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 Aventure #1 à la Magical Academy - Arrivée - Shiruku & Minori

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MessageSujet: Aventure #1 à la Magical Academy - Arrivée - Shiruku & Minori   Ven 20 Nov - 5:44


Aventure #1 - Arrivée de Sophie Takanashi en ces lieux mystérieux ~

Ses yeux brillaient. Peut-être était-ce l’effet des rayons de soleil qui traversait la fenêtre du véhicule, mais peut-être était-ce plutôt la joie qui faisait battre son cœur rapidement. Cela faisait très longtemps que Sophie était sortie de son coin, de sa ville, de sa chambre d’hôpital point. Les paysages s’enfilaient les uns après les autres. D’abord les villes lorsqu’elle était en train, puis les champs et maintenant, a genoux sur le banc arrière du taxi, elle regardait l’océan à perte de vue. Tout l’émerveillait. Tout lui semblait être digne d’une excitante aventure. D’un autre côté, le désir de ne pas penser au reste était probablement la raison pour laquelle elle réagissait ainsi. Elle préférait regarder devant elle, y voir le côté magnifique et joyeux que penser à ses parents qui allait se divorcer, à son corps malade qui ne la soutenait plus très bien et à sa maison qu’elle ne reverrait plus. D’ailleurs, ce n’était pas une très bonne idée d’oublier qu’elle n’était pas totalement guérit (si elle pouvait l’être un jour), mais pour l’instant tout allait bien. A ses côté, Madame Rosaline dormait à point fermé. Pour le pingouin, le voyage n’avait pas été de tout repos et cette petite sieste était méritée. Sophie, elle, n’avait pas du tout dormi, il y avait beaucoup trop de chose à voir ! Même pendant le trajet de nuit, elle avait été émerveillée par la beauté des villes illuminées et n’avait pu prendre le temps de se reposer.

Bientôt, la jeune fille reconnu les paysages familiers des photos qu’elle avait regardé avec ses parents lorsqu’ensemble, ils parlaient de son nouvel établissement, puis seule, plus tard, lorsqu’elle avait commencé à faire ses baguages. Elle n’était pas encore sure d’apprécié la petite ville, mais elle restait ouverte. Peut-être s’y sentira-t-elle chez elle après quelque temps. Bientôt l’école fut visible. Un nœud se forma dans le ventre de Sophie. Ce lieu allait être sa « maison » pour les prochaines années…Allait-on l’accepter ? Ses parents étaient-ils en train de l’abandonnée ? Ou était-elle celle qui les abandonnait ? Elle fermi les yeux un instant, incertaine. Puis, elle se rappela qu’elle n’avait pas le choix de toute façon, il n’y avait pas de place pour elle maintenant. Et elle se rappela aussi qu’elle pourrait voir ses parents au courant de l’année. Elle savait qu’elle réagissait comme une gamine, mais elle se sentait tellement impuissante. Elle ne s’était jamais sentie aussi seule, même lorsqu’elle passait des mois complet, seule dans sa petite chambre à l’hôpital.

Finalement, après quelques respirations, elle repris son calme. Sophie se dit qu’elle devait seulement embrasser la nouveauté. Elle détailla le bâtiment pendant que le taxi dépassait les grilles et l’amenait dans la cours. Le bâtiment était très impressionnant en vrai. Il ne lui avait pas semblé aussi grand sur les photos. D’un coup elle se sentait minuscule. Elle sourit tout de même, l’idée de pouvoir y vivre semblait beaucoup plus intéressante d’un coup. Cela faisait un moment qu’elle avait pu vivre une vie « normale » dans une école, aller à des cours et parler avec des personnes de son âge. Sa bonne humeur revenue, elle tira Madame Rosaline de son sommeil et sortie de la voiture aider le chauffer du taxi. Lorsque ses deux valises, son sac et sa chère amie pingouin furent tous à l’extérieur du taxi, elle paya la course avec un petit supplément. Elle se retourna vers la porte principale de sa nouvelle école et ne pu s’empêcher de pousser un petit cri joyeux et de partir dans une petite danse accompagnée de Madame Rosaline. Elle exagérait un peu les choses, c’était évident, mais c’était sa manière à elle d’arrêter de se morfondre sur sa situation.

