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 Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.

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MessageSujet: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Ven 23 Oct - 19:19



la musique est la vertue de l'âme
Zoldik Suto Et Shiruku Haru


Plusieurs jours après sa rencontre avec le blondinet, il était parvenu à rejoindre une forêt de nuit guidé par la lune. Il avait enfin réussi à pénétrer cette forteresse. La nuit n'était pourtant pas propice aux rencontres. C'était ce qu'il recherchais bien sur dans un premier temps mais pas seulement. Il voulait en savoir plus, toujours plus. Sa soif de connaissance visant ce lieu n'était pas étanchée. Il décida donc de trouver un arbre suffisamment haut pour s'y réfugier et passer la nuit.
Il trouva chaussure à son pied et s'installa sur une branche dépassant d'un tronc dont la finission était dessinée tel un la lettre v. Dormir à moitié debout hun... pour un assassin qui à le sommeil léger rien de plus facile. IL ajusta son casque et sa capuche devant ses yeux. Il coupa le son et se laissa bercer par le bruits de la faune et la flore alentours. Suto était apaisé par la brise fine circulant dans les feuilles et les cliquetis de ces insectes ravi de la fraîcheur de cette nuit. C'est dans ses songes que Suto ferma les yeux et commença sa nuit.

Alors que le soleil s'était déjà montré depuis une paire d'heure, Suto ouvrît les yeux  et s'étira longuement. Il perdu l'équilibre et faillit tomber de l'arbre qui lui avait servit de lit. Heureusement, il prit appuie sur ce dernier et se projeta sur ses pieds au sol. Il répit donc son périple après une nuit réparatrice et commença à marcher discrètement dans les ombres des arbres projetées par le soleil et guidé par une musique lointaine. Il marchait ainsi pendant quelques heures avant d'arriver à un parc. Le soleil était maintenant au Zenith et la matinée laissa sa place à la seconde partie de son cycle. Alors qu'il s'approchait discrètement vers le parc, il vit pas grand monde excepté une élève sur un banc.  De long cheveux, et le visage fin. Une fille. Mais ce qui attirait l'attention de Suto était cet instrument qu'il avait entendu plus tôt et dont elle était en train de jouer. La musique était son rythme cardiaque. Peut être était-elle de l'académie ?? Il s'approcha un peu hésitant et engagea la conversation.


" Vous maîtrisez cette instrument à la perfection... "

Pas de formules de politesses hein... c'était bien lui. Il était maintenant devant elle capuche baissé et seulement la partie inférieur de son visage dévoilée. il avait toujours son sac à l'épaule et en vue de la chaleur se dégageant de cet astre dans le ciel, il enleva son manteau afin de le poser sur son épaule par dessus son sac. Une chemise noire et un collier clouté gothique. Une cha^^ine tombant sur son torse et un casque à musique autour du coup. C'était rare que Suto se dévoile autant mais comment dire... la musique est vraiment quelque chose de spéciale chez notre protagoniste. Ces yeux rouges étaient maintenant dévoilés ainsi que ces cheveux blanc mi-longs. Le regard empli de solitude et n'affichant aucune expression, il exprimait énormément de gratitude et de joie au plus profond de son âme. L'adulte devant lui l’avait réveillé de bonne humeur.




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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Sam 24 Oct - 17:00

Driiiiiiiiiing...

Ce réveil... Je ne sais pas par quelle magie il est arrivé là, mais cela fait déjà plusieurs jours que ce maudis engin mécanique me réveillait en sursaut et j'avais beau faire, je ne parvenais pas à m'en débarrasser.
Encore endormie, je sortais timidement la tête de sous ma couette et tendais hasardeusement le bras pour attraper le coupable de tout ce tapage impromptu et indésirable.
11h20... Quel réveil peut bien sonner à une pareille heure ! Quoi qu'il en soit, je devais tout de même me lever. Je m'étirais longuement et baillais à m'en décrocher la mâchoire. La vie est dure quand même... Je me laissais rouler au bas de mon lit pour achever ma course dans un amas de robes, d'oreillers et de sous-vêtements.

Je me redressais fébrilement et prenais la direction de la salle de bain, une bonne douche m'aiderait à me réveiller. Après avoir lavé mon corps, coiffé mes cheveux et mis tout juste ce qu'il fallait de maquillage, je me sentais de nouveau fraîche et d'attaque pour affronter la demi-journée qu'il me restait avant la prochaine nuit.
Bien entendu, hors de question de la passer enfermée dans une salle de classe à écouter un professeur nous débiter un cours que je n'apprendrais de toute façon jamais. Je me saisissais de mon instrument et après avoir verrouillé ma chambre, je me dirigeais vers la sortie. Une fois dehors, je prenais la direction du parc.

Une fois sur place, je trouvais un petit banc, judicieusement placé à l'ombre d'un grand arbre qui protégeait l'endroit de son épais et verdoyant feuillage. A cette heure, le parc était quasiment désert, la plupart des élèves étant en cours. Je m'installais sur le bois encore frais et faisais passer mon biwa par dessus mon épaule. Je retroussais mes manches et entreprenais de faire glisser délicatement mes doigts sur les fines cordes de l'instrument desquelles s'en dégageait un son fluide et mélodieux. Prise dans la mélodie, je fermais les yeux et me laissais porter par le flot ininterrompu  de notes dans lequel mon esprit se noyait avec volupté et douceur.

J'étais tant plongée dans ce torrent tumultueux et harmonieux que je n'avais pas entendu le jeune homme qui s'était approché de moi, si bien que lorsqu'il m’interpella, je bondissais de surprise, interrompant brusquement la danse de mes doigts. Curieuse de connaître la personne qui m'avait surprise, je me tournais vers l’intrus qui engagea la conversation.

« Vous maîtrisez cet instrument à la perfection... »

D'abord étonnée par cette approche directe et peu conventionnelle, je me ressaisissais, après tout, ne m'avait-il pas fait un compliment ?
Je me relevais donc en déposant délicatement mon biwa sur le banc et je m'inclinais devant le jeune homme.

« Je te remercie, ce compliment me va droit au cœur »

Je me redressais pour pouvoir l'observer plus en détail. Le jeune homme ayant retiré son manteau qui précédemment lui voilait une bonne partie du visage, je pouvais à présent voir ses traits fin, légèrement pâles, qui faisait ressortir la couleur pourpre de ses yeux. Ses cheveux quand à eux étaient tout ce que l'on peut faire de plus blanc. Outre son manteau qu'il portait désormais par dessus l'épaule, il était habillé d'une chemise noire et portait à son cou un collier de style gothique et une chaîne qui venait pendre sur son torse recouverts tout deux par un casque audio.

Je lui tendais une main amicale et lui adressais un large sourire, tentant de briser la monotonie qui se lisait sur son visage

« Enchantée, je m'appelle Shiruku, Shiruku Haru ! »
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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Sam 24 Oct - 23:03



la musique est la vertue de l'âme
Zoldik Suto Et Shiruku Haru


« Enchantée, je m'appelle Shiruku, Shiruku Haru ! »

Suto avait effectivement oublié les formalités. Mais que devait-il faire ? Son nom restait accroché à un lourd passé et surtout une sinistre histoire. Mais il n'avait peut être pas à donner son nom. Il regarda la jeune femme devant lui qui paraissait plutôt gentille. Mais Suto aussi l'était. Ce n'était qu'une question de point vue. Il était par contre un fervent défenseur de la musique. Une fois son combat livré contre le monde il souhaitait apaiser les meurs sous des notes enivrantes. Plus de guerres plus de souffrances. Peut être l'assassinat serait fini pour lui. Peut être il pourrait retourner à sa passion musicale une fois tout achevé...

La question n'était cependant pas là, il ne pouvait donc pas dire son nom. Après tout, elle n'avait rien demandé. il se contenta de continuer à regarder la jeune femme. Utiliser l'un de ses pouvoirs le démangeait. Mais non . Sa raison l'en empêcher. Pourtant la musique... pourquoi devrait-il se cacher.
Rien n'est plus beau que la musique en ce monde. Il était maintenant dans ses songes depuis quelques minutes, et restait physiquement figé. Il était quand même venu avec un plan en tête au départ. Il avait déjà rencontré des musicien et même tué certains.
Pourquoi une tel pétrification alors ? Suto voulait des informations et donc essaya d'avoir l'air naturel malgré un pressentiment plutôt palpable.


" Ne t'arrête pas, voudrais-tu continuer à jouer pour quelqu'un appréciant vos mélodies ? "

Il prit la direction du banc et s’essaya dessus. Il posa son sac à ses pieds et son manteau par dessus. Son aura était très faible histoire de ne pas attirer les ennuis. Il plongea sa main dans son sac et trouva un flûte de pan qu'il laissa dépasser du sac avant de ranger son manteau dedans.
Il attendait avec impatience la douce mélodie de la jeune fille, peut être qu'après avoir brisé la glace Suto pourrait continuer son enquête.




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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Mer 28 Oct - 0:25

Cette journée s’annonçait d'être très agréable. Levée à plus de 11 heures par un réveil-non-identifié , j'avais finalement décidé de sortir dans la cour afin de profiter du beau temps en jouant de mon biwa. Le soleil était à son zénith et, caressant la terre, il dispensait sur l'académie ses doux rayons de chaleur. J'avais finalement trouvé une place sur un banc, situé sous l'ombre protectrice d'un arbre qui m'abritait des effets de l'astre solaire. Je m'adonnais donc à une de mes activités favorites après la sieste et manger, la musique. Entraînée par un tourbillon enchanteur de notes et de mélodies, je n'avais pas entendu s'approcher un jeune homme qui s'était installé en face de moi pour m'écouter jouer, pour finalement m'interrompre de façon plutôt directe et particulière.

Après une rapide inspection de l'inconnu, je lui tendais une main amicale en me présentant, souhaitant détendre l’atmosphère, en attendant une quelconque réponse de sa part. Le jeune homme semblait être perdu dans ses pensées et continuait de me fixer sans rien dire. Après court moment qui me parut cependant assez long, il se décida enfin à prendre la parole :

« Ne t'arrêtes pas, voudrais-tu continuer à jouer pour quelqu'un appréciant vos mélodies »

Après quoi, il se dirigea vers le banc sur lequel je m'étais installée auparavant et s'assit dessus. Il posa ensuite son sac sur le sol et déposa sa veste par dessus. Fouillant son sac, il en sortit un genre de petit instrument que je ne connaissais qu'en images, puis il y rangea son manteau avant de se redresser, me regardant à nouveau, semblant attendre que je reprenne ma mélodie.

