines, je m'étais constitué un véritable matelas d'herbes et de feuilles mortes entrelacées dans des fils de soie et il ne m'avait fallu guère de temps pour que le sommeil me tombe dessus, confortablement emmitouflée dans ce cocon provisoire.

Comme un papillon qui venait de renaître de sa chrysalide, j'étirais lentement bras et jambes dans un bâillement peu convaincant... de toute évidence, je serais bien restée dormir encore un petit peu...
Perturbée dans mon rêve par le gazouillis incessant de quelques mésanges et autres moineaux, je n'avais eu d'autre choix que d'écourter mon repos... plus ou moins mérité... À présent sur mes deux guibolles, je prenais une profonde inspiration comme si cela allait m'aider à redescendre du petit nuage de confort que j'avais beaucoup de mal à quitter. Enfin, réveillée pour réveillée, il fallait à présent que je m'occupe pour le restant de la journée qu'il me restait avant de... retourner dormir...
Oui je sais, la vie est dure, très dure.

Cela faisait plus d'un an déjà, depuis mon arrivée à la Magical Academy, que je menais ce petit train de vie routinier et paisible, malgré tout parfois mis à mal par quelques mésaventures, et je dois avouer que je m'en accommodais très bien. Après des décennies d’errance et de clandestinité, le confort qu'offrait l'enceinte de cette école extraordinaire était plus qu'appréciable et je n'envisageais aucunement un retour aux sources, j'avais bien l'intention de finir tranquillement mes jours au calme et seul ce havre de paix me le permettait... Tiens... d'ailleurs... combien de temps me restait-il ? Voilà plus de 200 ans que je traînais ma carcasse sur ce vaste monde et jamais je ne m'étais inquiétée à ce sujet. Jamais je n'avais croisé d'être semblable avec qui je puisse converser sur le sujet et n'ayant pas non plus connu ma mère biologique, j'ignorais tout de la race que je représentais, hormis les quelques talents que j'avais à ma disposition...

Dans un hochement de tête énergique, je me débarrassais rapidement de toutes ces pensées moroses, j'avais autre chose à faire que de me lamenter sur mon sort ! Oui... autre chose à faire... autre chose... mais quoi ? Je balayais du regard le paysage qui s'offrait à moi dans l'espoir d'y trouver l'inspiration lorsque mon attention fut retenue par l'un de mes fils de soie qui, tendu entre deux petites branche, émettait de petites vibrations à peine audibles lorsque la caresse du vent venait à l'effleurer. L'information ne fit qu'un tour dans ma tête... j'allais jouer du biwa ! Mon vieil instrument qui toujours m'accompagnait ! Cela faisait des jours que je ne m'étais pas exercée à cet art ancestral de la musique et je ne connaissais rien de mieux pour me changer les idées que de me dégourdir les doigts sur cet instrument qui était si cher à mes yeux.

Puisque celui-ci était dores et déjà à mes côtés, je n'avais pas à appeler, m'évitant avec soulagement un effort supplémentaire. Restait à présent à choisir un cadre, un lieu, une retraite où je pourrais exercer l'art délicat qui était le mien et qui saurait réveiller en moi la muse endormie qui me faisait défaut ces derniers temps. Et pourquoi pas... la petite place, devant l'entrée de l'Académie... après tout, on trouvait là bas des bancs forts confortables, en tout cas, bien plus que les pierres et les racines qui me servaient habituellement de siège provisoire lorsque l'inspiration daignait se dévoiler à moi. En plus de cela, il n'y avait qu'un pas entre mon abri de fortune et la cour, la situation idéale pour l'épicurienne que j'étais. Finalement, il ne me fallut pas plus de dix minutes pour parcourir la courte distance qui me séparait de ma destination. Une fois arrivée, je regardais autour de moi, scrutant le paysage scolaire des yeux dans l'espoir de trouver un banc qui soit libre. Heureusement pour moi, les cours avaient déjà repris et les lieux s'étaient vidés lentement, à l'exceptions de quelques infortunés retardataires ou pseudo-rebelles.

Choisissant de m'abriter à l'ombre de l'un des gardiens séculaires qui bordaient l'allée, je faisais glisser mon instrument de mon dos pour le poser sur mes genoux. Confortablement installée sur mon séant, je prenais contre mon épaule l'instrument et m'engageais enfin à faire naître la musique. Les notes graciles et douces s'échappaient du cordage délicat au fur et à mesure que mes doigts dansaient le long de celui-ci au grès de la mélodie. C'est un air ancien, chargé d'histoire et de souvenirs, qui s’évaporait vers les cieux réveillant en moi, comme à chaque fois, une multitude de sentiments et de sensations qui fourmillaient dans tout mon corps. Même les oiseaux s'étaient tu pour ne laisser place qu'au rythme paisible et envoûtant qui envahissait l'atmosphère. Lorsque j'eus enfin terminé, après une poignée de minutes qui me parurent une éternité, je fermais les yeux et expirais longuement tout air de mes poumons, totalement apaisée.

