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 Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]

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Miyuki Tatsuki
MessageSujet: Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]   Mer 3 Aoû - 22:40

Un été chaud. Un été semblable aux autres. Coloré, doux. Chaud.


Miyuki s'était levée de bonne heure. Habituellement de bonne humeur et toujours enclin à aider les autres, elle avait pris l'habitude d'aller dès 8h dans les rues de la ville, tous les week-end, afin d'apporter son aide. C'était une habitude naïve et stupide selon ses amies, mais à laquelle elle était très attachée. Depuis son arrivée, l'étudiante avait eu beaucoup de mal à s'intégrer et désormais, il lui semblait bien loin le temps où le lycée ne lui permettait que d'avoir son diplôme. Il y avait, à la fin du lycée, un diplôme et des compétences à avoir. Il fallait maîtriser le don.

- Hors de question de se laisser avoir avec de sombres pensées !

Rapidement sortie du lit, habillée et parée à sortir, Miyu s'avança à l'extérieur du lycée. C'était pour elle une première visite dans les rues de la ville, préférant passer par les ruelles discrètes. Mais ce jour là était un bon jour. Ce jour là était un jour chaud.

C'est étrange de constater à quel point le comportement des gens peut varier selon la saison et la chaleur ambiante. A Nariyu, par exemple, on peut aisément voir les personnes âgées qui se cachent sous des tôles en attendant que le soleil s'échappe derrière l'horizon. On peut voir les enfants, armés de bouteilles d'eaux - ou non - jouer sur les grandes places sans se soucier de la chaleur ; leur innocence leur permet tout. Deux types bien opposés, mais que l'on voit en grande quantité.

- L'homme peut être fascinant...

Miyu sort de ses songes, elle dévala la rue principale à une allure folle, souhaitant rejoindre son croisement habituel. Elle y prenait quelques minutes pour choisir la direction d'aujourd'hui puis vaquait en suivant les sons. Mais aujourd'hui, quelque chose aida la jeune fille à prendre sa décision. Deux minuscules créatures répondant au doux nom d'araignées et qui se baladaient le long d'un mur. Miyu releva la tête, suivit les arachnides des yeux puis les suivit tout court.

- Revenez par ici mes petites...

Après quelques minutes de balades, plusieurs chemins étroits, des ruelles sombres et finalement, des bosquets de fleurs dans lesquelles elles s'étaient camouflées, les araignées disparurent, laissant l'étudiante seule et complètement perdue dans un immense domaine fleuris. L'une des deux araignées continuait de vadrouiller, dans l'herbe, laissant l'herbe bouger au gré de ses pas ; cela ne passait pas inaperçu en l'absence totale de brise. Miyu suivit l'araignée quelques mètres avant de la perdre complètement de vue. Et cette fois, elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où elle pouvait se trouver.

- Mince, encore perdue, je suis vraiment un boulet !
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MessageSujet: Re: Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]   Dim 7 Aoû - 15:00

Ah, fiévreuse candeur de l'Été... Ton climat de tendresse nous absorbe et ta chaleureuse beauté nous enivre ! Est-ce la folle virée des hirondelles qui nous inspire autant de liberté qu'elles en dégagent en un battement d'ailes ? Est-ce la fraîcheur des baignades qui nous insuffle tant de bien-être ? Ou bien le soufflet mélodieux du vent estival qui vient se confondre entre les verdoyants branchages avec le solo d'un autre oiseau, plus sage et artistique que ses confrères envolés puisqu'il passe le plus clair de son temps à galvaniser la journée des autres grâce à son art unique... ? Cet Été est magnifique, enjôleur et paradisiaque... Ce sont dans de telles périodes que la normalité d'un monde se prouve parfois être pourvue de sa propre magie. Nariyu est aujourd'hui plus fantaisiste qu'elle ne l'a jamais été !

Tes pas virevoltent en une valse effreinée à travers les sentiers urbains de la cité ordinaire, et la vitesse affolée de ta démarche est accompagnée de gré ou de force par d'autres plus efféminés, qui tu l'espères suivent le mouvement. Sa chevelure violacée finement entrelacée en une soigneuse coiffure pourrait peut-être lâcher sous les rebondissements que ta course enthousiaste encourt; mais jamais, Ô grand jamais tu ne lui garantirais de trébucher sur le chemin. Main dans la main, tu l'entraînes dans ton puissant engouement... Et d'ailleurs, sa présence sous un jour aussi radieux vaut bien le sourire tout aussi mielleux qui épouse ton visage en un croissant de joie à laquelle se mêle peut-être une pointe de malice...

... Plus tôt dans la journée, Shiruku venait à peine de se réveiller que tu étais déjà levé. Instigué d'une force que seul ta motivation déraisonnée pouvait produire, tu lui avais fait la totale : le tendre accueil au chevet du lit quand à peine ses mains frotillaient ses charmantes prunelles; le bon petit-déjeuner complet -pour le coup très peu équilibré, mais qu'importe-, et plein d'autres petits gestes qui paraissaient trop niais... Au final, il était aussi prévu que tu abandonnes les cours au moins une journée pour mieux te consacrer à ta disciple; qui pour le coup, recevait trop de soins pour ne pas être ta princesse. Tu n'appréciais jamais de passer une journée sans jamais pouvoir profiter pleinement de quelques instants avec ta compagne... Oh, loin de toi l'idée de jouer les possessifs abusifs : à chacun sa vie, tu respectes bien cela. Mais... Il fallait bien avouer qu'elle te manquait souvent, à cause de tes excès d'études sérieuses.

Alors pour l'occasion, tu attends qu'elle se pomponne, s'habille; se prépare en somme, toi-même en profitant pour te vêtir décontracté; puis vous étiez partis à la recherche d'un lieu tranquille où pouvoir savourer les bienfaits de Dame Nature. Rien de mieux qu'une promenade... En forêt, tiens ! Pourquoi pas ? Tout y est si splendide et tranquille; peut-être que par chance, vous trouveriez un coin d'eau pour vous tremper un peu ? Tu t'emballais sûrement un peu trop, et peut-être qu'en finalité, tu avais surtout peur de forcer la demoiselle à suivre tes directives... Tu étais le Maître, mais tu fuyais les avantages hautains de ce titre en cherchant toujours à faire ce qui plaisait à la Jorôgumo. Tu conservais malgré tout cela pour toi-même, et te contentais d'exulter tout ton bonheur en guidant celle-ci jusqu'au bout du monde.

Vous aviez bien vite fait de vous perdre dans un parc qui donnait vers une portion de forêt que l'humain n'a pas eu le temps encore de raser. Tu connaissais la route, depuis ton altercation avec un certain élémentaire enflammé, et ce n'était d'aucun mal que tu parvins donc à trouver la voie du comble. Les yeux les plus intimes décèleront assurément la plaque rosie recouvrant le pâle de tes fossettes quand l'idée de passer du temps en la compagnie tant convoitée de Shiruku te repasse en tête.. Ton regard s'attendrit, et tu défies l'horizon du boisage tout en t'y engouffrant avec une impatience que tu mesurais davantage : le pas bien plus serein, tu ne courais plus, ton propre souffle méritait bien une petite trêve... Et c'est d'un rire bien amené que tu ponctuas ce brin de folie qui te poussa à accourir jusqu'aux bois.

Lorsque tu relèves ton iris embrasé vers ta belle, c'est pour mieux l'accueillir avec une intonation taquine. "C'est bon, tu suis le rythme... ?" Le sourcil arqué en une mine sournoise, tu nargues gentiment ta belle de l'œil en te bardant d'un rictus complaisant. Il devait bien être dix heures et demi, et le Soleil pointait haut pour fusiller la terre fertile de ses mille faisceaux rayonnants. Vous, vous étiez pourtant dans un coin d'ombre que les arbres vous procuraient, et attelés à votre petite pause, tu ne faisais plus que patienter pour la réaction de ton interlocutrice. Après tout, ce n'est pas tout le monde qui se fait assaillir par un fou heureux comme ça...

... Passons un excellent Été !
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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]   Mer 10 Aoû - 22:54

Haletante et couverte de transpiration, voilà comment j'entamais cette fin de matinée.Matinée qui pourtant, arborait au premier abord, des parures idylliques. Réveillée dans la plus grande des douceurs par mon tendre maître et amour, cajolée et gâtée de milles et unes douceurs à en faire pâlir la plus chouchoutée des divas, bref... jamais je ne pourrais souhaiter meilleur début de journée. L'impétueux jeune homme, investi d'une énergie surhumaine était grandement motivé à l'idée d'une petite promenade à Nariyu, en amoureux, rien que tous les deux. Cédant à son caprice sans trop me faire désirer, attendrie par son attention matinale, il était l'heure de nous préparer comme il se doit, enfin... surtout moi. Loin du stéréotype de la femme qui passe des heures devant la glace de sa salle de bain rien que pour son brushing, le maquillage et la coiffure dont je me parais, en respect des règles de bienséance que l'on m'avait inculquées dans ma jeunesse, me prenaient en effet de longues minutes. Je m'appliquais d'autant plus lorsque j'étais en compagnie de Hyosuke... je préférerais mourir plutôt que de le déshonorer par une tenue inappropriée.