D’un coup, Sophie se sentie alors épuisée. Son cœur semblait pomper moins rapidement et sa tête se vider de son sang. Autour d’elle les choses tournait. Elle voulu s’asseoir sur sa valise, mais celle-ci, peu solide sur ses minuscules roues, voulu tomber et amener sa propriétaire avec elle. Tentant de se redresser, la jeune fille tangua de l’autre côté. Elle finit par s’assoir sur le sol, posant sa main tremblante sur son front chaud. La faim et la fatigue venait de lui rappeler qu’elle en demandait peut-être trop à son corps pour une première sortie. Bah sa commençait bien…non ?

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Dernière édition par Sophie Takanashi le Jeu 21 Jan - 4:28, édité 1 fois
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Shiruku Haru

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MessageSujet: Re: Aventure #1 à la Magical Academy - Arrivée - Shiruku & Minori   Mar 15 Déc - 13:45

Un temps magnifique pour une journée magnifique.
Contrairement aux récents orages de la dernière fois, le temps était au beau fixe. Le ciel d'un bleu azur était vierge de toute présence perturbatrice, du bleu, rien que du bleu, sans la moindre trace de nuage à l'horizon. Le puissant astre solaire dispensait ses rayons sur la terre et réchauffait de sa douce lumière les êtres et les plantes, encore en éveil en cette belle matinée.
Car oui, aujourd'hui, je me suis levée tôt ! Contre mon gré certes...mais levée quand même.
Réveillée une fois de plus en sursaut par cette machinerie infernale que l'on appelle « réveil », j'étais tombée de mon lit dans la panique et m'étais fais une jolie bosse au front...
Je l'avais pourtant jeté par la fenêtre la veille mais il était de nouveau là, sur ma table de chevet, à me hurler dans les oreilles à une heure bien trop matinale pour moi !
Roulant sur le côté en poussant un râle de fatigue et de douleur, je m'étirais fébrilement en frottant la corne qui me poussait sur la tête...un jour j'arriverais à me débarrasser de cette horreur et alors, ma vie ne sera plus qu'une longue sieste douce et paisible...

Quoi qu'il en soit, réveillée pour réveillée, je n'allais pas rester allongée sur le sol indéfiniment et me recoucher n'était pas une option puisque ce réveil du diable allait me réveiller à nouveau dans une heure...c'est à dire... dix heures du matin ! J'écarquillais les yeux en voyant que je m'étais levée trois à quatre heures plus tôt que d'habitude... Bon... il fallait que je trouve une activité pour m'occuper durant ces heures avant le repas de midi. Mais d'abord, je devrais me laver et me changer, j'avais beau adorer mon pyjamas, je n'étais pas encore assez folle pour sortir ainsi.
Après une bonne douche et une pointe de maquillage, j'étais presque opérationnelle pour affronter cette nouvelle journée, ne manquait plus qu'à m'habiller !
Cherchant une fois de plus au milieu de ce cimetière de sous-vêtements, de robes et de kimonos sales, je trouvais enfin mon bonheur dans un quoi sombre et oublié de ma chambre et enfilait la douce soie, que j'avais moi-même conçu, en prenant garde de ne pas défaire mon volumineux chignon. Enfilant mes sandales de bois, je faisais signe à mon amie arachnide de grimper sur mon épaule, je la laisserais en liberté pour aujourd'hui, il était trop tôt et je n'avais pas la tête à jouer de mon instrument.

Me promenant distraitement dans les couloirs sous les cris d'effrois des jeunes filles et de certains garçon devant mon amie imposante et poilue qui reposait sur mon épaule, ne manquant pas de m'arracher un petit sourire d'amusement et de contentement, je me dirigeais vers l'auditorium, récemment ouvert, pour passer le bonjour à la professeure de musique que j'avais rencontré quelque jours auparavant. Arrivée devant les lourdes portes en bois, quelle ne fut pas ma déception en trouvant la salle fermée... il fallait que je trouve autre chose pour m'occuper...
Pourquoi ne pas sortir et me promener un peu ? Cela faisait une moment que je n'étais pas descendue en ville et je ne dirais pas non à un petit bol de ramens maison.
Faisant demi-tour, je me dirigeais à présent vers la sortie, traversant le hall d'entrée, provoquant de nouveaux cris et chuchotements, j'ignorais joyeusement ces idiots trouillards et lâches, pour des raisons qui m'étaient inconnues, j'étais de très bonne humeur et je ne voulais surtout pas que cela change.

