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 Jeanne ▬ You're my obsession

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MessageSujet: Jeanne ▬ You're my obsession   Lun 30 Nov - 1:14


Jeanne Lothbrok



Nom : Lothbrok.
Prénom : Jeanne.
Surnom : Toxic.
Âge : 21 ans.
Origine : Islandaise.
Pouvoir : Hébergeur.
Alignement : Neutre Pur.
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.
Familier : Noir, en soit.
Groupe : Esper.
Avatar : Robin Soloviev ▬ Fisheye Placebo

Pouvoir
Depuis que les Lothbrok ont foulé cette terre, ils ont toujours eu ce pouvoir héréditaire. Mais depuis quelques années déjà, ils ont oublié l'origine de leur fonction première. Jeanne ne sait donc pas pourquoi Noir, qui est Noir et ce qu'elle doit faire de Noir. Son père a émis l'hypothèse que leur ancêtre, aurait apprivoisé un être paranormal, l'aurait aidé, aimé, et cet être a fait de même. Ils se seraient donc liés. Noir lui-même, ne semble pas connaître la raison de son existence et de sa liaison avec Jeanne. Noir ? Il vit par elle, grâce à elle, comme il l'a toujours fait avec les autres Lothbrok. Le nom de ce don serait donc "Hébergeur" : car Jeanne héberge une âme dissociée de la sienne, en elle.

Cette vie étrangère se nomme Noir. Simple, discret, et même simplet, à la hauteur de l'animal. Son corps est plus maigre que jamais, son poil crépu, ses yeux d'un rouge horrifiant, son nez fin, ses oreilles tout autant. Sa queue longue, devient aussi vive qu'un fouet et ses serres restent présentes à ses pattes avant, noires, acérées, lui permettant de prendre des objets, de crever des yeux, de s'accrocher aux arbres, à toute matière rugueuse. Ses pattes si fines se couvrent d'écailles assez solides pour les protéger d'un coup de poignard ou d'épée, car après tout, ces quatre membres sont ce qui lui permettent de survivre, de combattre et surtout de courir aussi vite qu'un guépard. Il est si fin, qu'on pourrait le voir planer lorsque la brise est trop forte. Effleurer son pelage, et il disparaissait au lointain, agile, menaçant, léger, ténébreux, une trainée de fumée noirâtre comme seule trace de son passage.

Il n'en est tout du moins pas indestructible ; un simple coup d'épée bien placé peut le tuer, comme une balle entre les deux yeux. Ses écailles ne s'étendent qu'à ses pattes et le reste est aussi fragile que de la porcelaine. Mais détruisez-le et c'est Jeanne qui est blessée, autant que lui. Les deux sont atteints par les mêmes blessures. Noir semble loup bien squelettique. Et il puisse son énergie dans celle de Jeanne pour se montrer tangible et réel aux yeux de tous. Sinon, il se repose dans un recoin de sa tête, ou bien reste visible à ses seuls yeux.

Ils sont obligés de veiller l'un sur l'autre, et si Jeanne meurt ou ne peut plus supporter cette âme, Noir devient l'héritage du second enfant Lothbrok, autant dire qu'aujourd'hui, il préfère garder Jeanne en vie. Sinon, il mourra avec elle. Il est un guide, un allié, un silence, un mystère. Mais ils se comprennent, un peu comme des jumeaux, et si Jeanne le perd, elle se sentira bien démunie.

Une autre des fonctionnalités de Noir est la capacité de fusionner avec Jeanne. Plus qu'un lien indirect, ce dernier devient direct au péril des souvenirs de Jeanne. Le prix à payer est constant : ses souvenirs s'effacent, se grisent petit à petit, et plus rapidement encore lorsqu'elle prend la forme de Noir, lorsque Noir lui permet de s'enfuir, de partir, d'attaquer, de se protéger avec ses capacités, durant une dizaine de minutes avant que la normalité ne revienne sur une Jeanne terriblement épuisée. Jeanne utilise rarement cette possibilité, elle ne veut rien oublier.

