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 Night Scene | Kuro ft. Solemb

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MessageSujet: Night Scene | Kuro ft. Solemb   Mer 20 Juil - 15:06





I AM THE WALKER IN THE NIGHT
THEM HERE




C'est une heure bien tardive pour errer dans les couloirs, mais le silence reposant des derniers étages me plait. J'observe la lune à chaque fenêtre tout en me baladant, dégourdissant mes jambes qui n'en peuvent plus de ces journées à dormir pour rattraper les nuits que je gaspille à vagabonder. J'ouvre une grande fenêtre et m'y assois, laissant pendre mes jambes dans le vide avant d'allumer une cigarette. La fumée blanche danse devant mes yeux avant de rejoindre l'immensité noire de la nuit. Il n'y a que peu d'étoiles, ce soir, mais la lune est pleine et éclaire suffisamment le parc du château. Je me suis faite à cet endroit. C'était difficile au début, moi qui ai toujours vécu dans l'inconfort et l'insalubrité, et dès mes premiers pas dans le bâtiment de pierre j'ai ressenti cette impression qui vous dit que vous n'êtes pas à votre place. Puis je m'y suis habituée, et ai plongé dans cet abîme de pierre tel un poisson dans l'eau. Je jette ma clope sans l'éteindre et regarde la braise tomber les dix mètres qui la séparent du sol. Elle finit par s'écraser dans un flaque d'eau boueuse. La pluie a abreuvé le parc pendant plusieurs jours, mais elle a fini par se tarir pour laisser place à une humidité qui devrait disparaître dans la journée de demain. Je descends de mon perchoir pour continuer ma marche nocturne, longeant les murs tel un fantôme. Les fourreaux de mes épées cliquètent légèrement au rythme de mes pas, une des berceuses les plus rassurante que je connaisse. Je laisse pousser un duvet de plumes blanches sur mes avants bras, appréciant la sensation du vent dans les couloirs. Je descends une volée d'escaliers, pousse silencieusement une porte du bout du pied et continue ma route sans faire attention à qui pourrait me surprendre. J'aime bien aller dans le dortoir des garçons, sentir ces odeurs masculines. Il m'arrive parfois d'entrer dans les chambres pour les regarder dormir. Je sais que c'est malsain, et qu'on pourrait considérer ça comme du voyeurisme, mais je m'en fiche, je n'ai ni règles ni honneur à respecter. Je suis libre. Et il est plaisant, de les voir frissonner lorsque je souffle légèrement sur leur nuque. S'il leur arrive de se réveiller, je suis déjà partie discrètement, tout au plus aperçoivent-ils une ombre souriante avant qu'elle ne disparaisse. C'est amusant. J'esquisse un sourire en repensant à un nouvel arrivant que j'avais tourmenté dès sa première nuit. Il avait hurlé en se réveillant et avait essayé de me courir après mais j'avais pris la fuite par la fenêtre sous ma forme de faucon en piaillant d'un air moqueur. Vilaine Solemb.
J'ai la main sur la poignée d'une des chambres, prise au hasard car je ne m'acharne sur personne, lorsque je sens une présence. Je me retourne vivement, et des plumes blanches s'hérissent sur mes bras quand je dégaine mon épée, qui émet un sifflement meurtrier en sortant de son fourreau. Je souris dans l'obscurité. Je sais que mon imagination ne me joue pas de tours, même s'il n'y a personne que je puisse voir, je sais qu'il y a quelqu'un. L'instinct des prédateurs ne trompe jamais.

"-Bah alors, soit pas timide. Montre toi."

Je souris une nouvelle fois tandis qu'un rire enfantin s'échappe de ma bouche. Je peux peut-être faire peur, vue comme ça, mais mes intentions ne sont pas foncièrement mauvaises. Je veux juste jouer...

C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P IC O D E
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MessageSujet: Re: Night Scene | Kuro ft. Solemb   Jeu 21 Juil - 15:10

C’est une nuit bien silencieuse. Une nuit contrastée par une lune aveuglante. Il m’est impossible de trouver le sommeil… Bien trop de pensées persécutent mon esprit, et c’est cette balade au cœur de l’établissement qui me permet de les atténuer, de les perdre dans ce calme qui persiste sans se laisser briser… J’avance d’un pas feutré, les yeux entrouverts et le regard perdu dans les décors du château. Je regrette un peu de m’être aussi peu vêtu ; un t-shirt noir uni et un simple short beige, pieds nus sur le planché des derniers étages du bâtiment. Il y a un courant froid dans les couloirs, un courant qui recouvre mon corps entier de frissons lorsqu’il décide de s’amplifier. La plupart de mes sens sont en alerte étant donné qu’il est interdit d’errer après le couvre-feu, à moins d’en avoir l’autorisation.

Je me dirige vers le toit. Enfin, je crois… En fait, je n’en ai aucune idée. Je ne sais pas où je me trouve exactement et cela m’importe peu. Il y a d’énormes fenêtres qui laissent entrer la lumière du clair de lune. D’énormes ombres hantent ce passage et cela m’amuse de les faire frémir lorsque je les devance. Des gouttes qui s’écrasent sur le sol violent l’ambiance aphone depuis quelques minutes et le claquement de celles-ci résonnent avec plus d’intensité au fur et à mesure que je déambule discrètement. Après avoir engagé l’angle du couloir, j’aperçois une fenêtre complètement ouverte que je m’empresse de fermer sans faire le moindre bruit, avant d’observer une fine silhouette s’estomper dans la noirceur, à quelques mètres de moi. Sans hésiter, je me lance furtivement à sa poursuite. C’est une occasion pour moi de m’occuper un peu…

Ce profil très abstrait s’arrête à l’entrée de ce qui semble être une chambre. Un sifflement de mauvais augure vibre dans l’air. Je reconnais une lame affûtée… Une lame servant à tuer. Je n’ai rien sur moi pour contester au cas où je serais débusqué et ce lieu ne laisse nulle ombre apparaître… Je suis vulnérable ici. Je n’ai pas peur mais je crains d’assister à un évènement lâche qui m’insupporterait, totalement impuissant face à la situation que j’imagine déjà être ensanglantée. Je ne vois pas très bien ce que la silhouette entreprend…


« Bah alors, soit pas timide. Montre-toi. »

Cette voix amusée parvient jusqu’à mon oreille, comme si ce qui est apparemment une fille me l’avait destiné. Un rire d’enfant trouble ensuite mon ouïe jusqu’à m’en glacer le sang. Je suis maintenant persuadé que ses intentions sont sombres… Je reprends le pas en sachant que ce qui va suivre ne va pas me plaire, mais je n’ai clairement pas l’idée de me faire intimider de la sorte. Je m’arrête à trois mètres d’elle et aperçois vaguement son visage aux airs étonnamment angéliques, couplé à quelque chose d’étrange sur son corps que je ne peux pas identifier dans ces conditions.

« Quelqu’un de normal ne m’aurait pas remarqué… » d’un ton impassible.

Concentré sur elle, j’essaie d’ores et déjà de trouver un moyen de lui résister dans l’optique où elle m’attaquerait, bien que je souhaite évidemment éviter que cela arrive…

« Ai-je le droit de te demander ce que tu allais faire dans cette chambre ? »

Est-ce un démon… ? Le blanc qui suit me laisse fortement paranoïer…
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MessageSujet: Re: Night Scene | Kuro ft. Solemb   Sam 23 Juil - 0:23









"Quelqu'un de normal ne m'aurait pas remarqué..."

  Je jubile à l'annonce de ces mots. Ce n'est pas un compliment direct, mais je le prends comme tel. Et puis après tout, je ne suis pas quelqu'un de normal... Mais ici, qui l'est vraiment ? Si j'ai appris quelque chose dans cette académie, c'est que l'anormalité est la plus commune des choses entre ces murs. Je souris. Qui est-il ? Et que fait-il ici, à déranger ma bulle de solitude et d'incohérence, faite d'errance, d'absurde et de non sens. Les quelques entretiens avec un psychiatre que j'ai eu ne se sont pas très bien passés, et j'avoue avoir eu peur de ce qu'on me disait, de ce qu'on pourrait me dire. Les mots "traumatisme", "psychotique" me troublaient. Je ne suis pas folle. J'ai juste vécu des choses qui m'ont amenées à être ce que je suis, à vivre à ma manière afin que les évènements soient le moins douloureux possible. Mais j'en ai conclu que ces gens là, tous médecins soient-ils, ne comprenaient rien à la vie. Ou du moins à la mienne. Mon regard céruléen s'assombrit à ces pensées, cette notion d'incompréhension me suivait partout. Je la voyais dans le regard des gens, dans leurs gestes, dans leurs questions. Alors au fur et à mesure, je n'ai plus voulu parler. Puis finalement, la solitude me pèse de plus en plus. J'aimerai quelqu'un avec moi, rien que pour m'accompagner au self, ou alors paresser une après-midi entière sur un banc, parlant de tout est de rien. Quelqu'un qui me ferait découvrir ce que sont les plaisirs simples de la vie entourée. Le problème, c'est que n'importe qui ne convient pas. Je chasse ces idées de ma tête, car ne pas y penser est encore ce qui me convient le mieux. Et pourquoi une personne aussi libre que moi s'encombrerait de qui que ce soit ?

"Ai-je le droit de te demander ce que tu allais faire dans cette chambre ?
- Ai-je le droit de te demander ce que tu me ferais, si nous étions tous les deux dans cette chambre ?"