Une fois dehors, je restait quelque instants immobile sur les marches, laissant le soleil caresser ma peau de ses bras chauds et doux, réchauffant mon cœur et mon corps. Inspirant une grande bouffée d'air, je me remettais en route, flânant dans la cour, humant le doux parfum des fleures et de la nature en fête après une semaine de pluies et d'orages.
Je m'étirais à nouveau, levant les bras en direction du ciel en poussant un petit grognement de plaisir et de bien-être...peut-être n'étais-ce pas si mal de se lever tôt, cela me permettait de profiter des rayons du matin avant qu'ils ne deviennent trop ardents. Laissant ma compagnonne se promener seule et se défouler, après tout, elle aussi avait besoin d'exercice. Je m'asseyais un instant sur un banc, étendant mes jambes devant moi en chantonnant une petite mélodie qui me trottait dans la tête. Après quelque longues minutes, je me redressais, après tout, je voulais descendre en ville, je risquais de m'endormir encore si je restais ici. Me levant sur, je prenais la direction du portail, sans penser que mes projets allaient être chamboulés.

En effet, alors que je n'étais qu'à quelque mètres de l'imposant portail sur lequel reposait les initiales de l'académie en lettres forgées, mon araignée revint vers moi, poussant un petit cri qu'elle produisait en frottant deux surfaces chitineuses au niveau de sa tête, signal que nous n'utilisons qu'en cas de danger ou d'alerte. Sautant sur mon épaule, je l'écoutais, partageant ses pensées par un lien unique. Je retournais alors en arrière, courant du mieux que je pouvais avec ces sandales hautes et lourdes.
Quelque minutes plus tard, j’apercevais une jeune femme, assise sur les dalles, semblant en état de fatigue intense. Accourant vers elle, je me mettais à genoux à ses côtés, l'adossant contre moi, posant ma main contre son front comme elle venait de le faire quelque instants plus tôt.
Haletante du fait de ma course je t'entais d'articuler du mieux que je pouvais quelque mots en soufflant.

« Tu...tu vas bien ? Ton f...front est brûlant ! »

Reprenant peu à peu mon souffle, je prenais le temps de la détailler plus calmement.
Elle était incroyable fine et légère, possédant une peau blanche et douce, elle avait tout l'air d'une malade. Son visage, possédant des traits à l'image du reste de son corps était surplombé d'une longue et épaisse chevelure brune et incrusté de deux grands yeux de même couleur.
A côté d'elle, une petite créature ressemblant à un pingouin, habillé d'un nœud rouge sur le sommet de la tête, s’affairait et piaillait à côté d'elle, probablement son amie à elle.

Aillant repris un rythme respiratoire normal, je sortais un mouchoir de soie d'un replis de ma poche et lui épongeais le front.
D'une voix plus calme et douce, je m'adressais à nouveau à elle

« Tu peux te lever ? Au moins pour t'asseoir sur un banc, tu seras mieux que sur le sol »

Je ne me pensais pas capable d'aider quelqu'un, c'était la première fois que je m'inquiétais pour quelqu'un d'autre que moi depuis...des années...
Lui adressant un large sourire, je me redressais et lui tendais une main amicale.

« Je m'appelle Shiruku, Shiruku Haru. Je vais m'occuper de toi »
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MessageSujet: Re: Aventure #1 à la Magical Academy - Arrivée - Shiruku & Minori   Mer 16 Déc - 21:29


Mon visage vint s'écraser à la rencontre de mon livre.. Décidément, je n'étais vraiment pas douée.. Assise sur une chaise à l'une des tables de la bibliothèque, je faisais face (et c'est le cas de le dire) à un livre d'histoire.

Suite à ma précédente difficulté sur des mathématiques ainsi que mon absence de révisions ou d'études au cours de toute l'année précédente, j'ai décidée de voir avec une autre matière pour estimer mon actuel niveau scolaire ainsi que la possible chute de mes capacités de mémorisations de données acquises, ainsi que ma concentration lors de mes révisions, et je fut tout simplement stupéfaite de voir à quel point je me sentais à côté de la plaque.

Les mathématiques étant une matière plutôt compliquée, j'avais pensée que c'était peut-être à cause de la difficulté que représentaient tous ces calculs et ces formes. J'avais pensée que j'avais eue autant de mal uniquement car il y avait beaucoup trop de données, que le total dépassait simplement ma capacité de compréhension par un simple sureffectif d'informations, mais à présent que je m'attaquais à un livre d'histoire après m'être intéressée aux sciences, je réalisai que le problème ne venait de nulle autre que moi.

Je n'avais pas le moindre souvenir de mes cours, de ce que j'y avais apprise, et de toutes ces données acquises. Avec le bouleversement, le fait de me retrouver brusquement seule et de devoir quitter la maison, d'être obligée de me débrouiller ainsi, je n'étais pas vraiment étonnée d'avoir mise de côté toutes les années d'études passées, mais de là à en oublier la plupart des cours, je ne m'étais pas pensée si stupides..

«De 1600 à 1868.. De 1600 à 1868...»

Essayant de mémoriser correctement les dates, je préférai les répéter plusieurs fois à voix hautes, espérant que je puisse parvenir à en retenir un minimum. Si je ne parvenais pas à m'améliorer au plus vite, je risquais de me retrouver avec un train de retard par rapport aux autres. Non, à ce niveau là, ce n'est plus un train que je manquais d'avoir de retard, c'est un avion...

Soupirant, je me décida de laisser ces révisions en courte pause, souhaitant un peu de repos, pour pouvoir prendre l'air, faire autre chose et me reposer. Le repos étant important dans l'apprentissage comme dans tout autre chose, il ne fallait absolument pas que je ne le néglige. C'était quelque chose de très important après tout, peut-être l'une des bases mêmes de notre futur à tous... M'enfin, là je pense parler pour ne rien dire..

Fermant mon livre de geste bref de la main gauche, je me redressai pour me lever, le ranger dans le petit sac qui était posé à ma droite sur la table quelques instants plus tôt, puis fit demis-tour pour prendre direction vers la porte de sortie de ce lieu de calme et de connaissance. L’atmosphère tranquille et discrète régnant dans une bibliothèque était bien loin de ce à quoi j'étais habituée, ou même de ce que je pouvais apprécier. Cependant, un lieu tel que celui-ci me convenait parfaitement pour y brûler quelques neurones. De plus, les autres personnes bien souvent déjà occupées semblaient ne prêter aucune attention à ce qui pouvait bien les entourer, m'offrant l'occasion de laisser tomber ma tête sur mon livre lorsque mon incompréhension me faisait atteindre un niveau de fatigue trop élevé.

À présent que j'avais mon livre en sac et mon sac en main, je finis par sortir de la bibliothèque pour rejoindre la cour extérieure. Il m'était requis de marcher un peu plus longtemps affin d'atteindre cette dernière, mais, souhaitant prendre un peu d'air frais, ça restais ma destination.

Je ne connaissais toujours pas parfaitement les lieux, à présent que j'y pensais. Mises à part la court et la bibliothèque, il n'y avaient que les couloirs ainsi que mon lit que je pouvais prétendre connaître un minimum, mais c'était bien trop insuffisant. Bien évidemment, le fait que je ne soit qu'une récente élève pouvait me permettre de pardonner ce manque de connaissance des lieux, mais j'aurais préférée avoir un plus ample savoir de la localisation de tel ou tel lieu, affin de m'éviter les nombreuses pertes dans les couloirs qui pouvaient m'arriver assez régulièrement dans la journée -bien trop à mon goût-.

Finalement parvenue à la cours, je pris une petite pose m'arrêtant sur place, fermant les yeux et inhalant une bouffée d'oxygène. Il était très reposant de s'arrêter en extérieur et de fermer ses yeux ainsi lorsque l'on en avait marre de travailler. C'était devenu l'une de mes diverses habitudes développées au cours de cette précédente année.
Cependant, le repos fut d'une courte durée : Rouvrant les yeux, j'eu l'occasion d’apercevoir deux personnes, des filles, l'une assise au sol, et l'autre à genoux. Un malaise ?Il ne me fut pas plus de quelques secondes pour me décider d'approcher.

