Partagez | 
 

 Lily C. Abberline || Whispering in silence. Echoing in pain.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
MessageSujet: Lily C. Abberline || Whispering in silence. Echoing in pain.   Mar 22 Mar - 0:35



 


     
× Lily Catherine - Abberline ×

× Physique
     


        Vous vous l'imaginez comment, votre infirmière ? Certainement le cliché habituel. La nana dans sa longue blouse blanche, avec des cheveux attachés en chignon, avec sa petite paire de lunettes d'un bon rouge provoquant. La nana qui va s'asseoir devant vous en croisant les gambettes au ralenti, façon film qui passe après minuit. Celle qui aura une voix mielleuse, qui sera aux petits soins avec vous et qui, en vous mettant un pansement, va se pencher en vous laissant une belle vue sur la sainte création de dame Nature. Eeeet j'ai l'honneur de vous annoncer que la réponse eeeeest : non. Simplement non. Je ne suis pas ce genre de filles-là. Je suis peut-être provocante, oui, mais pas de cette façon-là. Moi je ne vais pas faire semblant d'ignorer que mes bras appuient contre mes seins et les serrent. Si je vais vraiment vous faire du rentre-dedans, tout mon corps le fera comprendre. Mais avant d'en venir là, il faut encore que je vous le décrive, ce corps. Je vais donc commencer parce qu'on voit le plus chez moi : mes cheveux.

Je pourrais dire qu'ils sont facilement remarquables et peu communs, mais depuis que je suis ici, j'en ai déjà vu de couleurs bien plus extravagantes. Enfin bref. Si à la base j'étais brune, il n'en reste plus grand-chose. Désormais, ils sont violets. Mais bon, pour ne pas dépareiller de sourcils bruns, ils sont très sombres malgré tout. Quand il fait nuit, les gens ont tendance à croire que j'ai des cheveux noirs avec des reflets violets, mais, diantre, non. S'il vous plaît, respectez tout ce que j'ai du subir pour les éclaircir et les faire foncer à nouveau. C'était galère. Et ça a prit longtemps. Comme leur pousse, d'ailleurs. Pour être franche, à part ma frange que je dois entretenir, ça doit facilement faire cinq ans, voir plus, que je n'ai pas coupé mes cheveux. Résultat des courses : ils m'arrivent pratiquement aux fesses. M'enfin, je triche. Ils sont parfaitement lisses. Il n'y a que leur volume pour donner l'impression qu'ils ne sont pas raides comme les bâtons de la justice. La plupart du temps, je les laisse libres, parce qu'ils font leur vie de toute façon. Tous les matins, j'ai beau les brosser, ils prennent un malheur plaisir de revenir presque aussitôt en position de son combat. C'est-à-dire aucune position du tout. Vous allez vite vous en rendre compte, j'ai le toc de remettre ma frange à sa place fréquemment, parce qu'elle aussi, elle se balade un peu, et qu'une frange en vrac c'est immonde. Pour le reste, on ne peut pas dire que je prenne particulièrement soin de mes cheveux. Je les laves tout les deux jours, je trouve ça suffisant, avec un masque le week-end pour pas les défoncer sévère. Malgré ça, je suis une fille. J'ai pris le réflexe de toujours fourrer ma brosse dans mon sac, just in case.