Un rire moqueur suit ma réponse, pour souligner la plaisanterie. J'aime mettre les gens mal à l'aise, c'est la première étape de la provocation. Et j'aime provoquer. Voir leurs visages peu à peu changer de couleur en fonction des émotions qui y passent: l'incompréhension, la gêne, la colère, et enfin, la haine. Mais je ne décèle rien sur le faciès du jeune homme en face de moi, sans doute à cause de l'obscurité environnante. Un frisson parcours mon corps lorsqu'un courant d'air le caresse, et mes plumes chatoient légèrement, reflets d'argent dansant avec les ondulants rayons de l'astre nocturne. Je m'approche un peu plus de lui pour pouvoir regarder son visage, et je suis à moins d'un mètre de cet homme beaucoup trop grand pour moi, ce qui ne m'empêche pas de toujours le fixer dans les yeux. Mes pas se font plus lents puis je finis par m'arrêter, croisant les bras derrière mon dos. Je souris d'un sourire d'enfant et dit:
"- Plus sérieusement, je ne fais que me promener. Et puis, tu ne peux pas me le reprocher puisque tu es là devant moi. Nous sommes tous les deux en tort."

Un éclair malicieux traverse furtivement mes yeux. Mes cheveux blancs ondulent tandis que mes plumes se rétractent doucement pour disparaître sous la peau, ne laissant nulle trace et rendant à mon corps son apparence humaine.

"On joue un peu ?"

Je lui touche l'épaule et crie "c'est toi le chat !" avant de partir en courant, espérant qu'il me suive, qu'il rentre dans mon jeu. De toute façon, il est une heure beaucoup trop avancée pour retourner se coucher.


C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P IC O D E
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MessageSujet: Re: Night Scene | Kuro ft. Solemb   Jeu 28 Juil - 3:49

« Ai-je le droit de te demander ce que tu me ferais, si nous étions tous les deux dans cette chambre ? »

Cette étrange personne ne tarde étonnamment pas à me répondre, usant d’une forme de provocation déplacée qui me surprend un peu sur le moment. Je fronce les sourcils en exposant une allure sceptique…  Elle a l’air complètement folle… Je dois m’en aller et vite. En visualisant son approche, je recule d’un pas discret… puis je reste immobile sans quitter son regard, prêt à user de toute ma force physique pour m’échapper du piège dans lequel je pense être totalement plongé. Elle n’est plus qu’à quelques dizaines de centimètres de moi lorsqu’elle décide de s’arrêter. La jeune femme croise ses bras derrière son dos et m’expose à son sourire enfantin. Je sens de la sueur couler le long de mon visage… Mon cœur bat comme s’il voulait s’expulser de ma cage thoracique…


« Plus sérieusement, je ne fais que me promener. Et puis, tu ne peux pas me le reprocher puisque tu es là, devant moi. Nous sommes tous les deux en tort. »


Mes yeux s’écarquillent et mon souffle se relâche furtivement. Je ne pense pas directement à son explication dépourvue de logique – qui se promène en pleine nuit, armes à la main, sans avoir d’intention particulière - , mais j’ai le sentiment que je serais déjà mort si elle voulait me tuer. Mon silence lui donne tout de même raison ; sa présence comme la mienne n’est pas autorisée en pleine nuit dans les couloirs de l’académie. Quelques secondes passent sans aucun bruit, glaçant l’espace temps et le privant de sa voix. Seul un courant d’air discipliné nous effleure en silence…


« On joue un peu ? » dit comme un enfant l’aurait certainement fait.


Sans me laisser réfléchir au sens réel de sa question, elle pose sa main sur mon épaule et démarre un jeu puéril nommé « chat ». Elle se retourne et s’enfuit d’un air amusé sans attendre ma réponse… que je n’ai d’ailleurs même pas eu le temps de formuler… Évidemment que je ne suis pas d’humeur à participer à de tels enfantillages et cela doit se ressentir. Je passe ma main sur mon visage en la laissant s’éloigner. J’espère m’extraire d’un simple rêve incompréhensible et me retrouver allongé dans mon lit… mais je relativise rapidement en soupirant. C’est alors que j’entends une porte beugler dans mon dos. Elle a probablement réveillé quelqu’un et je ne peux pas rester ici sans risquer les sévères sanctions de l’établissement. Je ne réfléchis pas plus et me lance dans la même course qu’elle, en faisant attention de garder un pas léger et insonore. Je ne vois plus mon interlocutrice et je fonce tête baissée dans l’obscurité la plus totale, semant rapidement les quelques pas menaçants entendus juste auparavant…


Arrivé à l’extrémité du couloir, j’ouvre une grande porte et engage la longue série d’escaliers qui la suit, toujours prompt et attentif à mes arrières, avant d’arriver sur ce qui semble être une cour supérieure ou un toit aménagé. J’aperçois une silhouette m’observer, juste sur le bord de la plateforme. J’imagine qu’il s’agit de la même personne… Je m’approche doucement de la fille, découvrant peu à peu sa claire chevelure briller au clair de lune,  en récupérant bruyamment du sprint entamé par sa faute.

« On va… se faire prendre… par ta faute… idiote… » lâché d’une voix essoufflée.

Elle semble à l’aise, insouciante, même amusée. Je récupère ma respiration habituelle en scrutant son corps comme si j’y cherchais quelque chose. Mais je ne trouve rien d’aussi étonnant que ce que j’ai pu voir dans l’opacité intérieure du bâtiment…

« Qui es-tu ? » dit froidement…
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