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 La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)

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Syria

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MessageSujet: La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)   Lun 30 Mar - 16:00


La fragilité du diamant


est d'une infinie pureté




Syria et [Unknown]



Un labyrinthe de couloirs et de dédales sans fin s'écoule sur des kilomètres, le tout plongé dans une obscurité des plus inquiétantes. Quelques maigres torches enflammées se battent en duel sur les murs effrités, offrant une faible lueur pour ceux venus s'aventurer dans cette horreur personnifiée. Les pierres se lézardent comme prêtes à s'écrouler à tout instant. La poussière et le sable se mêlent dans une danse macabre tandis qu'un silence terriblement angoissant règne en maître suprême sur les lieux.  Des grilles souillées par l'effet du temps menacent de grincer pour quiconque aurait le malheur de les frôler. Au sein des cellules de fortune, des vieux tas de paille défraichie et des chaines rouillées reposent dans un scénario des plus frissonnants.

Quelques rats osent encore courir dans ce cauchemar incarné, suivis avec vigueur des araignées se promenant vivement sur les murs et construisant leurs toiles maléfiques dans tous les coins. Au sein de quelques niches creusées à même la pierre, des ossements luisent dans un dessin cauchemardesque, les crânes édentés souriant avec cruauté.

Une grille d'or sert office d'entrée précédée d'escaliers en pierre ébréchées, abîmées par l'effet du temps et des rongeurs venant se nourrir dans ce lieu synonyme de cauchemar et de noirceur.

Depuis des années, un étrange bruit ne cesse de circuler dans les couloirs et autres lieux plein de vie de cet établissement transpirant la puissance. Les catacombes abriteraient un démon des plus cruels et il dévorerait l'âme de tous les imprudents qui auraient l'audace de pénétrer dans son territoire. Personne ne sait à quoi il ressemble, certains disent qu'il a des cornes pareilles à celles de la représentation biblique du Malin, d'autres prétendent qu'il est fait entièrement d'ombre et que seuls ses crocs étincelants de sang luisent dans les yeux de ses victimes avant qu'elles ne périssent.  Il est également raconté que les ossements appartiendraient à tous ceux qu'il a massacrés par pur plaisir et que parfois, son rire glacial et diabolique résonne dans la nuit. Les rumeurs les plus folles, largement plébiscitées par les étudiants, murmurent que la sournoise créature les aurait littéralement pressés contre les murs au point de leur broyer les os et que leurs silhouettent s'enfoncent dans les pierres qui en prennent automatiquement la forme. Par la suite, les corps sont dévorés et les os soigneusement jetés dans les niches comme pour lancer un effroyable avertissement à tous ceux qui auraient l'audace de s'aventurer ici.

Le surnommé Broyeur ou Presseur suscite suffisamment de peur et d'horreur pour calmer les plus vives ardeurs de tous les adolescents vivants au sein de cette mystérieuse école. L'accès menant aux escaliers du sous sol puis à la grille de l'entrée des catacombes est fermé en permanence, les deux serrures scellées par un cadenas.

Pourtant, aujourd'hui la sécurité a été déjouée avec habileté.  Une reproduction fidèle d'une clé permettant de décoincer les verrous ou un quelconque tour de passe-passe, peu importe comment cet terrifiant miracle a pu opérer.  À quelques mètres de là, une lourde porte de bois indique qu'il s'agit de l'accès aux catacombes et que y pénétrer est formellement interdit, le tout renforcé par un lourd cadenas. Derrière se trouverait un long couloir obscur puis une porte donnant sur des escaliers menant au sous sol avant de tomber sur la grille dorée, entrée officielle des oubliettes de l'horreur et territoire du Broyeur.  