Sous ma frange, on peut voir mon joli petit visage. Et on peut dire que, de ce côté-là, je ne fais pas franchement mon âge. Certains diront "ah mais c'est trop cool!" mais non. Qu'on me prenne pour une élève alors que je suis une adulte à part entière, c'est plutôt frustrant. Les élèves me regardent comme on regarde son camarade de classe tout juste arrivé, avec la folle envie de demander si on peut s'asseoir à côté pour blablater de tout et de rien, et poser des questions qu'on n'oserait pas avec le proviseur de son école. Et pourtant ! Je suis une adulte. Juste que mon visage n'en témoigne pas. Après tout, voilà, j'ai une bouille plutôt enfantine. Des joues un peu rondes, qu'on a tout le temps envie de tirer dans tous les sens pour voir à quel point elles sont élastiques, même si en réalité ça fait genre supra mal. Un menton très peu prononcé, pratiquement pas en réalité, et un petit nez légèrement en trompette, sur le bout tout rond duquel mes connaissances ont toujours avoué avoir envie d'appuyer. Pour le reste, de très longs cils me donnent en regard bien féminin, très doux, irrésistible quand je fais les yeux doux, mais apte à être froid si l'on me cherche des poux. Même si, soyons honnête, je suis plutôt du genre chihuahua que grizzli. Mes lèvres sont fines, enfin, un peu tout du moins, délicatement pulpeuses et pratiquement toujours couvertes d'un petit coup de gloss rose. Je n'en mets pas trois tonnes cependant parce que sinon ça colle à mort, ça abîme mes lèvres et c'est pas rentable du coup. Elles sont bien dessinées, agréables à regarder, et comme je n'ai pas pour manie de les presser entre elles, je n'ai aucun dépassement de leur forme originelle. Mais puis ce que je parlais maquillage ! Je ne me maquille pas franchement. Je suis le genre de personne a qui on donnerait volontiers seize ou, avec un peu de chance, peut-être dix-huit ans sans maquillage, mais je n'ai pas non plus envie d'avoir l'air d'une voiture volée. Alors un coup de font de teint les jours où ma peau très pâle fait un peu maladive, un petit trait d'eyeliner, mon rouge à lèvres ou mon gloss selon l'envie et c'est bien assez ! Petit point qui me complexe dans mon visage, cependant, et je vais serrer mes dents bien blanches en en parlant : mon front. Si j'ai une frange, c'est bien pour le cacher. J'ai un front plutôt large, surnommé affectueusement "front à bisous", mais même si la plaisanterie est mignonne, je ne l'apprécie pas spécialement pour autant.

L'autre chose qu'on voit bien chez moi ? Mes tatouages. Il faut dire, j'en ai pas mal, et plutôt bien étalés. Mais ceux qu'on voit le plus, en règle générale, ce sont ceux dans mon dos, en été, quand je traîne dans mon bikini avec les cheveux relevés. On mate souvent mon mignon petit derrière, mais on reste vraiment scotcher sur toutes les couleurs qui lézardent sous ma peau. Du vert, du bleu, de l'orange, du rouge, du blanc, du noir, du violet... L'énorme tatouage dans mon dos, le prenant presque entièrement et remontant sur mes épaules jusqu'à l'avant de mes bras, représente la légende de la carpe qui, en remontant la cascade, est devenue un dragon. De ce fait, le bas de mon dos, près de mon popotin, est occupé par la carpe et le haut, par le dragon et ses flammes. Je n'ai pas honte de montrer mes tatouages, parce qu'ils racontent une histoire et qu'ils ont été terriblement bien réalisés. Mais des tatouages, je n'en ai pas que dans le dos. J'en ai aussi aux poignets, en faisant le tour, reprenant le motif aqueux près de ma sainte carpe et, reprenant le dragon, une cercle de flammes autour de ma cuisse droite, en jarretière éternellement présente. Avant que vous ne me preniez pour une cinglée, je ne compte pas en faire d'autres. Ceux-ci me suffisent déjà amplement. Après, je ne retrouverais pas de boulot. Je préfère avoir des trucs que, au besoin, je peux tout de même plutôt facilement planqués.

Mes formes en elles-mêmes sont plutôt plaisantes. Madame Nature m'a armée d'un généreux bonnet D, dont je suis très fière même s'il me ruine certainement en partie le dos, et contre lequel j'adore caser les gens quand j'ai envie de faire la sieste. Et, pour accorder le tout, ma silhouette suit plutôt bien. J'ai peut-être un peu de rondeurs, mais rien de réellement dérangeant, surtout que j'ai des hanches plutôt larges, parfaites pour enfanter. Même si j'suis pas pressée du tout ! Au niveau des données, je pourrais simplement me vendre en disant que je suis d'une taille plutôt correcte pour une femme, avec mon mètre soixante-quinze, et mon poids assorti. Parce que, non, on ne demande pas son poids à une donzelle. Je suis de ces gens qui font attention à leur poids mais qui se retrouve toujours en position de faiblesse devant un bon gros gâteau, ou un paquet de chips. Heureusement pour moi, l'adolescence est loin derrière moi, j'ai réussi après des après de bataille à me débarrasser de l'acné, qui par chance a toujours été plutôt légère, sans que cette garce ne me laisse vraiment de cicatrices. En revanche, avec les années, quelques grains de beauté sont apparus. Ils sont plutôt épars, discrets, mais les plus "mignons" comme le disent les gens, sont celui que j'ai au-dessus de la bouche, légèrement à gauche, et celui que j'ai sous l’œil droit. Enfin bref, j'ai quelques petites imperfections !

Mon style vestimentaire ? Difficile à dire, en fait. En fonction de mon humeur, ça change tout le temps. Un jour vous me verrez en short en jean, avec un gros sweat sur le dos. Le lendemain, vous me verrez peut-être en robe rockabilly. De base, je m'arrange toujours pour rendre féminin tout ce que je porte, mais de ce fait, un peu tout me va plutôt bien. Mais mon genre de prédilection, ce sont juste un tas d'affaires très confortables. Des t-shirt larges, des jeans slim, j'ai même parfois tendances à piquer des hauts à mes conquêtes juste pour avoir l'odeur et la chaleur de quelqu'un d'autre sur moi, je trouve ça super apaisant. Il y a un petit quelque chose de confortable, d'agréable, à se dire que quelqu'un a bien voulu nous laisser un vêtement à lui juste pour nous. Je pourrais certainement faire pareil, d'ailleurs, si je finis avec une donzelle plus petite que moi. Même si, bien que je ne sois pas dérangée par l'idée de prêter mes affaires, je me vois mal prêter mes piercings à qui que ce soit. Mon oreille droite en à 4, le droite 3. Allant de mon lobe à mon hélix. Si à droite j'en ai un de moins, c'est un choix tout décidé, parce que je préfère avoir une chaînette et ma croix. La plupart du temps, on ne me soupçonne pas d'être une lycan parce que les bijoux que j'ai sur moi ont une couleur argentée. Même s'ils ne sont bien évidemment pas fait d'argent, pour ne pas me brûler. Je suis plutôt originale pour une infirmière, hein ? Pas de panique. L'habit ne fait pas le moine. J'ai beau être plutôt bizarre physiquement, je suis une excellente infirmière.
     



     × Mental
     


        Foncièrement, on pourrait très bien dire que le fait d'avoir perdu la voix a ruiné ma vie. Je veux dire par là que, si on m'appelle, au téléphone je suis bien dans la merde. Pareil si les gens ne connaissent pas le langage des signes, et que je n'ai rien dans les pattes pour communiquer avec eux. Mais en réalité, bien que ce soit certes handicapant, ce n'est pas aussi terrible que ça en a l'air. C'est pas pratique, mais je peux très bien vivre comme ça. Du coup, comme ça doit se voir : je suis quelqu'un de plutôt optimiste. Je fais partie de ceux qui trouveront toujours un truc positif même dans les situations les plus embourbées possible, parce que j'attache beaucoup d'importance au bien-être des gens autour de moi. J'en ai pas l'air, avec mon air de petite bagarreuse, mais c'est dans ma nature de vouloir toujours consoler ceux qui en ont besoin, besoin de soutiens et d'affection. Bien sûr, pour être toujours aussi positif, et avoir le don de remotiver les troupes, il faut soi-même être énergique et y croire. De ce fait, je ne suis pas non plus l'avocate des situations désespérées. Quand il faut laisser tomber, bah faut laisser tomber. Même si, la plupart du temps, je trouve toujours une solution, une échappatoire. Je suis la spécialiste des plans B. Mais aussi des plans C, D, E et j'en passe.

Je suis une personne courageuse. Je n'abandonne pas facilement face à la difficulté, quelle qu'elle soit, et je parviens du coup pratiquement toujours à faire ce que je veux faire. Pour certains, on peut plutôt m'attribuer l'adjectif "têtue", mais l'un et l'autre vont ensemble, alors foncièrement ce n'est pas bien problématique. Même si c'est vrai que, en effet, quand j'ai une idée dans la tête, je ne l'ai pas autre part. Face aux fatalités de la vie, je suis bien la première à combattre à l'aide de milles solutions. Je suis inventive quand cela concerne mes propres petits challenge personnels du quotidien, afin de toujours renouveler mon imagination pour qu'elle ne se tarisse pas. Du coup, c'est aussi une part de moi qui m'aie grandement quand je rencontre un problème. Si je suis déterminée à le passer et à continuer dans ma lancée, tant que je ne tombe pas sur un interdit absolu, je ferais tout mon possible pour passer, quitte à péter des murs moraux. A mes yeux, la société s'est elle-même brimée et emprisonner à l'aide de stéréotypes, et de ce fait, quand un soucis concerne ma personnalité, ou la personnalité de quelque d'autre, ou même plus simplement un avis différent de la généralité, je suis une fervente combattante, apte à utiliser tout son joli vocabulaire savant pour remettre les esprits étroits à leur place. En revanche, peu importe la situation, je ne suis jamais irrespectueuse.