Apparence de Noir : Cliquez ici


Caractère

Jeanne, c’est un bout de contradictions et d’émotions, un excès de franchise et de sensations. Au premier abord, tu n’es guère la plus accueillante, ni la plus charmante. Les politesses et les codes de la société, tu ne sembles les appliquer. Oh, tu n’es pas rebelle, tu ne seras pas celle qui incendiera le prof, qui ira battre un gosse. T’es la silencieuse, pensant beaucoup et parlant peu, pensant trop et ne parlant assez. Tu regardes les gens fixement, tu observes leur façon d’agir, pas par manipulation, pas par curiosité, simplement pour savoir et ne pas juger sans comprendre.

On te laisse ça, Jeanne, ta franchise éclate bien des orgueils à défaut des cœurs, mais tu vises juste. Et c’est en ça que beaucoup de filles ne t’aiment pas. Celles qui bavardent à longueur de temps, de garçons et de vêtements, la légèreté d’esprit n’a jamais été ta mélodie. Tu préfères parler photographie, personnes et travail. Tu préfères dire les choses en face, avec calme et courage. Même un professeur, tu le fixes droit dans les yeux, car tu ne fais jamais autrement, tu le fixes et tu prononces  à voix haute ton désaccord, que cela te concerne ou non. Et en ça, tu t’attires encore plus de foudres. Car à force de te mêler de ce qui ne te regarde pas, tu mets le feu aux poudres.

Directe certes, mais sociable malgré tout. Tu n’es pas souriante à première vue, semblant apprécier une solitude dont tu n’as que trop l’habitude. Tu aimes ton espace, certes, lorsqu’il s’agit de la photographie, tu y mets toute ton âme et ta volonté. Néanmoins, tu apprécies les autres présences, des gens que tu aimes, que tu veux protéger corps et âme. Cela ne semble pas, à première vue oui, on dirait que personne ne trouve grâce à tes yeux. Et pourtant, ces personnes le savent, car tu es directe, car tu leurs as dit. Cela fait bizarre, la première fois, car ton affection, tu ne la montres que peu. Tu dois être l’une des rares à ne pas faire preuve de faux-semblant et de sous-entendus. Lorsque tu aimes, tu l’annonces, lorsque tu chéris, tu l’assumes. Tu dis ce que tu penses, impromptue, lorsqu’on ne s’y attend pas, avec ce regard accroché au nôtre, semblant bien défiant : vas-y, ose me dire que je mens.

Et pourtant, la photographie est ta vie, tu as du mal à assumer le contraire, à aimer les gens plus que ce but que tu t’es inscrit. Alors, tu cherches des solutions, tu cherches à t’enfermer dans tes pellicules, tes portraits et tes paysages, plutôt qu'à penser à eux, à ceux qui sont en vie. Tu aimerais rester celle que tu es, et te défaire malgré tout de cette image : celle de l’être de passage.

Tu souris, tu ris, tu es maladroite aussi, tu te contentes de peu. Tu es fière, si fière. Tu aimerais te débrouiller seule, toujours. La boxe pour te défendre, ça aide un peu, à exprimer ces émotions réprimées au fond. Et puis, il faut le dire, ton pis défaut est de croire que tu n’es importante, que tes blessures ne feront de mal qu’à toi seule. Alors, les précipices, les ravins, le danger et les mauvais chemins, tu les parcours sans détours, et tes yeux s’écarquillent en remarquant les larmes d’une personne chérie : tu t’es blessé Jeanne, tu as mis ta vie en danger, il est normal que ta souffrance soit la sienne. Sauf que toi, tu ne veux pas faire pleurer, jamais, ton rôle n’est pas celui-là, d’après toi. Ta main caresse ces cheveux, cette joue usée par les larmes, et tu embrasses ce front, tu prends dans tes bras fins, tu exprimes ces mots que tu ne chuchotes jamais assez : je te demande pardon.