Marchant dans leur direction, il m'était à présent possible de distinguer de manière plus correcte les deux filles qui se trouvaient sur les lieux, ainsi que l'animal de compagnie et.. L'arrêt fut brusque.
La fille qui semblait avoir un problème était très fine, la peau pâle, les cheveux ainsi que les yeux d'une brun agréable, l'autre fille, celle qui l'aidait me semblait un peu plus.. Intimidante, pour je-ne-sais-quelle raison. Peut-être était-ce à cause de l'énorme araignée qui se trouvait sur son épaule, raison de mon arrêt net et d'un certain frisson m'aillant traversé le corps.. En comparaison, le petit pingouin semblant appartenir à la "malade" était adorable, me donnant presque envie de le prendre dans mes bras.

Cependant, malgré la présence de cette araignée qui me paraissait bien effrayante, il me fallait reprendre mon chemin, ce que je fit, m'armant de courage. Cette chose ne semblait actuellement pas être d'une quelconque agressivité, et la fille sur laquelle elle était perchée non plus. C'est, faisant confiance à ces apparences, que je parvint finalement à les rejoindre, m'accroupissant aux côtés des deux filles.

«Qu-qu'est-ce qu'il se passe ?!Tu vas bien ?»

Je n'étais pas le moins du monde certaine de ne pouvoir être utile en quoique ce soit, mais ne rien faire m'aurait faite ressentir un certain remord et du regret, et je n’appréciais pas du tout de tels ressentiments. De plus, j'avais eue l'occasion d'apprendre que, quoiqu'il arrive, nous pouvons toujours nous révéler utiles d'une quelconque manière que ce soit, même pour les plus idiots et maladroits d'entre nous.
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MessageSujet: Re: Aventure #1 à la Magical Academy - Arrivée - Shiruku & Minori   Ven 8 Jan - 20:55



Sophie était dans un état de brouillard. Sa main froide l’aidait à garder le contact avec la réalité, mais elle restait près de l’évanouissement. Une pensée lui traversa l’esprit. Lorsqu’elle se concentrait pour ne pas perdre connaissance, parfois son corps répondait en se mettant à trembler comme si elle avait une crise d’épilepsie ou comme si elle était possédée. Peut-être ferait-elle mieux de se laisser aller à la noirceur ? Ce serait le comble que quelqu’un la voit comme ça. Elle préférait ne pas imaginer ce que les gens pourraient inventer et les rumeurs qui la suivraient ensuite. Et normalement, après une minute de « sommeil » elle se sentait toujours mieux. Bien que, à bien y penser, « dormir » entourée de ses bagages devant la porte principale ne lui donnerait pas une bonne réputation non plus. Pffiou, c’était tout un dilemme en fait. Elle n’avait pas le temps de trop se questionner, son corps allait bientôt choisir pour elle, mais cela ne se passa pas.

Avec sa faiblesse, sa vue avait drastiquement diminué, tout était flou et bien que son ouïe aussi n’était pas au maximum de sa capacité, elle n’était pas complètement incompétente. Sophie entendit des bruits qui lui indiquèrent que quelqu'un courrait vers elle. Malgré toutes les pensées concernant la possibilité d’avoir une mauvaise réputation si quelqu’un la trouvait comme ça, elle se sentit soulagée. Elle n’aimait pas être complètement seule lorsqu’elle faisait des crises d’hypoglycémie. Au moins, elle avait Madame Rosaline. Elle l’avait entendu piailler plus tôt, mais celle-ci s’était calmée depuis que la présence inconnue était arrivée. La personne devait avoir couru, car sa respiration était forte et sa voix se coupait lorsqu’elle parla.

- Tu…tu vas bien ? Ton f…front est brûlant !

Par réflexe, Sophie tenta de se relever pour montrer qu’elle allait bien. En voulant dire « oui » seul un son entre le grognement et le couinement se glissa entre ses lèvres. Elle laissa tomber, elle n’avait pas l’énergie de faire semblant. La main douce et fraiche de l’inconnue, qui de toute évidence était une jeune femme, avait calmé les ardeurs de la noirceur, sa vue revenait un peu et les soins semblaient de moins en moins sortir d’une bouteille.