Dans le silence et l'obscurité terrifiante des catacombes, une cellule se distingue parmi ses consœurs. Une silhouette se dessine à la manière d'une ombre invraisemblable. Les poignets enchainés au mur, les doigts eux mêmes liés par une corde incroyablement serrée, elle semble comme être sans vie. Un long bandeau couvre ses yeux et la poussière s'envole avec plaisir sur le fin tissu du vêtement. De longs cheveux couleur de neige entourent son visage délicat au teint mat tandis que les fines larmes coulent de ses pupilles aveugles. Sa robe verte d'eau couvre son corps de guêpe. Une araignée se promène tranquillement sur sa poitrine généreuse, dissimulée sous un semblant de dentelle blanche dessiné au niveau de ses seins.

Ses jambes nues sont repliées contre elle-même, ses pieds crispés sous le contact glacial du sol. Non loin d'elle, son collant transparent lui a été retiré comme pour mieux satisfaire l'effroyable Presseur, avide de chair fraiche. Un sac à dos blanc débordant de feuilles de dessin, de pinceaux, crayons et tubes de couleurs est négligemment jeté dans le fond de la prison. Le tissu de sa robe est déchiré et des traces de griffures subsistent sur son visage.  Tremblante de froid et de frayeur, aucun son ne s'échappe pourtant de ses lèvres, libres de tous mouvements, aussi silencieuses que le reste du lieu. Aussi épouvantable et surprenant soit ce scénario, une petite fille est enfermée dans les terrifiantes catacombes.

Ce matin encore, elle cherchait calmement un endroit où se poser avec son matériel de dessin lorsque des mains l'ont violemment agrippée en arrière.  Incapable de pousser un cri ou une quelconque protestation, un bandeau est noué sur ses yeux et ses doigts sont liés avec fermeté par une corde lui striant la peau. Trainée de force jusqu'ici, elle a dû s'assoir avant que des solides fers ne soient refermés sur ses poignets. Les voix cruelles et sournoises se sont mélangées entre le rire et le discours des plus méchants. Pour une spécificité insupportable aux yeux de certains, elle est jetée en pâture au Broyeur ou s'il n'existe pas, du moins restera t-elle suffisamment longtemps ici pour y mourir ou quitter cette école si jamais elle s'en sort.

Si elle n'a jamais vu les identifier du fait du bandeau, elle n'ignore pas, du fait de leur vantardise, que ses agresseurs se sont bien renseignés sur elle. Ils ont attendus patiemment que les deux protecteurs de la fillette soient absents pour s'attaquer à elle et la punir d'être si différente, voire même "insolente" à en croire le dégoût transperçant leurs voix. C'est vrai, elle n'aurait jamais dû naître avec ce regard maudit si bien que le Presseur lui même ne mérite pas de voir avant de lui dévorer l'âme, de même pour ses doigts, créateurs de répulsion.  

Prisonnière du froid glacial, de la peur lui nouant le ventre et des sanglots silencieux courant sur ses joues, l'enfant attend son sort sans pouvoir y échapper, ses propres tours bloqués par l'ingénuité de ses bourreaux. Sans une minime présence de la nature, inutile d'espérer une quelconque aide de ses amis faune et flore. Pire encore, elle est incapable de se nourrir par elle-même, ses poignets enchainés au mur et les doigts liés.

Condamnée à une mort certaine, ou du moins une extrême faiblesse si jamais un miracle venait la sauver, il est prévisible que ses agresseurs comptent sur la légende du Broyeur, trop lâches pour rester eux-mêmes dans le coin et cruels au point de n'éprouver aucun remords à l'idée de laisser une fillette dans une sombre cellule, livrée à l'horreur et à l'angoisse. Assurés qu'elle ne pourra jamais les dénoncer grâce au bandeau et ayant sans doute modifié leurs voix lors de leurs propos venimeux, ils ne laissent aucune preuve derrière eux.

Dans le couloir précédant cette scène d'horreur, une poubelle remplit son rôle avec zèle et accueille quelques feuilles jetées négligemment par les élèves. Tout en dessous, à peine perceptible, un trousseau contenant quatre clés d'argent dort. Les forts rayons du soleil traversent les fenêtres du couloir  et comme désireux de procurer un indice permettant un miracle, traversent le trousseau point que les clés se mettent à légèrement briller sous l'afflux de papier.

