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 À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]

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Shiruku Haru
MessageSujet: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Sam 29 Oct - 4:40

J'ouvrais doucement les yeux.
Petit à petit, je m'extirpais du royaume des songes dans un long grognement de bien-être et de satisfaction tandis que mes yeux se réhabituaient à leur rythme aux rayons chaleureux et bienveillants de l'astre solaire. À en juger par la douceur de l'air et l'inclinaison des ombres sur le sol, il devait être dans les alentours de 16h lorsque je m'éveillais enfin d'une longue sieste digestive sous l'ombre accueillante d'un des nombreux arbres qui poussaient dans l'immense parc de l'Académie. Installée entre deux racines, je m'étais constitué un véritable matelas d'herbes et de feuilles mortes entrelacées dans des fils de soie et il ne m'avait fallu guère de temps pour que le sommeil me tombe dessus, confortablement emmitouflée dans ce cocon provisoire.

Comme un papillon qui venait de renaître de sa chrysalide, j'étirais lentement bras et jambes dans un bâillement peu convaincant... de toute évidence, je serais bien restée dormir encore un petit peu...
Perturbée dans mon rêve par le gazouillis incessant de quelques mésanges et autres moineaux, je n'avais eu d'autre choix que d'écourter mon repos... plus ou moins mérité... À présent sur mes deux guibolles, je prenais une profonde inspiration comme si cela allait m'aider à redescendre du petit nuage de confort que j'avais beaucoup de mal à quitter. Enfin, réveillée pour réveillée, il fallait à présent que je m'occupe pour le restant de la journée qu'il me restait avant de... retourner dormir...
Oui je sais, la vie est dure, très dure.

Cela faisait plus d'un an déjà, depuis mon arrivée à la Magical Academy, que je menais ce petit train de vie routinier et paisible, malgré tout parfois mis à mal par quelques mésaventures, et je dois avouer que je m'en accommodais très bien. Après des décennies d’errance et de clandestinité, le confort qu'offrait l'enceinte de cette école extraordinaire était plus qu'appréciable et je n'envisageais aucunement un retour aux sources, j'avais bien l'intention de finir tranquillement mes jours au calme et seul ce havre de paix me le permettait... Tiens... d'ailleurs... combien de temps me restait-il ? Voilà plus de 200 ans que je traînais ma carcasse sur ce vaste monde et jamais je ne m'étais inquiétée à ce sujet. Jamais je n'avais croisé d'être semblable avec qui je puisse converser sur le sujet et n'ayant pas non plus connu ma mère biologique, j'ignorais tout de la race que je représentais, hormis les quelques talents que j'avais à ma disposition...

Dans un hochement de tête énergique, je me débarrassais rapidement de toutes ces pensées moroses, j'avais autre chose à faire que de me lamenter sur mon sort ! Oui... autre chose à faire... autre chose... mais quoi ? Je balayais du regard le paysage qui s'offrait à moi dans l'espoir d'y trouver l'inspiration lorsque mon attention fut retenue par l'un de mes fils de soie qui, tendu entre deux petites branche, émettait de petites vibrations à peine audibles lorsque la caresse du vent venait à l'effleurer. L'information ne fit qu'un tour dans ma tête... j'allais jouer du biwa ! Mon vieil instrument qui toujours m'accompagnait ! Cela faisait des jours que je ne m'étais pas exercée à cet art ancestral de la musique et je ne connaissais rien de mieux pour me changer les idées que de me dégourdir les doigts sur cet instrument qui était si cher à mes yeux.

Je ne l'avais pas emportée avec moi aujourd'hui mais heureusement, il n'était jamais bien loin. Fendant l'air d'un sifflement strident, je n'eus que quelques instants à attendre avant qu'une araignée d'une taille tout à fait hors du commun ne fasse son apparition, bondissant hors de l'épais feuillage d'un buisson voisin. Plus grosse qu'un chat, la bête était recouvert d'un court duvet noirâtre qui courait tout le long de son armature chitineuse jusqu'à l’extrémité de ses pattes et jusqu'à l'avant de sa tête sur laquelle trônaient huit petits yeux sombres luisants d'une lueur d'intelligence presque étonnante. Je m'agenouillais en face d'elle et lui flattais le dos d'une main aimante « Alors ma vieille amie, prête pour un petit duo ? ». À ces mots, la créature battit des mandibules comme pour signifier son accord et, en quelques secondes, voilà que l'araignée laissait place à l'instrument traditionnel auquel on pourrait s'attendre. De robe sombre, à l'image de ma compagnonne, le « bois » était parcouru de gravures représentant toiles et autres motifs du genre et quatre cordes de soies tressées étaient tendues le long d'un manche relativement court.
Afin d'être plus à mon aise, je m'asseyais sur l'herbe verte et délicate du jardin et je retroussais les manches longues et amples de mon kimono pour éviter qu'elles ne me gênent durant l'exercice de mon art. Confortablement installée sur mon séant, je prenais contre mon épaule l'instrument et m'engageais enfin à faire naître la musique. Les notes graciles et douces s'échappaient du cordage délicat au fur et à mesure que mes doigts dansaient le long de celui-ci au grès de la mélodie. C'est un air ancien, chargé d'histoire et de souvenirs, qui s’évaporait vers les cieux réveillant en moi, comme à chaque fois, une multitude de sentiments et de sensations qui fourmillaient dans tout mon corps. Même les oiseaux s'étaient tu pour ne laisser place qu'au rythme paisible et envoûtant qui envahissait l'atmosphère.

Lorsque j'eus enfin terminé, après une poignée de minutes qui me parurent une éternité, je fermais les yeux et expirais longuement tout air de mes poumons, totalement apaisée. Reprenant peu à peu mon souffle, je déposais au sol le biwa qui eut aussi tôt fait de se retransformer et, m'adossant à l'arbre derrière moi je gloussais silencieusement avant de hausser le ton « Tu peux te montrer, je sais que tu es là » m'adressant ainsi à la présence discrète qui me tenait compagnie depuis que j'avais commencé à jouer. Ne voulant m'interrompre et me sachant en sécurité dans l'enceinte de l'Académie, j'avais jugé bon de laisser la personne, ou quoi que ce soit d'autre, présente profiter un peu de ce que je considérais comme un de mes rares talents, trop contente d'avoir un public mais également trop fière pour le montrer « Allez viens, je ne vais pas te manger ».

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Shouchin Iki
MessageSujet: Re: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Mar 8 Nov - 11:05

Même si ce n'était pas la meilleure décision qu'elle pouvait prendre, Iki n'avait pas hésité une seule seconde avant de quitter sa classe de rattrapage en Japonais dès que le professeur avait annoncé que la dernière période allait être consacrée à l'étude personnelle et donc optionnelle. N'étant pas particulièrement studieuse de nature en plus de ne pas être une native du pays, la jeune femme elle-même sa connaissance du langage de ses ancêtres insuffisant, mais impossible d'étudier avec une migraine, alors pourquoi tenter ? En plus, ce n'était pas comme si elle devait l'état de sa tête au fait qu'elle avait consommée trop d'alcool ou parce qu'elle avait passé la nuit avec sa colocataire ou devant son écran d'ordinateur ! À son avis, supportée par l'heure où les maux avaient débuté, elle devait plutôt son état à l'entraînement avancé qu'on avait ajouté à son curriculum quelques temps après son arrivée à l'académie quand elle avait mentionné son désir de rejoindre les rangs des traqueurs.

Iki ne pouvait nier les résultats, son odorat déjà très développé était maintenant encore plus aiguisé que celui d'un limier même sans transformation, mais l'entraînement était très rude, la faisant parfois douter de ses capacités. Les débuts avaient pourtant été si facile, consistant à lui faire simplement sentir divers objets à l'odeur pendant qu'elle avait les yeux bandés, puis la difficulté avait graduellement augmentée avec l'ajout de divers stimulus de plus en plus distrayant alors qu'elle devait être de plus en plus précise en identifiant ce qu'on lui faisait sentir. Aujourd'hui, elle avait été forcée à dénicher le t-shirt d'un élève en particulier au milieu d'une pile de vêtement après avoir sentit sa copie d'examen, en plus d'autres exercices du même acabit. Cependant, elle trouvait la période suivant immédiatement l'entraînement encore plus éprouvante car elle avait encore des difficultés à contrôler la sensibilité de son nez qui menaçait constamment de l'engloutir dans la multitude d'odeur formant le monde.

Ayant ainsi justifié son départ intempestif, Iki avait décidé de profiter un peu de l'énorme parc bordant l'académie alors que les étudiants s'y faisaient encore rare, étant encore en classe pour la plupart d'entre eux. Sa basse dans son étui accroché à l'épaule droite et un sukajan bleu-marin et blanc au-dessus de son uniforme, la jeune femme errait sans but, les mains dans les poches du blouson et la tête dans les nuages. Bien que les odeurs de la nature étaient bien plus nombreuses et variées que celles trouvées à l'intérieur de l'académie, le fait qu'elles voyageaient à l'air libre évitait le cocktail chaotique que la cynanthrope devait supporter en intérieur quand elle perdait contrôle de son nez.

Un mouvement soudain au coin de sa vision attira alors l'attention d'Iki alors qu'elle approchait la section plus boisée des terres de l'académie. N'ayant pas eu le temps de voir plus qu'une silhouette noire et velue se glisser entre deux buissons, elle décida de succomber à la curiosité en humant l'air pour tenter d'identifier la créature qui s'enfuyait vers les profondeurs du bois. À sa grande surprise, c'est une odeur inconnue, mais étrangement familière, qui envahie ses narines, lui évoquant la soie et un grenier. Son intérêt pour cette piste singulière l'emportant sur sa prudence et sa flemme, la jeune hybride décida de se lancer à la poursuite de la créature, se concentrant comme on lui avait appris sur cette odeur pour ne pas la perdre au milieu des fragrances boisées. Pour ne pas faire peur à l'objet de sa poursuite, la canadienne se remémora le temps passé avec son grand-père à chasser l'orignal dans les bois, effaçant autant que possible sa présence pour s'avancer silencieusement entre les arbres.

Après quelques instants, une musique presque mystique s'éleva à travers les bois, coupant les sons omniprésent de la forêt par sa simple présence, emplissant la tête d'Iki de sa mélodie. Immédiatement, une sensation de bien-être enveloppa la jeune femme, lui faisant presque oublier sa curiosité face à la mystérieuse odeur alors qu'un fervent désir à découvrir la source de la musique enchanteresse s'emparait d'elle. Heureusement, son nez et ses oreilles s'accordaient pour lui signaler qu'elle trouverait réponse à ses deux questions à quelques pas à peine où le bosquet s'ouvrait en une sorte de clairière. Sans hésitation, mais lentement pour ne pas créer de bruit dérangeant le mystérieux musicien, elle se dirigea avec détermination vers la source.

L'accumulation soudaine des toiles d'araignées tout autour des arbres ne passa pas inaperçu aux yeux d'Iki, mais elle était bien trop obnubilée par la mélodie pour s'en soucier outre mesure, venant se glisser derrière un arbre avant de jeter un œil à l'intérieur de la clairière. L'air sembla alors se bloquer dans les poumons de l'hybride alors qu'elle s'empêchait de respirer, ne voulant pas troubler la beauté de la scène devant ses yeux. Au milieu de la clairière, la plus belle femme qu'elle n'avait jamais vu jouait paisiblement d'un vieil instrument traditionnellement japonais, un biwa, tout en étant vêtu de vêtement ancestral, lui donnant l'impression d'être tout droit sortie d'un conte ancien. Encore plus que la musique, c'était la femme qui la captivait, rendant rouge ses joues et faisant battre son cœur à toute vitesse, lui donnant envie de s'offrir corps et âme ici et maintenant.

La musique s'arrêta alors, laissant Iki sans voix et immobile derrière son arbre alors qu'elle tentait de se remettre de ses émotions. Maintenant que le silence se faisait tout autour de la clairière, elle avait l'impression de se réveiller d'un rêve agréable et vaguement érotique, la laissant presque pantoise et confuse. Un soupire de surprise s'échappa alors de ses lèvres quand le biwa se transforma en grosse araignée à l'odeur que traquait l'étudiante quelques instants plus tôt. Paradoxalement, l'étrangeté de la scène acheva de la ramener à la réalité alors même que l'inconnue l'invitait à s'approcher.

Iki se secoua la tête en clignant des yeux quelques fois pour chasser les derniers volutes de transe de son esprit puis contourna l'arbre pour s'avancer à l'intérieur même de la clairière. Maintenant qu'elle avait l'esprit plus clair, la musicienne ne lui semblait plus aussi enivrante, restant une femme à la beauté éthérée, mais loin de la déesse qu'elle avait cru voir un peu plus tôt. De plus, ses yeux bleus ne pouvait s’empêcher de parcourir les toiles de soie qui entouraient les lieux et l'odeur très particulière de la femme...

« Yo ! » salua joyeusement Iki. Il était clair qu'elle n'avait pas à faire à une étudiante normale ou complètement humaine, mais vu le but de l'académie, ça n'avait rien d'étonnant. « Désolée, je ne voulais pas te déranger ou t'espionner, mais tu joue trop bien ! Enfin, c'est la première fois que j'entends quelqu'un jouer de l'araignée, donc j'ai pas réellement moyen de comparer directement, mais c'était cool quand même ! tu es étudiante ici, je ne t'ai jamais vu avant ? »
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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Sam 19 Nov - 14:06

En cette belle après-midi, c'était bien un sentiment de bien-être et de sérénité qui parcourait mon corps. Voilà quelques jours je me prélassais dans les immenses zones boisées autour du château, seule, papillonnant au gré de mes envies, laissant le vent me porter où bon lui semblait. Me réveillant tout juste d'une sieste, l'esprit encore embrumé, je profitais pleinement du calme envoûtant qui planait sur l'épaisse forêt que je considérais un peu comme mon petit domaine à moi.
Rares sont les jeunes gens qui osaient l'aventure aussi profondément dans les sous-bois, et les rares téméraires et autres créature peuplant la zone n'étaient pas réellement une gêne et me faisaient même parfois un peu compagnie, lorsque mon humeur était favorable. Enfin ces cas se faisaient de plus en plus rares. En effet, peu à peu, je « redécorais » les lieux à ma manière... suivie par toute une colonie d'araignées, j'avais rapidement fait mien les alentours de l'énorme gardien sylvestre sous lequel je m'endormais d'habitude, couvrant les environs de toiles et de fils de toutes tailles... Ce qui avait la plupart du temps pour effet de rebouter les moins courageux.

Et pourtant, aujourd'hui, un explorateur téméraire était parvenu jusqu'à mon antre... Enfin... Plutôt « une » exploratrice. En effet, m'éveillant donc lentement hors du royaume des songes, je cherchais une activité propice à un réveil en douceur et capable de me tenir en éveil les quelques heures restantes avant la tombée de la nuit. C'est ainsi que, inspirée d'un des hasards de la nature, je me décidais à jouer de mon biwa, ce vieil instrument que j'affectionnais tant, et puis... c'était également le seul dont je savais jouer. D'un appel discret, je rappelais à moi ce que je considérais comme ma propre sœur, une arachnide d'une taille hors norme et qui avait au moins le même âge que moi, si ce n'est plus. C'est cette même amie qui me permettait de jouer à loisir à cet appareil séculaire. En effet, ni une ni deux, la bestiole eut vite fait de se changer en un instrument en bois, propriété étrange dont j'ignorais l'origine mais dont je n'allais certainement pas me plaindre.

Je lançais donc mes doigts dans un ballet envoûtant et mélodieux sur les cordes vibrantes du Biwa, envahissant l'air environnant de notes et de mélodies qui s'envolaient vers le soleil avant de se disperser dans le ciel. Or donc, si ces notes m'avaient comblée de bonheur et de tranquillité, elles avaient aussi attirée, du moins, c'est ce que j'en déduisais, une visiteuse, qui m'observait depuis sa cachette depuis quelques temps. Prévenue de son arrivée par les myriades d'yeux qui observaient la curieuse et les fils étendus au sol qui vibraient à chacun de ses pas, je connaissais à peu près sa position et la distance à laquelle elle se trouvait. La soupçonnant pacifique, je l'invitais donc à me rejoindre, elle qui m'avait servi de public attentif, curieuse de connaître le visage de mon auditrice.

C'est une jeune femme à la chevelure noir ébène et l'allure svelte qui s'avança vers moi. Dans un style vestimentaire plutôt simple, loin de extravagance dont j'étais victime, la petite brunette, à l'exception d'une petite mèche rouge, possédait un visage et un ensemble de courbes plutôt jolies et attirantes, malgré le soin négligé apporté à leur mise en valeur. Loin de l'idée de juger l'inconnue, j'examinais plutôt avec attention ce nouvel ensemble, à la fois curieuse et intriguée. Mes rapides et tout aussi indiscrètes observations furent vite interrompues lorsqu'elle se présenta à moi, me couvrant de compliments sur ma musique et de question. La demoiselle plutôt amicale m'amusait un peu par son franc parler et un sourire se dessinait peu à peu sur mon visage. Un peu de compagnie ne me ferait pas de mal après tout, et m'aiderait à sûrement à faire passer le temps.