Enfin prêts, nous partîmes sans plus attendre, direction la ville ! Le temps était magnifique, les rayons de soleil déferlaient sur la Terre et les hommes en une marée de chaleur douceâtre qui contrastait agréablement avec la fraîcheur de l'éveil. Le ciel, d'un bleu profond, luisait d'une intensité similaire à celle de la mer que nous pouvions apercevoir sur le chemin, nous noyant dans un concert de nuances turquoises et opales à en perdre la tête. Enfin arrivés sur place, nous eûmes tôt fait de nous perdre dans l'un des nombreux parcs qui parsemaient la ville de touches verdâtres. Main dans la main, nous déambulions sous les branches des arbres qui semblaient se baisser jusqu'à nous pour toucher du bout des feuilles l'adorable couple que nous formions à cet instant. J'étais au comble du bonheur, pressée contre lui, qui avait délaissé ses cours et devoirs rien que pour passer une journée en ma compagnie, sous un temps magnifique. Cette journée s’annonçait fort belle !

Ce parc donnant directement accès à un bout de forêt encore à peu près vierge, c'est avec une joie enfantine que le jeune homme m'entraîna à sa suite à l'abri des hautes frondaisons qui s’enchevêtraient pour former une immense ombrelle, nous couvrant des plus agressives des caresses de l'astre solaire. C'est là que les choses commencèrent à se gâter pour moi. En effet, bien que la balade soit fort agréable, et même si l'heureux amant avait réduit sa propre allure pour me permettre de suivre son rythme, ma tenue était guère adaptée pour ces petits sentiers de terre sinueux qui de plus, étaient parsemés de branchages et autres racines qui ne manquaient pas de s'accrocher à mes épais sabots, ralentissant encore ma progression. Comme si ce n'était pas suffisant, je m'étais vêtue d'une robe qui m'entourait les cuisses assez fortement et qui venaient m'enserrer les chevilles, limitant l'amplitude et la longueur de mes foulées.

C'est ainsi que je traînais derrière lui, de quelques pas à peine, forçant au mieux pour ne pas me laisser distancer. Finalement, le jeune maître finit par s'arrêter avant de se retourner vers moi afin de s'enquérir de mon état dans un sourire narquois et moqueur. Profitant de cette accalmie pour le rejoindre, je prenais quelques instants pour reprendre mon souffle, décidément bien encrassé par les journées de flemmardise intense, et pour éponger mon front perlant de sueur à l'aide d'un minuscule mouchoir en tissus blanc. « J-je... je vais bien... j'ai... juste un peu de mal... avec mon kimono... » Finissais-je par expirer entre deux halètements. Repérant un gros rocher moussu quelques pas plus loin, je m'y dirigeais avec hâte afin de retirer mes souliers qui me faisaient souffrir le martyr.. quelle idée j'avais eu d'être venue ainsi !

Cependant, aussi douloureux que pouvaient être mes pieds, on ne me laissa pas le temps de m'apitoyer d'avantage. En effet, mon attention fut attirée par le cri, inaudible pour toute autre créature que moi, d'une jeune enfant de ma dernière couvée. Celle-ci accourait depuis la ville, apparemment suivie depuis la rue principale par un inconnu non identifié. Alors que la petite bête arrivait à mes pieds, se réfugiant derrière la présence rassurante de sa mère, on pouvait déjà entendre des bruits de pas légers et le bruissement des feuilles et des branches que l'on foulait.

Sans plus attendre, je me jetais entre l'amoureux et l'origine de ces bruits, faisait barrière de mon corps, gouvernée par des instincts maternels et protecteurs innés, renforcés par l'attention particulière que je portais au jeune homme. « Attention maître, quelqu’un vient ! Restez derrière moi ! ». Sur ces mots, deux nouvelles paires d'yeux, ronds et noir comme l'onyx, firent leur apparition sur mon front, surplombant les deux autres déjà présent, scrutant dans toutes les directions et réagissant au moindre mouvement suspect. C'est alors que, sortant de derrière un vieux tronc à moitié pourri, se découvrit une petite ombre à l'allure fragile et féminine. Baissant un instant ma garde devant cette apparition peu intimidante, je restais malgré tout vigilante. Jamais plus je ne laisserais l'être cher, plaqué contre mon dos, se faire blesser...

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Miyuki Tatsuki
MessageSujet: Re: Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]   Lun 15 Aoû - 17:53

Miyu s'arrêta brièvement à l'orée de la forêt avant de suivre la bê-bête. Elle n'imaginait pas une seconde qu'elle lui causait du tort. La jeune fille continua son chemin, marchant timidement dans l'herbe qui chatouillait ses chevilles nues. Intimidée par la grandeur des arbres, le silence des alentours, elle avançait sans savoir où elle allait : la petite araignée avait déjà disparue dans les hautes herbes. Miyu continuait d'avancer tout en s'émerveillant devant la nature et les sons doux qu'elle entendait.

Finalement, après une ou deux minutes de marche, elle tomba face à deux personnes, dont une femme à l'apparence spéciale ; celle-ci ne possédait pas deux yeux mais trois paires d'yeux ! Miyu fut, dans un premier temps, horrifiée. Elle écarquilla les siens : jamais de sa vie elle n'eut vu pareil être humain. Puis, après une petite réflexion et être tombée dans les herbes en reculant, Miyu comprit qu'il s'agissait probablement d'un hybride ! A ce stade de la transformation - donc pas grand chose de visible - il lui était difficile de juger de l'animal issu de l'hybrisme. Vu les créatures qu'elle avait suivit jusqu'ici, elle supposa simplement que la jeune femme face à elle était issue d'un croisement entre araignée et humain.