Entrouvrant à nouveau mes paupières, je fixais passivement la jeune créature qui se tenait devant moi. Cela faisait un petit moment déjà que j'avais ressenti sa présence, à la fois avertie par les centaines de petits yeux qui ne me quittaient pas d'une semelle, mais aussi par les pas lourds et maladroits de cette dernière sur les longues membranes de soie que j'étendais toujours autour de moi lorsque je me mettais à jouer, me permettant de connaître les déplacement d'un éventuel adversaire qui voudrait me prendre par surprise... Enfin, l'étrange créature qui se tenait en face de moi avait tout l'air d'être nouvelle arrivante et semblait tout aussi perdue que moi lorsque je m'étais retrouvée dans sa situation. Bien que son épaisse cape noire cachait une bonne partie de son anatomie, je pouvais malgré tout distinguer entre deux pans de tissu une peau violacée et deux rubis étincelants qui brillaient dans l'ombre de son habit. Ne voulant cependant prendre aucune risque, ne connaissant pas la nature et la particularité de la chose se tenant en face de moi, je profitais de l’inattention de l'inconnue, apparemment trop occupée à jouer avec l'un de mes enfants, pour passer rapidement et sans un bruit dans le dos de celle-ci.

Lorsqu'elle se rendit compte que j'avais disparu de son champ de vision, j'étais déjà campée derrière ses épaules. En voyant la surprise se dessiner sur le visage ombragé de la petite chose, je concluais déjà qu'elle ne devait pas être bien dangereuse, puisqu’elle n'avait même pas remarqué mon petit manège... voilà au moins un point rassurant... mais je devais rester sur mes gardes, après tout, je suis probablement la mieux placée pour pouvoir dire qu'il faut toujours se méfier des apparences. Alors qu'elle reprenait son souffle, avant de se confondre en excuses, je continuais de la scruter d'un regard aiguisé, à la recherche d'une arme, d'un signe, n'importe quoi qui me permettrait d'en savoir un peu plus. Finalement, contre tous mes principes, poussée par une curiosité sans faille, je tendais lentement une main aventurière jusqu'à l'épaisse capuche. Finalement, d'un geste brusque mais sans violence aucune, je tirais le bout de tissus en arrière, découvrant le visage bien particulier d'une jeune fille tout aussi particulière. Haussant un sourcil, je gloussais doucement, à la fois satisfaite et surprise de ma petite découverte. « Et bien, et bien... qu'avons nous là... »
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Lili De Vil

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MessageSujet: Re: Euh... T'es quoi au juste ?   Jeu 2 Fév - 18:54

Une peau qui paraissait aussi pâle que la neige à peine tombée au sol en plein hiver, comparée à ses cheveux noirs de jais. Elle dégageait un certain charme, Lili n'avait qu'une seule envie. Poser ses griffes sur ces longues mèches qui tombaient de part et d'autre du visage de la musicienne. Non pas pour lui faire du mal, mais simplement pour en sentir la texture. Ses prunelles rouges observaient avec une certaine attention les cheveux, avant de remonter sur son visage. Une peau pâle, elle l'avait déjà remarquée. Mais ce qui attira encore plus son regard, ce fut les deux yeux d'un marron aussi pur que le chocolat qui la dévisageaient. Elle fixait ces prunelles, remarquant que leur couleur était vraiment très... À son goût. Décidément, cette joueuse de musique avait un certain charme. Pourtant, la démone se posait la question de ce qu'elle était. Elle avait vu des humains toute sa vie, elle avait été victime de certains d'entre eux, et aucun n'était semblable à elle. Elle en avait donc déduit que celle qui l'observait n'était pas humaine. Mais elle ne jugeait pas, loin de là. Elle ne pouvait pas se permettre de la juger, sous aucun prétexte elle ne l'aurait fait. Pas même pour tout l'or du monde, c'est pour dire.