Comme à mon habitude, lorsque je rencontrais de nouvelles personnes, je m'inclinais dignement devant elle, le visage rivé vers le sol « Bienvenue dans mon humble retraite, je m'appelle Shiruku, Shiruku Haru ». Je me redressais alors lentement, toisant à nouveau mon interlocutrice d'un regard attendri « Je te remercie pour ces compliments, j'ai rarement l'occasion de jouer devant quelqu'un et cela me va droit au cœur ». Je prenais ensuite quelques instants pour respirer et me dépoussiérer le derrière, faisant quelques vers la jeune femme pour me rapprocher d'elle « Oui, comme toi je suis élève à l'Académie. Ce n'est pas étonnant que tu ne m'aies jamais vue, je porte peu d'intérêt aux cours, de toute façon je suis trop vieille pour ça... et j’évite de trop me mêler à la foule, je n'aime pas attirer l'attention et... tu conviendras que cela est difficile dans un tel accoutrement. »

Prenant ensuite le temps de détailler plus sereinement ma compagne, je m'amusais intérieurement à trouver, ou du moins deviner le pouvoir ou la particularité de la jeune femme. Aucun signe ou appendice extérieur, à moins qu'ils ne soient cachés comme les miens, ne me permettait de dire si il s'agissait d'une créature ou d'un hybride et je ne ressentais pas non plus cette petite boule au ventre lorsque je me trouvais en présence d'un Esper. Finalement, me rendant compte que je pouvais la rendre mal à l'aise à la fixer ainsi, et poussée par une curiosité qui se faisait presque maladive, je passais à mon tour aux questions « Et toi, que fais tu par ici ? Tu t'es perdue ? Tu ne serais pas la première » disais-je en gloussant avant de reprendre un air plus sérieux « Pardonne ma curiosité mais... pourquoi es-tu à la Magical Academy... je veux dire... ton... ton don... » Je peinais à finir ma phrase, moi-même perturbée et gênée par mon inhabituelle véhémence. Baissant alors la tête en rougissant, je me mettais à bafouiller maladroitement « D-D-désolée... tu... tu n'es pas obligé de répondre... »

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Shouchin Iki
MessageSujet: Re: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Mar 27 Déc - 8:06

Maintenant que le silence était redevenu maître des lieux, le vent emportant au loin les dernières notes du biwa, Iki avait l'impression de s'éveiller d'un long sommeil libérant lentement ses pensées d'un confortable et enveloppant brouillard qui lui laissait maintenant une clarté d'esprit et une sensation de bien-être des plus agréables. Souriant à l'inconnue, incertaine du genre de créature à laquelle elle avait affaire qui avait la capacité de transformer les araignées en instrument ou vice-versa, la thérianthrope s'efforçait à éveiller complètement ses instincts, ne croyant pas à être en danger sur les terres de l'académie, mais néanmoins prudente face à une créature non identifiée. Ne désirant toutefois pas offenser son interlocutrice d'une manière ou d'un autre par son ignorance, elle restait tout de même décontractée comme à son habitude, laissant son nez humer l'air pour l'avertir du danger bien avant que celui-ci ne se présente.

Peu habituée à ce genre de geste, Iki arqua d'un sourcil en voyant l'autre jeune femme s'incliner devant elle puis, se rappelant que beaucoup au Japon accordait encore énormément d'importance aux traditions, s'inclina à son tour après un moment d'hésitation avec une certaine maladresse. Elle maintint la pose aussi droite que possible jusqu'à ce que son interlocutrice ne commence à se redresser, portant une main pour gratter l'arrière de sa tête avec embarras, ses joues se teintant à nouveau de rose. Elle ne se considérait pas une rustre mal élevée, mais les règles codifiées de l'étiquette restaient un concept plutôt vague et désuet à ses yeux. Enfin, elle avait été sincère dans ses compliments et était plutôt contente que ceux-ci soient appréciés, c'était ce qui était important.

Quelques mois plus tôt, Iki aurait été surprise et incrédule à l'affirmation de Shiruku quant à son âge trop avancée pour assister aux classes vu son apparence de jeune femme pas plus vieille qu'elle même, mais un peu de temps à l'académie lui avait appris à ne pas se fier aux apparences, bien des créatures surnaturelles possédaient une longévité complètement farfelue quand ils n'étaient pas simplement immortel. Elle n'était cependant pas trop d'accord avec cette idée, on pouvait très bien enseigner de nouveaux tours à un vieux chien malgré l'adage populaire et elle ne voyait pas trop ce qui l'empêchait d'enfiler des vêtements plus normaux pour se fondre avec la masse à l'occasion. Peut-être avait-elle une sorte de fantôme devant elle, condamnée à être invariable et éternelle ? Elle n'avait jamais sentit de mort-vivant à l'exception des vampires, il n'était donc pas impossible que l'odeur étrange de Shiruku soit lié à une nature spectrale, après tout.

« Enchantée Shiruku Haru, je suis Shouchin Iki, mais tu peux m'appeler Iki si tu veux. Enfin, je ne crois pas que tes vêtements posent tant de problème que ça, suffit d'une petite demande à l'administration pour un uniforme, non ? Enfin, c'est pas important... »

Légèrement inconfortable, Iki se balançait sur ses pieds au milieu de la clairière, détaillant à son tour la jeune femme de son regard, l'imaginant en tenu d'écolière pour se venger d'être ainsi fixée.

« Je ne suis pas perdue non, je me promenais juste quand j'ai aperçue ton biwaraignée du coin de l'œil qui a attirer ma curiosité, puis j'ai entendu ta musique et me voila. hmm, ça ne me dérange pas de me révéler un peu à toi, mais ensuite ce sera ton tour ! Je suis ce qu'on appelle une Cinanthrope, c'est à dire que je peux me transformer en chien à volonté, un trait héréditaire, il parait. »

Tout en répondant à la question de Shiruku, Iki laissa son regard quitter son interlocutrice pour scanner la clairière à la recherche d'un siège improvisé, s'installant au final sur un petit rocher, déposant son sac à dos entre ses pieds et faisant rouler son étui de son épaule à devant sa poitrine. Fouillant avec désinvolture, elle tira alors deux canettes de café froid de son sac, en déposant une à ses côtés et tendant l'autre à sa compagne avec un sourire.

« À ton tour maintenant, j'imagine que tu as d'autres dons que simplement posséder un araignée de compagnie qui se transforme en instrument ? Même si ce serait bien utile pour les rencontres du club de musique. »
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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Ven 20 Jan - 15:58

Et bien, à présent que j'avais de la compagnie, cette journée allait probablement être plus agitée que je ne l'aurais voulu... Encore une fois... Il faut croire qu'il n'existe aucune forêt suffisamment épaisse pour se cacher indéfiniment. Enfin, à présent que j'étais réveillée et suffisamment détendue, un peu de compagnie ne me dérangeait pas, au contraire, mes nombreux enfants ne composant qu'un public peu bavard et enclin à la discussion. De plus, la jeune intruse qui se tenait droitement devant moi était plutôt agréable à regarder et je ne saurait me plaindre d'une telle chance. Dans une autre époque et un autre lieu, j'en aurais probablement volontiers fait mon quatre-heures... Littéralement. Mais bon, je ne ressentais de toute façon aucune faim à l'heure actuelle et je me retenais bien de toucher au moindre cheveux des résidents de l'Académie, que ce soit entre ou à l'extérieur de ses murs, ne voulant subir les foudres du mystérieux Directeur qui m'avait déjà mis en garde sur le régime alimentaire que je choisirais de suivre au sein de ces lieux enchanteurs... Et puis, je n'allais tout de même pas m'attaquer à l'une des rares téméraires qui osaient s'aventurer jusqu'à mon petit nid douillet, ces gens là étant la plupart du temps les plus confiants en leurs capacités et je ne voulais pas risquer d'engager un combat que je ne serais pas en mesure de remporter, malgré les certains avantages que m'accordait ma nature.

Ainsi, après un rapide duel de regard durant lequel nous semblions toutes deux nous inspecter mutuellement, voilà que vint le moment des questions et des interrogations. Je fus la première à m'engager sur ce terrain miné et glissant, tabou pour certains, qui considéraient leur don comme une erreur, ou une malédiction et dont les réactions étaient généralement diverses et imprévisibles lorsque la discussion s'orientait dans ce sens. Enfin, une fois lancée, il était trop tard pour revenir en arrière, me rendant compte trop tard de mon impudence et peut-être même de mon erreur. Cependant, et heureusement pour moi, mon interlocutrice semblait plutôt ouverte de nature et ce genre de question n'avait pas tant l'air de la gêner que ça. C'est donc après une rapide présentation que j'apprenais le nom et le prénom de la jeune femme... Shouchin... Shouchin Iki... Un patronyme intéressant pour une brunette assez curieuse. J'apprenais par la suite que c'était ma petite amie qui l'avait attirée jusqu'à moi... Cette Iki devait être particulièrement observatrice pour parvenir à suivre l'araignée jusqu'ici, à travers une forêt plutôt dense... Ce n'est que lorsqu'elle me révéla quel était son... don, que je comprenais comment elle s'était débrouillée.

Hybride, comme moi, celle-ci semblait selon ses dires tenir ces capacités du côté de la race des canidés, rien d’étonnant à ce qu'elle puisse traquer une cible aussi longtemps, après tout, il paraît que les chiens ont un odorat hors du commun. Cependant, cette révélation vint illuminer mon regard d'intérêt et de joie, les hybrides se faisant plutôt rares ici, je n'avais que peu souvent l'occasion de discuter avec l'un d'entre eux, lorsque je rentrais me réfugier dans les bâtiments de l'Académie.
La suivant lentement lorsqu'elle vint à se diriger en direction d'un siège de fortune, je l'observais fouiller dans le sac qu'elle venait de déposer devant elle avant d'en dégager deux canettes de café, m'en tendant une en offrande. Bien que je n'appréciais pas particulièrement la boisson sombre et amère, lui préférant le thé, j'acceptais bien volontiers ce geste amical, ne voulant pas la vexer, et désireuse malgré tout d'étancher ma soif. Venant m'agenouiller en face de la lycanthrope pour reposer à mon tour mes jambes, j'ouvrais le petit récipient aluminium dans un bruit bien reconnaissable, j'en prenais deux ou trois gorgées, ne pouvant cependant m'empêcher de plisser les yeux lorsque le goût âcre, bien que pas désagréable, emplit ma gorge.

Bien, c'était donc à mon tour de subir un petit interrogatoire, après tout, c'était bien les termes de notre petit « contrat » ! Déposant la canette encore aux trois-quart pleine, je prenais une inspiration, le temps de m'assurer que la jeune hybride n'avait rien de plus à ajouter. « Et bien... En ce qui me concerne, je suis ce que l'on appelle une Jorôgumo... Les plus simples d'esprit diraient bêtement « femme-araignée » ou parleraient d'hybridation, comme toi » Je gloussais doucement avant de reprendre « Ce n'est pas tout à fait faux, en réalité, mais ce n'est pas vraiment ça non plus... Disons simplement que comme toi, c'est héréditaire ». Reprenant le café en main, j'en dégustais à nouveau une gorgée, commençant doucement à me faire au goût. « En ce qui concerne ma tenue... Si je n'en change pas, c'est d'abord parce que j'ai toujours porté ce genre de tenue, depuis ma petite enfance et que j'ai du mal à m'en défaire, mais aussi pour des raisons... « pratiques », dirons nous... Seul un habit suffisamment ample me permet de cacher certaines particularité de mon... anatomie... » Avouais-je en rougissant, détournant légèrement le regard sur le côté. Non pas que le fait d'en parler me gêne réellement, mais ces appendices, ces pattes, que je cachais habituellement sous ma robe n'ont jamais vraiment été source de fierté. « Hum... pour ce qui est de mes dons... je pense que tu dois pouvoir visualiser un petit peu... non ? »

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Shouchin Iki
MessageSujet: Re: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Lun 20 Mar - 8:21


Bien que la journée n'était pas particulièrement caniculaire, même pour une personne habituée aux températures montagnardes des rocheuses canadienne au lieu celle presque tropicale de cette île de l’archipel japonaise, Iki se sentait mieux ici au frais sous le couvert des arbres bordant la petite clairière et laissant passer une lumière tamisée entre les ouvertures de la cimes formant un toit végétale. L'odeur de la forêt et des araignées était ici omniprésente, mais c'était une véritable bouffée de fraîcheur en comparaison aux relents de sueur renfermés qui s'échappait parfois des salles de classe de l'académie. Même sa curieuse interlocutrice avait un odeur plutôt agréable et unique, bien que suffisamment similaire à celle d'une humaine lambda ou d'une ESPer pour permettre à l'étudiante d'origine canadienne de "lire" vaguement son état d'esprit par sa simple odeur, ne révélant rien d'autre qu'un petit embarras sans doute dû à un manque d'expérience avec les autres, mais aucune crainte, nervosité ou agressivité.

Écoutant attentivement les paroles d'Haru, Iki défit lentement la fermeture éclair de son étui afin de libérer sa guitare, déposant le contenant vide entre ses pieds avec son sac alors que sa canette de café froid trônait à ses côtés sur son siège tellurique. Appuyant l'instrument sur ses genoux, elle commença alors à vérifier et ajuster les clefs distraitement mais justement, gardant son attention centrée se l'autre jeune femme. Jorôgumo, elle avait déjà entendu ce nom quelques part, elle en était complètement certaine, mais où. Ce n'est qu'avec le reste de la description offerte qu'elle se souvint d'où elle avait entendu ce mot, claquant des doigts d'une main qui abandonna le manche de son instrument pour pointer brièvement vers l'avant, un grand sourire sur les lèvres une fois que la femme-araignée eut terminée son explication.

« Ah ouais, je connais un peu ! Je me souviens, un de mes potes nous avait déniché un vieux film de sexploitation Japonais lors d'un de nos festival de film d'horreur, c'était centré sur une Jorôgumo justement. Je me souviens bien, l'actrice était vraiment sexy avec ses gros lolo et pratiquement à poil tout le temps, à séduire, baiser puis manger des mecs à la con ! Ça s'appelait un truc genre "Castle of the Whore Spider 2" en anglais, à un moment elle devient jalouse de la femme d'un jeune samouraï, alors il y cette scène trop bien de sexe lesbien qui se termine quand elle lui bouffe le visage, c'était dégueulasse et trop bien ! »

Iki cligna alors des yeux, réalisant qu'elle venait peut-être d'un peu trop s'exciter en se remémorant ce film nanardesque qui n'était sans doute pas au goût de tous, surtout pas à une représentante en chair et en os du genre d'être mythique avilissé dans ce genre de légende. Baissant les yeux vers le sol, la jeune femme adopta un air contrit loin d'être forcée, les lèvres légèrement tordues.
« Ah désolée Hak... Shiruku, je me suis laissée emporter, ce n'était qu'un film bien débile, rien de représentatif de ta réalité j'en suis certaine ! »
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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Dim 26 Mar - 13:04

Une fois de plus, cette journée n'allait probablement pas être aussi calme que je l'aurais espéré. Enfin, elle était aussi loin d'être vraiment mouvementée, puisque en ce bel et caniculaire jour d'été, il n'y aurait probablement ni affrontement, ni course poursuite ou autre exercice fatiguant et bien trop demandeur en énergie, surtout lorsqu'il faisait aussi chaud. Non, cette fois-ci, je pouvais enfin me complaire dans un calme relatif, au beau milieu de l'immense forêt qui bordait les alentours de l'Académie ou je résidais. Pourquoi relatif alors ? Eh bien tout simplement parce que je recevais déjà la visite d'une jeune intruse, qui, attirée par son flair et sa curiosité, était venue se perdre entre les bois noueux, tombant pile sur ce que l'on pourrait appeler mon antre, qui n'était finalement qu'un arbre redécoré à la mode arachnide sous lequel j'aimais me prélasser tout le jour durant lorsque le courage n'était pas au rendez-vous... ce qui arrivait plutôt souvent en réalité... Préférant durant les saisons chaudes ce havre de tranquillité aux dortoirs bruyants, c'était là que je passais le plus clair de mon temps. Mais, l'arrivée impromptue de la jolie hybride contrariait légèrement mes plans, bien que sa présence ne me contrariât pas, bien au contraire, puisque celle-ci semblait apprécier ma musique, et même jouer elle-même d'un instrument, à en croire l’étui qu'elle portait dans le dos.

Après quelques présentations, rapides mais efficaces, nous nous connaissions déjà un petit peu mieux, ayant identifié nos noms et pouvoirs respectifs. Du moins... c'était le cas pour moi. En effet, si j'avais compris assez rapidement la nature Cinanthrope de la demoiselle, j'avais moi-même un peu plus de mal à exposer ma propre hybridation. Enfin, mon hôte était pourvue d'un esprit vif et vigoureux, lui permettant à son tour de percevoir facilement ma propre nature, mais... À sa façon.
Lorsque j'eus achevé mes explications, celle-ci fut comme prise d'une soudaine illumination, claquant des doigts comme pour canaliser son éclair de génie. Cependant... ce qui suivit ne manqua pas de me déstabiliser, puisque les seules connaissances qu'elle tenait de ma race provenaient... d'une certaine production pornographique dans laquelle une Jorôgumo comme moi semblait détenir le rôle principal. Malheureusement pour moi... à en croire le rapide résumé de la jeune femme, tout n'était pas complètement faux dans les événements narrés, bien que je me doutais que certains points furent largement exagérer pour le plaisir du public, mais dans l'ensemble, il existait un soupçon de vérité... Après tout, Jorôgumo voulait littéralement dire « Araignée prostituée ».

À vrai dire, je ne me sentais pas blessée ou heurtée par les propos de la demoiselle, loin de là, et je voyais à sa mine penaude que son but n'avais jamais été de m'insulter. En y repensant, j'avais déjà fait bien pire que les quelques débauches sanglantes représentées dans ce film, et je pourrais difficilement nier ce fait, le nom de notre espèce n'était pas volé : Charmer, copuler, manger. C'est bien comme cela que nous, race arachnide, nous fonctionnons et ce, depuis la nuit des temps. Il n'était pas étonnant que notre corps, « équipé » spécialement pour ce genre d'activité, puisse engendrer divers fantasmes ou divagations, les grosses poitrines attirant toute sortes de convoitises.
Fait amusant, c'est à ce moment précis que les rôles furent inversés, puisque la jeune pleine d'énergie se retrouvait en peine et moi, je trouvais à rire de la situation ! En effet, là où certaines auraient pu se trouver vexées, de mon côté, mon visage se retrouvait fendu d'un large sourire et un gloussement discret se faisait entendre depuis les tréfonds de ma gorge.

Me relevant gracieusement, je venais me faire une petite place sur le siège rocheux, tout contre elle, portant une main dans sa chevelure que je caressais tendrement, un air cette fois-ci plus attendri.
« Il n'y a rien à pardonner voyons, nous construisons tous notre culture différemment, et puis... » Je gloussais à nouveau en repensant à la mine déconfite de la petite hybride « Même si je le voulais, je ne pourrais pas totalement mettre en tort ton... film... » Je marquais une pause, le temps de retirer ma main du crâne sur lequel elle reposait. « C'est pourtant bien comme ça que nous autres Jorôgumos subsistons... Je n'en suis pas toujours fière mais... La faim, l'appel de la chair est parfois trop fort pour que je puisse y résister ». Lentement, je venais à me pencher tout contre son oreille, murmurant tout bas « La chair humaine est si délicieuse... » Avant de lui adresser un clin d’œil complice « Je plaisante ! ». Sautant du banc de fortune, je me retournais vers elle en gloussant cette fois-ci à voix haute « Tu vois, je ne suis pas fâchée ».

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Shouchin Iki
MessageSujet: Re: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Dim 7 Mai - 6:27

Mordillant sa lèvre inférieure, Iki semblait à peine oser respirer alors qu'elle attendait la réaction de de Shiruku Haru face à sa description sommaire d'un film vu des années plus tôt qui décrivait supposément un être de la même espèce que son interlocutrice. Elle espérait fortement que celle-ci ne s'en offusque pas, elle n'avait pas formé beaucoup de lien depuis son arrivé au Japon et détesterait d'avoir ruiné une amitié potentielle ainsi. Outre le fait qu'elle s'était soudainement tut et tendue, la nervosité de la jeune femme était visible par les quelques gouttes de sueur perlant légèrement sur ses tempes, bien que la chaleur aurait également pu en être responsable.

Voyant la femme-araignée éclater d'un rire amusé, Iki se détendit visiblement, poussant un long soupire avant de laisser le coin de ses lèvres remonter en un léger sourire mi-timide, mi-taquin. Plutôt rassurée, elle ferma les yeux un instant pour reprendre sa maîtrise d'elle-même, mais les ouvrit d'un seul coup en sentant Haru soudainement tout proche, lui emplissant les narines de son parfum si envoûtant qu'elle ne remarqua qu'en second plan la main sur sa tête qui lui caressait la chevelure. Ses joues rosirent immédiatement alors qu'une bouffée de chaleur montant depuis les profondeurs de son estomac, faisant monter en flèche son désir pour son interlocutrice. Des frissons d'anticipation vinrent même se glisser le long de sa colonne vertébrale tel des doigts fins à l'écoute des promesses non-dites entre les mots de l'araignée.

C'est presque avec regret qu'Iki vit son interlocutrice s'éloigner en déclarant qu'elle blaguait, riant nerveusement puis attrapa sa boisson pour une rapide rasade, espérant masquer son embarras. Si toutes les Jorôgumo étaient comme cette Shiruku, elle comprenait mieux ce qui passait par la tête de leur victime quand ceux-ci se laissait charmer par des femmes étranges loin de la civilisation comme ça ! Non pas qu'elle avait envie de tromper Marikö avec cette nouvelle connaissance, mais elle avait un de ses parfums ! Pour se détendre, elle décida d'entrer dans la blague.

