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 Roger Rabbit m’a tuer.

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MessageSujet: Roger Rabbit m’a tuer.    Sam 30 Avr - 19:52

Clin d'oeil du titre ::
 

Horreur. Aaaaaah, Constance. Quelle idée de s'accrocher à un lapin, aussi insignifiant soit-il ? Ton palpitant se serre et tambourine contre ta cage thoracique.
Boum boum boum.
C'est délicieux, n'est-ce pas ? Que dis-je, affreusement douloureux. Bien. Fait. ~
Tu es stupide, ma pauvre enfant. C'est une chose, ce n'est pas précieux. Tu devrais te rentrer ça une bonne fois pour toute. Idiote. Tu n'es bonne qu'à minauder, n'est-ce pas ? Oups, j'avais oublié que tu ne voulais pas depuis que tu es devenue une bête. Ahah ! Que c'est amusant de voir ton ravissant minois dissimulé ainsi tiré par la folie. Noooooon, pas n'importe laquelle. La folie de la peur. La paranoïa ? Tu allais donc perdre un être cher si tu ne retrouvais pas cette boule de poils ? Elle a fuit, elle aussi. Il a suffit que tu t'endormes sur un banc un certain temps pour qu'elle se taille. Tu voulais seulement te reposer ? Mais que tu es stupide, bon sang ! On ne s'endort pas quand on est censée garder un animal ! C'est vrai que le parc, pour un si petit lapin doit être un paradis inaccessible habituellement. Imagine un instant l'allégresse joie qu'il a du ressentir en posant ses pattes dans cette herbe tendre et fraîche, qui porte si fièrement les couleurs du printemps. Toi aussi tu as ressenti cette sensation il y'a quelques mois et tu ne le regrettes pas.
N'est-ce pas cruel d'interdire à une chose douée de conscience ce que tu t'es permis d'avoir ?
Tu te relèves aussitôt en te rendant compte de la disparition de Roger Rabbit. Tu quittes les doux songes que ton repos dans l’herbe t’a offert. Ton regard se fait alerte et parcourt l’immensité verte qui s’offre à toi. Où peut-il se cacher ? Tu prends une longue inspiration et commence à scander, sous ton masque.
-Roger Rabbit ?
Tes pas se font délicats, pour ne pas l’effrayer. Il pourrait s’enfuir à chaque instant, tenter d’échapper au loup qui se cache sous le masque de lapin. Tu dois avoir l’air d’une folle. Mais tu as l’habitude après tout, avec ce masque candide qui recouvre ta bouille. Le soleil de l’après-midi cogne dans ton dos couvert d’un tee-shirt noir trop large pour toi. Aucune féminité ou grâce.
Tu tournes sur toi-même sans arrêt, laissant tes mimines aller dans les buissons et autres avec la fragilité de la peur. Saloperie. Tu as l’air conne, nah ? A chercher ce bidule blanc, toute seule et affolée.
Un. Deux pas derrière toi. Tu pivotes comme une furie, les nerfs à fleur de peau. Tu ne laisses pas ce gars avec un sourire que tu juges personnellement narquois parler. Qu’il aille se faire foutre.
-Tu me veux quoi ? Retourne afficher ta tête d’hypocrite autre part que dans mon champ de vision. Et si c’est pour te foutre de ma gueule, va te faire foutre.
Ton regard, derrière les fentes de ton masque est noir. Tu n’as pas envie de t’énerver plus que ça et la solitude te sied particulièrement bien. Tu l’as taillé à ton image, pour en faire ton amie. Tu ne veux pas de son aide, tu ne veux pas personne.
Ca fait un peu moins d’un an que tout ça te convient, vivre dans l’ignorance des autres. Tant qu’on te fout la paix, t’es heureuse. T’as besoin de rien de plus que toi-même et Roger Rabbit.
Mais il faudrait déjà le retrouver, celui-ci.