Non mais vraiment, qui était-elle si elle la jugeait ? Une femme comme elle, aussi différente de tous et aussi effrayante, n'avait en aucun cas le droit de juger. Celle qui lui faisait face, au moins, elle avait un physique qui se rapprochait, même juste un peu, de celui d'une humaine. Alors que Lili, avec sa peau violette, ses cornes piquantes et sa queue de diable, elle était loin d'obtenir le même résultat. D'où le fait qu'elle porte constamment une cape, d'ailleurs. Lorsque la jeune femme avança sa main d'elle, Lili se figea. Elle aurait voulu reculer, ou alors pousser la femme en arrière, pour l'empêcher de trop s'approcher d'elle. Elle craignait de la blesser par erreur, avec une de ses cornes. Mais, même si l'envie de l'éloigner était forte, elle n'en fit rien. Elle la laissa poser ses doigts sur sa capuche, toujours en la fixant. Puis l'épais tissu qui trônait toujours sur sa tête se fit d'un coup plus léger, avant de retomber lourdement sur ses épaules. Mais elle n'avait toujours pas esquissé le moindre mouvement. Elle savait bien que la femme serait surprise de voir ce qu'elle était, et qu'elle risquerait même de fuir. Mais elle ne voulait pas la blesser, et elle assumait sa nature. Elle était différente, et alors ?

Ses quelques mots n'eurent pas vraiment plus d'effet que cela sur la démone. Elle était habituée aux réactions de surprises, et elle avait apprit, chez les bourgeois, à rester aussi impassible que si on lui demandait l'heure. À ne réagir qu'en cas de violence, de tristesse, mais pas lorsqu'on la découvrait. Le léger rire qu'elle avait fait avant de parler, cela l'avait mise légèrement mal à l'aise. Comme si la joueuse n'était pas vraiment surprise de découvrir un être aussi étrange que Lili. Comme si elle avait l'habitude de ce genre de choses. La petite démone ne chercha pas à se cacher de nouveau, même si cette idée ne lui déplaisait pas. Elle se contenta, à l'entente des mots de la demoiselle, de se questionner intérieurement. Devait-elle répondre, ou bien n'était-ce pas une question ? Est-ce-que c'était vraiment indispensable de lui offrir une réponse, puisqu'elle avait devant elle la réponse ? Et surtout, devait-elle se présenter à la jeune femme brune qui lui faisait face ? Elle parcourut les alentours avec curiosité, avant de finalement prendre la parole :

Je m'appelle Lili De Vil, et je suis une démone, comme vous pouvez le voir.

Elle la vouvoyait sans vraiment y prêter attention. Elle avait toujours agit ainsi, depuis qu'elle avait été arrachée à sa génitrice dont elle ne gardait aucun souvenir. Elle avait toujours eu l'habitude de vouvoyer ses interlocuteurs. C'était une marque de respect, de soumission. Elle qui pourrait, sans aucune difficulté, mettre à genou n'importe quel humain, elle se soumettait même à cette race. Elle déposa alors un regard qui brillait d'une nouvelle lueur qui trahissait son intérêt pour la jeune femme. Elle venait de rencontrer une personne dans la Magical Academy, peut-être qu'elle pourrait... Oui !

Excuse-moi mais... On est où au juste ? Et c'est quoi, cette "Magical Academy" ?
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Shiruku Haru

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MessageSujet: Re: Euh... T'es quoi au juste ?   Mer 1 Mar - 16:36

Bien bien bien ! Moi qui avais peur de m'ennuyer, voilà qu'une toute nouvelle découverte venait égayer un petit peu ma journée. En effet, réveillée un peu plus tôt dans les sous-bois qui bordent le parc de l'Académie, je ne savais encore trop quoi faire pour m'occuper jusqu'au prochain coucher de soleil... Et oui... la vie est dure quand on a 200 ans ! C'était mon quotidien depuis que j'étais tombée sur cette étrange école qui semblait accueillir toutes sortes d'êtres étranges, allant du simple Esper aux monstres les plus biscornus, en passant par les vampires au autres hybrides. Avec un tel rassemblement de bizarreries, il serait facile de croire que la situation pouvait rapidement dégénérer. Or, aussi étonnant que cela puisse paraître, cela était loin d'être le cas, un calme olympien régnant la plupart du temps derrière ces murs rassurants qui agissaient comme une frontière entre le monde des hommes et celui des comptes. C'est bien grâce à ce cadre presque idyllique, pour une créature dans mon genre, que je pouvais mener une existence aussi tranquille, à l'abri de tout danger, de toute menace. Ici, tout le monde était à un pied d'égalité, peu importe son origine.