Ce n'était pas réellement le genre de réponse que j'attendais, mais enfin...
Je haussais les épaules et je m'asseyais sur le banc à côté de lui, la taille de ce dernier m'obligeant à me coller au jeune homme. Je reprenais mon instrument contre mon épaule, prenant une grande inspiration, je faisait à nouveau glisser mes mains le long des cordes de mon instrument, laissant de douces notes, délicates et envoûtantes s'échapper du biwa. Nous sommes restés ainsi durant un long moment, le temps et l’espace n’ayant plus de place face à la musique. J'aurais pu jouer encore des heures durant si ma curiosité n'avait pas repris le dessus.

Je m'arrêtais de jouer puis, je me tournais vers le jeune homme. Je le dévisageais encore quelque instants, lui aussi semblait apprécier la musique et avoir un lien très fort avec elle. Je posais mon instrument sur mes genoux puis je lui adressais un nouveau sourire.

« Si tu veux que je continue de jouer, il va falloir que tu me dises ton nom ! »

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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Mer 28 Oct - 2:34



la musique est la vertue de l'âme
Zoldik Suto Et Shiruku Haru


Le minutes s'enchainèrent accompagnées des douces notes orientales. Il était penché en avant le menton reposant sur ses coudes, les bras reposant sur ses cuisses. Il était bien. Récemment, il avait que très peu tué. Il s'était défendu en plus. Cette quête l'avait empêcher de prendre d'autres contrats. Sa chemise bâillait quelque peu au niveau du col laissant apparaître un morceau de son tatouage. Une branche d'arbre nue. Alors qu'il s'apaisait doucement se focalisant sur son objectif, la mélodie s’arrêta.

« Si tu veux que je continue de jouer, il va falloir que tu me dises ton nom ! »

Suto se redressa posant son dos sur la barre horizontale du banc. Elle était jeune et ne connaîtrait probablement pas son nom. Il prit une grande inspiration.  

" Zoldik Suto. "

Il tourna la tête et lui fit un sourire. Oui....Ce n'était qu'avec la musique que Suto pouvait commencer à sentir battre son cœur. Son seul rythme était la musique ce qui expliquait surement tout cet attirail musical qu'il portait. Il ferma légèrement les yeux accompagnant son sourire et posant sa main sur la sienne. Il hocha légèrement la tête.

" Maintenant que tu as mon nom, peut être reprendrais-tu ? "

Il ouvra à nouveaux les yeux complètement et croisa le regard de la jeune fille avant de retirer sa main qu'il avait posé et de se remettre en position qu'il était avant que la mélodie ne s'arrête.  Il reposa son menton sur son bras droit et fixa le sol le regard vide. Le soleil était agréable et la musique portait le paysage au plus haut de sa simplicité naturelle laissant émaner une certaine chaleur de la faune et la flore environnante. Il avait cicatrisé de sa rencontre précédente mais une certaine douleur à l'épaule gauche crispait légèrement son visage. Il était légèrement troublé et amusé par cette rencontre mais ne savait cela dit toujours pas où il était exactement. Un parc, l'académie plus loin une forêt... Magical Academy était donc si grand ? Il était songeur mais attendait avec impatience les premières notes qui effleureraient ses oreilles à nouveau peut être. Notre protagoniste ne le savait peu être pas mais la blancheur de ses cheveux est due à un problème de stresse. Il n'était plus capable de sortir les pigments naturels qui en faisait un blond aux yeux bleus. Peut être sa quête terminée il essaierait de s'approcher de sa passion musicale.   




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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Sam 7 Nov - 17:00

Nous étions seuls dans le parc, les autres élèves étant tous rentrés au son de la cloche qui venait d'annoncer la fin de la pause et la reprise des cours. Malgré le soleil qui étendait ses rayons sur nous, noyant l'académie dans sa chaude étreinte, l'air était bon, sous la frondaison du géant végétal sous lequel j'avais trouvé refuge plus tôt dans la journée avant d'être rejointe par ce mystérieux jeune homme. Maintenant que j'avais annoncé mon ultimatum, j'attendais sa réponse, j'attendais qu'il me donne enfin son nom.
Le jeune garçon, après un court instant, se redressa contre le dossier du banc et, quelque instants plus tard, il prit une grande inspiration, comme si le simple fait de me dire son nom lui demandait un quelconque effort.

« Zoldik Suto »

Bon... il ne va pas par quatre chemins, rapide et précis...
Au moins je connaissais son nom à présent. Zoldik Suto... il ne me semblait pas avoir déjà vu ou entendu ce nom dans l'enceinte de l'école...
Je secouais la tête pour chasser mes pensées, après tout, je ne vais que rarement en cours, il est normal que je en connaisse pas grand monde. A présent satisfaite, je fixait le jeune homme qui m'adressa un sourire avant de fermer doucement les yeux et, chose qui me pris au dépourvu, déposa sa main contre la mienne.

« Maintenant que tu as mon nom, peut-être reprendrais-tu ? »

Il ouvra ensuite les yeux avant de plonger son regard dans le miens et de retirer sa main. Quelque instants plus tard, il se repositionna, posant son mentons contre son bras droit pour finalement fixer le sol. Peu habituée aux contacts physiques et aux réactions trop amicales, je restais figée, dans la même position, la bouche entrouverte laissant échapper un sifflement à peine audible. Les joues aussi rouges que les yeux du jeune homme, je bondissait finalement sur mes deux jambes et faisait quelque mouvements de recul. Touchant le dessus de ma main, je sentais encore la chaleur du jeune homme sur celle-ci. Je prenais appuis contre l'arbre derrière moi, jamais un contact humain n'avait provoqué une telle réaction chez moi.

« Q-que, f-f-fait tu... ? »

Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait, les jambes flageolantes, je glissais sur le sol. Ma tête me tournait et bientôt mon regard se brouillait, puis je tombais finalement dans la sombre et froide étreinte de l'inconscience.

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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Dim 8 Nov - 1:45



la musique est la vertue de l'âme
Zoldik Suto Et Shiruku Haru


« Q-que, f-f-fait tu... ? »

Suto vît la jeune femme prendre un comportement étrange. Cette dernière avait complètement perdu pieds mais il comprenait pas pourquoi. Lui aussi en revanche avait été surpris par sa propre réaction. Mais il n'avait pas pris le temps de réfléchir et agissait à l'instinct. Cette musicienne qui l'avait guidé dans se parc vit son esprit se perdre au pays des songes. Il se leva à son tour glissa son bras derrière son dos comme pour prévenir une éventuelle chute. Qu'était -il en train de faire... Cela devait faire une dizaine d'année non....Il n'avait jamais touché personne dans un autre but que de tuer. Et il était soudain prit d'un élan de bonté...

Non, c'était différent. Peut être que la vraie nature de Suto voyait le jour. Bercé par la musique ou plutôt réfugié dans ce monde depuis la plus tendre enfance, la musique était son recueil. Le meurtre sa symphonie du moment. Peut être que comme les grands hauteurs sa neuvième symphonie lui serait fatale. Il avait pratiqué celle de l'assiduité rapidement suivit du dévouement. Par la suite, Celles de la trahison faisait surface avant de laisser place à celle du désespoir. Les notes s'enchaînèrent rapidement entre les symphonies de confusion, de chaos et enfin de haine. Il jouait il y avait encore peu de temps celle de la solitude et actuellement celle de la vengeance. Les neufs  symphonies citées précédemment rythmaient sa vie. Il avait conscience que la neuvième symphonie signait généralement le prélude au décès du compositeur.

Alors que son cœur se tordait d'émotion à chaque note, il savait que cette musique lui servait de moteur dans sa vie au fur et a mesure du temps et que la hauteur de ses sentiments correspondait à la hauteur de la fréquence de ces notes mêlées dans une combinaison des plus singulière. Suto voyais la mélodie de son être lui dicter une ligne de conduite complètement différente de son passé.
Les quelques notes de la demoiselle avaient elles touché son cœur ? Comment pouvait-il le savoir. La difficulté à parler aux gens ne l'aiderait surement pas à comprendre la situation. Il était là sous le soleil de plomb à essayer de comprendre pourquoi il soutenait la jeune femme. Après tout les élèves rentraient à la sonnerie retentissant comme une des pires mélodies existante. Un bruit strident arrachant les sens de Suto.

Alors que son visage était à découvert, les yeux dans la lumière du jour, Suto avait complètement oublié qu'il était en infiltration. La musique avait soudainement effacée la noirceur de son âme. Non ce n'était pas ça non plus. Il ne voulait pas que les transporteurs de mélodies, plus communément appelés musiciens, s'éteignent. Il y avait deux raisons à cela. La première, c'est la force de Suto et surtout l'origine de son pouvoir et il ne peut pas se permettre de voir la musique - peu importe sa forme - disparaître. La seconde, il pouvait pour la première fois de sa vie avoir une approche normale avec une inconnue sur un sujet le passionnant pourquoi devrait-il s'en priver ?

Après qu'il l'ai dévisagé du regard la tenant du bout de son bras gauche, il resta paralyser sans savoir que faire. Il ne savait pas vraiment ce que venait de subir la jeune fille et décida donc de la redresser contre l'arbre se tenant derrière elle. Ensuite, utilisant sa main libre proche de l'oreille de la fille il claqua des doigts pour faire résonner une mélodie apaisante. L'aura de Suto avait fait surface d'un bleu quasiment transparent. Dans ce dernier acte, il espérait n'éveiller aucun soupçon.
Il resta dans cette position observant le comportement de la Shiruku sans pour autant savoir ce qu'il pouvait apporter de plus.

Le coin où était posé les deux protagonistes était ombragé mais l'astre centrale de notre galaxie avait décidé de réchauffer l'atmosphère. La chaleur se faisait ressentir même à l'ombre. Peut être était-ce la cause de ce malaise...Suto ne comprenait pas sa situation et essaya d'aider son interlocutrice. Il essaya d'être le plus naturel possible. Il se rappelait que cette dernière lui avait posé une question avant de perdre ses moyens.  


" je ....heu... je sais...qque heu.... "

Il reprit son souffle et enchaîna.

Ça.....ça va ?? "

Est-ce que Suto restera enfermé dans cette spirale de mélodies tragiques ou parviendra t-il à s'extirper de toute cette noirceur pour essayer de vivre normalement ? Il n'oublierait pas son but ultime mais peut être qu'une dixième symphonie lui permettrait d'aborder son futur autrement.
Suto voulait en savoir plus sur l'écriture de cette partition se déroulant devant ses yeux. Mais pour ça, il faudrait sortir de cette situation...





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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Mer 11 Nov - 13:13

Où étais-je, qui étais-je...
Voilà des questions bien inutiles lorsque l'on est perdu dans les ténèbres de l'inconscience. Pourtant, alors que je planais au-dessus de ces limbes, froides et infinies, ces questions ne cessaient de résonner dans ma tête, tels les échos sans fin d'un passé depuis longtemps oublié.
Quel rêve étrange... après l'obscurité totale, je volais à présent au dessus d'un immense parc, puis par dessus un bâtiment, celui de la Magical Academy. Soudain, je me dirigeais brutalement vers le sol avant de m'arrêter à quelque centimètres de ce dernier.

Devant moi, il y avait... moi, j'étais là, allongée sous un arbre, dans les bras de ce jeune homme que je venais de rencontrer. Je m'approchais et me m'asseyais à côté de moi...ou de mon corps. J'étais peut-être morte finalement...quoique non, je pouvais voir ma poitrine se soulever doucement au rythme de ma respiration, soulagement. Intriguée, je tendais la main pour tâter mon front, pour vérifier que c'était bien un rêve, que j'allais me réveiller. A l'instant même où mes doigts frôlèrent mon visage, je fus projetée en arrière. A la fois étonnée et effrayée, je me relevais en grande hâte.
C'est alors que devant moi, un étrange phénomène se produisit devant mes yeux. Les deux « corps » qui un instant avant étaient assis sur le sol étaient maintenant sur le petit banc en bois.

Le temps semblait s'écouler à l'envers, je me revoyais prendre mon Biwa et en jouer alors que le jeune homme m'écoutait, debout. Soudain, un flash lumineux, le temps que je recouvre la vue, je me trouvais à présent dans l'infirmerie, avec ce jeune homme que j'avais rencontré quelque mois auparavant. Un autre flash et je me retrouvais devant les grilles de l'académie, à mon arrivée. Impuissante, je regardais le fil de ma mémoire se dérouler devant moi.
Je me trouvais à présent dans une immense forêt, je me voyais, à genoux sur le sol mousseux entourée d'une nuée d'araignées. Je semblais me repaître de...d'un homme... J'avais presque oublié qu'il m'était arrivé de chasser les humains pour me nourrir.
Je continuais de suivre mes péripéties, tantôt dans les montagnes, tantôt dans de grandes pleines herbeuses... j'en avais fait du chemin avant d’atterrir à la Magical Academy.

Encore un flash cette fois-ci je me retrouvais dans un petit village. Je ne me voyais pas... autour de moi planais une odeur de mort et d'entrailles. Je continuais d'avancer dans ce rêve jusqu'à entendre des pleurs. J'arrivais alors devant une jeune fille, nue, recroquevillée sur elle-même. Autour d'elle gisais un amoncellement de corps, de chair et d'os brisés. J'exécutais un mouvement de recul avant de m’apercevoir que cette dernière possédait huit pattes, qui prenaient base dans son dos et sur sa cuisse gauche...un tatouage, le même que le mien.
Alors cette fille... c'est moi ? Je n'ai pourtant aucun souvenir de ce village...de ces gens qui semblaient me fixer de leurs yeux sans vie.
Je me laissais tomber sur le sol, le visage entre mes mains. Comment ais-je pu oublié ce passage de ma vie... qu'avait-il bien pu se passer pour que cela se produise... Tant de question se bousculaient à présent dans ma tête.

Cependant, un nouveau flash lumineux me tira de mes pensées. Je courais à présent derrière une femme. Derrière elle j'entendais des cris stridents, des hurlements et des aboiements, le tintement du métal et le crépitement des flammes. Je ne parvenais pas à voir le visage de la dame qui pourtant se retournais à maintes reprises, en effet, ce dernier était toujours caché dans un halo noir. Elle tenait dans ses bras un bambin qui dormait, insouciant, contre la poitrine de cette personne qui semblait être sa mère. Puis soudain, je me retrouvais à nouveau plongée dans l'obscurité. J'avais beau hurler et pleurer, suppliant que quelqu'un m'entende, j'étais seule, j'avais froid.

Alors que je pleurais, roulée contre moi-même, un son, une douce complainte vint briser le silence de mort. C'était une mélodie, calme et apaisante. Chassant les ténèbres, elle laissa place à un environnement d'un bleu profond, comme si je me retrouvais plongée toute entière dans un chaud et magnifique océan de sérénité. Devant moi apparu ce jeune homme...Zoldik... il me tendais une main chaleureuse que je me décidais de saisir.
Quelque instant après, j'ouvrais les yeux. J'étais dans le parc, là où nous étions assis.
Au dessus de moi, le visage du garçon, inquiet, semblait baigner dans une étrange aura bleue. Je tendais la main pour lui toucher la joue, pour m'assurer que cette fois-ci ce n'était pas un rêve.
D'un air mal assuré il demanda enfin :

« Je...heu...je sais...que heu... »

Reprenant son souffle, il se reprit

« Ça...Ça va ? »

Je voulais lui répondre seulement, aucun mot ne semblait vouloir sortir de ma gorge, seulement une légère complainte, quasiment inaudible. Les yeux rivés sur le jeune homme, je sentais des larmes perler à grands flots le long de mes joues. Emplie soudainement d'une grande peine, je me jetais contre lui pour déverser ma tristesse et ma douleur dans le creux de son épaule. Secouée de sanglots et de gémissements, je l'enserrait de mes bras.
Je ne parvenait toujours pas à m'expliquer ce qui avait pu entraîner une telle réaction mais à présent que cette peine voulait s'exprimer, je n'avais aucune envie de l'en empêcher. Bercée par la douce chaleur du jeune homme, je me laissais aller.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée accrochée à lui mais quand je sentais enfin que plus aucune larme ne voudrait couler, je me redressais, essuyant du mieux que je pouvais mon visage à l'aide d'un pan de ma robe et lui adressant un sourire quelque peu pitoyable.

« Ou-oui tout va bien, ne t'en fait pas »

Tentant de me relever, mes jambes refusèrent de me porter. Je tombais sur le jeune homme, le planquant au sol dans ma chute.
J'aurais du être gênée pourtant, allongée sur son corps, je me sentais en sécurité, je savais que c'était grâce à lui que j'avais pu quitter mon cauchemars et je ne me sentais ni l'envie ni la force de bouger. Je posais ma tête contre son torse en fermant les yeux.

« Dé-désolée...je crois que je vais rester ici encore un peu »

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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Dim 15 Nov - 0:15




Et si les mélodies s'accordent ?
Zoldik Suto Et Shiruku Haru


Reprenons. Suto est un garçon élevé dans le seul but, accepter des contrats. Ces contrats, des meurtres discrets où non. Il avait les meilleurs dispositions de la famille pour reprendre le flambeau de la famille Zoldik. Le problème...il avait était surentraîné. Il ne ressentait plus rien. Aucunes émotions. Rien...je vous jure. C'est d’ailleurs à cause de ça qu'il tua sa propre sœur. Son père n'aimait pas qu'il change les traditions ? Il succomba aussi lors de son dixième anniversaire. Le résultat est le suivant...
Condamné à l’exile par son frère ainé, il décida de l'affronter mais perdu la partie. Il lutta de toutes ses forces en vains. Arashi avait un pouvoir si grand que Suto ne pourrais jamais rivaliser.

C'est ainsi qu'il arriva à la conclusion que son frère étant le premier à développer ce don, il avait du aller quelque part pour y parvenir. Suivant sa trace, la voilà...Magical Academy, ce lieu qu'il convoitait. C'était immense et son infiltration était un succès non pas sans embuches. Il avait respecté cette mélodie le rythmant qui était la vengeance. Cette Fameuse neuvième symphonie détruisant les compositeurs de l’intérieur. Cette même vengeance qui...attendez donc...ce n'est plus cette mélodie qui animait Suto. Non, cette mélodie était bien plus instinctive, bien plus....paisible ?
Était-ce possible ?

Suto avait complètement oublié ce qu'il était venu faire ici. Il tenait cette jeune femme depuis quelques minutes le cerveau éteint. Il ne savait pas quoi faire. Heureusement la jeune femme semblait reprendre connaissance. Elle acquiesça et il remarqua à ce moment là qu'elle avait pleuré. Les yeux rouges et le contour de ses yeux irrité par le frottement de sa robe sur son visage. Il n'avait même pas remarqué la tristesse de la jeune fille qu'il tenait dans ses bras quelques instant plus tôt. Mais il n'avait pas le temps de se redresser qu'il sentait son corps être aspiré par le sol.
Il se retrouvait sur le dos grimaçant légèrement au moment de l'impact. Il déplaça légèrement de poussière en fermant un œil. Il maintenant toujours Shiruku l'aura se répandant dans tout le corps de cette dernière.


« Dé-désolée...je crois que je vais rester ici encore un peu »

Suto, était perdu. Cette jeune fille semblait apprécier sa présence. La symphonie jouait par le cœur de Suto devait en être la cause. Il voyait maintenant le ciel de plombs illuminer son visage. il fermait les yeux à cause des rayons de ce soleil transperçant le paysage de sa splendeur et de sa chaleur. Le temps cessa de s'écouler. Les oiseaux s'étaient arrêtés, la musique entravée et la chaleur évaporée. Suto semblait agir seul dans l'espace temps. Quelle était cette sensation ? Il ne savait pas. Son cerveau s'était remit en marche mais il fonctionnait trop vite. Il avait des visions de livres s'écroulant sur lui. Tout ces livres ne cessaient d'écraser Suto et recouvraient maintenant leurs corps. Pourtant...il ne ressentait rien. Il s'agissait de son subconscient cherchant une réponse à la situation. La cascade d'ouvrage était achevée. Et ? Rien... la réponse n'apparaissait pas.
C'était quelque chose de bien singulier qui lui arrivait.


Le temps avait reprit son cours et Suto posa machinalement sa deuxième main sur sa tête en essayant de lui transmettre plus d'aura. Il voulait infiltrer son esprit de sa bienveillance.
Suto ne savait même pas ce qu'il faisait. Sa tête ne lui permettait pas de réfléchir, de penser. Il avait l'impression de flotter dans le vide pourtant il voulait aider cette personne. Un coup violent à la tête peut être. Son cour avait prit le dessus sur son esprit et ne lui permettait pas de continuer son investigation actuellement. Après tout il avait été comme attiré ici par cette mélodie.
La fissure temporelle semblait immense pourtant seulement quelques minutes s'étaient écoulées.
Il essaya de réunir ses esprits. pour répondre.


" Tu...heu...tu..c'est pas...grave...je crois..."

Sentant qu'il n'agissait pas normalement, il fît des petits mouvement frénétiques de gauche à droite avec sa tête. Il était pas si mal que ça... il se sentait bien même. Il n'avait pas eu de contact humain depuis longtemps ou alors des rapports froids et courts. Peut être se laisser aller une petite journée ne lui ferait pas de mal. Il resserrait son étreinte sur la jeune fille alors qu'il l’enveloppait dans sa totalité. Cette aura apaisant s’intensifiait doucement réchauffant par la même occasion le cœur de Suto.


" Prends-donc...le temps qu'il te faudra. "





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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Dim 15 Nov - 21:23

Cette journée avait pourtant commencé comme n'importe quelle autre. Levée en fin d'après midi, et peu motivée pour aller en cours...voir pas du tout, je m'étais finalement décidée à descendre dans le parc pour y jouer de mon instrument, le biwa, sorte de luth japonais. Le soleil était déjà haut dans le ciel et ce puissant seigneur inondait la terre des ses ardents rayons, baignant le sol et ses occupants dans une chaleur harassante.
Pour me protéger des violentes attaques de l'astre solaire, je m'étais abritée sous l'épaisse frondaison d'un arbre séculaire, sur un confortable petit banc en bois.
Déposant mon biwa sur mes genoux, j'entreprenais alors de faire danser mes doigts le long des fines cordes, laissant se dégager des ses dernières une douce mélodie.

Emmêlée dans les fils de la mélodie, transportée sur une mer de notes, je n'avais pas perçu la présence d'un jeune homme qui se tenait en face de moi, profitant lui aussi de la musique. Après avoir fait connaissance, il se trouva que le garçon, qui s'appelait donc Zoldik Suto, était lui aussi un passionné de musique. Nous sommes restés un long moment, sous le ciel azuré à jouer tout les deux, mélangeant le flux de nos mélopées dans un concert de gammes et de notes majestueux.
Cependant, c'est à ce moment-là qui se produisit un événement que je ne parvenais pas à m'expliquer. Après un contact du jeune homme sur ma main, mon corps s'était mis à trembler, mon souffle et les battements de mon cœur à s’accélérer, pour finalement m'entraîner dans les profondeurs insondables de l’inconscience.

Au lieu d'un sommeil sans rêve, c'est tout une histoire qui se déroulait devant mes yeux clos, mon histoire. Un passé lointain, enfouis au plus profond de ma mémoire, scellé malgré moi par mon esprit dans un réflexe de préservation.
Mais maintenant, le sceau était brisé et la porte des souvenirs à présent grande ouverte sur ma vie passée.

Je remontais le temps à la vitesse d'un éclair, faisant défiler un à un les éléments de mon passé brisé, les assemblant petit à petit, reconstituant mon esprit, similaire à un puzzle. Tout me revenait à présent, mon arrivé à la Magical Academy, mon voyage, mes souffrances...ce village...et enfin, cette femme, mystérieuse, dont le visage était encore voilé par un épais brouillard noir. Je me souvenais de sa voix, je me souvenais de son odeur, des ses caresses sur mes joues, cette femme...cette femme était ma mère, ma vraie mère... assassinée par ces hommes, plus sauvages et plus brutaux que des bêtes enragées et plus monstrueux que les créatures qu'ils chassaient parce qu'ils les considèrent trop...différentes. Je me souviens à présent, les cris de mes frères et de mes sœurs, consumés par les flammes, le bruit de l'acier dans leur chair, les hurlements des chiens et de ces créatures ignobles et les pleurs de l'être à qui je devais ma vie et mon existence.

C'est seulement grâce aux secours du jeune garçon que je me suis réveillée, transie et en larmes. Déversant toute ma peine contre son épaule, je laissais hurler mon cœur, chacune de mes larmes étaient autant de sang que versait mon âme. Quand je fus enfin calmée, quand je pus enfin recouvrer mes esprits et mon calme, j'étais allongée sur lui, enveloppée dans une douce aura, chaude, enivrante, plus apaisante que les berceuses que me chantait ma mère et dont les paroles et la mélodies étaient aussi nettes dans ma mémoire que le soleil dans le ciel. Je décidais alors de rester là encore un moment, sans bouger.

Je sentais que le jeune homme n'étais pas aussi à l'aise que moi, je pouvais entendre les battements saccadés de son cœur et sa respiration, instable et irrégulière. Je savais que j'étais la cause de cette gène mais je ne pouvais me résoudre à laisser s'échapper ce moment de tendresse, le premier depuis si longtemps... même si il n'était pas partagé. Encore en proie à ses réflexions et à ses doutes, le jeune garçon semblait ne pas pouvoir tenir en place et tenta alors de s’exprimer, balbutiant quelque mots incompréhensibles.

« Tu...heu...tu...c'est pas...grave...je crois... »

Il semblait pourtant reprendre pied et hocha la tête de gauche à droite, comme pour en chasser les pensées parasites. Je sentais son pouls et sa respiration reprendre un rythme normal et assuré. Me serrant dans ses bras, dans cette douce étreinte à laquelle je commençais déjà à succomber.
La chaude aura continuer de gagner en intensité, telle une bulle protectrice, nous isolant du monde extérieur.
Le jeune homme reprit alors avec un air plus assuré.

« Prend donc...le temps qu'il te faudra »

Éprise de cette effervescence, je le prenais à mon tour dans mes bras. Agissant presque pas instinct, dirigée par cette libido propre à notre race.
Haletante, je faisais de mon mieux pour contenir mes pulsions qui me poussaient à agir, à vouloir plus...ce désir brûlant qui se développait dans tout mon être. Ma vue recommençait à se troubler, mais pas pour les mêmes raisons, je me hissais au niveau de son visage, de telle sorte qu'il ne reste qu'une poignée de centimètres entre nous. Je pouvais le sentir, son odeur, son aura, son pouvoir...
Ne pouvant plus me contrôler, mes pattes déchirèrent ma robe et vinrent se ficher dans le sol autour de lui. Je ne souhaitais pas lui faire du mal...ni même le forcer... je voulais juste... qu'il reste près de moi...Je tendais mes lèvres, fébrile et hésitante, dans l'espoir fou qu'il saurait soulager la blessure qui faisait souffrir mon cœur. Les yeux suppliants, je transperçais son regard du mien, ne pouvant plus détacher mes yeux de ses iris pourpres, sauvages et captivants.

Je pouvais le ressentir, c'était lui, celui que je cherchais depuis si longtemps. Cette homme qui partage la même passion, cet homme qui m'a libérée de mon passé et de mes souvenirs. Je ne pouvais que l'aimer, le protéger, rien ne devait lui arriver, il me restait tant de choses à connaître, tant de questions à lui poser...
Aujourd'hui... en cette journée qui avait si bien commencé, comme n'importe quelle autre, sous un soleil radieux et un ciel pur et sans aucune difformité, j'avais trouvé l'amour, le véritable amour, puissant et solennel... mais pas seulement.
En effet, mon âme était maintenant consumée par une rage, une rage terrible et sans limite. Une colère grandissante, une haine sans nom à l'égard de ces créatures, ces pitoyables choses qui se croient supérieurs aux dieux même. Ces...hommes, les humains, fiers et prétentieux, se disant garants de la paix mais qui au fond d'eux-mêmes possédaient les pires démons que l'on puisse jamais imaginer. Ces choses m'avaient tout enlevé et aujourd'hui, alors que je naissais pour la seconde fois, ils allaient payer, ils allaient enfin payer pour leur plus grand crime : la vie, leur existence.

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Dernière édition par Shiruku Haru le Mar 17 Nov - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Lun 16 Nov - 3:26


"Une âme transportée "
Zoldik Suto et Shiruku Haru



Suto était là, face à une énigme qui le figeait sous le soleil de plomb. Tout semblait si animé autour de lui. Il était face au ciel tenant une demoiselle dans ses bras. Une soudaine tristesse l’avait envahit.
Et lui...simplement allongé à attendre que quelqu'un aille mieux. Le garçon n'en revenait pas d'être si serviable. Il n'avait pas que ça à faire après tout. Pourtant, il était bien ici. Les rayons du soleil caressaient son visage et il se sentait utile. Le sol était pas confortable pourtant, Suto le percevait comme un nuage si doux. Il se sentait flotter comme si la Terre perdait peu à peu sa gravité.

Suto n'avait pas le temps de penser. la jeune fille l'enlaçait à son tour. Suto frissonna sous le déplacement des membres de la fillette. Un courant d'air froid naissait sous ses ongles circulant dans tout son corps. Très peu de temps après avoir pu s'habituer à cette nouvelle sensation, il sentait la fille se hisser sur lui. Son visage était à présent face au sien. Ses cheveux tombaient légèrement su le visage de Suto. Le regard pétillant il regarda le jeune fille dans les yeux. Il avait déjà lu ça quelque part.
Dans ses souvenir il s'agissait de sentiments. Cette chose là même que le jeune garçon essayait de refouler depuis des années. Son regard était instinctif et il sentait que le sien avait la même lueur.
Il entendit alors très exactement huit coups frappant le sol. Ce n'était pas tout, un tissu venait de se déchirer. Le sol trembla légèrement autour de lui mais il ne pouvait pas détourner le regard de ce visage si fin le regardant avec passion. Mais qu'avait-il fait de si exceptionnel pour une telle fougue.

Cet enchaînement de situations venait du premier contact entre les deux protagoniste. Suto lui avait touché la main car il appréciait la musique. Pourquoi avait-il fait ça ? Il ne savait rien sur les contact humains sentimentaux. Il ne pensait qu'a soulager ses pulsions qu'elles soient sexuelles ou meurtrières. Peu importe le cas, il ne demandait l'avis de personne. Mais dans ces cas là, son regard était vite. Relâcher ses pulsions permettait d'améliorer la conscience cognitive. L’afflux sanguin circulant plus proprement sans pensées parasites. Mais malgré son manque de pulsion, il n'avait plus le cerveau correctement irrigué. Voilà qu'un organe venait de se réveiller. Le premier battement de cette pompe sanguine pour....une être humain. Une forte chaleur se dégageait de la demoiselle. Il sentit sa respiration être irrégulière. Le cœur de la jeune fille battait fort également. Les deux partitions étaient si accordées. Chaque compositeur est en recherche de sa muse.... L'aurait-il trouvé ? Il leva son bras légèrement du dos de Shiruku vers le visage de la jeune fille, voulant mettre fin à ce sentiment qu'il détestait le plus, le doute. Il remonta légèrement sa main le long du dos de la demoiselle du bout des doigts effleurant son cou pour se poser sur la joue de la femme sensiblement poussée par les mêmes pulsions que lui. Il leva légèrement la tête afin de poser délicatement ses lèvres sur les siennes. Il se redressait doucement gardant le visage sous les caresses de sa main. Il remarqua alors qu'il s'agissait d'une hybride, mais il n'y prêta pas garde. Une nouvelle symphonie habitait Suto portant les deux musiciens sur leurs pieds. Continuant son baiser, il sentait ses cheveux s'envoler de sa tête. Une aura pesante et rougeâtre envahissait l'atmosphère. Suto ferma les yeux avant de resserrer son étreinte sur sa muse. La flore et la faune semblaient épier les deux personnages. On pouvait sentir comme une brise se lever  chatouillant les les être vivants. Les branchages se balançaient au rythme de cette aura imposée par Suto. Une introduction, commençant donc par des percussions naturelles, marquait le début d’une nouvelle partition. Le corps de Suto lui échappait. Il avait froid mais son âme était emplie de chaleur. Il ne pouvait pas retenir cette libération, cette puissance. Les yeux toujours fermés, il sentait ruisseler des larmes le long de ses joues. Il recula d'un pas avant de laisser échapper une explosion d'aura. La nature semblait danser sous le flot musical. Il ouvra doucement les yeux et vit alors l'intégralité du corps de Shiruku. Il posa indécemment une main sur une de ses huit pattes toujours suffisamment proche de la demoiselle pour voir au dessus de son épaule. Il voyait tout ces arbres et autres végétaux battre la mesure alors que les oiseaux se posait doucement dans les feuillages arborant la partition de leurs chants. Il regarda toute cette aura de façon émerveillé tout comme cette jeune fille en face de lui. Il ne connaissait en effet rien à la magie. Toutes créatures peuplant les environs, il n'en connaissait rien. Il sentait son cœur se remplir et son esprit se vider.
Il avait à nouveau soif de savoir et un nombre infinie de question à poser. Pourtant une seule sortait de la bouche de Suto d'une clarté déconcertante pour le garçon.


" Dites mademoiselle Shiruku, Est-ce moi qui est fait tout ça ? "

Il tournait sur lui même émerveillé par ce paysage le soleil illuminant ses larmes de joies encore ruisselantes. Il se stoppa en face de Shiruku touchant à nouveau sa patte l'inspectant comme un enfant ayant reçu un jouet. Un sourire radieux se dessinait sur son visage. Cette symphonie ayant envahit son cœur, il avait oublié ce qu'il venait faire ici. Cependant le cœur de Suto possédait encore des parties sombres dans son cœur. Encore subjugué par ce spectacle, replongea son regard dans celui de la jeune hybride. Le pouvoir de Suto l'avait submergé, mais resterait-il si joyeux ou la haine pourrait-elle de nouveaux remplir son cœur  ?    



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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Mar 17 Nov - 19:30

En cette après-midi radieux, le temps semblait s'être arrêté.
Ce jeune homme...cette rencontre pourtant anodine et innocente m'avait entraînée au plus profond de mon être et libérée des chaînes invisibles qui enserraient mon cœur et mon âme.
Ce qui semblait être un simple contact de la main avait déclenché chez moi des réactions auxquelles je n'avais jamais été préparée. Grâce à ce jeune homme, j'étais à présent recouvré la mémoire, me libérant ainsi d'un sombre passé que j'avais enfouis il y a longtemps dans un coin sombre et abandonné de mon esprit. Les morceaux de mon âme étaient à présent rassemblés, ouvrant un nouveau chapitre de ma vie.
J'avais à présent de nouvelles raisons à mon existence et à ma vie, je ne serais plus obligée d'errer sans but, perdue sur un océan de solitude. En effet, je sentais et espérais dans mon cœur que je ne serais plus jamais seule. Ce garçon, ce jeune homme m'avait délivré de mes tourments, sauvé de mes cauchemars et dorénavant, nos cœurs pourraient battre à l'unisson dans une symphonie à la fois chaude et puissante que rien ne pourra jamais interrompre tant que je vivrais.

Nos corps étaient toujours entrelacés, dans cette douce aura qui semblait émaner du jeune homme. Pour lui, pour lui seul, à cet instant précis, je pouvais lui révéler ma vraie nature. Allongée au dessus de lui, les pattes plantées dans le sol, l'entourant pour mieux le garder auprès de moi, ma robe déchirée, exposant à présent ma peau nue aux assauts du vent et de l'astre solaire, je tendais tendrement mes lèvres dans l'espoir que le jeune homme scellerait lui-même la rencontre de nos deux âmes. La réponse ne se fit pas attendre, glissant une main le long de mon dos jusqu'à mon visage, il effleura la peau fin de mon cou pour finalement stopper sa course contre ma joue, rougie par les puissants sentiments qui m'animaient et la chaleur que produisait le contact de nos deux corps. Chacune de ses caresse était pour moi la plus douce des tortures, provoquant de fortes réactions dans mon corps que je parvenais à peine à contrôler. Il redressa finalement la tête, apposant délicatement ses lèvres contre les miennes, déclenchant chez moi un nouveau torrent de sentiments qui me submergèrent laissant mon cœur en trouble à de violents tourments. L'aura qui flottait autour de nous, anciennement calme et bleutée prenait à présent une teinte rougeâtre qui se faisait plus chaude, plus oppressante que la précédente. Nos lèvres toujours liées, il resserra son étreinte et, bien que toujours doux dans ses mouvements, je sentais l’excitation monter en lui, excitation à laquelle mon corps prenait un malin plaisir à répondre.

J'entrouvrais très légèrement les yeux, pour m'assurer que tout ceci était bien réel et qu'il n'allait pas disparaître, me laissant à nouveau seul. Je vis alors un fin filet de larme goutter le long de ses joues, le jeune homme, les yeux toujours fermés, pleurait. Survint alors une forte explosion de chaleur, de sentiments et de musique qui semblait à présent faire danser la nature autour de nous. Posant la main sur l'une de mes pattes, il se releva, m'entraînant avec lui. Toujours en me serrant contre son corps, il regardait la nature qui s'épanouissait au grès de la mélodie, tournant sur lui-même comme un enfant, émerveillé de choses de la vie.

« Dites mademoiselle Shiruku, est-ce moi qui ai fais tout ça ? »

Ces paroles, dites sur un ton pourtant joyeuses me parvinrent à peine. J'étais fascinée par l'être qui l’incarnait. Lors de notre rencontre, son visage était morne, froid, dénué de toute émotion et à présent, il souriait comme le premier des bienheureux. Je ne parvenais pas à détacher mon regard de son visage, qui paraissait lui aussi débarrassé de toute peine. Me hissant sur la pointe des pieds, je l'embrassais à nouveau pour le faire taire.
La chaleur de mon corps ne cessait d'augmenter, me faisant transpirer et bientôt, je me mettais à haleter, les yeux brillants. Me laissant choir à nouveau sur le sol, je tirais le jeune homme contre moi. Me retrouvant cette fois-ci sous lui, j’enserrais son cou de mes bras pour l'attirer à moi.
Presque suffocante, je murmurais à ses oreilles des paroles étouffées :

« Z-Zoldik-sama... je... je... veux être vôtre... »
Sans attendre une réponse de sa part, j'entourais délicatement sa taille de mes pattes pour le maintenir contre moi. Les visage rouge, le cœur au bord de l'explosion, je plongeais mon regard dans les yeux du jeune homme.
Après un court moment d'hésitation, je me tailladais le poignet de la pointe d'une de mes pattes, laissant un filet de sang, chaud et bouillonnant, s'échapper de la plaie. Portant le liquide rougeâtre à mes lèvres, je tendais le bras vers l'élu de mon cœur.

« Buvez...et ainsi, mon âme et mon cœur vous appartiendront à jamais »

Avec ces mots lourds de sens, je me dévouais corps et âme à cet homme qui en quelque instants m'avais libéré de mon passé et capturé mon cœur. Les yeux suppliants, je continuer de le fixer, désirant au plus profond de mon être rester avec lui et le servir aussi longtemps qu'il me le permettrais.

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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Mer 18 Nov - 2:09


"Une âme transportée "
Zoldik Suto et Shiruku Haru



Après avoir passé sa nuit en forêt, Il se fit guider jusqu'ici par la douce mélodie d'un instrument appelé Biwa. La chaleur était étouffante et l'étoile la plus brulante de notre système solaire se chargeait de nous le rappeler. Alors qu'il arriva dans un parc avec seulement une jeune femme jouant d'un instrument, il oubliait sa mission. Il allait s'assoir à côté d'elle puis il lui effleura la main. Dans l’enchevêtrement de paysage, le tableau ne savait plus quoi peindre pour représenter la situation. Les âme de deux inconnus si proches sans le savoir s'étaient trouvées. Une passion commune et un avenir commun. Après quelques péripéties...

...Suto tombait, comme une pierre sortant de  sa transe après un doux baiser. L'atmosphère rouge devenait plus intense l'aura stimulait la passion de sa partition. Les bras de part et d'autre de la tête de Shiruku, il entendait cette dernière lui demander d'être à....lui? Voilà un concept intéressant mais étrange. Elle avait des yeux le dévorant d'envies et Suto frissonnait de tout ces actes s'enchaînant à la rapidité déconcertante. Pourtant, tout semblait naturel pour le jeune garçon qui voyait la jeune femme utiliser sa patte pour tailler son poignet. Avant que Suto s'inquiète ou ne puisse dire mots, elle porta son bras jusqu'à se bouche. Suto regardait la scène sans comprendre et restant figé. Alors qu'il plongeait dans une grande incompréhension, les paroles de Shiruku parvenaient à l'éclairer.

« Buvez...et ainsi, mon âme et mon cœur vous appartiendront à jamais »

Il regarda la jeune femme hésitant. Il fallait sceller un pacte. Qu'avait-il fait ? M’appartenir ? Pourquoi je m'approche...je ne sais pas pourtant j'accepte...je sens aucun piège...pourquoi ? Suto Stop ! Stop ! Non. Sa conscience ne lui dictait pas cela. Il savait qu'il y avait quelque chose de particulier chez cette demoiselle et il trempa lui aussi ses lèvres dans ce liquide rougeâtre et chaud. Mais Suto reprenait peu à peu le contrôle de son esprit. Toujours près d'elle, il s'allongea de son long sur la jeune femme sentant l'excitation monter en lui. Des pulsions....voilà ce qui faisait de Suto un être Hors-normes. Il ne savait pas ce qui était bien ou mal, il faisait selon ses envies. Tel un enfant il allait maintenant prendre plaisir à tuer ou à sauver selon son humeur. Cette dernière symphonie ne faisait que rendre Suto plus sadique. Pour lui, ce qui le fascinait resterait en vie, et le reste....ils se feraient tous torturer ou massacrer.

En revanche, cette demoiselle avait le dont de réveiller les sens de Suto. Elle avait accès à une partition spéciale. Cette partition  avait déclenché une pulsion chez le jeune garçon. La chaleur de leurs deux corps sous les rayons du soleil n'ayant pas faiblit. Ils étaient dans le parc de Magical Academy et pourtant, il avait l'impression d'être ailleurs. Il savait qu'il avait une quête mais elle pouvait attendre.
Attendre que Suto veuille tout simplement se pencher dessus à nouveau.
Il voyait toujours le sang couler sur le bras de la demoiselle se perdant dans sa robe. Il utilisa sa lange pour lécher tout le sang coulant sur son bras. Un simple mouvement linéaire avant de s’arrêter à sa robe. Déplaçant son visage légèrement de cette plaie, les yeux toujours fixés sur ceux de Shiruku, il approcha à nouveau ses lèvres des siennes. Transperçant son regard du sien il se mordait légèrement la lèvre avant de planter ses dents dans la lèvre inférieure de sa partenaire. Il se redressa légèrement avant de saisir ses deux poignets fermement dans ses mains et de les plaquer au sol. Il rebaissa sa tête avec douceur prenant son temps de poser délicatement ses lèvres sur les siennes. Il fermait doucement les yeux alors que l'on pouvait sentir un petit frissonnement circuler le long de son corps. Au même moment une onde de choc se faisait sentir intensifiant cette aura rouge passionnée. La faune et la flore s’agitaient au rythme de cette mélodie rapide et incontrôlable. Ses mains empoignants fermement Shiruku, il recula légèrement les lèvres ouvrant alors les yeux pour mieux regarder la jeune femme qui voulait partager sa vie. Voulant se faire désirer il décida de marquer une pause. Il fixait à présent Shiruku dans les yeux et le regard pétillant lui répondait enfin.  


" Désolé...je me suis laissé emporter.  "

Les deux têtes étaient séparées de quelques centimètres, l'esprit prêt à chavirer, il voulait pousser plus loin sa pulsion. Il ne perdait de vue les yeux de Shiruku avant d'ajouter. Elle ne savait rien sur lui mais il ne s'en souciait pas. De plus il ne savait pas grand chose et avaient le temps de se découvrir l'un l'autre. Il décida donc de ne pas réfléchir à la situation et de laisser son cœur parler. Les yeux emplis de larmes et le souffle coupé par ses pulsions,  il chuchota alors...

" J'accepte avec un grand plaisir. "



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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Jeu 19 Nov - 20:40

Cette journée avait vu naître un nouvel amour, deux âmes solitaires en perditions s'étaient finalement rencontrées dans un puissant Big-bang de couleurs et de sentiments. Elle, la jeune reine araignée au passé brisé et lui, le jeune inconnu aux airs mystérieux et attirants. Il ne semblaient rien avoir en commun hormis une affinité, puissante et magique, l'amour de la musique. Cette merveilleuse musique, cette symphonie qui avait permis leur rencontre et qui rythmerais à présent leur vie et leur cœur d'un même battement. Ni l'un ni l'autre ne se connaissent et pourtant, un lien profond les unissait déjà.
Emmêlés l'un dans l'autre, autant par le corps que par l'esprit, aucun de ces deux jeunes gens ne semblaient vouloir se séparer de son partenaire, ni même le quitter des yeux, de peur que ce rêve éveillé ne disparaisse à jamais.

Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi libre et heureuse...voir même jamais. Je planais sur un nuage de tendresse et de bonheur. J'étais allongée sous ce majestueux arbre centenaire, qui nous protégeait tel un garde sylvestre des assauts ardents de l'astre solaire de son épaisse frondaison. L'herbe encore fraîche sous l'ombre protectrice du géant végétal caressait doucement les pan de peau fine et rosée que ma robe ne couvrait plus.
Bien que protégée, la chaleur ambiante ne faisait d'augmenter, pas seulement du fait des rayons du soleil qui frappaient le sol de la terre avec violence, mais également à cause de la proximité de nos deux corps en pleine ébullition. Transpirante, tremblotante et couverte de sueur, je fixais le jeune homme assis au dessus de moi. M'étant tailladé le poignet dans l'espoir qu'il accepte de sceller notre amour dans mon sang et après avoir trempé mes propres lèvres dans le chaud liquide qui s'en écoulait, je lui tendais fébrilement. Haletante, j'observais avec appréhension sa réaction.

D’abord hésitant, le jeune homme avançait doucement son visage de la plaie, comme hypnotisé, attiré malgré lui vers cette chair rose et tendre de je lui tendais. Finalement, il cessa de résister et apposa sa bouche sur cette sève rouge et amère, m'arrachant un petit miaulement de plaisir et de douleur, confirmant ainsi notre amour.
La suite ne se fit pas attendre, Zoldik me fixa un moment, perdu dans ses réflexions avant de s'allonger contre moi, recouvrant mon corps du sien. Léchant à nouveau le sang frais qui coulait le long de mon bras, il se déporta sur mon visage, plongeant son regard dans le mien avant de mordre goulûment dans ma lèvre inférieure. Parcourue de frissons, seulement à moitié consciente, je me laissais aller avec délice aux ardentes caresse du jeune homme. Se redressant, il saisit mes deux poignets, les tenants fermement avant de les plaquer au sol, derrière ma tête.
S'allongeant à nouveau, il déposa délicatement ses lèvres sur les miennes, l'étrange mélange de sang et de salive me montant à la tête.
La nature autour de nous continuait à danser au rythme de nos battements de cœur et oiseaux et animaux chantaient à l'unisson. M'empoignant fermement, il se recula, interrompant notre baiser et me fixant avec ardeur il s'adressa à moi :

« Désolé...je me suis laissé emporter »

Nos deux visages n'étaient à nouveau séparés que de quelque centimètres et je pouvais sentir son souffle chaud. Pourtant, il me fixait intensément, les larmes perlant de ses yeux pour venir rouler sur mes joues. Inquiète, je m’apprêtais à lui demander si tout allait bien mais il me prit de court.

« J'accepte avec un grand plaisir »

A ces mots, je restais d'abord prostrée, bouche bée, comme si l'on venait de me porter un coup au ventre. Et c'était bien le cas, mais cette fois, c'était mon cœur qu'il venait de toucher. Secouant vivement la tête, je le regardais, les yeux brillants

« Tu...tu acceptes... ? »

Je répétais ces mots dans ma tête pour m'assurer qu'ils étaient bien réels, que j'en avais bien saisis le sens...pas de doute possible...
Emplie d'une incroyable bouffée de joie et d'émotions, je me jetais sur lui pour le prendre dans mes bras. A nouveau, je pleurais contre son épaule mais cette fois-ci, il s'agissait de larmes de joies. Jamais dans ma vie je n'avais connu de moment plus heureux. Je le pressais contre moi aussi fort que je pouvais, resserrant mes pattes contre son dos. J'aurais voulu rester ainsi pour toujours, ne plus jamais le laisser partir.
Une fois de plus, je le faisais basculer sur le dos. La respirations étouffée, saccadée, je le dévorais du regard, maintenant qu'il avait accepté, il n'était plus question de restreindre les pulsions sauvages qui m'animaient, laissant parler mes instincts. Je déchirais vivement son haut avant de faire moi-même glisser ma robe le long de mes épaules, laissant nue la peau fine et délicate de ma poitrine.
Me penchant vers lui, je parcourais son torse de ma langue, en explorant chaque parcelle, chaque pores.

Je faisais danser mes doigts le long de ses muscles. Malgré les apparences, le jeune homme était plutôt bien bâtit. Cependant, alors que je parvenais tout juste à rester lucide, quelque chose, une question me trottais dans la tête : d'où pouvaient bien provenir toutes ces cicatrices ?
Il en avait partout sur le corps, je ne voyais pas un seul de ses membres qui n'ait une griffure, coupure ou impact de balle. Je me faisais probablement du soucis pour rien... peut-être étais-ce un militaire ou quelque chose dans le genre.
Je décidais de passer outre ces détails et me concentrais à nouveau sur le jeune homme. Enivrée par la chaleur et mes propres désirs, mes gestes se faisaient de plus en plus hâtifs et maladroits. Je recouvrais son cou et son visage de baisers, mordillant au passage ses lèvres et ses joues. Désireuse d'aller plus loin, je me relevais pour finalement retirer l'intégralité de mon kimono qui en plus de me tenir chaud, restreignait mes mouvements.

Alors que je me rallongeais à côté de lui, entièrement nue cette fois-ci, mon bras s'accrocha à quelque chose de froid et de dur qui laissa dans la peau une profonde coupure, faisant à nouveau couler mon sang. Me redressant rapidement du fait de la douleur, je cherchais des yeux l'origine de cette blessure. Fouillant dans l'herbe, ma main heurta à nouveau, sous la veste du jeune homme cet objet rigide. Soulevant le blazer noir à moitié déchiré, une lame, fine et aiguisée glissa d'une doublure décousue. L'arme vint se planter dans le sol entre mes cuisses.
Les yeux grands-ouverts, je regardais le petit poignard qui scintillait au soleil. Soudainement prise d'une peur panique, je poussais un cri déchirant avant de me blottir contre l'arbre derrière moi, telle une pitoyable créature blessée. En effet, j'avais à mon insu développé une phobie des lames et des armes blanches, peur dont je n'avais jamais eu conscience jusqu'à présent et qui était certainement due à une blessure que l'on m'avait infligé quelque mois auparavant et au traumatisme du au massacre de l'intégralité de ma famille dont le souvenir m'était à présent revenu.
Quoi qu'il en soit, je fixais tour à tour l'arme fichée dans la terre et le jeune homme.
Les joues couvertes de larmes, tremblante et faible, je pointais fébrilement la main vers le couteau.
Regardant Zoldik, je balbutiais maladroitement quelque mots :

« C-ce...c'est...c'est...à t-t-toi... ? »

Haletante, je couvrais du mieux que je pouvais mon corps d'un bout de ma robe. Toute magie dans l'air avait disparu, la nature ne chantais plus. Je l'aimais...je sentais que je l'aimais encore mais... ce...cette chose... me rappelais qu'il appartenais à la race de ceux qui avaient massacré ma famille, ma mère et qui faisait souffrir la terre elle-même.
Recroquevillée sur moi même, mon âme qui, quelque instants encore était aussi calme et aussi paisible que la surface de la mer, était à présent aux prises d'un brusque tourbillon qui secouait avec violence mes sentiments.
Tel un chien battu, je regardais du mieux que je pouvais le jeune homme dans le blanc des yeux, espérant de tout mon être qu'il aurait une explication à tout cela.

