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 Comme son nom l'indique, elle est proche du diable.

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Lili De Vil
MessageSujet: Comme son nom l'indique, elle est proche du diable.   Mer 25 Jan - 17:53



 
 


 
× Lili De Vil ×


 × Physique
 


 Dans l'espace sombre d'un cachot, Elle était là. Assise, dans son coin, comme d'habitude. Ses longs cheveux violets et blancs traînaient dans la poussière, se salissant. Elle les laissait épouser les formes du sol, à peine consciente qu'ils étaient devenus dégoûtants. Elle était recroquevillée sur elle-même, ressemblant étrangement à une boule violette.

Pourtant, parmi l'informe masse que formaient ses cheveux, deux cornes de diable étaient belles et bien visibles. Elle posait ses doigts de la même couleur que ses cornes, violettes, sur le bout pointus de ces deux organes en trop. Elle les touchait, les grattait, les caressait. Elle entendit alors le pas de quelqu'un et, par habitude, elle releva son visage mauve.

Elle était entièrement violette, de la tête aux peids. Elle avait la peau aussi douce que du velours, et malgré ça, elle faisait peur. Sur sa joue gauche, une sorte de pixélisation bleue et blanche s'étalait. Et rien de tout cela ne surprit l'homme qui s'approchait d'elle. Elle planta alors son regard à en donner des frissons à n'importe qui dans les yeux bleus de l'arrivant.

Elle avait les prunelles aussi rouges que le sang qui circulait dans les veines des humains. Et elle dévoila presque aussitôt sa main entière. Ses doigts étaient terminés par de longues griffes rouges, aiguisées. Il soutenait son regard, s'étonnant de n'y voir rien d'autre que du néant. Elle n'avait jamais eu ce regard vide qu'il avait en face de lui.

Elle lui tenait tête, il le sentait, mais elle n'avait plus aucun espoir. Elle tendait toujours sa main, jusqu'à ce qu'elle se mette seule debout, titubant. Ce n'était ni la faute de ses talons aiguilles à peine plus gros qu'une aiguille, ni celle de son encombrante robe bien qu'un peu courte. Elle était sale, elle était maigre, et pourtant, elle vivait encore.

Lorsqu'elle fut stable sur ses deux longues jambes violettes, elle se redressa de tout son mètre soixante-cinq. Et elle déplia, dans son dos, une fine queue de diable, ainsi que deux petites ailes qui faisaient partie d'elle. Un fin sourire prit place sur son visage creusé, et elle suivit celui qui, depuis longtemps, venait la conduire en haut..
 



 × Mental
 


 Dans l'espace sombre d'un cachot, Elle était là. Assise, dans son coin, comme d'habitude. Recroquevillée sur elle-même, tout autour d'elle ne semblait avoir aucune importance. Comme si, au fond, elle savait ce qui l'attendait. Peut-être la mort, peut-être de la maltraitance, peut-être pire. Elle est prostrée sur elle-même, mais elle ne semble pas avoir peur.

Elle a plutôt l'air d'être défaitiste, d'avoir abandonné quelque chose. L'espoir de s'en sortir ? Son amour propre ? Autre chose ? Elle ne montre pas ce qui lui manque. Elle triture ses cornes, comme quelqu'un de pensif se toucherait les cheveux. Elle réfléchit peut-être, qui sait ? À quoi pourrait-elle réfléchir ? Aux prairies vertes, à l'eau qui coule sur les pierres, au vent dans ses cheveux ? Tout cela reste secret.

Et ensuite, la voilà qui relèva la tête. Elle l'a entendu, elle sait qui il est, et ce qu'il veut. On le devine, elle n'est pas surprise. Une femme courageuse, sans doute. Et quand son visage fait face à celui qui l'emmenait hors du cachot, elle montrait enfin ce qu'elle était devenue. Une femme qui avait perdu tout espour de survivre, de s'en sortir. Mais dès qu'elle fut debout, elle montrait qu'elle était forte, qu'il en faudrait plus pour l'abattre.

Elle fixait l'homme avec un néant absolu dans le regard, mais elle se montrait courageuse et prête à tout affronter. Un fin sourire prit place sur son visage creusé, et elle suivit celui qui, depuis longtemps, venait la conduire en haut..
 