T'es cette fille qui souhaite l'indépendance et qui se trouve trop facilement dépendante, celle qui aime et qui n'aime, qui ne bouge pas excepté d'un mouvement d'épaule. Laisse-moi, mais ne pars pas. Car la solitude est devenue bien trop ton habitude, car tu ne veux te laisser aller à tes attitudes. Tu t'enfuis, tu mords, puis tu tournes ton regard, aussi effrayée qu'énervée par cet effroi : est-ce que tu me suis encore ? Suis-la encore, fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis. Jeanne est de ces contradictions là ; une gifle sur la joue, et un baiser sur les lèvres.

Noir ? Tu l'aimes, tu le détestes, tu le supportes comme tu bénies sa présence. Avec lui, tu n'es plus seule, avec lui, tu peux être indépendante. Et pourtant, tu caches bien sa présence. Tu as peur de dégouter, de t’attacher, d’avouer et d’être délaissée. Jeanne, tu es l’une de ses humaines là, aux épaules courbées, au regard cerné et aux réflexions bien grandes. Tu es de celles fragile et forte à la fois, tombant pour se relever, pleine de volonté et incapable de s’aimer.

Physique

Tu n'es pas un modèle de volupté, tu as des défauts comme des qualités. Tu es humaine, c'est ta plus grande beauté. T'es un peu androgyne, pas normale et impassible, t'es de ces filles difficiles à approcher par leur absence de sourire. Pourtant, t'es pas un monstre et la solitude n'est pas ton lot. Il faut dire que tu ne fais pas d'efforts pour attirer les gens.

Y en a qui se maquillent, s'apprêtent et se font belles, tandis que toi le mascara arrive à peine à se faire connaître. Pourtant, tu es jolie au naturel, un peu blafarde, un teint pâle rehaussé par tes cheveux roux naturels. Ils sont compliqués ces cheveux, tu as du abandonner la première manche avec eux. Ils sont lisses, fins et entourent ton visage, ils sont plats, et ne se laissent pas facilement coiffer. Heureusement, ils sont doux au toucher, ils ont au moins ça pour eux. Ils ont cette particularité extrême de ne pas être à la bonne longueur, un choix de ta part. Certaines mèches sont longues, éparses et arrivent à tes côtes, tandis que d'autres courtes, se battent en duel au niveau de tes omoplates. Ils brillent au soleil et aiment danser le tango avec le vent. Sauf que la brise retombée, tu ressembles plus à un yéti rouquin qu'autre chose, et un chien mouillé sous la pluie.

Ton visage est fin, arrondi, on remercie ta mère de t'avoir laisser ses gênes féminins. Ton père a fait le mental, au moins. Ton nez est rond, tes lèvres minces, et tes yeux font concurrence à ceux si grands des siamois. Ils sont d'un vert émeraude, leurs cils sont longs, et on sent bien des choses dans ce regard. Ton faciès ne laisse pas beaucoup passer d'émotions au premier abord, quant à tes yeux, ils font part de ta maturité trop étrange pour ton âge, de ta rêverie insensée et de cette part, malgré tout, d'inconscience face au danger. Néanmoins, tu arrives à sourire sans difficulté, tu as l'air inaccessible, ce n'est, justement, qu'un air dans ta chanson. Car tu ris devant bien des choses, et tu souris lorsque tu aimes. Tu pleures quand tu es triste.

T'es grande pour une fille, pas une géante, mais plus grande que tes camarades, et mince, musclée même. Ta poitrine reste proportionnelle à cette minceur, tu gardes tes hanches de jeune femme. Pour autant, on sent dans ces bras et sous cette blanche peau toute la force et la vivacité d'une sportive. Il faut voir aussi ce que tu fais : la boxe française te permet de garder la forme. Car non, tu ne fais pas partie des heureuses élues ne grossissant jamais. Et tu as besoin de ces muscles pour partir à l'aventure : monter aux arbres sans te soucier du vide, courir à n'en plus finir, escalader, sauter, tout ça pour des prises de vue et des paysages tant appréciés.