Miyu se releva et s'épousseta pour retirer la terre qui s'était collée à ses vêtements. Elle attendit patiemment que la jeune femme face à elle ne soit plus en "position" de combat ou de force ; très craintive, Miyu n'osait même pas bouger les yeux. Après quelques secondes, elle s'autorisa un petit soupire et se gratta l'arrière de la tête.

- J-..je suis d-d-désolée si je v-vous ai fait p-p-p-eur.

Comme à son habitude, sa voix était vraiment basse - presque inaudible - et elle bégayait. Mais au moins, elle ne perdait pas totalement ses moyens. Toujours apeurée, elle sentie une larme perler au bord de son oeil droit et couler le long de sa joue. Malgré elle, elle ne pouvait quitter des yeux les quatre onyx qui s'étaient formés sur la jeune femme. Outre cet élément gênant, tout était beau chez la demoiselle ; elle avait un physique presque parfait, le genre de femme qu'on a envie de câliner du matin jusqu'au soir.

Miyu attrapa un quelque chose dans son sac, dans un mouvement doux afin de ne pas perturber l'hybride et tendit à la jeune femme un brownie. Dans la situation, cela paraissait totalement décalée, mais la mère de Miyuki lui avait toujours dit que la nourriture réussissait à adoucir les situations les plus compliquées.

- C-C'e-est un ch-chouette c-co-coin. E...est-ce que j-j-je vous dérange ?

Miyu frottait l'arrière de son crâne, gênée d'interrompre une séance privée d'un quelconque cours ou même une sortie ente amoureux. De la façon dont était vêtue la jeune fille, l'étudiante penchait plus pour la deuxième solution.

- L..les ar-araignées ét-étaient avec toi ?

Miyu s'accroupis dans l'herbe et tendit sa main, paume vers le ciel, devant elle dans le but d'y faire monter une compagnie de la jeune femme. Elle ne se sentait plus du tout en danger désormais. Si l'homme n'avait pas eu l'air ou été agressif dès le départ, la jeune fille ne semblait plus sur la défensive. Miyu recueillit une petite araignée à la paume de sa main. Elle n'avait jamais eu bien peur de ces créatures.

- Je me n-nomme Miyuki Tatsuki, ét-é...étudiante à l'acadé-démie de magie.

Elle laissait volontairement entendre qu'elle était à l'académie dans le but où il viendrait à l'un ou l'autre l'idée de l'agresser. Elle n'était pas capable de merveilles avec sa magie, mais cela était largement suffisant pour se défendre et donner du fil à retordre à ses adversaires. Le soleil s’immisçait entre les feuilles des arbres.

- T-tu es une h-h-hyb-bride araign-gnée ? Ca p-porte un n-nom par-t-ticulier ?

Miyu déposa la petite araignée contre le tronc d'un arbre qui lui faisait dos. Elle semblait être plus à l'aise face au couple mais continuait de bégayer affreusement. Après un petit soupire et un geste de la main, une petite mélodie se fit entendre à leurs oreilles. Cela la calmait et n'en dévoilait pas trop sur ses pouvoirs.
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MessageSujet: Re: Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]   Jeu 18 Aoû - 13:11

Et dans l'ardent ballet de votre candeur partagée, le faux pas de l'incongru ruine toute la candeur de cette réunion unique. L'entière hardiesse de l'Été se réfugiait petit à petit dans la sérénité du boisage immuable; quand la tranquillité sonnait avec un air de tromperie, une nouvelle silhouette pointait le bout de son nez, la timidité au paroxysme de sa suprématie, si bien qu'il était juste interdit à l'étrangère de feindre au silence sans que sa voix ne soit esquintée par les incessants bégaiements qui lui prenaient. Juste avant qu'elle ne se motive à répandre son innocence de par sa simple présence, c'est les yeux drôlement rivés sur une Shiruku plus qu'appréhensive que tu engages la suite de cette petite histoire. Le climat perdait sa saveur en moins d'un instant grâce aux actions de toutes, manifestement coordonnées pour que l'atmosphère soit à jamais séparée de ce brin d'amabilité qui faisait d'une tendre recette pour une journée réussie, un véritable échec saupoudré de violence à venir...

... Non. Ça n'allait pas se passer comme ça. Que faisons-nous de ces intentions, aussi brèves furent-elles, de savourer la bonté de ce jour inédit ? Tu n'es pas décidé à contrecarrer tes propres desseins juste parce qu'une pointe de méfiance a esquinté le monde de sympathie béni par la sainte clarté d'un Soleil compatissant. Hélas, l'instant présent exige même de toi un soupçon de sérieux, qui puisse t'être utile pour ne pas être oublié dans ce tableau, où la conversation ne semblait aller que dans un sens et pour deux. Quoiqu'au final, tu te fichais pas mal de ça; ce qui comptait, c'était que la Miss qui t'accompagnait plus tôt range les yeux de trop qui lui servent actuellement. Tu t'approches à vive allure, boosté par ta prestance naturellement assimilée depuis tes manières bourgeoises, et c'est une main réconfortante que tu attelles tout d'abord à la hanche de ta compagne lorsque tu rejoins ses arrières. Une autre survole ainsi son front et obstrue volontairement la vue de ces globes oculaires que tu avais vu surgir de nulle part avant que la demoiselle ne se dresse en rempart entre la menace factice et ta propre personne...

"Calme... Ce n'est rien..." Te suffisais-tu à prononcer, comme un impératif aux détours rassurants et mielleux. Ces murmures au creux de l'oreille de Shiruku devaient, espérais-tu, sonner comme un semblant d'exigence dans laquelle fut instigué une substance de sincérité et de douceur. Tu n'aimais pas tenter de faire usage de ton autorité en tant que Maître, mais dans un cas où une innocente finirait exécutée par la méfiance d'une Jorôgumo... C'est une précaution que tu préfères largement employer. Tu rattraperas cela une fois les tourments dépassés, et pendant ce temps, tu ravises la protagoniste à l'identité invisible pour mieux t'assurer de pouvoir la cerner, ton regard de braise perçant la verdure environnante pour que tu n'aies plus que l'autre au centre de ton point de vue.

Et si les présentations ne sont pas vraiment conclues... C'est la nonchalance paradoxale de cette personne qui te confirme la véracité d'une des plus sordides hypothèses qui avait sauté sur ton esprit. Tu étais bien surpris intérieurement qu'à l'apparition de deux ou trois paires d'yeux en excès, l'humaine ne fuit pas en hurlant à l'aide. Tu te perdais entre l'idée qu'elle devait s'être habituée à ce manège de paranormal, ou bien celle qu'elle était tout bonnement folle. Mais, en doutant de sa gentillesse, tu en venais finalement par conclure que ta première suggestion était la plus claire. Heureusement que ses propres dires vinrent te rassurer dans cette réflexion... Tu soupires longuement et en silence, avant de desserrer ton aimée pour mieux rencontrer la brune. Une fois ta gorge joliment raclée, tu souhaitais pouvoir reprendre immédiatement la parole...

... Mais il avait suffi d'un seul geste supplémentaire pour que l'ébahissement braille indiciblement aux confins de ton âme. Ton iris incandescent brûlait d'étonnement, et exprimait honnêtement la surprise qui te mordit, là où ton corps se contentait de reprendre les coutures de ta noble apparence pour que tu te dresses fièrement aux côtés de Shiruku. Un mouvement éhonté de sa mimine avait conclu en une fluette mélodie filant entre les feuilles de la forêt... Ou bien, est-ce que tu venais de l'imaginer ? Tu aurais aimé pouvoir vérifier par toi-même, mais il faut croire que pour l'instant, les paroles ne sont délibérées qu'à l'égard des demoiselles. Tu conserves alors sagement le silence respectueux avec lequel tu t'immobilises. Malgré tes efforts d'impassibilité, tu ne peux t'empêcher de paraître un tant soit peu décontracté. Tu n'étais pas là pour jouer les mauvais; tu ne l'as jamais été. Et que tu le veuilles ou non, tu dégageais davantage une aura amicale qu'imposante. les bras croisés et le menton à peine baissé; ton œillade s'affûte et tu ne manques pas de chasser de l'iris le moindre détail, futile ou non...

... Le monde est tellement mieux compris quand on se tait.
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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]   Sam 20 Aoû - 23:34

En cette belle journée ensoleillée et agitée, qui pourtant annonçait dès le réveil moult promesses, je perdais toute la contenance et la grâce fière dont je m'investissais d'habitude. En effet, à peine sortie d'entre mes songes, voilà que j'étais couverte d'attention par l'amant qui partageait à présent ma chambre et ma vie. Décidé à passer une nouvelle journée en ma compagnie, le jeune homme avait pris la décision de sauter les cours prévus afin de profiter des ces heures avec moi. Câlins, baisers, petit déjeuner, aucune femme n'aurait pu rêver meilleur début de matinée. Finalement, je me pliais sans trop de discussion à sa volonté de se promener en ville, après tout, le temps était magnifique, le ciel parfaitement dégagé et... jamais il ne me serait venu à l'idée d'aller à l'encontre de la volonté du maître que je choyais plus que tout au monde, même si celui-ci répugnait utiliser son statu pour m'imposer ses décisions. C'est donc dans les ruelles inondées de lumière et de monde que nous nous dirigeâmes une fois apprêtés, lui d'une simple tenue décontractée qui lui allait si bien, moi de mon habituel kimono traditionnel auquel je prenais grand soin depuis que je ne vivais plus seule dans la petite chambrée de l'internat.