Cependant, il m'arrivait souvent, comme aujourd'hui, d'être en manque d'activité et de nouveauté. Depuis que j'étais ici, j'avais largement eu le temps de faire le tour des bâtiments, du parc, de la forêt et même de la ville, puisque je ne suivais pas les cours proposés, et... je devais le dire, je m'ennuyais. Puisque la... « chasse » au sein de l'académie m'était interdite, il ne me restait que la musique comme seule compagne et remède contre ce mal qu'était l'ennui. Fraîchement levée donc, je m'étais dirigée dans la cour de l'école, non loin de l'entrée, afin de pouvoir y pratiquer cet art délicat en tout confort, préférant de loin les bancs en bois disposés un peu partout autour de l'allée principale aux racines rugueuses et dures des arbres sous lesquels j'avais pris l'habitude de m'endormir, en été du moins. Malheureusement... j'avais appris à mes dépends que rien ne se passait jamais comme on le voulait... En effet, cela ne faisait pas cinq minutes que je jouais que déjà, je sentais une présence, non loin de moi, qui attendait, qui m'observait. Ne ressentant aucun danger immédiat, je prenais d'abord le temps de terminer le morceau que j'avais entamé, après tout... l'intrus pourrait bien attendre quelques minutes de plus !

De nature méfiante... et aussi un peu taquine, je n'aimais pas affronter l'Inconnu de face, préférant des approches plus... sournoises... Ainsi, profitant d'un moment inattention de la part de l'encapuchonné, je passais discrètement dans le dos de celui-ci, aussi discrètement que mes sandales en bois me le permettaient. Une fois derrière cette étrange personne, je me laissais tout loisir de découvrir se qui se cachait en dessous de l'épaisse cape qui lui cachait le visage jusqu'à présent.
En effet, je découvrais au fur et à mesure que le tissus glissait au sol, toute l'étrangeté qui se dévoilait sous les rayons du soleil de la créature qui se tenait immobile devant moi, rigide, impassible. J'étais bien loin de pouvoir m'imaginer ce que j'avais sous les yeux, découvrant, presque avec bonheur, que le monde n'avait pas fini de m'étonner.

Sans même chercher à cacher toute la curiosité et l'intérêt qui brillait dans mon regard, je scrutais la nouvelle venue, supposant qu'il s'agissait bien d'une fille de par sa silhouette finement ciselée, qui avait de toute évidence tout à fait sa place parmi nous. La première chose qui me frappa fut la présence de deux longues cornes, deux appendices courbes et pointus qui trônaient fièrement sur la tête de la petite inconnue... or, sa particularité ne s'arrêtait pas la ! En effet, cette dernière en plus de son lien de parenté avec avec un diablotin, possédait une peau bleutée... non, violacée, sur l'ensemble de son corps... ou du moins, de ce que je pouvais en voir, à savoir le visage, les mains et une partie de ses jambes, à présent que le manteau était au sol, comprenant beaucoup mieux le port de celui-ci par un tel beau temps. Sans cela, la demoiselle aurait pu ressembler à n'importe quelle autre jeune fille, possédant des proportions tout à fait raisonnables. En la voyant ainsi, je me disais qu'elle n'avait probablement pas eu une enfance des plus paisible... me demandant même comment elle avait fait pour ne pas se faire attraper jusqu'à présent.
Perdue une nouvelle fois dans mes pensées, j'en avais presque oublié que nous étions toujours là, debout, en plein milieu de l'allée ! Alors que j'ouvrais la bouche pour engager la conversation, je fus prise de vitesse par la petite démone.

Sans plus de manières, elle se présenta, calmement, poliment, me donnant nom, prénom et... sa nature. Si je ne connaissais pas la Magical Academy, j'aurais presque pu croire à une farce, un costplay ou autre délire d'un esprit humain un peu particulier. Cependant, je savais que l'établissement n'ouvrait pas ses portes à tout le monde, et je ne pouvais en aucun cas douter des paroles de la diablesse, après tout, si la situation se retrouvait inversée, pourrait-elle croire que j'étais une femme-araignée âgée de plus de deux siècles ? À sa place, j'en aurais ri tant cela pouvait paraître ridicule ! Avant que je puisse me présenter à son tour, elle enchaîna avec une question, qui se trouvait être légitime... après tout, je m'étais retrouvée dans la même situation deux ans plus tôt et je connaissais très bien le sentiment qui pouvait être le sien à ce moment là, seule, perdue, dans un lieu étrange, avec des gens étranges. Je ne pus dissimuler un sourire attendri tant elle me faisait de la peine.