Niveau fringues, il faut dire ce qui est, tu n’es pas à même de défier les belles en Dior ou en Prada. Non, tu es plus vêtements sombres et simples, car te démarquer ne fait pas partie de tes priorités. Jeans, t-shirts, et un élastique autour de ton poignet pour t’attacher les cheveux, un paquet de clopes dans la poche arrière de ton jean. A vrai dire, ta chevelure est la seule chose qui se démarque dans la rue, le reste s’efface et s’annule. Tu n’es pas la plus belle, pas non plus la plus laide, tu es juste cette fille bizarre sur sa branche d’arbre, son appareil en main quand elle ne regarda pas rêveuse la vitre de la classe, ou ne parle seul à un être semblant absent.

Histoire

Le père a toujours été un homme droit. Curieusement, Jeanne est bien plus proche de lui que de sa mère, car ils se ressemblent, car il l’a élevé. Mais bien avant sa naissance, il a étudié à Nariyu, et il en est sorti pour mieux connaître un essor fulgurant dans la photographie. Son père était un de ces hommes escaladant monts et contrant marées pour une photo. Il était un maître dans son art, à rechercher l’émotion dans ses prises de vue, à les faire vivre et à apporter une vision des choses plus particulière et complexe que ce qu’elle n’était. Il faisait pleurer comme rire, il dégoûtait comme illuminait le regard des gens, par ses portraits et ses paysages. Il rencontra sa femme française à Paris, dans un hôpital. Elle était dans son lit, faible, et souffrant d’anorexie. On a toujours répété à Jeanne qu’il avait sauvé sa mère, mais son père lui a toujours répété le contraire : elle l’a sauvé.

Cela fait si romantique et clichée comme rencontre, n’est-ce pas ? Et pourtant, tous les deux avaient du faire face à bien des difficultés. Sortie de l’hôpital, cette danseuse étoile déchue fut prise sous la coupe de ce photographe tant connu. Il la soigna, il la construisit, et il exposa cette anorexie dans sa galerie, une de ses plus merveilleuses expositions, d’après les journalistes. C’est en regardant ces photographies de son propre corps, que sa mère s’en sortit, elle pleura à chaudes larmes, elle pleura à n’en plus finir, car cet homme était bon avec elle, et qu’elle lui mentait toujours. Pourtant, elle ne voulait s’en séparer.

Porteuse du VIH due à une absence de protection, c’est en retournant en Islande qu’elle aborda le sujet. Mariée et faisant partie de cette grande famille Lothbrok, la danseuse fébrile avoua, car il voulait un enfant, car le père n’arrêtait guère d’en parler. Mais il ne la rejeta pas, et elle en lâcha des larmes de soulagement. Les précautions prises dans l’hôpital le plus proche, il n’y avait qu’1% de chance que le virus soit transféré à l’enfant. Et l'enfant fut protéger de cette maladie.

La famille suivit le parcours du père. Il était un photographe, un aventurier, et ils ne restèrent jamais en place. On ne parla jamais d’un autre enfant, Jeanne suffisait tant. Ils se faisaient un point d’honneur de lui offrir la meilleure vie possible, et son père la prenait en photo constamment, lorsqu’il ne lui donnait pas son appareil. Jeanne a toujours été proche de ce père, proche de cet esprit libre et sans frontières. Ils restaient trois à quatre mois en un lieu, Jeanne intégrait une école, et partait peu de temps après. Ce qui ne facilita pas les choses, elle redoubla deux fois deux classes différentes. Elle n’a jamais eu d’attaches, excepté ce père dont elle était si fière, et qui lui manquait tant lorsqu’il partait, son sac sur le côté plusieurs jours d’affilé. Pourtant, dès qu’ils partaient, sa famille avait ce simple rituel ; ils lui faisaient tenir ce carton plein de leurs photos, eux ensemble, pour lui signifier qu’elle ne serait jamais seule, qu’elle était aimée. Cela a marché, Jeanne n’a jamais eu de réels soucis familiaux, exceptée cette légère distance avec sa mère.