« Oh bah, de toute façon, je crois que je suis techniquement une Yokai ou une Oni, alors je ne dois pas goûter très bon ! Puis ma copine n'apprécierait pas que je me laisse charmer par un autre femme sans elle... »

Toussotant légèrement, Iki rougit de plus belle, cette fois car elle n'avait jamais utilisé le terme copine pour qualifier sa relation avec l'ESPer, étant elle même incertaine de ce qu'il y avait entre elle à part une relation chienne-maîtresse, dans plusieurs sens des termes. Elle vint à nouveau porter la canette à ses lèvres pour cacher ses émotions, mais elle réalisa avec dépit qu'elle avait bu un peu trop vite et n'avait plus que quelques gouttes de liquide brunâtre et délicieux. Elle déposa donc la canette puis attrapa le manche de sa guitar, tirant un pic de sa poche de veste pour commencer à jouer quelques notes.

« M'enfin ! J'aimais bien le son de ton instrument plus tôt, ça te dirait une petite session de jam ? »
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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]   Lun 15 Mai - 13:17

Décidément, ma jeune hôte s'avérait aussi intéressante que je le pensais ! Du moins... pour moi en tout cas. En effet, malgré une stature noble et fière que je m'efforçais de conserver, une part de moi restait jeune et enfantine, persistante, toujours bien présente après mes deux-cent longues années d'errance sur cette terre. Celle-ci faisait que, contre toutes les apparences, j'avais un esprit taquin, immature, avec lequel j'adorais jouer et plaisanter à travers ces petites mises en scène imprévisibles mais délicieusement amusantes. J'étais d'autant plus satisfaite en voyant la petite bouille de l'hybride se parer du masque de la gêne, ses joues rosissant à vue d’œil tandis que celle-ci essayait tant bien que mal de le cacher. Je la regardais faire son petit manège en gloussant intérieurement, me mordant la lèvre inférieure. Décidément... Malgré ce que je venais de dire, je n'aurais volontiers fait qu'une bouchée de la mignonne jeune femme et ce, dans tous les sens du terme. Mais bon, il serait dommage de gâcher un si joli minois, et puis en fin de compte, me faire une amie ne serait peut-être pas si mal, finalement.

Et puis de toute façon, la suite me me convaincu de ne pas tenter le diable. Elle soulevait un point important, elle aussi était hybride. Aussi loin que ma mémoire me permettait de remonter, j'avais toujours évité de m'en prendre à des créatures autre que les humains, et même, parmi eux, rares étaient les Espers qui ont connu le destin funeste que je réserve aux hommes « normaux ». De manière générale, hors de l'Académie, je cherche bien souvent à éviter un maximum le contact avec d'autres être extraordinaires, presque instinctivement, aussi bien pour ma propre sécurité que pour celle de mes nombreux enfants. Bien que confiante en la force et les capacités que me donnait mon sang de Jorôgumo, j'étais loin d'être une combattante aguerrie et nombreuses étaient mes faiblesses. Aussi, pour éviter de me retrouver en péril, je me contentais des plébéiens ordinaires, déjà bien assez nombreux pour qui je puisse me sustenter à ma guise. Cependant, sa petite boutade eut pour effet de me faire rire à nouveau, en plus de détendre l'atmosphère, devenue radicalement plus... « tendue » à cause de mes bêtises.

« Huhuhu... Tu n'as pas tort ! Pour tout te dire, je n'ai jamais « goûté » à d'autres créatures si... ça peut te rassurer. »

Ce après quoi, je lui adressais un clin d’œil complice.

« En revanche, si ta petite copine est humaine... »

Ne voulant pas aller trop loin dans la plaisanterie au risque de l'offusquer, je préférais m'interrompre.

Pour une raison qui me restait inconnue, celle-ci rougissait encore d'avantage lorsque je reconcentrais mon attention sur elle. Dieu seul sait à quelles pensées la jeune fille s'étaient déjà perdue, mais à constater de son malaise, je me doutais qu'il s'agissait sans doute de cette fameuse amoureuse. Après tout, ce n'est pas à une vieille guenon que l'on apprend à faire la grimace. Enfin bref, elle parvint à reporter mon attention sur autre chose, évoquant le terme de... « jam ». Bien que, d'après ce qu'elle venait de dire, je comprenais que cela était en rapport avec la musique, je ne saisissais pas réellement le sens de ce terme. Malgré tout, dans le doute, je rappelais à moi ma compagne, toujours par le silence de la pensée, qui ne tarda pas à débouler d'un buisson non loin de là avant de me rejoindre à toute vitesse et de se placer sur mon épaule d'un bon court, mais agile. Ce après quoi, elle se changea en un instant en l'instrument que je maniais encore lorsque la jeune cynanthrope trouva mon repère. Déposant l'objet de bois sur le sol, le laissant reposer contre ma jambe, je m’éclaircissais la voix d'un toussotement discret, le bas du visage caché derrière une manche de mon kimono.

« Je... Je suis désolée mais... qu'est-ce qu'un... Jam ? »

C'était à présent à mon tour de me retrouver gênée puisque, ayant pendant longtemps vécu à l'écart des grandes villes, préférant la tranquillité des campagnes et la sûreté des petites chaumières, évitant ainsi les ennuis avec la police lorsque je me... nourrissais, j'avais accumulé un retard plutôt conséquent en ce qui concerne mes connaissances sur ce monde en constante évolution, notamment par rapport à la technologie, que je trouvais à la fois fascinante et effrayante, et ces fameux nouveaux termes, qui s'incrustaient peu à peu dans la langue à force de brassage social et culturel.

« Gomen mais j'ai... comment dire... du mal avec tout ce qui ne remonte pas à plus d'un siècle... si tu vois ce que je veux dire... »

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À quatre ou huit pattes, nous sommes hybrides ! [PV Iki]

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