Je m'inclinais alors devant elle, lentement, en guise de salut. « Bonjour à toi, Lili, Ravie de faire ta connaissance... » Je me relevais humblement, un large sourire me fendant le visage « Je m'appelle Shiruku, Shiruku Haru... » Je me rapprochais d'un pas, venant saisir une de ses mains entre les miennes, me voulant la plus rassurante possible. « Tu es ici chez toi, à présent... Je peux t'assurer que tu seras en sécurité au sein de ses murs... La Magical Academy t'a choisie et t'a acceptée, car elle te considère comme digne de confiance... C'est un peu ta nouvelle maison... Bienvenue ! » Mon regard glissait une nouvelle fois sur la jeune fille, avant de se reposer sur la cape étalée sur le sol, alors que je gloussais à nouveau « Cette cape, tu n'en auras plus besoin, pas ici en tout cas, car après tout... » Je me penchais vers elle, mon visage frôlant le sien, venant lui chuchoter à l'oreille « Nous sommes tous comme toi, ma chère Lili ».
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Lili De Vil

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MessageSujet: Re: Euh... T'es quoi au juste ?   Lun 13 Mar - 10:15

La démone n'avait jamais vu un être comme celle qui lui faisait actuellement face. Elle avait un physique plutôt banal, mais chacun de ses gestes et de ses mots étaient effectués avec une réelle douceur, comme si elle craignait d'effrayer la demoiselle. Lili remarquait ça lorsque la femme se pencha face à elle, avec une lenteur remarquable, tout en se présentant. La démone se répéta mentalement le nom de la jeune femme, le gravant ainsi dans son esprit. Shiruku Haru... Un joli nom, selon la jeune femme violette, qui esquissa l'ombre d'un sourire doux quand elle se déclara ravie de la rencontrer. Lili ne savait pas vraiment comment réagir, trop habituée à être traitée en inférieure, elle en avait oublié – ou peut-être simplement jamais appris – ce genre de politesse. Pourtant, elle se décida à balbutier qu'elle aussi était ravie, tout en observant les gestes suivants de sa nouvelle rencontre. Elle la vit s'approcher d'un pas, et prendre une de ses mains dans le cocon des siennes, comme si elle cherchait à la calmer. La démone nota ce geste dans son esprit, ne voulant rien oublier des rencontres qu'elle ferait ici. Les mots qui suivirent lui firent chaud au cœur, la rassurant :

Tu es ici chez toi, à présent... Je peux t'assurer que tu seras en sécurité au sein de ses murs... La Magical Academy t'a choisie et t'a acceptée, car elle te considère comme digne de confiance... C'est un peu ta nouvelle maison... Bienvenue !

Elle eut un nouveau sourire, plus large et plus naturel cette fois-ci. Si elle comprenait bien, ici elle était en sécurité, loin de hommes qui lui avaient fait du mal. Et loin de ceux qui pourraient lui faire du mal. Elle se sentait enfin mieux, heureuse. Elle observa un peu autour d'elle, comme si elle cherchait quelque chose. En réalité, elle voulait simplement observer la beauté du lieu. Les arbres autour d'elle semblaient tous être les mêmes, mais elle savait qu'en réalité, ce n'était pas le cas. Des fleurs au sol s'accordaient sur différentes couleurs, et les insectes allaient et venaient autour. Elle reposa ses yeux sur Shiruku lorsque celle-ci lui affirma qu'elle n'aurait pas besoin de sa cape dans l'Académie. Elle haussa un sourcil, la jeune femme venait d'arrêter sa phrase en plein milieu. Curieuse de connaître la suite, la démone la fixa intensément quand elle commença à s'approcher. Elle ne bougea pas d'un pouce quand elle la sentit être très proche d'elle, ne voulant pas blesser quiconque. Elle resta immobile, calme et détendue en présence d'une femme qui pourrait probablement l'aider à se repérer ici, à mieux connaître chaque race et à se conformer aux règles de l'Académie. Les mots résonnèrent doucement à son oreille :

Nous sommes tous comme toi, ma chère Lili.

Quoi ?! Tous comme elle ? Tous différents des humains mauvais ? Elle la regarda avec des yeux ronds, surprise de cette déclaration. Elle n'en croyait pas ses oreilles, elle n'était pas la seule à être bizarre. Elle eut un étrange sourire, avant de pencher légèrement la tête. Elle venait de se poser une question, qui, en soi, était légitime. Elle ne savait pas si elle pouvait lui demander, car cela pouvait être une question indiscrète. Elle prit alors sa cape entre ses griffes, la pliant avec douceur avant de la poser sur ses jambes. Puis, comme si elle n'avait pas pu se retenir, elle posa la question qui lui brûlait les lèvres, trop curieuse d'en apprendre plus sur cette femme :

Donc toi aussi tu es différente... Pardonne mon indiscrétion mais... Tu es quoi ?

Elle craignait d'avoir mal formulé sa question, mais elle ne voyait pas d'autre moyen de poser la question. Alors elle sourit, espérant qu'elle n'avait pas offensé la jeune femme.
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