Foncièrement parlant, je suis très neutre. Je ne juge pas les gens, bien que je ne me prive pas non plus de me faire un avis personnel sur eux. Je sais que, dans ce monde, beaucoup sont conditionnés à penser de telle ou telle façon, et que cette façon de penser à gouverné et gouvernera jusqu'à la fin leur existence, leur faisant croire que des choix possibles sont immoraux, indécents ou même blasphématoires. Ce n'est pas à moi de remettre en question leur éducation, leur mode de vie, et j'accepte donc telle quelle la différence de tout un chacun, du moment que personne n'impose plus fort que les autres son avis sur une même question. Personne n'a raison, personne n'a tord, les points de vue sont tout simplement très différents d'une personne à l'autre, ce que je trouve d'ailleurs particulièrement intéressant à observer. Je suis d'ailleurs très observatrice. Je ne parle pas beaucoup (haha) avec les gens, je suis du genre plutôt discrète quand je ne suis pas en soirée, et de ce fait je tue le temps en observant les gens, leurs manies, leurs tocs, je trouve ça comique. A partir de ces petites actions, on peut en déduire beaucoup de quelqu'un !

Je suis paresseuse. Personne ne pourra rien faire contre ça, je suis vraiment très paresseuse. Je n'aime pas me presser, je n'aime pas être bousculée dans ce que je fais. Et, quand j'ai mes journées de libre, mes amis n'ont que très peu de chance de me voir tant que le soleil est encore dans le ciel. De jour, je joue à la console, je bouquine, je dors. Foncièrement, je suis plutôt banale comme nana. En revanche, de nuit, on me redécouvre. Et on comprend beaucoup mieux mes tatouages. Je suis une fêtarde. Je fume, je bois, je fais des trucs qui feraient rougir Dieu lui-même, mais c'est la vie que j'aime. Je n'aime pas prendre les choses trop au sérieux, ça fait toujours du bien de se taper de bons gros délires avec des potes autour d'une bonne bière, une clope au bec. On pourrait dire que je suis immature, que je mène une vie sans ordre, mais ce serait faux en fait. Je m'éclate quand j'ai le temps de le faire, quand je sais que ça ne blessera ou ne dérangera personne. Je ne suis pas celle qui va éclater des bouteilles pour faire chier le voisinage. Moi, je profite de mes soirées, je me déchaîne, mais je connais mes limites. Je ne fini jamais ronde comme un tonneau, je ne suis jamais rentrée chez moi en étant raide saoule, j'ai toujours su marcher toute seule. Même si pas forcément giga droit.

Même si je sais que je n'en ai pas l'air, je suis professionnelle. Je sais être disponible en journée, gérer mon temps, je ne fais jamais rien à la va-vite quand ça concerne mon boulot, que j'en ai envie ou non. Mon boulot c'est de soigner ceux qui se gaufrent, se battent, et je ne suis pas, outre les questions obligées, celle qui ira demander des explications. La vie des élèves ne me regarde pas, mais absolument pas, alors je ne vois pas pourquoi je m'improviserais inspecteur gadgets. Mes supérieurs, même si ça ne me plaît pas, sont ceux qui détiennent les fils qui me permettent de garder mon job et, de ce fait, aux commentaires perfides, je ne fais jamais que faire profil bas. Je ne suis pas du genre parfaitement calme, mais je sais me maîtriser face aux piques gratuites des gens. Je suis même plutôt douée pour être hypocrite quand les situations l'exigent. Tu vois mon joli sourire, là ? Il cache à merveille le fait que, dans mon esprit, tu hurles à la mort.

Je suis très très franche. Et même si je suis muette, rien ne m'empêches d'écrire à quelqu'un qui me gonfle sévère quand c'est le cas. Je suis de celles qui vous embêtent, qui adorent vous embêter sans jamais vous mettre au pied du mur, mais qui ne supporte pas qu'on joue avec leur patience. Et bien que je sois plutôt tactile, je n'aime pas que l'on me devance dans une action, que l'on agisse sans me demander mon avis. Non pas que ça me dérange de me retrouver face à un homme qui m'imposerait sa force, dans une certaine mesure c'est terriblement sexy, mais que quelqu'un avec lequel je n'ai aucune relation joue ce jeu-là avec moi ne me va absolument pas. Et je suis sans vergogne, je n'aurais aucune hésitation à placer des coups nets si vraiment la plaisanterie va trop loin. M'enfin, de base, je suis amicale ! Moi, je ne joue pas la nana mystérieuse et ténébreuse, chez moi il n'y a pas grand-chose qui attire l'attention, sinon ma familiarité avec les gens. On peut dire que je suis madame tout le monde.