 × Histoire
 


 Ploc. Ploc. Ploc. Ploc. Les gouttes d'eau tombaient sans fin sur le carrelage d'un blanc immaculé. Le bruit des gouttes se répercutait sur les murs, créant une impression d'écho, comme si la pièce était vide. Pourtant, une baignoire, un lavabo, un meuble, la pièce était meublée. C'était une salle de bain, mais ce qui détonnait étrangement de la blancheur de l'endroit, c'était cette femme dans la baignoire.

Des cheveux assez courts et noirs, une peau pâle comme la neige, et deux yeux bleus baignés de larmes. Elle pleurait, ses genoux remontés sous son menton. Elle semblait avoir froid, malgré la chaleur de la pièce. Sa peau était piquée de chaire de poule, et elle frissonnait. Elle était nue, dans sa baignoire, repliée sur elle-même. Elle faisait vraiment pitié à voir, comme si elle était une innocente qui allait être jugée.

Elle releva un peu la face, se vit dans le petit miroir et se fit alors pitié. Elle qui était l'ex épouse d'un riche homme d'affaires, voilà qu'elle était désormais réduite à vivre dans un petit deux pièces, avec un bébé qu'elle n'avait même pas désiré. Elle se sentait médiocre, très loin du luxe qu'elle aimait tant. Elle regrettait son ancienne vie, celle dans laquelle elle était respectée et enviée par toutes les autres.

Pourquoi était-elle tombée si bas ? Car, en femme dominatrice qu'elle était, elle avait voulu jouer avec le feu. Elle s'était autorisée une nuit, une seule nuit d'amour, loin de son lit conjugal. Mais comme rien n'est parfait dans ce monde, elle n'avait pas profité de ce plaisir charnel avec n'importe qui. Un homme, aussi beau qu'un ange, aussi tendre qu'un agneau, et pourtant, un envoyé du diable qui l'avait rendue miséreuse.

Du moins, c'est comme cela qu'elle définissait le père de son enfant. Il n'avait strictement rien à voir avec l'Enfer, mais elle dénigrait cet être infâme qui l'avait abandonné dès l'aubbe, ne lui laissant que quelques piécettes. Elle n'était pas une fille de joie, et elle se sentait vraiment trahie. C'est pour ça qu'elle n'avait pas caché ce qu'elle avait fait. Elle avait avoué à son mari. Elle connaissait les risques, et elle avait tenté.

Elle avait dû faire un choix, entre son enfant dont elle ne voulait pas et son mari. Mais l'homme d'affaires avait pris la décision à sa place. Elle n'avait rien à faire avec lui, pauvre femme infidèle qu'elle était. Elle n'avait plus le choix, elle ne pouvait pas se payer un avortement. Alors, faute de mieux, elle avait attendu d'accoucher, dans son malheureux appartement, seule. Plus personne ne voulait d'elle.

Pourtant, quand elle vit la petite fille qui était sortie de ses entrailles, elle serra alors doucement les poings. Elle qui avait voulu oublier son passé, elle venait de se faire rattraper par ce-dernier. Elle avait senti les doigts fins terminés par des griffes pointues se refermer autour de son index, et elle avait finalement décidé de changer. Elle avait commencé par chercher un travail, cachant le fait qu'elle était mère.

Elle n'ignorait pas que sa maternité serait un poids, elle savait qu'elle ne serait pas prise. Et elle trouva un emploi dans un super-marché. Elle pourrait s'occuper de sa fille sans aucun souci. Elle se faisait toujours pitié, mais au moins, elle saurait être une bonne mère. Elle fixait son reflet dans la glace, avant qu'on entende un hurlement à en déchirer les tympans. Elle sortit sans hésiter de sa baignoire, enfila une robe de chambre avant de sortir.

Ils étaient là. Ceux qui étaient venus pour elle fusse un temps. Du moins, l'un d'entre eux. Et il avait son énorme main refermée autour du bras de sa fille. Elle serra les poings, fixant avec une lueur de défi les quatre hommes face à elle. Sa fille se débattait, hurlait, pleurait et appelait sans relâche un mot qui avait été le premier qu'elle ait réussit à dire :

MAMAN !

Elle savait qu'elle n'avait aucune chance de la sauver, mais elle devait essayer. Elle n'avait pas le droit d'abandonner sa fille comme sa mère l'avait fait. Elle se saisit d'un couteau à beurre qui traînait là et tenta, en vain, de se battre. Elle se fit mettre à terre après avoir reçue une énorme claque de la part d'un des colosses. Elle battit des paupières, mais il l'avait assommée. Sa dernière vision fut celle de sa gamine de 5 ans qu'ils emmenaient.


2 ans plus tard...


Une gamine était là, dans le coin d'un salon, assise sur un petit coussin. Elle portait une somptueuse robe rose moyennement courte, et des jolies chaussures à talons. Pourtant, elle n'avait pas l'air heureuse. Lorsque les invités entrèrent dans la pièce, elle se saisit d'une cape trop grande pour elle, noire comme la nuit, et s'emmitoufla dedans. Elle avait reçu l'ordre de ne jamais montrer ce qu'elle était, avant d'être enlevée.

Sa mère lui avait toujours appris à masquer sa nature, à se camoufler pour que personne ne sache ce qu'elle était. Elle était dans son coin, comme une bonne enfant sage, et elle ne disait pas un mot. Elle observait les gens, mais personne ne prêtait attention à elle. Elle savait que si elle bougeait ou attisait la curiosité des arrivants, elle serait punie. Et elle connaissait la punition. Le maître lui avait souvent parlé de cette punition.

Il lui avait dit qu'elle irait au cachot, et elle y avait passé ses premières nuits. Elle n'aimait pas ce lieu froid, sombre, humide. C'était un endroit où elle avait peur, et elle savait que si elle était punie, elle serait envoyée ici sans préavis. Elle obéissait alors très bien, se soumettant sans hésiter à ceux qui l'avaient enlevée et qui étaient aujourd'hui devenus ses « compagnons » de vie. Elle ne les aimait pas non plus.

Ils étaient violents avec elle, ils la frappaient si elle parlait trop, et même si elle ne faisait rien, il leur arrivait de la maltraiter. Elle avait bien de la chance que son maître ait tout de même un œil sur elle, car même s'il était méchant, il ne laissait pas les personnes la maltraiter sans raison. Enfin, pas tout le temps, cela dépendait de son humeur. Et de son taux d'alcool dans le sang, aussi. Elle le pensait ivrogne.

Elle grandit donc dans cette maison bourgeoise où personne ne l'aimait, où elle ne devait pas se faire remarquer, où tout était dangereux pour elle. Il vallait ieux pour elle qu'elle ne soit pas dans les parages quand une dispute éclatait, car toutes les fautes étaient mises sur son dos et elle était punie. Dans ces moments-là, elle s'arrangeait pour être occupée à une tâche ménagère loin des cris et de la violence.

Personne n'avait conscience de son malheur, et au fond, même s'ils en avaient conscience, personne ne s'en tracassait. Elle n'était pour eux qu'une pauvre gamine anormale, atteinte d'une maladie rare, et elle était leur soumise. Elle n'avait pas à rechigner, car ils l'obligeaient à se soumettre comme ils l'auraient fait avec un animal. C'est comme ça qu'ils la traitaient, comme une vulgaire bête récupérée dans la rue.

S'ils sortaient, ils l'attachaient au bout d'une chaîne, dans le jardin où personne ne l'entendrait. S'ils mangeaient, elle n'avait le droit qu'aux restes. Et elle mangeait dans une gamelle. Heureusement que, dans cette famille peu appréciable, leur fils était différent. Lui, il aimait bien cette fille qui avait à peu près son âge. Il n'avait pas le droit de lui parler, ni même de la regarder, en présence de ses parents.

Mais dès qu'il le pouvait, il lui mettait de la nourriture de côté, lui achetait un peu de pain, venait bavarder avec elle au beau milieu de la nuit. Elle ne lui répondait pas tout le temps, mais elle le remerciait toujours quand il la nourrissait et elle lui rendait bien la pareille. Quand il se faisait gronder, c'était elle qui, volontairement, se désignait coupable et se faisait envoyer au cachot. Donnant-donnant, elle l'aidait comme lui l'aidait.

5 ans après...


Elle était toujours là, elle vivit avec eux, rien n'avait vaiment changé. Elle était toujours aussi bien traitée, ils ne s'occupaient toujours pas d'elle, et les choses empiraient. En plus d'être frappée et punie, voilà que les hommes se servaient d'elle pour satisfaire leurs besoins. Elle était devenue leur jouet, elle se soumettait à eux, sans jamais se plaindre de ses traitements. Elle perdait peu à peu espoir de s'en sortir.

Seulement, un jour, alors qu'elle était de nouveau punie, quelque chose changea. Elle était dans le cachot, pliée sur elle-même, cherchant tant bien que mal d'ignorer ce malheur qui emplissait son cœur chaque jour un peu plus. Elle entendit le cliquetis familier de la porte qu'on ouvrait et regarda alors celui qui venait la conduire en haut. Ce n'était pas le même. Normalement, c'était le fils de famille qui venait.

Alors pourquoi le domestique était là ? Elle remarqua rapidement qu'il tenait une sorte de fouet, et elle sut ce qui l'attendait. Elle se leva, dans ses vêtements de fille de joie, avant de le suivre. Elle était droite, elle ignorait les regards des gens sur elle. Elle ne se cachait plus, tous étaient au courant. Elle suivit le domestique jusqu'à une pièce qu'elle connaissait pour avoir fait le ménage dedans. La chambre du jeune garçon.

Elle obéit lorsqu'il lui dit d'entrer, et sentit son sang se figer quand il referma la porte à clé derrière elle. Au centre de la pièce, nu comme un ver, son « ami » était là. Elle avait bien remarqué qu'elle était remontée pour satisfaire un homme, mais elle ne s'attendait pas à ça. Ses yeux rouges se posèrent dans ceux du pré-adolescent, mais dans les prunelles de celui-ci, il n'y avait plus que de la haine.

Il avait été puni à cause d'elle, et il allait se venger. Malgré ses supplications, ses cris, sa douleur, sa détresse, il lui passa plusieurs fois dessus, lui faisant volontairement du mal. Lorsqu'enfin il s'arrêta, elle était en pleurs, en position foetale. Il la regardait avec haine, jusqu'à ce qu'il se rende réellement compte de ce qu'il venait de faire à celle qu'il aimait et aidait depuis sept années. Il se détendit alors et se rhabilla.

Elle tremblait comme une feuille, secouée par des crises de larmes. Il la rhabilla, elle se laissait faire. Il s'en voulait, il avait laissé son père le manipuler comme un jouet, et il venait de blesser la personne à qui il tenait. Il s'approcha d'elle, tenta de l'entourer de ses bras, cherchant à la réconforter, mais elle le repoussa. Il comprenait, et il essaya de s'expliquer, de s'excuser, de lui parler :

Exc...
Tais-toi. Je ne veux plus jamais te voir. Plus jamais t'entendre. Ne t'approche plus de moi. Tu es comme eux, tu es un monstre. Je ne t'aime pas.

Dès que ces paroles furent prononcées, un silence de plomb prit place. Il ne savait pas comment réagir, pas quoi faire. Il ouvrit la bouche pour parler, mais un simple « silence. » l'empêcha de rajouter quoi que ce soit. Elle se leva, marcha jusqu'à la porte qui était déverrouillée, car le domestique était passé par là. Elle posa sa main sur la poignée de la porte, se retourna pour prononcer quelques mots :

J'espère que tu es fier de toi. Tu as réussi à briser notre lien.

Puis elle ouvrit la porte et sortit de la pièce, le laissant seul avec ses remords. Elle rejoignit directement le cachot, s'y enferma et n'en bougea pas. Elle s'assit dans son coin, recroquevillée sur elle-même, les mains se touchant les cornes. Elle venait de dire des choses qu'elle ne pensait jamais dire, et pourtant, voilà qu'il lui avait fait du mal. Lorsque l'heure du repas arriva, le fils descendit la chercher.

Elle ne releva pas la tête, reconnaissant ses pas. Sa seule réaction fut de se tourner dos à lui. Lorsqu'il la vit, elle entendit une larme couler. Elle ne décrocha pas un mot, pas un geste. Elle était forte, elle avait une fierté, elle ne s'abaisserait pas à lui pardonner son acte ausis facilement. Il laissa échapper un simple murmure d'excuse, avant qu'elle ne réponde d'un ton sec et distant, comme elle ne l'avait jamais fait :

Remonte. Pars. Dégage.

Il obtempéra. C'était peine perdue, elle ne le pardonnerait pas. Elle se priva de diner ce soir-là, préférant rester seule dans le cachot. Elle l'entendit tout de même venir poser, comme à son habitude, une assiette pleine de victuailles à l'entrée. Elle l'écouta aussi lui souhaiter une bonne nuit, et déverrouiller la porte. Elle était libre de partir, si elle le désirait. Elle le savait, une vie meilleure l'attendrait.

Pourtant, elle resta. Elle ne bougea pas, et le lendemain, quand le maître découvrit la porte déverrouillée, il engueula son fils. Mais c'était sans compter sur elle. Alors qu'il levait la main sur sa progéniture pour lui asséner une violente claque sur la joue, elle s'interposa et ce fut elle qui se prit le coup. Sonnée, elle tomba au sol. Un sourire sur son visage, elle laissa alors échapper quelques mots :

Donnant-donnant, hein ?

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle était de retour dans le cachot. Elle ignorait combien de temps s'était écoulé depuis qu'elle s'était endormie, mais la vision du jeune homme qui venait la monter pour le repas du soir la rassura. Elle avait tout pris, et il n'avait rien. Elle le suivit et les choses reprirent leur cours, comme avant. Elle lui en voulait toujours, mais il l'avait nourrie. Ils n'étaient maintenant plus que des connaissances.

4 ans plus tard...


Qui était cet homme qui venait d'entrer dans le salon ? Elle était dans un coin de la pièce, toujours affublée de sa cape, mais elle avait bien vu que le nouvel arrivant avait les yeux oranges. Pas normal, hein ? Il la regarda intensément, avant de sourire et de se détourner. Elle n'eut plus aucun contact visuel avec lui. Elle restait silencieuse, jusqu'à ce que l'homme qui l'intriguait ne prenne la parole :

Et elle, qui est-ce ?
Oh, c'est une servante. Pourquoi ?
Non, comme ça...


Mais la maître, qui avait répondu, se méfiait de lui. Avant qu'il ne parte, il prit soin de lui recommander de ne pas s'approcher de la jeune fille, prétextant une grave maladie contagieuse. L'inconnu sourit, acquiesca avant de prendre congé. Alors que la demoiselle pensait qu'elle allait encore être punie, parce qu'elle avait attisé la curiosité de quelqu'un, le maître la convia dans son bureau pour lui parler :

Entre, n'ai pas peur... Lili, c'est ça ? Bien, assied-toi. L'homme qui vient de passer est un des plus gros acheteurs de filles comme toi, celles qui aident les hommes. Et tu lui as tapé dans l'oeil. Dès demain, il reviendra, et tu partiras avec lui. Prépare tes... non, rien.

Elle ne se doutait pas de la réalité. Elle ignorait qu'elle se faisait manipuler. Elle se croyait volontaire alors qu'on la forçait. Même elle venait de s'en rendre compte. Non, l'homme n'était pas venu pour elle, mais il l'avait remarquée. Et il avait sûrement parlé de ça à d'autres personnes. Elle n'en savait rien. Elle l'avait vu aller téléphoner, peut-être que c'était pour ça. Pour l'acheter. Elle ne savait pas.

Elle sortit de la pièce, plus étonnée que jamais. Elle gagna la chambre du jeune homme afin de lui annoncer son départ. Il ne cacha pas sa tristesse, mais elle restait droite et ferme. Elle ne pleurait pas, il l'avait blessée, il méritait de souffrir. Elle partit ensuite vers le cachot, avant d'être fermement attrapée par le bras droit. Elle se retourna et ses griffes s'arrêtèrent à quelques millimètres du fils des bourgeois.

Il fut surpris de sa réaction, mais se contenta de lui glisser un médaillon dans la main. En le voyant, elle reconnu alors le signe de leur famille. Lorsqu'elle lui demanda pourquoi, il lui répondit simplement :

Pour que tu ne m'oublie pas.

Avant de partir. Il ne voulait pas s'éterniser. Ce fut alors à elle de passer une nuit agitée, ayant des cauchemars tous plus étranges les uns que les autres. Le lendemain, quand l'homme revint, elle était prête. Un vulgaire sac à la main, sa robe sur elle, elle salua rapidement les membres de la fmille, qui firent mine d'être gentils avec elle. Elle laissa ses griffes faire sauter quelques boutons de chemise, avant de se tourner vers le jeune homme.

Elle posa un doux baiser sur sa bouche, ne lui laissant pas le temps de réagir. Elle se recula, les larmes aux yeux. Elle lui avait donné son premier baiser, et elle en était heureuse. Elle monta alors dans la voiture, ses prunelles rouges plantées dans celles de son ami. Elle souriait, heureuse de s'être débarrassée de toutes ces chaînes qui l'entravaient. Elle se tourna vers son sauveur, avant de poser une question essentielle :

Où allons-nous ?
Mademoiselle, cet homme vous a sûrement dit que j'étais un acheteur de filles de joie. En réalité, je suis venu rendre visite à mon vieil ami, et en vous voyant, je me suis souvenu de quelqu'un qui vous ressemblait. Je ne pourrais pas vous aider, je ne ferais que vous conduire au terminus. Tu t'appelle ?
Lili. Lili... De Vil. Votre vieil ami, vous dites ? Vous parlez du Maître ?
En effet, oui. Je le connais assez bien, mais il est rare que je vienne chez lui. Il préfère que ce soit lui qui vienne.
Et, pardonnez mon indiscrétion, mais vous connaissiez quelqu'un comme moi ?
Oh, connaître, c'est un bien grand mot...
Mais vous avez dit que je vous rappelais quelqu'un ! Qui donc ?
Un genre de... Connaissance. Une femme qui n'était pas humaine. Pas entièrement, du moins.
Qu'était-elle ?
Un mélange entre une humaine et un genre d'ours, ou un truc comme ça. Elle m'a dit qu'elle partait à Nariyu pour "trouver ses semblables". Je n'ai jamais compris.
Mais pourquoi m'aider moi ? Non pas que cela me dérange, mais vous ne me connaissez pas...
Je vous ai vue et, cachée sous votre cape, vous m'avez fait penser à elle. Et j'ai repensé à sa joie d'aller dans un endroit où elle serait "normale" aux yeux des autres.
Vous allez m'emmener dans cet endroit ?
J'ignore où il se trouve. Tout ce qu'elle m'en a dit, c'est que quand elle y serait, elle le sentirait au fond d'elle.
Et...
Mademoiselle, reposez-vous, la journée sera peut-être longue une fois que vous serez descendue. Dormez un peu, vos questions auront des réponses plus tard.


Elle obéissait, comme elle avait toujours fait chez ses "maîtres". Elle s'endormit et ne se réveilla que à l'arrivée. Elle lança un dernier regard à l'homme qui avait pris soin de la déposer en forêt. Pourquoi donc l'avait-il laissée ici ? Elle se savait différente, mais elle avait sa cape et puis... Bon, elle ne se posa pas davantage de questions, de toute façon elle n'avait plus le choix, elle devait descendre et aller à l'aventure seule.

Alors elle descendit de l'énorme voiture noire, remercia une nouvelle fois l'homme avant de se tourner face aux arbres. Bon, elle n'avait absolument aucune idée d'où elle était. Ni où aller. C'était comme une impasse, ou plutôt un labyrinthe. Elle savait qu'elle était en forêt, mais elle ne savait pas où, ni pourquoi. Alors elle marcha, complètement au hasard, sans aucun repère, sans savoir où elle allait.

Lili se laissait guider par son instinct anormal pour éviter les conflits, sachant sans qu'elle ne devine l'origine où ils se trouvaient. Elle ne savait pas combien de temps elle errait sans but quand elle se retrouva face à une lourde grille imposante. En haut, une inscription : Magical Academy. Elle poussa le portail en haussant les sourcils.

Autant commencer quelque part...

Voici sa pensée à ce moment. Une force inconnue l'attirait à l'intérieur. Elle devait aller voir. Elle entra donc dans la Magical Academy.
 



 

 
Quelques Infos

 Âge 16 ans
 Sexe Fille
 Orientation Hétéro
 Groupe Créatures
 Pouvoir Divination
 Alignement Neutre
 Familier Aucun

 

 
Description de ton Pouvoir

 Lili est un être possédant un don d'une forte puissance. Elle peut voir le futur proche, un peu comme si elle lisait dans une boule de cristal. Il lui apparaît sous forme d'images, ou de suite d'images, ou de genre de vidéos. Cela lui permet, dans une temporalité d'environ 6 heures, de prévoir ce qui pourrait se passer en fonction de ses propres choix ou des choix des autres.