Finalement, nos pas nous emmenèrent  jusqu'à un joli petit parc qui se situait à l'orée de la grande forêt qui entourait l'Académie et une partie de la cité. Il m'était inutile de pouvoir lire dans les pensées pour savoir que le Roméo plein d'entrain, qui me traînait par la main depuis notre arrivée en ville, voudrait s'y aventurer et profiter de la fraîcheur apaisante des sous-bois. Une fois de plus, je me faisais une joie de céder à ses caprices, d'autant plus que le l'astre solaire était à présent haut dans le ciel et, comme midi approchait, ses rayons se faisaient de plus en plus agressifs et commençaient sérieusement à me faire suer sous l'épais tissus que je portais sur le dos. Seulement, en le suivant, je n'avais pas envisagé qu'un parcours pire encore m'attendait. En effet, équipée de hauts sabots de bois et serrée au niveau des mollets par ma robe, je peinais à suivre l'impétueux garçon à travers branches et racines dans lesquelles je prenais sans arrêt les pieds. Finalement, pour mon plus grand soulagement, Hyosuke s'imposa une halte afin de s'assurer que je suivais bien la cadence. C'est avec l'énergie du désespoir que je me dirigeais vers une grosse pierre moussue afin de reposer mes pieds endoloris et retrouver mon souffle. Hélas, le repos fut de courte durée.

En effet, avertie de l'arrivée d'un intrus par les signaux de détresse de l'une de mes jeunes enfants, j'oubliais bien vite douleurs et chaleur pour se poser en rempart entre mon maître bien aimé et le potentiel danger. Pour prévenir toute attaque surprise, je forçais l'apparition de deux autres paires d'yeux sur mon front, scrutant les environs avec autant d'attention qu'une louve veillant sur ses petits. Lorsqu’enfin la... « menace » se présenta à nous, mes six globes se posèrent sur la silhouette fragile et menue... d'une fillette. Celle-ci avait de toute évidence plus peur de nous que le contraire et tremblait de tout son être, allant même jusqu'à s’affaler sur le sol en me voyant. Devant le spectacle pitoyable et apitoyant qui se déroulait sous notre regard, je baissais déjà ma garde, ne sentant aucune potentielle menace provenir de la petite demoiselle qui s'époussetait une fois relevée. Chouinant et bégayant,  elle ne ressemblait nullement à une guerrière et encore moins à un monstre. Finalement, c'est l'intervention de mon maître qui me fit stopper toute réaction hostile. Dans un élan rapide et gracile, celui-ci s'était projeté à mes côtés et posant ses mains, l'une sur mes hanches, l'autre devant les quatre intrus qui parsemaient mon visage, il m'intima de façon légèrement détournée l'ordre de me calmer.

Obéissant sans me faire prier, j'abandonnais toute posture défensive tandis que mon front retrouvait un aspect normal, les orbites noires disparaissant sous ma chair, avant d'adopter une posture soumise, le visage abaissé vers le sol « Oui, Hyosuke... » fixant malgré tout la jeune intruse d'un regard méfiant. Toujours d'une voix incertaine, cette dernière continuait de parler et de se présenter, probablement pour se rassurer elle-même, allant même à nous tendre un brownie... peut-être pour nous amadouer... Quoi qu'il en soi, je continuais à la surveiller tandis qu'elle manipula avec douceur la jeune enfant qu'elle poursuivait jusqu'à présent. Suivant avec peu d'intérêt le flux discontinu de ses paroles, je fus prise d'un sursaut lorsqu'elle annonça d'elle-même appartenir à la Magical Academy... Cette petite possédait donc un Don, un pouvoir qui lui avait ouvert les portes secrètes de l'établissement caché aux yeux du reste du monde. Cependant, cela ne voulait pas dire qu'elle ne représentait aucun danger, bon nombre de personnalités différentes se croisaient dans les couloirs sinueux de l'Académie et il ne serait pas surprenant de tomber sur une détraquée ou une dangereuse créature, après tout... j'en étais le parfait exemple.

Comme moi, le jeune homme avait sourcillé à cette information, mais ne se laissant pas décontenancer, il avançait d'un pas nonchalant dans le but de se présenter. Cependant, lorsqu'une mélodie s'éleva dans les airs, il stoppa net son mouvement. Le mince filet de notes semblait provenir de la petite demoiselle dressée devant nous. Je pouvais déjà envisager que son pouvoir s'étendait au moins au contrôle du son, peu dangereux dans les faits, mais redoutable lorsque l'on désirait s'en servir de façon plus belliqueuse. Si jamais la situation devait tourner au pugilat, ma forme bestiale me protégerait de ces effets mais en revanche... L'homme que je protégeais, lui, n'avait rien pour s'immuniser. Mieux valait jouer la carte de la passivité. Finalement, me décidant à briser le silence, déjà perturbé par la mélodie que dégageait la fillette, je m'avançais d'un pas décidé vers elle avant de m’immobiliser à quelques pas, la dévisageant un instant. Enfin, je m'inclinais doucement en sa direction « Je m'appelle Shiruku, Shiruku Haru... l'homme derrière moi se nomme Hyosuke Kazutaka, mon maître » Me redressant avec la même prestance qu'à mon arrivée, je poursuivais « Nous sommes nous aussi pensionnaires à l'Académie, tu ne risques rien... Pardonne moi si je t'ai fait peur » Sur quoi, je m'inclinais à nouveau, espérant que ces paroles suffiraient à détendre l'atmosphère.

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Miyuki Tatsuki
MessageSujet: Re: Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]   Mer 31 Aoû - 11:35

La douceur des paroles de Shiruku avait surprise Miyuki, qui s'était attendue - avec beaucoup de peur - à des représailles de type araignesque. Effectivement, si la jeune femme ne faisait pas peur à Miyuki, elle n'en restait pas moins apeurée des araignées gigantesques qui pouvait sans doute la dévorer en un rien de temps. N'eut-elle que le temps de noter les prénoms qu'un "détail" l'interpella. Non pas des moindres, la jeune femme avait appelé l'homme qui l'accompagnait "Maître". Un maître ? Etait-ce là une relation de maître à esclave ? Ou peut-être que - même si elle se prétendait de l'académie pour une simple couverture - Shiruku était une de ces filles dépravées qui tentent des hommes pour récupérer leur argent. Miyu chassa, d'un mouvement de tête, toutes ces mauvaises idées au sujet d'une dépravation ; bien loin de ressembler aux filles peu fréquentables qu'elle avait rencontrées au bord des routes.

L'homme aux côtés de l'élève n'avait pas prononcé un seul mot depuis leur rencontre. Peut-être parce qu'elle avait toujours été mal à l'aise avec les hommes, Miyuki ne lui avait adressé qu'un bref regard. Toutefois, elle ne ressentait aucune animosité envers lui. Finalement, elle tandis une main timide vers lui. Sa capacité à se placer aux côtés de la demoiselle Haru avait quelque peu impressionnée l'étudiante, comme si celui-ci agissait en calmant sur les nerfs de Shiruku.

- Q...Quand t-tu dis maîtrrre, tu parles de quel g-genre de maîtrrre ? P-p-pasque les m-maîtres et e-esclaves ça ne doit p-plus exister. La question qui lui posait les lèvres était sortie, non sans gêne, de la bouche de la jeune adulte. Il lui semblait tout à fait déplacé de demander ceci - et pour bien appuyer sa gêne, ses joues virèrent au rouge -, mais elle serait plus rassurée en sachant ne pas être en présence de malotrus.

Après avoir balayé le paysage du regard, et d'un geste assez simple, Miyuki invita ses deux partenaires à aller s'asseoir avec elle dans l'herbe. L'invitation était pas pure politesse ; s’ils ne la suivaient pas à quelques mètres de là - deux, tout au plus - elle ne s'en sentirait pas blessée et n’insisterait pas. Qu'ils fassent comme bon leur semble !

Après quelques minutes cachée dans la capuche de l'élève, Dorémi sorti et pointa le bout de son nez, amusé par des insectes qui s'accrochaient aux branches et aux herbes.

- T-tu ne m'as pas fait p-p-peur. Mais, tes yeux sont... su...surpr-prenants. Elle souriait comme une enfant qui découvrait un hybride pour la première fois de sa vie.

Elle sorti de ses poches divers mets ; des gâteaux, des suhis emballés... C'était à se demander d'où elle sortait tout cela. Miyu ne cessait de fixer Hyosuke ; l'homme la perturbait réellement, et la relation qu'il entretenait avec Shiruku ne l’aidait pas à apprécier sa présence. Il faut dire, également, que de par sa timidité, Miyu avait toujours eu du mal à parler à des hommes sortant du corps enseignant (peut-être que l’abandon de son père l’avait marquée plus qu’elle ne voulait l’entendre !). Elle forma une petite coupe avec ses mains et proposa la nourriture qu’elle contenait aux deux étudiants.

- V..Vous en v-voulez ?


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]   Ven 2 Sep - 10:13

Les présentations conclues par la tendre intonation de la Reine Arachnide, la discussion s'écoulait et les paroles filaient à nouveau de fil en aiguille, tissant un semblant d'insouciance maintenant qu'un aplomb d'assurance protégeait la fragilité de cette rencontre autant que le plafond verdoyant vous couvait d'ombres légères à l'écart des vigoureux clins d'œil de l'illustre Soleil. L'haleine venteuse d'aujourd'hui s'appauvrit à peine, caressant votre chair dénudée avec un soupçon de fraîcheur digne de la virtuosité incarnée dans ce petit bosquet. Un climat de douceur imprègne les lieux, émanant même de celui-ci et créant de ce fait un cycle infini de sérénité, où le moindre faux pas suffisait à ruiner cet éco-système de candeur. Gare néanmoins à celui ou celle qui oserait jouer les impétueux, car tu loues une ferveur implacable à ces saveurs dérivées de la tranquillité.