- Tu peux te lever ? Au moins pour t’asseoir sur un banc, tu seras mieux que sur le sol

Sophie voulait bien, mais ses jambes ne lui répondaient pas aussi bien. C’était un peu énervant. Elle sentit la frustration contre la maladie lui serrer le cœur. Le sourire et la main amicale qui entrèrent dans son champ de vision calmèrent le tumulte qui montait en elle. Elle tenta un sourire, gratifiante. Elle allait lui répondre, lorsqu’une autre présence s’ajouta au petit groupe. Une jeune fille s’accroupit près de Sophie et Shiruku, demandant avec empressement.

- Qu..Qu’est-ce qu’il se passe ?! Tu vas bien ?

Sophie sourit et se retint de rire. La situation devenait un peu cocasse quand même ? Une chaleur douce lui réchauffa le cœur. Dans ce lieu inconnu qui lui faisait peur, voilà qu’elle rencontrait deux jeunes filles assez gentilles pour arrêter leur occupation et venir s’entretenir de son bien-être. Elle se sentait choyée. Elle détailla ses sauveuses pendant un moment. La nouvelle arrivée n’était pas très grande, mignonne avec son visage d’ange et ses cheveux argentés. Ses yeux bleus comme le ciel du soir brillaient de naïveté et de bonté. La première arrivée, de son côté, devait être plus vieille. Elle avait de longs cheveux noirs magnifiques et des yeux marron brillant d’intelligence. Son visage était détaillé et d’une beauté surnaturelle. L’araignée sur son épaule, par contre, surprise Sophie qui recula un peu par réflexe. Elle regarda la créature un moment avant de revenir à ses deux compagnes. Elle réalisa qu’elle n’avait toujours pas parlé. Sa bouche était encore un peu pâteuse et sa voix sembla différente lorsqu’elle osa enfin dire quelque chose.

- Bonjour, je suis nouvelle ici, je m’appelle Sophie, Sophie Takanashi.

Madame Rosaline s’approcha d’elle, comme pour lui rappeler son existence. Sophie lui tapota gentiment la tête.

- Et voici Madame Rosaline.

Le silence qui avait pris beaucoup de place rendait la situation un peu « awkward » et elle ne savait pas trop quoi dire. Elle demanda quand même, en regardant Shiruku et l’autre fille tour à tour :

- L’une de vous n’aurait pas un truc sucré à manger ?

Finalement, maintenant qu’elle avait repris un peu d’énergie, elle tenta de se lever. Ça ne marchait pas. Lorsqu’elle forçait, son cœur se remettait à battre trop rapidement et sa tête la faisait souffrir. Non non non, elle n’allait pas perdre connaissance maintenant ! Elle resta assise, pour se calmer, regardant ses jambes, l’air découragé.

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Ma couleur : #cc0000


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MessageSujet: Re: Aventure #1 à la Magical Academy - Arrivée - Shiruku & Minori   Ven 15 Jan - 19:35

Et bien... on dirait que des forces surnaturelles se sont liguées contre moi, bien décidées à m'empêcher de passer une journée calme et tranquille, durant laquelle je pourrais enfin flemmarder à ma guise ! En effet, réveillée de bonne heure par une machinerie satanique, pire ennemis des dormeurs et des fainéants, je n'avais eu d'autre choix que de me lever pour entamer une nouvelle journée qui commençait malgré moi...quelque heures trop tôt.
Bien réveillée et décidée à faire quelque chose de cette journée, sûrement à cause de mon réveil en fanfare, je cherchais une occupation qui saurait me distraire l'esprit avant l'heure du repas. Finalement, je pris la décision de me rendre en ville, n'ayant rarement eu l'occasion d'y retourner. Seulement, le destin ne le voyait pas de cet œil là et, une fois de plus, il avança sur ma route un nouvel élément perturbateur mais... littéralement sur la route.
En effet, à peine étais-je sortie de l'académie que mon amie arachnide me signala la présence d'une jeune femme évanouie sur les pavés de la cour. Je rebroussais alors chemin et me rendait au chevet de la demoiselle à moitié consciente qui gisait sur le sol.

La prenant contre moi, je l'adossais sur me jambes, contrôlant sa température de la main, le résultat n'étant peu rassurant. En effet, ses joues et son front étaient brûlant et la couleur pâle de sa peau ne laissait envisager rien de bon. Elle ne semblait pour le moment pas capable de parler ni de se lever alors que je lui proposais de s'asseoir sur un banc...tant pis, il faudra rester sur le sol le temps qu'elle reprenne des forces. Elle ne semblait pas souffrir d'une quelconque maladie, du moins pas visuellement, elle ne toussait pas, n'avait pas de tremblements ni même de transpiration. La jeune femme semblait seulement profondément affaiblie par une chose que je ne connaissais pas. Bien qu'âgée, ma condition de Jorôgumo me préservait de la plupart des maladies et il était rare que j'eusse rester alitée à cause d'un microbe ou une autre sale bête du genre, et de ce fait, je connaissais mal les maux qui touche les humains et les remèdes à utiliser pour les traiter m'étaient donc inconnus. Cependant, elle semblait se calmer à mon contact et sa respiration reprenait un rythme plus régulier tandis que ses yeux semblait recouvrer un aspect plus vif et plus vivant.

A ce moment là, une autre personne vint au secours de la jeune femme.
Alors qu'elle s'accroupissait à nos côtés, je me permis de détourner le regard de la malade pour détailler la jeune fille qui venait de nous rejoindre. C'était une petite demoiselle, mince et svelte, aux traits fins et délicats et parfaitement dessinés. Son visage, à l'image de son corps, est habillé d'une peau blanche et pure, au milieu du quel trônae un petit nez fin et pointu. Il est incrusté de deux petits yeux d'un bleu aussi profond que celui des océans et entouré d'une belle chevelure argentée tel les rayons de la lune. Semblant inquiète vis à vis de l'état de la jeune femme que je tenais dans mes bras, elle la questionna à son tour.

« Qu-qu'est-ce qu'il se passe ?!Tu vas bien ? »

Étrangement, cette dernière réagit de façon plutôt positive à cette inquiétude de notre part puisque, à peine la nouvelle arrivante eut le temps de dire ces mots que la malade afficha un sourire, certes un peu faiblard, mais éclatant, comme si elle était sur le point de rire.
En meilleur forme qu'à notre rencontre, elle semblait avoir retrouvé ses esprits et nous détaillais à présent de ses yeux noisettes, passant son regard de l'une à  l'autre. En déposant les yeux sur mon amie qui l'observait depuis mon épaule, elle eut un mouvement de recul, apparemment intimidée par celle-ci. Habitués à ce genre de réaction, ni elle ni moi ne furent incommodées par cela, après tout...c'était quand-même une petite bébête aussi grosse que ma tête, rien détonnant à ce que la première impression soit rarement la bonne. Cependant, voulant éviter de trop l'incommoder, je lui demandais de se reculer légèrement, de sorte de sortir de son champs de vision, de plus que l'autre demoiselle ne semblait pas rassurée elle non plus par sa présence.
Enfin décidée à parler, la jeune femme ouvrit la bouche, les lèvres apparemment engourdies.

« Bonjour, je suis nouvelle ici, je m’appelle Sophie, Sophie Takanashi. »

Nous connaissions à présent son nom et ses dires confirmèrent ma pensée, elle était nouvelle dans cette académie, d'où la présence de valises à côté d'elle. À ses mots, son...pingouin, s'approcha d'elle, réclamant un peu d'intérêt.

« Et voici Madame Rosaline. »

Après un court silence, alors qu'elle nous fixait à tour de rôle, elle reprit la parole pour briser le froid qui venait de s'installer.

« L’une de vous n’aurait pas un truc sucré à manger ? »

Ouvrant de grands yeux, je me tournais vers la jeune fille assise à mes côtés. Ne prenant jamais rien à grignoter de peur de le dévorer avant l'heure, je fouillais par réflexe les pans de ma robe, sachant pourtant pertinemment que je n'y trouverais rien.

« Je...je n'ai rien sur moi... et toi ? Heu...comment t'appelles-tu ? »

En effet, la petit demoiselle était restée discrète depuis son arrivée et nous ne connaissions toujours pas son nom. Attendant une réponse, je me grattais le haut du crâne, cherchant une solution dans les méandres de mon esprit, peu enclin à la réflexion lorsque mon estomac est vide.

« Sinon...je me rendais justement en ville pour prendre un repas...si le cœur et surtout les jambes vous en dit...nous pourrions y aller... »

C'était une idée, en l'air, un peu bête en vue de l'état de la jeune femme mais tant qu'à faire connaissance et reprendre des forces, autant que ce soit autour d'un bon repas !
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MessageSujet: Re: Aventure #1 à la Magical Academy - Arrivée - Shiruku & Minori   Ven 5 Fév - 9:45


À peine arrivée que j'eu l'occasion de remarquer qu'effectivement, la jeune fille au sol ne semblait pas aller à merveille. Cependant, elle se mit rapidement à sourire faiblement en réponse à notre inquiétude, moi et cette.. Euh.. Fille a l'étrange araignée. Le simple fait de m'imaginer l'araignée sans même la regarder laissait un horrible frisson parcourir mon corps, cependant, je préférais m'abstenir de le montrer.

«Bonjour, je suis nouvelle ici, je m’appelle Sophie, Sophie Takanashi.»

Le contraste entre le nom et le prénom me fit cligner des yeux. Je n'étais pas habituée à entendre de mélanges entre prénom occidental et nom oriental, c'était quelques peu perturbant. Cependant, je n'eue pas vraiment le temps d'être perturbée bien longtemps, étant donné qu'un petit machin que j'identifiai rapidement comme un pingouin se plaça en évidence pour ne pas être oublié, ce qui semblait avoir été le cas, étant donné que la dénommée Sophie se rattrapa bien vite en le présentant.

«Et voici Madame Rosaline.»

Bon, il semblerait que ce soit "la" présentant, et que je me sois trompée sur le sexe de ce pingouin, mais, bon, ce n'est pas grave. Et puis, de toute manière, je n'avais rien dis à haute voix, donc aucun problème... ... ... C'est moi ou je suis en train de faire un monologue interne sur un pingouin ... ? Je secoua la tête, puis remarqua que le regard de la fi.. De Sophie jonglait à présent entre la fille à l'araignée et moi-même.

«L’une de vous n’aurait pas un truc sucré à manger ?»

Baissant les yeux vers le pingouin après avoir entendue parler de nourriture, je me demandais à présent quel genre de goût pouvait bien avoir la viande de ce genre d'animal. Je n'en avais jamais mangée, donc n'en avait aucune idée.
Non pas que je veuille attaquer ce pauvre animal sans défense -je ne pourrais pas même si je le voulais-, mais, c'était quelque chose qui venait à m'intriguer quelques peu.

«Je...je n'ai rien sur moi... et toi ? Heu...comment t'appelles-tu ?»

Levant la tête, surprise, mon regard jongla entre les deux filles, celle au sol me semblait en un peu meilleur état, mais ne donnait pas l'impression d'être encore capable de se relever. L'autre, la plus vielle et dont l'araignée était à présent hors de mon champ de vision sans même que je ne l'aie remarquée, semblait réfléchir à quelques chose, et, sans même attendre ma réponse, continua de converser.

«Sinon...je me rendais justement en ville pour prendre un repas...si le cœur et surtout les jambes vous en dit...nous pourrions y aller...»

Penchant la tête, je réfléchit quelques secondes, observant toujours la fi.. Sophie qui était toujours au sol. Je ne pensais pas qu'elle soit capable de se relever et de marcher jusqu'en ville actuellement. J'avais même un peu de mal à me l'imaginer debout actuellement.

D'un léger sursaut, je me souvint qu'elle avait mentionnée le fait de vouloir quelque chose de sucré à manger et ouvrit d'un geste rapide, presque brut, mon sac duquel je tira quelque chose qui me glissa des mains et se révéla être une boîte de Pocky, à vrai dire, il y en avait deux, la seconde étant tombée pendant que j'avais tirée la première. Les ramassant d'un geste un peu maladroit et les joues légèrement rosies, je tendis l'une des deux boîtes à la fi.. Sophie.

«J-je n'ai que ça, parce que j'aime bien, mais, j'espère que ce sera suffisant.»

Levant ensuite la tête vers l'autre fille, celle à l'araignée, je fronça les sourcils, certaine d'avoir oubliée quelque chose, puis, d'un nouveau sursaut, ouvrit la bouche une fois de plus.

«Et, je m'appelle Fujimi Minori !Et toi, je ne connais pas ton nom non plus.»

Inconsciemment, j'avais déjà ouverte la seconde boîte de Pocky, celle que je n'avais pas donné à Sophie, et croqua dans l'un des Pocky que j'avais tirée, observant toujours la fille à l'araignée d'un air presque absent.
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