Que le destin daigne qu'une âme éclairée puisse repérer cette étrange lueur et comprenne le fonctionnement des clés avec à proximité la lourde porte de bois menant au territoire du Presseur, lieu maudit et terrifiant tous les élèves.

© Lith'


Dernière édition par Syria le Mer 11 Nov - 14:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)   Mer 1 Avr - 17:46


Fifty Shades Of Grey
Syria

Le temps passé dans cette école n'avait pas tellement arrangé le cas du jeune homme qui n'avait apparemment pas bien apprit ses leçons de vie. Il n'avait fait que croiser Mei au détour d'un couloir, un simple regard et elle avait fuis le jeune homme pour ne pas avoir à s'expliquer. Elle était un courant d'air qu'il ne pouvait toucher et devait se résigner à ce qu'elle ne réapparaisse que lorsqu'elle se sentirait prête. Du coup, il enchaînait les coups avec ses nouveaux compagnons et ce n'était pas pour lui déplaire. La liste de ses nouvelles connaissances étaient aussi grande que celle de ses ennemies qui étaient à présent légion. Certains n'appréciaient pas le fait qu'il puisse rendre leur petite copine aussi libertine que ça d'un simple contact avec sa peau. Il avait fait un sacré coup en s'offrant l'une des plus jolies femmes du pensionnat, une professeur plutôt pas mal, mais qui était apparemment fiancée ! Il n'y avait pas vraiment fait attention, mais le monsieur était bien remonté contre lui depuis le début et rien n'y faisait, ils ne pouvaient pas se voir en peinture. A chaque regard, Akihito pouvait lire la haine dans les yeux de ce Sei, mais en contre parti, Aki' lui, lançait un peu plus d'huile sur le feu en le défiant du regard.

C'était probablement ce genre de regard qui l'avait mené dans un tel endroit... Aussi sombre que morbide, simplement éclairé par des torches accrochées aux murs. Il se croyait dans un film à la Indiana Jones, avec le chapeau et le fouet en moins. Comment en était il arrivé la ? Une simple rencontre avec cet homme aux cheveux blonds. Un échange de regard qu'il lui faisait comprendre tout un tas de choses et à peine eu t'il le temps de lui dire au combien sa compagne était délectable qu'il avait été téléporté dans cet étrange endroit. Il n’eut qu'une simple phrase « Je viendrais te chercher plus tard... Ou pas. Démerde toi en fait. Et attention au Presseur. » Il disparu en un éclair jaune avant de le laisser seul dans cet endroit tout à fait charmant. Sinistre lieu ou il ne trouvait point la sortie. La seule qui pouvait y ressembler n'était autre qu'une grande porte en or massif, mais cette dernière était fermée à clé. Était-ce l'entrée ou la sortie ? Il penchait plutôt pour la première option à la vue des rayons lumineux plus haut. Il devait donc être... Bloqué non ? Il ne restait plus qu'à continuer à chercher une sortie, mais connaissant le type, il semblerait qu'il n'y en avait pas.

Un simple petit coup de téléportation pouvait le sortir de la, mais il n'y avait que Sei qui pouvait le faire... Dommage ! Il allait donc le laisser croupir ici... Il espérait juste qu'il pourrait quand même s'en sortir ! Et la phrase qu'il avait sortit la, celle du Presseur. C'était quoi ? C'était qui ? Il en avait aucune idée et ne préférait pas réfléchir à ce genre de choses. Frissonnant, il trouva une solution toute bête en deux secondes finalement... Son iPhone ! Bordel, c'était tellement simple en définitif... Mais il n'y avait pas de réseau. Bigre ! Il se contenta donc de mettre de la musique avec ses écouteurs à faible puissance afin de toute de même entendre les sons environnants. Il se balada et tout en ouvrant une porte trouva quelque chose qui ne devait certainement pas y être. Une jeune fille attachée à des chaînes, pratiquement dévêtues qui semblait être la depuis pas bien longtemps quand même  non ?

S'approchant, il sortit les écouteurs de ses oreilles tout en regardant la demoiselle à ses pieds. « