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 Aiden Void

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Aiden Void
MessageSujet: Aiden Void   Lun 14 Nov - 18:50







× Aiden Void ×


× Physique / Mental


Ces aspects seront évoqués au fil de l'histoire. Ils seront identifiés par cette couleur.
En outre, les éléments concernant la description du pouvoir s'y démarqueront par cette couleur.



× Histoire


PARTIE I


Vous êtes vous déjà demandé si un bruit pouvait exister s'il n'y avait personne pour l'entendre ? Il existe une réponse scientifique à cette question, mais le philosophe aguerri y verra l'opportunité de mettre à rude épreuve ses capacités à torturer son esprit...


- Journal vidéo, source confidentielle, jour 1 -

Faisant face à la camera, un homme d'âge mûr en blouse blanche s'annonce sur fond d'une pièce assez grande et lumineuse. On distingue en arrière plan une panoplie de matériels dont on devine un usage scientifique, chacun doté de plus de voyants incompréhensibles que le précédent. Dans le fond, deux de ses compères aux larges épaules escortent un homme torse-nu dont le consentement reste à établir.

- "Nous avons enfin eu le feu vert de l'administration pour reprendre les essais, mais à condition de tenir un journal faisant état de l'évolution de l'expérimentation... quelle connerie... j'ai pas fait 10 ans d'étude pour faire un reality show... enfin bref.
Ce sujet était un peu réticent, nous avons du lui administrer un troisième sédatif, mais nous pouvons à présent commencer."

L'homme disparaît hors champs, suivi de ses collègues toujours lestés dudit sujet dont on ne discerne pas le visage. On distingue sur son pectoral gauche un tatouage grossier, visiblement récent si on en juge par le contour ensanglanté. On peut y lire : "#174".

L'image se fige.
La camera s'éteint.



Placez-vous devant un miroir, vous y verrez votre reflet. Maintenant, fermez les yeux. Qu'est-ce qui vous dit que votre reflet existe toujours...?


- Journal vidéo, source confidentielle, jour 5 -

L'homme met la caméra en marche alors qu'il se passe fastidieusement une main sur le visage. On ne distingue que brièvement ses traits marqués par la fatigue.

- "Voilà trois jours que je ne dors pas à cause des hurlements de cet abruti... les sédatifs ne font plus effet. De toute façon, avec la dose de radiation qu'il se prend, ça m'étonnerait que ça dure encore longtemps..."

L'image se fige.
La camera s'éteint.



Fait intéressant : avant un certain stade du développement de l'enfant, il ne lui est pas encore concevable qu'un objet (ou une personne) qui sort de son champs de vision continue d'exister.


- Journal vidéo, source confidentielle, jour 16 -

L'homme apparaît à l'écran. D'abord soucieux, il voit peu à peu son visage s'éclairer à mesure qu'il parle, finissant par se rider d'un sourire acerbe, le regard malfaisant.
"Il est toujours en vie, surprenant... Nous avons ajusté le traitement et placé le sujet en chambre d'incubation quantique pour la dernière phase. Nous n'avons jamais été aussi loin, il me tarde d'observer le résultat !"

L'image se fige.
La camera s'éteint.



Connaissez-vous l'expérience du chat de Schrödinger ? En résumé grossier pour les non-initiés, cette expérience fait état du postulat suivant : tant qu'on ne constate pas de l'état de vie ou de mort d'un être, il est à la fois mort ET vivant.


- Journal vidéo, source confidentielle, jour 19 -

La camera est mise en route dans un crépitement inattendu, l'image saute et saccade sur un gros plan de l’œil révulsé du scientifique en proie à une terreur sans nom. Il s'écarte de l'objectif, la respiration haletante à la limite du sanglot. Derrière lui, la pièce - habituellement éclairée de mille néons - peine à ne pas sombrer dans l'obscurité.

- "Nous avons fait une terrible erreur... jamais nous n'aurions dû... non... non non non... il approche..."

L'espace d'une seconde, toute lumière meurt, l'image saute mais l'enregistrement continue.

- "Il est là..."

Une vague silhouette grésillante se dresse à présent sous la dernière ampoule dont l'éclairage vacille dans un cliquetis électrique.

Le regard affolé de l'homme en blouse se pose sur le nouvel occupant de la pièce alors que l'éclairage renaît faiblement. A vrai dire, il le ressent plus qu'il ne le voit. Son cœur se crispe alors que les ombres s'emparent à nouveau de la pièce le temps d'un battement de cils.

La fraction de seconde suivante, l'indescriptible silhouette se dresse face à lui, le surplombant dans un sinistre contre-jour dissimulant son visage alors que l'image convulse.


- "Il a bougé..." bredouille-t-il alors qu'il s'adonne sans le savoir à l'ultime analyse de sa misérable existence...

Bercée par un spasme d'agonie, l'image se fige.
Les os craquent.
La camera s'éteint.




PARTIE II - 1


D'une démarche assurée, un homme de la soixantaine aux tempes largement grisonnantes fait quelques pas sur l'estrade d'un amphithéâtre bondé. Dans son dos, un écran de projection est déroulé, la dernière image des vidéos tout juste visionnées demeurant figée sur celui-ci. Le torse bombé arborant d'étincelantes médailles militaires, l'homme à la carrure imposante fait face à une assemblée d'hommes et de femmes aux mines sérieuses, presque tous prenant des notes. Si tous ne sont pas athlétiques, ils ont tous l'air d'être des vétérans dans leur domaine.
Le ton grave, l'homme s'exprime devant son auditoire.


- "Tout d'abord messieurs dames, merci de vous êtres portés volontaires pour cette mission. Comme vous le savez, le sujet matricule 174, qui se fait également appeler Aiden Void, s'est échappé de nos locaux il y a maintenant cinquante-et-un ans et sept mois. A ce jour, tous nos efforts pour l'arrêter se sont soldées par des échecs, et soit dit en passant, par la mort ou le traumatisme (physique comme psychologique) de nos unités.

Sachez néanmoins qu'à mesure que nous échouons, nos informations à son sujet se précisent. Nous remercions bien entendu nos prédécesseurs d'avoir véhiculé les informations au fil des années, ce que nous ferrons également pour les générations futures, le cas échéant..."

L'instructeur toise un instant l'assemblée d'hommes et de femmes assis, retranscrivant studieusement ses paroles.

- "Suite aux expérimentations mentionnées par le professeur Olsen dans ses journaux, cet individu a été, en quelques sortes, "déphasé" de la réalité que nous connaissons. Il est devenu... autre chose... une entité non qualifiable à ce jour, qui n'obéit pas aux mêmes règles que nous. Il ne vit pas à proprement parler, il... existe. Par extension, il ne vieillit pas, du moins il n'évolue pas sur le même plan de réalité que nous.
Pour ces raisons, et bien d'autres, il va sans dire que sa capture est primordiale, nous avons besoin de lui en vie à des fins... expérimentales. Même si nous ne savons pas encore s'il est mortel, l'usage d'arme létale est à éviter autant que possible.

Sur ce, commençons par nous attarder sur la dernière affirmation du Professeur Olsen : "Il a bougé"

Mettons les choses au clair tout de suite :
Non, cette... entité, cette chose - peu importe comment vous l'appelez - n'a pas bougé. Il était là-bas, maintenant il est là... il n'est pas question de mouvement. Cette chose a simplement... changé de place. La réalité elle même s'est arrangée pour ne pas entraver la volonté de cette anomalie. Sa volonté d'exister à cet endroit précis plutôt qu'à un autre.

Dans les fait, on peut dire qu'il se téléporte. Nous ne connaissons pas son champs d'action exact, mais nous supposons qu'il est de l'ordre du kilomètre.
D'un point de vue théorique, il peut donc se matérialiser où bon lui semble, mais à une condition, et pas des moindres : Il ne pourra jamais apparaître ou disparaître sous vos yeux.

Car s'il outrepasse toute logique fondamentale établie par les lois physiques (et quantiques, semblerait-il), l'esprit humain semble... maintenir la réalité en place. Ce qui l'empêche de mettre son pouvoir à l'oeuvre.

Donc concrètement : dès lors que quiconque doué de raison l'a en vue, il n'aura que ses jambes pour vous fausser compagnie. Mais si vous le perdez de vue, considérez qu'il est partout... d'ailleurs dans un sens, il l'est...

Et même s'il préférera la fuite à l'affrontement lorsqu'il est assailli, croyez moi quand je vous dis que si vous le laissez filer après lui avoir nui, longez les murs et ne clignez pas des yeux..."

L'homme, comme prit d'un léger malaise à l'évocation d'un souvenir pesant, sort un mouchoir de sa poche et s'éponge machinalement le front en s'éclaircissant la gorge avant de reprendre.

- "Point suivant : comme je l'ai évoqué, il ne pourra pas apparaître ou disparaître là ou quiconque peut le voir, mais n'estimez pas être en sécurité si vous le voyez. Même s'il ne pourra pas se volatiliser, des témoignages font état de phénomènes... singuliers, quand à sa façon d'agir, de bouger... Certains croient y voir une rapidité surnaturelle, de l'ordre de l'instantanéité...

Encore une fois, plutôt que de réellement bouger, il semble... tordre la réalité pour l'accompagner dans ses mouvements. Nous pourrions vulgariser en parlant de "téléportations partielles".
Même si ça lui confère un avantage physique, ça ne le rend pas invulnérable, loin de là.


Autrement, l'histoire nous a permis d'en établir un profil psychologique plus ou moins précis.
Ainsi donc, il a été rapporté par des récents témoignages qu'il s'était attendri au fil des décennies. Ces années de traque incessante en ont fait une personne très méfiante et peu scrupuleuse à ôter la vie, mais il ne semble en tirer aucun plaisir. Comme je l'ai mentionné, il peut faire preuve d'une extrême violence, mais pas de cruauté. Certains attestent même qu'il s'est montré serviable... Je vous déconseille néanmoins de vous en remettre à sa bienveillance. S'il vous soupçonne d'avoir de mauvaises intentions à son égard, il sera impitoyable.
En outre, de part sa vulnérabilité dans les lieux trop éclairés ou fréquentés, il est dépeint comme quelqu'un d'agoraphobe. Inutile, donc, de chercher au milieu des foules en plein jour, à moins bien sur de l'y avoir acculé, ce qui est la meilleure méthode pour le coincer.


Il a récemment été aperçu aux alentours de la ville de Nariyu. Il semble y avoir trouvé refuge mais on ignore encore pourquoi. Jusqu'à présent, il n'a jamais été du genre sédentaire, et il m'étonnerait qu'il s'y soit installé. Un point d'intérêt qui nous est encore inconnu doit le pousser à rôder dans les parages... Quoi qu'il en soit, des patrouilles s'apprêtent à y être déployées, et vous les rejoindrez bientôt pour poursuivre les recherches.

Sur ce, je vous laisse découvrir le visage de notre homme, profitez-en si vous avez des questions, des commentaires..."

L'orateur attrape une télécommande dont il presse un bouton, la lumière se tamisant pour laisser s'afficher une série de diapositives. Sur ces images, on voit un jeune homme à l'apparence humaine sous différents angles, prises à son insu pour la plupart.

Sur les plans les plus larges, on voit un colosse entièrement vêtu de noir. Il n'est pas très large d'épaules, mais il surplombe la foule de son bon mètre quatre-vingt-dix. On devine sous ses amples vêtements un corps d'une extrême robustesse que les années ont forgé et dont une aura de malfaisance émane abondamment. Quand une capuche ne recouvre pas sa tête, une sombre chevelure la couronne.
Sur les plans plus serrés, on le voit d'un œil différent. Sur fond d'une peau assez pâle lézardée de mystérieux stigmates - vestige présumé des expériences qu'il a enduré - ses traits fins et tranchants suscitent un hybride sentiment entre angoisse et fascination. Le charme lugubre qu'il dégage est sublimé par un regard embrasé qui semble absorber l'âme de quiconque prend le risque de le croiser. Sur aucune des photos on ne le voit sourire.
Si son âge réel n'est pas déterminé, il a l'apparence d'un jeune homme que l'on juge d'une vingtaine d'année, peut-être plus.


Tandis que les images défilent tranquillement, chacune entrecoupée d'un bref fondu au noir plongeant succinctement la salle dans l'obscurité, un homme se manifeste d'une voix à la fois puissante et sibylline.


- "Voilà qui était fort instructif..."

Des regards se tournent vers le fond de la salle d'où proviennent ces paroles tandis que les images continuent à parader.

- "Permettez moi néanmoins..."

L'individu fait une pause, un silence pesant s'installe tandis qu'il émerge de l'ombre pour dévoiler son visage. Si les occupants de la salle ne réagissent pas immédiatement, le visage du présentateur, lui, devient subitement livide.

- "...de compléter votre exposé."

Ce dernier mot s'éteint en même temps que la projection à l'écran. Un bref instant d'obscurité dévorante capture la pièce l'espace d'une pulsation cardiaque, le silence faisant place à un sanglot étouffé.

Les attentions convergent alors vers l'officier sur son estrade. Ils se tient fébrilement debout, son visage bourru compressé par la main titanesque du nouvel occupant de la scène. Son regard larmoyant s'égare dans l'abîme des pupilles de l'entité surréelle qui lui fait face. Et avant que le moindre son intelligible ne puisse échapper de ses lèvres éprouvées par la pression, sa mâchoire se contorsionne dans un craquement morbide, un rictus de détresse se mêlant à la douleur.

Un hurlement sourd retentit.

Sans lâcher sa victime que l'amalgame de frayeur et de souffrance pétrifie, l'entité pseudo-humaine tourne la tête dans un grincement organique, le contour de son corps paraissant crépiter aux yeux médusés de l'assemblée qu'il fixe à présent de son regard effervescent.


- "Ignares que vous êtes..." s'adresse-t-il patiemment à son otage qui peine à rester conscient. Alors qu'il avise le public d'un regard empreint du tréfonds des enfers, le timbre de sa voix mue en un écho délétère parcourant les entrailles de la foule pétrifiée.

- "Vous n'avez aucune idée... de ce que vous avez créé... votre réalité n'est qu'un jouet pour moi. VOUS êtes tous mes jouets."

A cet instant propice, la diapositive suivante s'enclenche, faisant place nette à une ultime fraction de seconde d'obscurité tandis que sa voix se meurt en un avertissement funeste.

- "Ne vous approchez pas de Nariyu..."

Ces derniers mots semblent vibrer dans l'esprit meurtri de l'audience qui redécouvre la pièce, inondée d'une lumière timide.
Sur le promontoire, un homme gémissant est écroulé au sol, le visage déformé par la douleur.
Il est seul.



PARTIE II - 2


Quelques minutes plus tard, à des centaines de kilomètres de là, Nariyu comptait soudainement une personne supplémentaire. Au dernier étage d'un bâtiment résidentiel excentré, à l'intérieur de son appartement, Aiden était adossé à la porte d'entrée qu'il n'avait jusqu'à présent jamais franchi de façon conventionnelle. Voilà plusieurs mois qu'il s'était installé ici, dans cette ville toute singulière, à proximité d'une académie d'autant plus singulière dans laquelle il était vraisemblablement le bienvenu.

Voilà des années qu'il arpentait les terres du monde sans jamais s'attarder au même endroit, n'ayant que rarement plus d'une courte longueur d'avance sur ses chasseurs. Mais cette fois, ses errances au gré des éléments l'avaient mené jusqu'à la formidable enceinte de cette académie, en laquelle il espérait déceler un asile. Hélas, les années de traque, de lutte et de trahison avaient consumé sa foi en l'humanité, et sa première visite à l'intérieur de ces murs fut pour lui un défi mettant à rude épreuve sa capacité à supporter autrui. Aussi avait-il préféré s'exiler dans cette ville voisine dans laquelle il résidait depuis quelques temps, dans l'attente de l'instant propice à une nouvelle incursion dans cette académie...

"Pourquoi ai-je pu y entrer ? Qui sont ces gens ? Est-ce que j'y serais en sécurité ? Est-ce qu'ils y seraient en sécurité si j'y étais...?"

Autant de questions qui se bousculaient dans l'esprit tourmenté du jeune Esper dont la confiance s'était érodé au fil des années à écumer le monde, traqué par ses créateurs...
Aiden espérait que sa mise en garde auprès de ces derniers allait avoir l'effet escompté. Il n'en avait pas envie... mais il n'hésiterait pas à mettre cette promesse sanglante à exécution s'ils venaient à s'approcher dans ce sanctuaire potentiel qu'était la Magical Academy.




Quelques Infos

Âge Indéfini. 20-25 ans d'apparence
Sexe Masculin
Orientation Hétérosexuelle
Groupe Esper
Pouvoir Altération de la réalité
Alignement Relativement mauvais, amené à évoluer
Familier Sans


Description de ton Pouvoir

Aiden déforme l'impact de la réalité sur son corps.
Peut se formuler grossièrement par une capacité de téléportation. Plus de détails dans la deuxième partie de l'histoire (en mauve) ~


Et derrière l'écran ?

Pseudo Léo
Âge 25 ans
Disponibilité Soir et week-end
Un petit mot ? Non

© Halloween × CICI

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