Lorsqu'enfin les esprits se détendent et que chacun comprend son rôle dans ce plan d'infortune, un fin sourire regagne tes joues et déclare, enfin, l'amabilité et la courtoisie qui t'habitent en tout temps. D'un regard aux airs platoniques, banal et tout bêtement poli, tu changes ta vision des horizons psychologiques; tu prêtes toute ton attention à la drôle d'interlocutrice. Miyuki Tatsuki, interprète des mélodies naturelles, daigne faire montre de nonchalance malgré les tressautements de sa voix intimidée. Tu étais ainsi entièrement en droit de te demander s'il s'agissait là vraiment d'une preuve de sa gêne, ou bien si ça n'était qu'un mystérieux tic irremplaçable... Mais ce n'était qu'un détail parmi tant d'autres. Ton devoir était pour l'heure de respecter tes principes, puisque les salutations ne se sont guère entamées comme il en aurait été habituellement convenu. Alors pendant que Shiruku énonce ton nom, sans oublier le titre auquel tu te fais drôlement, tu n'hésites pas à employer ta prestance révérencielle dans une noble courbette, avant de vite regagner ta droiture respectueuse.

Puisqu'il était question d'un manque de vergogne il y a peu, il était temps d'aborder peut-être à ta manière la question de cette relation maître à disciple... Il est vrai que présenté ainsi, il n'y avait pas de quoi s'attendre à quoi que ce soit de sain. De vos jours, il n'y a bien que ta compagne et toi pour entretenir une liaison de ce nom... Mais c'est ce qui faisait une part de votre originalité, et tu te consolais ainsi. C'est alors sans transition qu'enfin tu relèves quelques syllabes entremêlées de bienveillance et de sympathie, avant de divulguer le fond de ta pensée enveloppée dans un emballage de bonté et d'un calme propre à toi-même. "Non, il n'est pas question d'esclavagisme, et heureusement... C'est... Une assez drôle d'histoire, à vrai dire."

Les origines de votre pacte immuable te reviennent en tête, échauffent ton esprit et attendrissent ta pensée; tu contiens ton engouement bien assez pour que les rougissements en résultant soient à peine visibles. "... Personnellement, je préfère dire que..." Une main braquée sur ta hanche, l'autre tendue au bon plaisir de Shiruku, dans l'optique de l'indiquer tout comme l'inviter, si le cœur lui en disait, à joindre sa paume à la tienne. "... Je suis amoureux d'elle."

Il n'y avait pas à mentir, dans cette scène. Ni même à se voiler la face. Tu souriais de plus belle, d'un rictus enjôleur mais bien tout autant charmé, en sachant que tu pesais bien les mots que tu venais d'exprimer. Il n'y avait rien d'autre pour le définir, après tout... Ton cœur explose de bonheur à chaque instant passé à ses côtés, ta peau frissonne de bien-être lorsque tu l'étreins... Tu te perds dans le pourpre de ses yeux, et tes lèvres sont dès lors addictes du goût paradisiaque des siennes. Il y a tant à dire, mais voilà déjà bien assez pour appuyer tes avances. Tu étouffes un éclat de rire bien léger, avant de finalement rabattre une œillade aimable sur Miyuki, pour finalement terminer de lui effacer ces idées mal placées qu'elle a pu se faire. "Rien à voir avec la moindre idée de domination ou quoi que ce soit, rassure-toi."

Il t'arrive d'être parfois plus tête-en-l'air qu'il n'y paraît; ainsi tu ne prêtes que peu d'attention à la gêne occasionnée par ton début de discours, comme s'il paraissait naturel d'annoncer autant de façon aussi précipitée. Et pour accentuer ton insouciance, tu acceptes joyeusement les offrandes de la demoiselle en lui chipant habilement une des sucreries qu'elle vous propose du bout des doigts, d'un geste pensé pour ne pas la brusquer davantage -puisque tu n'étais pas dupe, et que tu constatais bien évidemment la manière dont elle te fusillait du regard-. Et avant même de délier le plastique emprisonnant le caramel qui tenait dans le creux de ta main, tu présentes le bonbon à ton aimée, par principe, non sans relever innocemment les épaules quand tu lui proposes alors visiblement ce dernier. "Merci, Miyuki. Et je suis ravi de te rencontrer !"

Ce n'était pas la journée que tu espérais, mais tu n'es pas non plus plaintif.
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Entre arbres et brindilles [PV Shiru-Hyo]

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