Dernière édition par Constance Duchamps le Dim 1 Mai - 16:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Roger Rabbit m’a tuer.    Dim 1 Mai - 12:18

Les rencontres fortuites à l'issue hasardeuse ne sont pas ce qui manquent, au sein de cette Académie. Entre les monstres vous menaçant de vous dévorer dès que le monde a le dos tourné, ou bien encore, les mages risquant bien de vous faire exploser ne serait-ce qu'un membre par pure mégarde; les dragons humanifiés, les lycans affamées ou les vampires assoiffés... Il y a bien de quoi massacrer n'importe quelle peuplade par simple manque d'attention. Le contrôle d'une telle masse paraît alors impensable... Et pourtant, tout va bien dans le meilleur des mondes, ici. Chacun trouve sa place, converse avec autrui; peu de disputes ont lieu, et les plus violentes sont sévèrement réprimandées par une force invisible dont ne découle que des rumeurs toute somme loufoques et peu réalistes. Mais, n'est-ce pas le climat habituel dans lequel il faut s'adapter, lorsqu'on vit à la Magical Academy... ?

Le plus ironique sûrement dans cette histoire, c'est que tu as le pouvoir d'ignorer tout ça. Tous ces dangers devenus banals soucis du quotidien peuvent très facilement t'atteindre, certes. Ils peuvent t'infliger les pires souffrances possibles. On peut t'asséner les plus horribles Fatalités que tous les esprits sadiques réunis ensemble ne pourraient même pas imaginer... Dans le fond, tout ça importe peu. Tu l'oublieras bien vite... Tout comme tu t'en relèveras obligatoirement. Tu es tout bonnement interdit de faire autrement. Ta vie se résumerait bien à cela... Et après de longues concertations avec toi-même, tu t'es décidé d'éviter d'aborder le sujet. Pauvre toi, qui n'a pas vraiment le choix... Enfin; tu uses de stratagèmes futiles mais qui t'apporteront peut-être autre chose que la peur de mourir.

Une balade au parc ne serait finalement pas si mal, il est vrai... Aujourd'hui, pour ton plus grand bonheur -et sûrement celui des cancres-, il s'agit d'un jour de congé : chacun se détend et fait ce qu'il désire. En l'occurrence, tu t'es levé de bon matin pour te dégourdir les jambes à travers tout l'édifice, une fois bien vêtu d'un jean noir assorti à tes chaussures de ville, alors que tu présentes une chemise immaculée recouverte d'un blouson sans manche basané rapportant une nouvelle couche d'ombre sur ton style. Finalement, la tenue sobre ne te va pas si mal et tu ne t'entêtes pas plus longtemps à déguerpir de la chambre où tu gis, une fois l'estomac rempli d'un petit-déjeuner amoindri par une faim peu reconnaissable. Et ta course t'entraîne une bonne partie de la matinée dans tous les corridors de l'Académie... Pour déboucher enfin sur ce fameux parc.

Les landes verdoyantes s'offrent à toi comme un Eden où règne une atmosphère de paix et de bienveillance. Toutefois, en apparence. Les véritables faits sont ailleurs, enfouis sous ce paysage de luxe surprenamment peu habité aujourd'hui. Les rares passants que tu discernes au lointain s'en vont de toute manière, la marche calme et relaxée. Et c'est avec le même élan qu'en revanche, toi, tu t'engages au sein de ce panorama naturel. Les oiseaux chantonnent, les amoureux se réunissent, les écureuils font leur vie... Et un petit lapin à la queue de coton te fixe sur ton chemin; rangé de profil sur le sentier graveleux que tu avais emprunté pour l'occasion. Ton regard s'abat lestement sur l'animal, qui ne daigne pas s'aventurer plus loin qu'où il se tient le temps que vous échangiez une œillade aussi passive que bête. Mais, à l'entente du claquement de pas lourds et alarmés se rapprochant brusquement; la petite bestiole s'empresse de fuir dans les broussailles adjacentes au chemin granité.

Lorsque tu ravises l'auteur de ce boucan minime, tu dégrossis un instant les yeux, forcément amusé de décrire une inconnue au T-shirt volant et au masque enfantin. Tu élargis un fin sourire enjoué, n'hésitant que peu à souffler un air rieur mais pas narquois pour autant... Ce qui te vaudra la peine de subir les rageuses insultes d'une malpolie n'ayant aucune honte de mal parler ainsi. C'est d'ailleurs au son malgré tout plus fluet de sa voix que tu reconnais son genre; voilée sous un tel accoutrement, il était difficile de comprendre que la personne en dessous était une demoiselle. Sa demande fut rejetée irrémédiablement, et ton sourire fut conservé en coin, alors que tu croises finement tes bras pour te préparer à la suite.

-Et quelle est l'origine de cette colère ? Est-ce qu'elle a seulement une raison de m'insulter comme ça, la demoiselle ?

Si elle voulait jouer sur le manque de respect, tu allais être plus subtil que ça... Mais ça ne t'empêchera pas de te moquer un peu. Œil pour œil, dent pour dent.
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MessageSujet: Re: Roger Rabbit m’a tuer.    Dim 1 Mai - 22:26

Tu en montrerais les crocs.
Ta chevelure, jointe dans une queue de cheval aux mèches emmêlées viennent caresser, effleurer tes omoplates à chacun de tes mouvements. Un poil sauvage, méfiante et animale. Une défensive tout à fait incongrue face à un jeune homme qui a l'air des plus civilisés.
Ce sourire, tu as envie qu'il le ravale sur le champ. C'est un amusement que tu aimerais effacer pour laisser place à de la crainte ou du dégoût. Ta langue vient claquer contre ton palais dans un bruit sonore.
Tu étudies chacun de ses mouvements, prête à déguerpir si il osait s'approcher davantage. Tu envoies un regard derrière toi dans le buisson pour revenir aussitôt sur lui.
Un. Deux. Silence. Son rire.
Vient le moment où il entame des paroles que ton esprit juge condescendante ; sans doute que le ton n'était pas prévu pour laisser paraître les choses ainsi, mais c'est trop tard. Il te tient tête. Il a raison, à près tout. Tu n'es pas vraiment imposante, avec ton petit mètre soixante et tes muscles à peine existants. Tu ressembles juste à une gamine ou une adolescente qui veut se rebeller, avoir un sentiment de puissance durant quelques instants volés.
Tu retires ton masque pour parler avec plus d'aisance, d'un geste leste et preste pour finalement loger ce dernier sur le haut de ton crâne.
Contrairement à lui, ton minois ne semble pas affiné ni pourvu d'élégance ; il est brute avec son nez mutin mais épaté sur le bout, ton menton rond et ton regard dépossédé par le voile de maquillage que s'accoutument une bonne partie des greluches de ta tranche d'âge.
Tes lèvres s'étirent dans un sourire mauvais, provocant sans que tu bouges davantage. Tu préfères plonger tes saphirs glaçants dans ses rubis pour tenter de les briser brusquement, en vain.
Il ne faut pas s'énerver Constance. Ne pas s'énerver.
Ce grand brun à la beauté typique bourgeoise te fait oublier ton objectif principal, semblerait-il. Il faudrait te reprendre. D'une voix que tu désires assurées alors qu'elle possède de nombreuses intonations qui flanchent,  tu sembles pour ainsi dire perturbée par ce regard obnubilant, atypique.
-L'origine de cette colère... Disons que, ce sourire qui se fait peut-être ma foi,  sans doute de temps à autre enjôleur en direction de la gente féminine est à cet instant-ci des plus détestables. La raison est donc -mon bon monsieur-, que votre moue jubilante m’insupporte et que vous risquez de faire peur à Roger Rabbit, mon lapin. Donc si maintenant vous pourriez dégager votre minois -aussi ravissant soit-il bien entendu- de mon champ de vision, vous seriez bien aimable..
Un sourire mielleux pour accompagner ces paroles qui dégoulinent de sarcasme. Ton regard se décroche du sien pour se plonger vers les verdoyants environs.  
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MessageSujet: Re: Roger Rabbit m’a tuer.    Mar 3 Mai - 18:54

Et bien, tu ne t'attendais pas à ne rencontrer que de belles parleuses. Mais de là à tomber sur un comble d'extravagance... La haine puérile de l'inconnue ne présage rien de bon, ni même le sarcasme surpuissant dont elle te fait part nonchalamment. Toi qui ne comptait que te promener, sans même l'entente d'aller discutailler à droite à gauche; toi qui ne désirait rien de plus qu'habituer tes jambes aux sentiers granités, et profiter du grand air insufflant ces bonnes routes d'un sentiment de calme permanent... Une poignée de bribes rebelles anéantissent l'optique d'une tranquille balade, si bien que tu t'en retrouverais presque toi-même irrité. Mais hors de question de céder; du moins aussi tôt. Ce ne serait que donner raison à quelqu'un qui n'a que d'amour pour la gratuité, et tu refuses irrémédiablement de laisser ce genre de personnage soumettre autrui à ses capricieuses exigences.

Ton sourire l'énerve ? Tant mieux. Le voilà élargi sur tout ton faciès, ce dernier même dépeignant un minois consolidé par ton expression de fierté si propre aux aristocrates auxquels tu fais croire d'appartenir. Tes beaux airs la font gronder ? Et que dit-elle alors, de ce fin et narquois éclat de rire que tu répands dans les environs; atténué par une finesse surexagérée et alimenté par une allégresse digne du plus grands des moqueurs ? Gentleman, certes... Mais en devenir. Qu'elle se tienne plus respectueuse, si elle tient vraiment à ce que tu cèdes à sa faveur... C'est elle qui surgit de nulle part pour te bloquer la voie, et c'est toi qui devrait t'en aller, lorsque tu n'as absolument rien fait de mal ? Grand bien lui en fasse ! Tu vas rester planté là avec elle, quitte à la faire sortir de ses gonds et te faire un premier nom à mépriser ici. Et que son apparence gamine ne la laisse pas croire que tu la prendras en pitié; c'est œil pour œil, dent pour dent.

-Oh, mais puisque j'ai autant l'air de vous plaire, laissez-moi donc vous tenir compagnie. Je suis sûr que vous vous y ferez. Et puis, ça ne vous ferait pas de mal... Un peu d'éducation.

La main sur la hanche, tu avises franchement la fille d'un iris carmin raffermi d'une sérieuse envie de lui rendre ses insultes. Le tout pour discerner un ressentiment répugné et exultant ce dépit que les dires adverses t'inspirent. Tu restes aussi subtil qu'explicite, ce qui n'est pas sans respecter tes principes les plus importants. De ce fait, tu n'as aucune honte à la traiter ainsi. Enfin... Si tant est qu'elle comprenne le fait insinué. Mais, peu importe. Tu n'allais pas traîner dans ses alentours simplement pour l'ennuyer davantage. Puisqu'elle paraît dévouée à la recherche de l'animal rencontré tout juste avant celui-là, autant faire d'une pierre deux coups : tu l'ennuieras, mais tu l'aideras, pour compenser. C'est toujours ça de pris. Après... Reste à savoir si tu daigneras simplifier les choses ou non. Pour le moment, c'est évidemment bien mal parti...

-... Si ton lapin est blanc comme neige et porte une petite queue rondelette, ce doit être celui que je viens tout juste d'apercevoir. Mais, je suis sûr que le perdre simplement parce que mademoiselle se vante de pouvoir insulter à tout va, et qu'elle n'aura pas su se contrôler ne serait-ce que le temps de demander autour, cela t'importe peu...

... C'est déjà un beau mot de dit. Une belle et franche entrée en matière, comme on pourrait dire. Mais rien qui ne puisse véritablement la gêner... En réfléchissant un peu, c'est bien elle qui t'a envoyé paître sans aucune forme de procès. Alors, la provoquer ainsi ne doit pas sincèrement faire avancer les choses... Sans lui laisser le temps de révoquer tes sous-entendus, ni même de te répondre de quoi que ce soit d'autre, tu râcles soigneusement ta gorge avant de soupirer, le ton faussement las et haussé avec prétention. Cela ne te ressemble pas vraiment, mais tant qu'à jouer le jeu...

-... Tu sais, il est presque Midi, et les gens ici sont tous différents sur bien des points. Certains se nourrissent, dans ce petit bosquet. De tout ce qu'ils y trouvent. As-tu bien graissé Roger Rabbit, dernièrement... ?

... Autant y aller franco.
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