Mais le fait est que sa mère se plaignait souvent de son état, qu'elle l'observait avec envie pour n'avoir obtenu cette malédiction sanguine. Et son père n'était pas là pour faire la Suisse entre les deux femmes. Pourtant, il lui demandait toujours de rester tolérante avec sa génitrice. Sa colère réprimée pour ne jamais décevoir son père, Jeanne se mit à la boxe française et à la danse moderne. Une pratique quotidienne avec en prime une dépendance à la cigarette, qui apparurent à ses seize ans, peu après l’accident de son père. Plus elle frappait, plus elle s’exprimait et moins elle se sentait laide de l’intérieur. Jeanne se muscla, Jeanne maigrit aussi, et Jeanne se forma. Elle n’oubliait pas, cependant, d’aller voir son père durant sa convalescence. C’était aux États-Unis, il avait dérapé dans une pente de montagne et s’était brisé le bas de la colonne vertébrale. Un accident bien bête, parce qu’il ne faisait pas attention à lui, et qu’il était inconscient, un trait de caractère que Jeanne a malheureusement gardé.

Il resta à l’hôpital un mois durant, et ils restèrent plus longtemps en Amérique, le temps de sa convalescence. Lothbrok n’avait pas perdu de son caractère, pour autant, il ne pourrait plus faire ses photos, et la mère ne trouvait pas de travail. Lothbrok se remit en question, il regarda sa fille, il regarda sa femme. Il était peut-être tant de se ranger, de se poser et de laisser se développer sa fille. Car désormais incapable de marcher, il ne pouvait plus héberger Noir. Son père s'était fait un soin essentiel de ne jamais en parler à Jeanne et de garder Noir le plus longtemps possible. Mais voilà, un soir, Jeanne s'effondra, prise de soubresauts, et le père Lothbrok dut révéler ce secret familial, ses tenants et ses aboutissants. Jeanne en tomba dénue, et l'adaptation avec Noir fut difficile au début. Mais, petit à petit, ils partageaient, ils étaient ensemble. Néanmoins, quelque chose appelait Jeanne ailleurs, son paternel le savait, il connaissait cet appel, venu du Japon. Il embrassa sa fille sur le front, et lui demanda pardon.

Ses parents restèrent à New York, tandis que Jeanne commença un road trip, la famille Lothbrok ayant entendu parler du transfert du don, lui offrit une partie de leur héritage pour financer cette aventure. Jeanne avait besoin de se ressourcer, de photographier, car Jeanne oubliait, devait s'adapter à Noir, connaître et se faire à cette histoire. Alors, Jeanne voyagea, suivant cet appel, arrivant au Japon quelques semaines plus tard. Noir, personne ne pouvait le voir, et pourtant il la guidait dans la foule vers des lieux, peu loin de Nariyu, dans son silence animal.

Les Autres. Voilà où Noir l'avait emmené. Réveillée en pleine nuit par son appel, Jeanne suivit la forme noire entre les immeubles, pour mieux tomber sur trois êtres et une catastrophe. Son sang se glaça, elle ne comprenait pas : pourquoi Noir l'amenait-il jusque là ? Deux d'entre eux disparurent, mais le troisième l'aperçut. Il ne fallait aucun témoin, absolument aucun. Il attaqua donc Jeanne, ses flammes cherchant à la brûler. Son père lui avait bien parlé d'autres "êtres" capables de bien des choses, mais jamais Jeanne aurait pensé que l'un d'eux pu s'en prendre à elle. Et il le fit. Sans hésiter. Obligeant Noir à se rendre tangible pour le contrer. Jeanne ne faisait pas le poids, Noir puisait dans son énergie et Jeanne s'affaiblissait, puis, cet être disparut.