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Dernière édition par Shiruku Haru le Dim 6 Déc - 10:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Ven 20 Nov - 11:52


"Une âme transportée "
Zoldik Suto et Shiruku Haru



« C-ce...c'est...c'est...à t-t-toi... ? »

En effet, Suto et Shiruku ne savaient rien l'un de l'autre. Elle venait de se blesser sur une des armes de Suto. Cette plaie avait déclenché une phobie perceptible dans les yeux de la demoiselle. Ne bougeant pas d'un cil pour ne pas angoisser la jeune fille. Il se contenta de soupirer et de se redresser enlevant sa chemise. Prenant appui de sa main il se releva sur ses jambes. Tout était devenu normal, et la passion dévorante disparaissait. Nous voulant laisser en suspend sa réponse il décida de donner des explications le plus clairement possible. Il prit une grand inspiration et commença son récit.

"Je...suis un assassin. Comme tu as pu le voir, j'ai des armes blanches dissimulées dans mon attirail. J'accepte et exécute des contrats plus ou moins risqués. Tu as pu voir que mon corps a subit des blessures de part ce curieux métier. C'est pas tout, dans mon enfance j'ai été torturé par mon père et renié par mon frère qui lança une escouade d'élite à ma recherche. Depuis ce jour je n'ai de cesse de tuer celui qui déshonore ma famille. "

Il se retourna laissant son dos sans cicatrice. avec aucun bleu ou ne serait-ce que la moindre égratignure indiquant qu'il n'avait jamais fuis le combat mais toujours fais face à ses opposants. Sur son dos se dessinait un tatouage recouvrant la quasi-totalité de sa surface. Il reprit alors son discours.

" Cette arbre est le tatouage représentant l'ordre Zoldik. Comme tu peux le voir, il y a dix branches représentant chacune mes dizaines d'années de vies. La première branche contient des feuilles représentant mes victimes. Les feuilles colorées quant à elles représentent les membres de ma famille. Sur la première branche il y a donc vingt-huit feuille donc celle de ma sœur dedans. Sur la deuxième il y en a maintenant cinquante et une et celle du début représente mon père. "

Il se retourna à nouveau vers elle s'avançant doucement. L'air grave et les yeux pétillants il s’accroupissait donc à sa hauteur.

" J'ai moi aussi monté une escouade afin de liberer le monde de l'emprise humaine et de laisser les gens vivre et agir comme ils le souhaitent. Nous avons pour nom la brigade fantôme. Des buts communs à tout les membres réunis autour d'un but finale. "

Il hocha la tête et ferma les yeux avec un large sourire posant ses coudes sur ses cuisses accroupies en face d'elle. Il lui attrapa une mèche de cheveux avec la quelle il commençait à jouer.

" Je ne suis pas qui tu espérais je suppose "

Il restait devant elle sans bouger. Il avait conscience que les armes blanches représentaient une peur chez elle et c'était hélas tout l'art de Suto. Il ne ferait pas de mal à une musicienne ça aussi il le savait. De plus, cette fille avait vraiment quelque chose. Il ne se voyait pas s'en séparer. Elle avait touché son cœur de pierre. Celui qu'il avait mit des années à bâtir. L'atmosphère semblait froid et taciturne. La musique avait quitté le périmètre et la faune et la flore avoisinante était stable. L'ombre de l'arbre cachait légèrement le visage de Suto alors que le soleil commençait lentement à décliner.
Cette chaleur étouffante s'était dissipé laissant une température agréable.
Craignant perdre sa bien aimée, Suto voyait ses yeux s'emplir de larmes doucement les yeux maintenus clos. De petits tremblements se faisaient sentir alors que son cœur se compressait.
Il restait statique jusqu'à ce que son interlocutrice daigne sortir de sa torpeur.





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Shiruku Haru
MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Dim 22 Nov - 20:30

Le charme qui agissait jusqu'à maintenant était à présent brisé.
Cela paraissait trop beau, nous venions à peine de nous rencontrer. Un amour si pur, si parfait, ne peut pas exister. Chacun possède sa part d'ombre, je venais de découvrir la sienne.
Il y a encore quelque heures de cela, je m'asseyais sur ce petit banc en bois, sous ce beau et majestueux arbre dont l'épaisse et dense chevelure de feuille me protégeait des puissants rayons de l'astre solaire. Jouant paisiblement de mon biwa, je me faisais interrompre par un jeune homme, étrange et mystérieux, partageant la même passion pour la musique. Nous nous découvrîmes alors un amour, puissant et fusionnel, alors que rien ne semblait nous lier hormis l'amour pour cet art sublime qu'est la musique. Par un fait aussi étrange qu’inattendu, un simple contact de sa main sur la mienne me faisait entrer dans une sorte de rêve grâce auquel je pus recouvrer la mémoire, me permettant ainsi d'ouvrir mon cœur et mon esprit à ce jeune homme.

Cependant, cela ne pouvait pas durer. Alors que nous venions de sceller notre amour dans le sang, que nous allions fusionner de par l'esprit et par le corps, il a fallu que je me blesse sur ce maudit couteau. Suite au retour brutal des mes souvenirs, j'avais développé une peur puissante, une phobie des armes blanches ainsi que haine sans pareille envers l'espèce qui avait massacré ma famille. Totalement paniquée, apeurée, j'étais à présent blottie contre le tronc de l'arbre, cherchant à mettre le plus de distance entre moi et cette chose qui provoquait en moi de telles craintes. Mon cœur était à présent déchiré, une partie ne pouvait s'empêcher d'aimer ce jeune homme, si doux, si rassurant...et l'autre me disait de fuir, fuir le plus loin possible avant que cet...homme, cet humain, ne me fasse du mal. En proie à ces violents tourments, je haletais et pleurais, telle une chose pitoyable et sans défense.

Je venais de questionner le jeune homme sur l'origine de cette arme, voulant savoir si cette chose lui appartenait. Ne bougeant pas dans un premier temps, il se releva ensuite et pris une grande inspiration.

"Je...suis un assassin. Comme tu as pu le voir, j'ai des armes blanches dissimulées dans mon attirail. J'accepte et exécute des contrats plus ou moins risqués. Tu as pu voir que mon corps a subit des blessures de part ce curieux métier. C'est pas tout, dans mon enfance j'ai été torturé par mon père et renié par mon frère qui lança une escouade d'élite à ma recherche. Depuis ce jour je n'ai de cesse de tuer celui qui déshonore ma famille. "

Ainsi...il est payé pour tuer d'autre personnes... ces créature n'en n'ont pas assez de blesser la nature qu'elles s'entre-tuent au sein de leur propre espèce...Puis il a été traqué par sa propre famille ? Décidément, je ne comprenais plus rien. Mon pouls commençait doucement à ralentir et je le fixais à présent sans problèmes dans les yeux, à la fois fascinée et terrorisée mais surtout captivée par son histoire, envieuse malgré la peur, d'en connaître plus sur lui. Ayant retiré sa chemise, il se retourna ensuite, me montrant son dos sur lequel figurait un large tatouage dont la forme rappelait celui d'un arbre, ce dernier possédant une dizaine de branches et un certain nombre de feuilles. Après avoir marqué une courte pause, le jeune... « assassin » comme il se qualifiait lui-même, reprit la parole.

" Cet arbre est le tatouage représentant l'ordre Zoldik. Comme tu peux le voir, il y a dix branches représentant chacune mes dizaines d'années de vies. La première branche contient des feuilles représentant mes victimes. Les feuilles colorées quant à elles représentent les membres de ma famille. Sur la première branche il y a donc vingt-huit feuille donc celle de ma sœur dedans. Sur la deuxième il y en a maintenant cinquante et une et celle du début représente mon père. "

Donc...ce tatouage avait une signification particulière. Je ne parvenais pas à saisir toutes les informations que le jeune homme me lançait au nez mais je parvenais au moins à comprendre l'essentiel. Chacune des feuilles représenteraient alors une victime ce qui, sur seulement les deux premières branches l'amènerait à soixante-dix-neuf morts, dont sa sœur et son père. Bien que la mort d'autrui ne m'affectait pas plus que le fait d'écraser un moustique, ce nombre impressionnant me fit écarquiller les yeux, cela devait bien représenter au moins le triple de ce que j'avais moi-même tué, dans le seul but de me nourrir. Se tournant à nouveau vers moi, il s'avança vers moi, lentement puis vint s'accroupir en face de moi, l'air sérieux et impassible, se retrouvant alors à la hauteur de mon visage.

" J'ai moi aussi monté une escouade afin de libérer le monde de l'emprise humaine et de laisser les gens vivre et agir comme ils le souhaitent. Nous avons pour nom la brigade fantôme. Des buts communs à tout les membres réunis autour d'un but final. "

Libérer le monde de l'emprise humaine ? Quelle drôle d'idée, après tout...n'était-il pas lui aussi un humain ? Toujours muette, je détendais peu à peu mes muscles et me redressais sur mes fesses, reprenant doucement confiance en lui, après tout...rien ne l'obligeait à me narrer les événement de sa vie, il aurait pu juste m'abandonner sur place, ou même me tuer, je n'aurais pas été capable de lui faire du mal... Mais non, il restait là, sûr de lui, calme, et me racontais son histoire, sans craindre que je puisse le dénoncer. Hochant la tête, il ferma les yeux, dessinant un large sourire sur son visage, et se saisit d'une mèche de mes cheveux qui tombaient à présent en cascade le long de me mon dos et de mes épaules, le chignon qui les retenait s'étant défait, la faisant tourner entre ses doigts. Mon regard alternait entre son visage rassurant et sa main, si proche de mon corps que ce dernier en frissonnait.

" Je ne suis pas qui tu espérais je suppose "

En effet...pourtant...je n'espérais personne d'autre que lui. Je ne parvenais pas à lui en vouloir, je n'arrivais pas à me convaincre qu'il était dangereux, qui pourrait me faire du mal. Mon instinct criait de fuir et de ne plus jamais m'approcher de lui mais mon corps et mon esprit étaient comme attirés, par un magnétisme puissant vers ce jeune homme qui après m'avoir fait un bref résumé de sa vie, me donnait envie d'en savoir encore plus. Ma respiration et les battements de mon cœur avaient à présent repris un rythme normal et parvenais de nouveau à penser posément. Il était toujours en face de moi, immobile , attendant probablement une réaction de ma part. Que faire... je l'aimais, je sentais au plus profond de moi que je l'aimais, j'en étais certaine et je n'avais aucun doute là dessus. Pourtant, cette chose plantée dans le sol à mi-distance entre lui et moi agissait comme un répulsif, m’empêchant de m'approcher de lui.


Toujours blottie contre le tronc mousseux, je pouvais voir la peine dans ses yeux, c'était impossible, à présent je le savais, qu'il puisse me faire du mal. Qu'importe son passé, c'était l'homme que j'avais en face de moi que j'aimais, et ce n'était pas un petit couteau de pacotille qui allait me gêner ! Recouvrant d'un geste vif  la lame scintillante et affûté de ma robe, je me jetais sur lui pour le serrer dans mes bras au moment où des larmes perlaient à nouveau sur ses joues. Apposant délicatement sa tête contre mon cœur, je lui caressais tendrement les cheveux en fredonnant une contine. Alors que le soleil entamait sa lente descente vers la mer, je le bordais ainsi, chantonnant ce doux air dont le souvenir m'était revenu grâce à lui. Marquant une pause dans la chansonnette, je m'adressais à présent à lui.


« Vous entendez Zoldik-sama ? Mon cœur...ce cœur est à présent le votre et il ne battra que pour vous. Peu m'importe ce que vous avez fait par le passé, cela ne changera rien à mes yeux. »

Reprenant ma douce et légère complainte, je déposais un baiser sur son front avant de resserrer mon étreinte sur lui.

« Pardonnez moi Zoldik-sama...ne...ne me laissez pas... »

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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Dim 29 Nov - 22:37


"Une âme transportée "
Zoldik Suto et Shiruku Haru




« Pardonnez moi Zoldik-sama...ne...ne me laissez pas... »

Alors qu'elle continuait de chantonner elle déposa ses lèvres sur lui. Un immense frisson parcourait alors Suto. Alors qu'il s'apaisait, des remords commençaient à l'envahir. Si bien, qu'il se recula légèrement avant d'avancer jusqu'à la dague. Il la ramassa puis se retourna vers la jeune femme qui fut perturbée par cette dernière. Il la regardait alors fixement quand il se planta la dague dans le bras. Le contact entre cette dernière et sa chair provoqua une éclaboussure. Le sang ruisselait doucement le long de son bras. Il se repositionna alors avec la jeune femme.  

" Il ne faut pas craindre ces armes. Je suis capable d'endurer leurs souffrance si tu en as pas le courage.

Il la regardait un grand sourire aux lèvres. Le bras prenait la teinte de son sang telle une rivière qui viendrait se jeter au bout de ses doigts. Retirant la dague portant maintenant les deux sangs s'entremêlant il tendait son bras vers la jeune femme. Souriant de ses yeux les joues légèrement pourpres.  

"A....à ton tour..."

Alors que la nuit se mêlait doucement aux ombres de cette flore généreuse, la teinte du ciel prenait des nuances noires. L'air était calme et cette femme dénudée venait de prendre le cœur du jeune garçon dans ses mains. Cette nouvelle partition qu'il était en train de composer le rendait heureux. Alors qu'il avait le bras tendu ensanglanté il continua son discours.

"Une compositrice tel que toi doit avoir accès au bonheur.
Si tu me choisis je serais celui qui effacera tes peur.
Viens donc fouiller aux méandres de mon cœur
Et tu y verras seulement toi accompagnée de mille lueurs.

Si tu pense que ton cœur bat pour moi  
Alors laisse moi me battre pour toi.
Personne ne te feras rien tant que je serais là
De nos ennemis la musique sonnera le glas.

Si de ma vie je dois payer le tribu
Pour à tes côtés avoir vécu
Alors je cèderais ma place incongrue
Pour te protéger de mon corps nu "


Les yeux de Suto s'embrasèrent de nouveau emplis de larmes. Il ne pouvait pas comprendre ce qu'il se passait car la la symphonie se jouait sans chef d’orchestre. La partition continuait de s'écrire et de se narrer au fur et à mesure. Le ciel commençai doucement à tomber alors que Suto comptait ses paroles. Dans une transe incontrôlée il ne pouvait s’empêcher de penser à la femme qui l'acceptait pour ce qu'il était. Un assassin qui pouvait pourtant trouver sa Némésis. Un être capable de rythmer cette vie autrement que par la vengeance ou le meurtre. Il ne pouvait pourtant pas s'arrêter en si bon chemin. Accepterait-elle sa nature ? Il souhaitait libérer le monde de l'emprise humaine. Lui même était un humain il était pris d'antipathie pour ces derniers. Vouloir contrôler un monde grâce à une propagande certaine et un système politique corrompu, c'était inconcevable pour la justice de Suto. Il n'interromprait pas son but mais avait une faiblesse certaine qui venait d'apparaître, cette femme pour qui il était près à risquer sa vie. Son âme avait maintenant intégré cette nouvelle partition à son recueil. Sa folie meurtrière pouvait se canaliser. Ses convictions quant à elles restaient intacte. Était-il possible que sa quête puisse être guidée par autre chose la haine ?  




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MessageSujet: Re: Une rencontre musicale sous un soleil se montrant enfin.   Dim 6 Déc - 12:00

Finalement, mon cœur était incapable de l'abandonner, de le laisser là, sous cet arbre qui avait vu naître notre amour. Peu importe ce qu'il avait pu faire par le passé, c'était l'homme que je serrais contre moi que j'aimais, il ne pouvait en être autrement.
Je m'amusais à penser que si je n'étais pas sortie de mon lit et que je ne m'étais pas assise sous cet arbre...je ne l'aurais peut-être jamais rencontré et j'aurais continué de errer seule dans la vie, sans passé, sans but et sans amour. Maintenant que je le tenais entre mes bras, je ne comptais pas le laisser partir comme ça. J'aurais voulu rester comme ça jusqu'à la fin des temps, ne jamais le lâcher... cela restait malgré tout un doux rêve, je savais pertinemment que ce ne serait pas possible alors pour le moment, je me contentais de savourer chaque instant que je passais avec lui.

Le continuais de le bercer, tendrement, doucement. Lorsque je déposait mes lèvres sur lui, je le sentais frémir comme un petit animal frêle et fragile...derrière son air froid et dur, se cachait un petit enfant, innocent, pur, qui ne demandait qu'à être protégé.
Pourtant, il me repoussa doucement pour se reculer. Je le regardais tendre le bras pour se saisir de la dague fichée dans le sol, pour l'arracher à la terre meuble et fertile. Devant la lame à nouveau nue et visible, je ne pus réprimer un violent frisson de dégoût. Alors qu'il me fixait tendrement de ses yeux pourpres, il se planta la dague dans le bras d'un geste vif, provoquant une large giclée de sang qui vint arroser mon visage et celui du jeune homme, m'ôtant un petit cri étouffé par mes mains que je plaquais contre mes lèvres alors que je sentais ma respiration s'accélérer à nouveau en regardant le poignard profondément encré dans sa chair de laquelle coulait un flot de liquide chaud et rougeâtre, à l'image de son regard.
Toujours calme et serein, il se repositionna devant moi.

«  Il ne faut pas craindre ces armes. Je suis capable d'endurer leurs souffrance si tu en as pas le courage. » 

Alors que je tentais de recouvrer mon souffle, il continuait de me regarder en souriant comme si de rien n'était, toujours aussi sûr de lui alors que son bras était bientôt recouvert de son propre sang en retirant la lame de son bras dans un crissement sinistre de chair et d'os. Secouant la tête de gauche à droite pour reprendre mes esprits, je déchirais ma robe pour faire un bandage rudimentaire afin de stopper l’afflux de sang qui sortait de la plaie béante. Pourtant, il détourna légèrement les yeux alors que ses joues rosissaient elles-aussi... mais pas à cause du sang.
Me tendant son bras, il m'adressa quelque mots d'une voix hésitante.

« A...à ton tour... »

N'ayant pas tout à fait compris ce qu'il me demandait, je restais figée devant la blessures ouverte, d'où le sang continuait de se déverser hors de son corps, hésitante, ne sachant pas comment répondre à sa demande. Me demandait-il de l'aider ? De faire de même ? Ou alors...
A cette dernière pensée, mes joues se mirent à rougir également. M'arrachant à mes pensées, il continua cependant son discours, cette fois plus sûr de lui.

« Une compositrice telle que toi doit avoir accès au bonheur.
Si tu me choisis je serais celui qui effacera tes peur.
Viens donc fouiller aux méandres de mon cœur
Et tu y verras seulement toi accompagnée de mille lueurs.

Si tu pense que ton cœur bat pour moi  
Alors laisse moi me battre pour toi.
Personne ne te feras rien tant que je serais là
De nos ennemis la musique sonnera le glas.

Si de ma vie je dois payer le tribu
Pour à tes côtés avoir vécu
Alors je céderais ma place incongrue
Pour te protéger de mon corps nu
 »

Alors qu'il terminait son poème, ses yeux s'emplirent à nouveau de larmes qui brillaient à la lumière douce et apaisante de la lune. Je le fixais à mon tour, de petites gouttelettes perlant également le long de mes joues. Je laissais un petit instant s'écouler afin de réfléchir plus posément et pour m'assurer qu'il avait fini de s'exprimer.
Comprenant qu'il ne dirait plus rien pour le moment, je saisissais doucement son bras toujours tendu vers moi entre mes mains et je me penchais en avant. Trempant tendrement mes lèvres dans son sang au niveau de son poignet, je remontais délicatement le long de son allonge, faisant glisser ma langue sur sa peau jusqu'au niveau de la plaie. Le poussant sur le sol, je m’affairais toujours autour de la blessure. Le goût du sang chaud qui coulait le long de ma gorge éveillait en moi des instincts que je tentais de réprimer le plus possible.

Je tétais le sérum de vie qui s'écoulait le long du bras du jeune homme, mordillant autour de la plaie dans un gémissement à la fois tendre et presque animal. Je passais mes lèvres sur la chair exposée du jeune homme, y glissant délicatement la langue. Je haletais d'excitation, nos corps et nos esprits étant à présent mélangés, je peinais à me retenir. Pourtant, un petit tressaillement du jeune homme me fit revenir à moi. Les joues et les lèvres recouvertes de son sang, je n'avais égoïstement pensé qu'à mon propre plaisir. Nettoyant du mieux que je pouvais autour de la blessure, j'appliquais sur cette dernière le bandage que j'avais préparé quelque instants avant.
Me reculant de quelque pas, je m'agenouillais devant lui, tête baissée, les larmes me montant à nouveau aux yeux.

« Dé...désolée...je...je suis allée trop loin, je n'ai pensé qu'à mon propre plaisir sans envisager que vous étiez entrain de souffrir... je mériterais d'être châtiée... »

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