     



     × Histoire
     


       Raconter ma vie ? Okay. Mais prépare-toi. Ça va être très long et très chiant. Je précise ça tout de suite parce que, au contraire des Caliméro qui ont eu une vie de merde, qui sont déprimés, qui se cherchent des excuses pour être so dark, moi j'ai eu une vie plutôt banale en fait. Bien sûr, j'ai connu des emmerdes, j'ai connu des gens sur lesquels j'aurais voulu taper jusqu'à épuisement, mais c'est le cas pour tout le monde, non ? Je n'ai pas été plus malheureuse que ma voisine, pas plus heureuse non plus. J'ai été dans la moyenne, voilà, on va dire ça. Mais je suppose que juste te dire ça, ça te décourage pas ? Bon bah allons-y.

Je suis née à Sheffield, en Angleterre. Enfin, je dis Sheffield comme on dirait Paris en étant né juste à côté. J'étais dans les environs, quoi. Ma mère, Claire Abberline, m'a mise au monde vers quelque chose comme 3h du mat'. Parce que j'étais déjà une bonne chieuse. Et j'ai gueulé comme un putois pendant un moment, du coup moi j'l'ai pas eu, la fessée du doc. Personne, à l'époque déjà, touchait à mon adorable popotin. J'avais pas de problème de santé particulier, sinon que ma température était plus ou moins toujours légèrement au-dessus de la moyenne. Ça n'a pas inquiéter les docs, comme on était en hiver. J'essayais certainement de pas me cailler. J'ai passé les tests, les trucs et les machins, moi de toutes façons mes journées se résumaient à dormir, bouffer, sourire, dormir, bouffer et sourire. Ça devait pas franchement être crevant.

Mes parents ont prit soin de moi (si on met de côté le fait qu'une fois ma mère m'a vu escalader la baignoire et me gaufrer dans les draps qui y étaient en attente d'être lavés), et je me suis vite révélée être une véritable casse-cou. J'adorais mettre pleins de trucs à ma bouche, je bavais à mort, je rampais de-ci de-là. Notre appartement, c'était mon royaume, mon terrain de jeux. Et j'étais une punaise de reine. Ils m'ont offert des tonnes de cadeaux, des vêtements rose bonbon, des jouets à ne plus savoir quoi en faire, mais foncièrement ils avaient pas si souvent que ça le temps de jouer avec moi. Ça m'empêchait pas de "kiffer la wave", quand j'étais dans mon petit parc. Enfin, pour moi, comprenez, ce truc était géant.

Mes premières années de vie se sont passées comme ça. J'ai rien fais d'intéressant, à part gazouiller comme le font tous les marmots. Nan, en fait, vraiment, y'a pas grand-chose à dire. J'suis tombée amoureuse, en maternelle, du bon vieux cliché du gamin populaire, le blond aux yeux verts, celui qui collectionne les bisous sur les joues. En primaire, on a atterrit dans la même classe pendant deux ans, et c'était chiant. Je l'ai ignoré, j'ai joué avec mes copines. Ça en valait pas la peine, comme disait ma mère. Comme tout le monde, j'ai eu les crétins qui voulaient pas jouer avec moi parce que "ah naaaan, t'es une fille!" mais j'ai résolu les soucis à coups de coups de boule. Ma mère a été convoquée quelques fois, en essayant de me défendre, mais j'étais déjà une teigne. Que j'ai pas de zizi entre les jambes, ça m'empêcherait pas de jouer au foot ! J'ai alterné entre la corde-à-sauter et le ballon, entre les princesses et les militaires, et finalement c'est vite devenu plutôt clair pour moi. J'avais pas envie d'être une punaise de princesse qui fait que pioncer, chialer et attendre son prince. Moi, je voulais être une punaise de princesse avec une épée, une armure, le genre de gonzesse qui zigouille son prince parce qu'il lui chante la sérénade. Je me suis démarquée, un peu trop peut-être, d'ailleurs. Aux spectacles scolaires, je refusais d'être la damoiselle, je voulais être un chevalier.

Au collège, ma meilleure-amie m'a avoué être amoureuse de moi. Et, j'avoue, ça m'a laissée sur le cul. C'était... Possible, ça ? J'ai été demandé à ma mère, qui était heureusement suffisamment ouverte d'esprit pour ne pas juger qui que ce soit, ni me faire la morale. Elle m'a expliqué que, oui, c'était possible, que ce n'était pas contre nature, et que ce choix était individuel, qu'il était différent d'une personne à l'autre. Alors moi, j'ai voulu tenté, j'me suis mise avec Juliet. Et ça a été la pagaille sociale. Je me prenais une blinde de jolis noms sur le dos, pas mal de rumeurs aussi et, finalement, un an plus ou moins après s'être mises ensemble, on a rompu. J'ai jugé que c'était le destin, que c'était assez de souffrance pour elle, alors j'ai rien dis, j'ai continué ma petite existence, même si notre relation était très différente de simplement notre amitié d'avant. Entre nous, quand elle venait réviser à la maison, il y avait encore ces petites caresses, ces caresses, parfois même ces baisers. C'était bizarre, mais c'était comme ça.

J'ai pas franchement changer, entre la primaire et le collège. C'est plutôt vers la fin du collège, près du lycée, que mon corps s'est tapé un délire. J'me suis retrouvée avec une poitrine qu'on zieutait sans cesse, sans savoir comment la couvrir ou comment faire en sorte qu'elle me fasse pas mal, et ça a été le dur boulot de ma mère que de m'expliquer que, ouais, voilà, je devenais une femme. J'ai eu mes premières règles plutôt tard, et je suis tombée dans les pommes la première fois que, ma mère s'en souviendra toujours, j'ai traversé le salon en gueulant que j'étais en train de mourir. En fait, une partie de moi savait ce que c'était, mais c'était tellement soudain que ça m'a choquée, sur le coup. J'm'en suis remise, et j'ai commencé à me sentir plus mature, plus adulte. Du coup, en future dame, j'ai fais que des conneries.

Mes notes sont tombées, j'ai commencé à sortir en douce pour rejoindre des potes au parc plus loin, j'ai bu, fumé, j'ai couché, mais mes parents ne m'ont rien dit. Pourtant, tu vois, j'ai toujours été convaincue qu'ils étaient au courant de toutes mes bêtises. Ma mère, à chaque fois que je rentrais à la maison, était là, à la table de la cuisine, et, avant que je monte me coucher, passait une bonne heure à parler avec moi, à me caresser une joue, avec son habituel sourire tendre. J'savais que je l'inquiétais. Mais le soir, j'étais avec mes potes, j'y pensais plus. Elle ne m'a pas engueulée une seule fois, en se contentant de simplement me dire que, tant que j'étais prudente, c'était ma vie et qu'elle ne pouvait pas la diriger à ma place. Je me suis calmée, après une merveilleuse frayeur de mon médecin qui, une fois, a pensé que j'étais tombée en cloque, et je suis retournée plus sérieusement en cours, en ne faisant que ralentir un peu la fréquence de mes soirées.

Quand j'ai fini au lycée, c'est devenu le gros bordel. J'ai recommencé à aller en soirée fréquemment, je m'éclatais tellement que la chute vertigineuse de mes notes m'a pas choquée. Mais mon père, lui, il a beaucoup moins aimé. Ma mère avait beau couvrir mes absences, tout signer en douce, un jour il a demandé à voir mon carnet de correspondance. Et j'ai douillé sa tante l'octopus. Du coup, recadrage oblige, je suis devenue la nana qu'a le nez dans les bouquins, alors qu'en fait ça me lourdait juste à mort. A la fin du lycée, j'en ai eu marre des disputes de mes parents qui commençaient à se faire trop présentes, et j'ai trouvé un petit boulot pour pouvoir me casser vite-fait bien-fait. J'ai été m'écraser les petits petons dans un appart' minuscule, mais au moins c'était mon chez moi. J'ai collectionné encore quelques années les boulots miteux, les trucs de bas étage, en venant voir mes parents tous les week-end, enfin quand j'avais la motiv' pour.

Un soir, pourtant, s'est parti en vrille. A table, mon père s'est mit à hurler que je ne faisais rien de ma vie. Et ma mère m'a défendu en lançant que j'avais le droit de faire ce que je voulais, tant que je n'étais pas en danger et que j'étais heureuse. Il lui a collé une grosse claque, et moi je lui en ai collé une derrière pour le calmer. Sauf que, lui, il avait jamais que ses doigts comme armes. Moi, j'avais des griffes. Des poils s'étaient dressés sur tout mon bras, bande brune remontant jusqu'à mon cou alors que ma respiration avait accélérée sous une espèce de jet d'adrénaline anarchique. Je suis restée là, à regarder le visage déchiqueté et la chair sanguinolente de mon père, en panique. J'arrivais pas à bouger. Il a hurlé, à la mort, et on l'a vite emmené à l'hôpital. Il a fallu mentir, expliquer qu'un loup l'avait agressé pendant qu'il était à la chasse. Mais bien sûr, vu l'heure tardive, les médecins nous ont regardé bizarrement. J'ai pris la fuite, pendant que ma mère le veillait. C'était trop pour moi. Ma petite vie était complètement bouleversée. J'avais l'impression de faire un très mauvais rêve. Mais peu importe le nombre de baffes que j'me collais, j'arrivais pas à me réveiller. Ma mère m'a rejoint, certainement après m'avoir cherchée un bon moment, pour m'expliquer que je devais partir, que je devais disparaître, pour mon propre bien. Elle ne savait pas vraiment ce que j'étais, mais m'a refilé un vieux livre de famille, en me disant que je trouverais certainement des explications dedans.

J'ai pas eu le choix. J'ai préféré mes affaires, j'ai vidé tout ce dont j'allais avoir besoin en embarquant ce vieux bouquin de mes deux ovaires et j'ai pensé très fort à cette académie dans laquelle ma madre m'a dit que je serais en sécurité. Et, alors qu'on frappait à ma porte comme un demeuré, j'ai eu une sorte pulsion primitive, primaire, quelque chose de très fort. J'ai fermé les yeux, j'me suis cramponnée à mes valises, et j'ai continué à prier pour que l'on vienne m'emmener à cet endroit bizarre où, à priori, on allait pouvoir prendre soin de moi, mais rien n'est arrivé, personne n'a sembler m'entendre. Alors que ma mère m'avait dit qu'il m'aurait suffit d'y penser très fort. La porte s'est ouverte, sur de mes voisins qui avaient certainement été agacés par tout le bruit que j'avais fais en renversant mes meubles pour réunir mes affaires. Et encore une fois, j'ai cédé à cette nature dont j'ignorais tout.

Mon corps s'est couvert peu à peu d'une épaisse fourrure brune, qui brûlait ma peau, l'étirait, la craquelait. J'ai entendu mes os se briser, j'ai hurlé, j'ai supplié que cela s'arrête, alors que mes voisins, tétanisés par l'effroi, me regardaient me détruire de l'intérieur. Quelque chose prenait le contrôle, à nouveau. Mais mes hurlements, mes supplications n'ont rien fait. Une vive douleur a percé ma gorge, comme si elle avait été disloquée, ouverte en deux, comme si un milliard d'aiguilles tentaient de s'y fondre. Et c'était le silence. Il n'y avait plus que le son de ma respiration anarchique. J'ai vu ma vision changer, progressivement, tuant le peu que je pouvais voir de moi-même. Les couleurs se déchiraient, plus rien n'était pareil, même mon coeur ne battait plus de la même façon.

Et face à mon esprit parasité, je n'ai plus eu la force de combattre. J'ai cédé tout mes pouvoirs à cette bête qui avait tant sommeiller. Elle s'était finalement réveillée. Et je ne pouvais rien faire contre elle. J'ai fais un carnage et, quand mes esprits me sont revenus, mes vêtements baignaient dans le sang. J'avais fais ça. Les deux corps démembrés qui gisaient sur mon parquet, c'était ma faute. C'était à cause de cette atrocité, cette monstruosité qui, désormais éveillée, ne laisserait plus rien passer. Secouée violemment par les pulsions qui résonnaient encore, qui tentaient de reprendre le contrôle face à ma panique, je frappais de toutes mes forces ma tête contre le sol. Hors de question que cette chose revienne ! J'ai pleuré, j'ai hurlé, mais il n'y avait plus aucun son, plus un seul mot. J'avais brisé mes cordes vocales dans la violence de cette transformation toute nouvelle pour mon pitoyable corps d'humaine.

En suppliant pour que l'on vienne me sortir de cet enfer, que l'on m'achève, j'ai vu une sorte d'aveuglante lumière. Et, des voix me parvenant de loin, je me suis évanouis. Mes yeux, lorsqu'ils se sont r-ouverts, m'ont montré des gens, en blanc, qui parlaient de la stabilité de mon corps, de mes blessures, me posaient des questions que j'entendais, mais auxquelles je ne pouvais pas répondre. Ma gorge brûlait encore vivement et, au moindre mot que je tentais de prononcer, les aiguilles revenaient à la charge. Je ne pouvais plus parler... Ils ont prit soin de moi. Certains, à priori, sont même repartis chercher mes affaires. Et comme je devais bien trouver quelque chose à faire, j'ai profité de ce "nouveau monde" pour m'investir dans quelque chose de concret. Je ne pouvais plus simplement faire la fête, je devais me prévoir un parachute dans cet univers tout-à-fait différent de celui dont je venais. Quand j'ai été certaine d'être capable de me garder un minimum calme, je suis sorti, j'ai cherché un travail : j'ai fini infirmière à l'école des joyeux petits monstres. Et j'ai "parlé" via mon portable à beaucoup d'étudiants, de membres du personnel. Tout le monde ici était à la même enseigne, à la Magical Academy, tous des put*ins de monstres, à tenter d'obtenir le contrôle de nos capacités raciales. Génial. Plus qu'à attendre de claquer dans un coin !
     



 

     
Quelques infos

     Âge 27 ans.
     Sexe Souv- hum. Féminin.
     Orientation Babylon ?
     Groupe C.A.M.A. (infirmière)
     Pouvoir Lycanthropie.
     Alignement Totale imbécile. Soit chaotique neutre.
     Familier Axel ?

     

       
Description de ton pouvoir

        Comme mes confrères lycanthropes, je suis dotée d'une forme intermédiaire et d'une forme intégralement animale. Dans mon cas, bien sûr, il s'agit d'un loup. Sous cette forme, ma force est augmentée, ma vision accrue même si je ne vois pas toutes les couleurs. On pourrait presque dire que tout mes sens sont plus "actifs" que sous mon apparence humaine. Cependant, à la différence de mes autres cousins lycans, je ne suis pas la force incarnée. Non, mon domaine à moi, c'est plutôt les longues foulées. Agile et rapide, endurante, je suis douée pour pister, mais les combats c'déjà nettement moins mon affaire. Moi, je suis le truc qui se pose par-terre et roupille, quand il mange pas. Sous ma forme de louve, je suis plus frêle mais aussi élancée que les mâles de mon espèces, parée de mon beau pelage noir aux reflets violets. Différents facteurs peuvent déclencher ma métamorphose : une situation intensément stressante, une violente colère et, quelques fois même, une trop grande tristesse, une douleur trop vive. Le reste du temps, je contrôle plutôt bien mes pulsions, ce qui me permet de me balader sous forme de loup sans être dominée par mes instincts bestiaux.
     

   
Et derrière l'écran ?

     Pseudo Cat.
     Âge 18 balais.
     Disponibilité 5/7 ?
     Un petit mot ? Mot.

     
© Halloween × CICI

 
Revenir en haut Aller en bas
Féminin Messages : 15663
Points : 19889
Date d'inscription : 25/09/2009

Feuille de personnage
Pouvoir: Manipulation du sucre et autres vitamines. Communion totale avec la nature
Items:
Statut: Célibataire
avatar
Syria
MessageSujet: Re: Lily C. Abberline || Whispering in silence. Echoing in pain.   Mar 22 Mar - 9:38

Je te l'ai déjà dit via la CB me semble t-il mais je te le redis :

Bienvenue parmi nous et j'espère que tu t'amuseras ici.

Je n'ai rien à dire sur ta fiche, il y a tout ce qu'il faut *o*

Tu es officiellement validée et rajoutée au groupe CAMA

Je te souhaite de futurs bons rp

_________________

Merci pour les roses, Raphael, Arcaz, Lara, Shana, Angel, MayLyn, Yogi, April, Elena, Yogi, Akihito, Soudo, Zoldik, Shiruku, Rin et Alice ♥


Merci pour les baisers, Aurore, Sirë, Lara, Hanabusa, Maylyn, Elena, Tensa, Leona, Yogi, Akihito, Shiruku, Zoldik, Rin, Miyuki et Aoi ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Lily C. Abberline || Whispering in silence. Echoing in pain.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» une recette bonne et pas chere...le pain de viande
» [Fiche d'île] Amazon Lily
» LOU PAN GROUMAND (pain gourmand)
» Crise du Pain !!!!
» Alvéole De Lily-Miel...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Magical academy  :: Zone Administrative :: Présentations :: Fiches Validées-