Cependant, même si ce don a l'air cool, il n'est pas vraiment un cadeau de la nature. Certes, il y a un certain nombre de points positifs, notamment le fait de savoir à l'avance ce qui peut se passer, et donc éviter de faire de mauvais choix. Mais ce n'est pas vraiment un don qui n'a que des bons côtés, contrairement aux idées reçues.

Premièrement, son don agit sur son cerveau. C'est à dire qu'il s'agit d'images mentales qu'elle reçoit. Elle ignore d'ailleurs d'où, et de qui elle tient ça. Peut-être est-ce une déficience de son cerveau, dans tous les cas, elle n'est pas vraiment heureuse que cela agisse sur son système cérébral, bien au contraire.

En effet, puisque cela agit sur son cerveau, il y a des répercussions. Et c'est justement ce qui l'empêche d'aimer ce don. Elle peut se retrouver avec une migraine dont la douleur varie en fonction de la durée de la vision, ainsi que son état physique (le temps écoulé depuis sa nuit, depuis son dernier repas, etc...)

Ensuite, elles sont tout le temps en mouvement. Les actions de tous peuvent influer sur ses visions, et dans ce cas elles changent. Lili n'est donc jamais sûre de quoi que ce soit, puisqu'un pas fait de travers peut changer tout le reste de sa journée. Ce qui lui cause parfois quelques surprises, pas forcément bonnes.

De plus, comme si cela ne suffisait pas, elle n'a pas totalement le contrôle de ses visions. Elle peut les déclencher en se concentrant, mais il peut aussi arriver qu'elles se déclenchent toutes seules, et Lili a du mal à les arrêter, parfois. Tout dépend de sa forme physique, en réalité. Si elle est reposée, tout ira bien. Dans le cas contraire, elle ne contrôle pas.

Ses visions n'ont aucune durée précise. Cela peut se contenter d'un flash, d'une image, ou alors d'une minute entière où elle verra le futur proche. Bien entendu, elle peut les réduire à l'essentiel, mais elle n'aura alors pas tous les détails qui peuvent faire la différence.
 


 
Et derrière l'écran ?

 Pseudo Maëva
 Âge 17 ans
 Disponibilité H24
 Un petit mot ? Bouh !

 
© Halloween × CICI

 


Dernière édition par Lili De Vil le Sam 28 Jan - 1:03, édité 6 fois
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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Comme son nom l'indique, elle est proche du diable.   Ven 27 Jan - 21:22

Poupidou ~

Donc donc, en ce qui concerne ta fiche, deux détails me turlupinent

Tout d'abord, en ce qui concerne ton pouvoir, je n'ai pas assez d'indications et de détails qui me permettent de le comprendre, j'hésite encore pour savoir si il est acceptable ou non, je te demande donc d'expliciter un peu cela en attendant: origine, la portée temporelle de ton pouvoir (jusqu'à quand s'étendent tes visions), le nombre d'utilisations, la durée, etc

Puis, la fin et ton arrivée à l'Académie ne correspondent pas non plus à nos critères. Que Lili soit une prostituée malgré elle et qu'elle se fasse passer dessus par la moitié du village (désolée, je suis un peu crue), ça n'est pas notre problème, en aucun cas la MA enverra des agents (qui sont-ils et d'où viennent-ils d'ailleurs ?) pour te récupérer. Il va donc falloir trouver autre chose

J'espère avoir été compréhensible et te souhaite bon courage pour la suite

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MessageSujet: Re: Comme son nom l'indique, elle est proche du diable.   Ven 27 Jan - 22:10

Voilà, modifications apportées, j'espère que la fin est correcte scratch
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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Comme son nom l'indique, elle est proche du diable.   Sam 28 Jan - 1:08

Après maints marchandages, j'accepte enfin, dans mon infinie bonté, de te valider :p

Je te dis donc re-re-re-bienvenue parmi nous

Amuse toi bien avec ce nouveau compte =)

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Comme son nom l'indique, elle est proche du diable.

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