Jeanne fut alertée par Noir, dans son for intérieur, d'un nouvel être, certainement la cause de la disparition du dernier. Orphan. Oh. Jeanne se rappelait bien de son prénom lui offrant frissons de peur, d'amertume, de colère et d'envie. Mais surtout, d'effroi. Fatiguée, tremblante, elle sentit quelque chose chercher à faire étau autour de son esprit fatigué. Pourtant, cette glace douloureuse fut éloignée par l'âme de Noir, cherchant à la protéger. Et lui, il semblait en sourire plus encore.

Puis, Jeanne s'évanouit. Elle perdit sa mémoire : ses premiers pas, ses premières larmes. Lorsqu'elle se réveilla, rien n'était, et Noir hurlait. Cours à toutes enjambées, cours à t'en effrayer, cours sans te retourner. Jeanne... Je t'en prie, cours. C'était un cauchemar, doux, luxueux, oppressant, aussi glacé que terriblement brûlant. Et pourtant, Jeanne ne pouvait s'enfuir, immobile, invraisemblable, les yeux dans le vague, le cœur au bord des lèvres. Jeanne, la Jeanne voyageuse portait cet étranger collier nommé Orphan, et Jeanne ne pouvait pas courir à toutes enjambées, à s'en effrayer, sans se retourner. Noir n'apparaissait plus à ses yeux, trop fatigué, par lui, par eux.

Et pourtant, oui, et pourtant... Certaines portes sur lesquelles on pleurait à en perdre toute dignité, s'ouvraient. Certains yeux restés trop longtemps fermés s'écarquillaient. Certaines respirations inattendues s'époumonaient. Jeanne. Ce rêve n'est pas ta réalité, mais cette réalité à ses côtés était-elle juste un rêve ? Jeanne courut à toutes enjambées, à s'en effrayer et sans se retourner. La peur au ventre, le désir aux lèvres, avec cette conviction ultime que l'ombre d'Orphan laisserait encore ses lèvres sur sa peau blafarde. Jeanne n'avait jamais eu si peur qu'à ces heures à courir sans se stopper.

Et Jeanne, dans cette gare de Tokyo, tomba à genoux devant ce Noir enfin là. Jeanne ? Je te demande pardon Noir... Viens. MA t'attend. Les larmes aux yeux, la peur au ventre, elle avait couru à toutes enjambées pour se délivrer, couru à s'en effrayer pour respirer, couru sans se retourner pour ne pas se pétrifier. Car elle venait de faire une erreur qui n'était difficilement pardonnable de la part d'Orphan. Une erreur malgré tout juste, une hantise.

Il y a de cela quelques mois maintenant, Jeanne se trouve à la Magical Academy. C'était un repos, sans nul doute, mais Jeanne regardait à chaque instant Noir, car il bougeait, il craignait, ses oreilles se levaient et puis il la fixait. Elle avait peur, elle détestait cette émotion. Il savait pourquoi elle avait peur. Nous sommes en sécurité, Jeanne, je te le promets. Il mentait.


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Syria
MessageSujet: Re: Jeanne ▬ You're my obsession   Lun 30 Nov - 13:53

Bienvenue à la Magical Academy

J'espère que tu t'amuseras parmi nous

Un minuscule détail me peine un petit peu

Peux tu changer la couleur de ta partie concernant ton pouvoir, ton âge et tout ? Parce que j'ai bien galéré pour déchiffrer malgré mes lunettes, la couleur est trop claire

Ce n'est qu'un détail mais je te laisse le faire ^^ ainsi je pourrais mieux relire cette partie =)

Quand ça sera fait, poste ici ou préviens moi ^^

_________________

Merci pour les roses, Raphael, Arcaz, Lara, Shana, Angel, MayLyn, Yogi, April, Elena, Yogi, Akihito, Soudo, Zoldik, Shiruku, Rin et Alice ♥️


Merci pour les baisers, Aurore, Sirë, Lara, Hanabusa, Maylyn, Elena, Tensa, Leona, Yogi, Akihito, Shiruku, Zoldik, Rin, Miyuki et Aoi ♥️
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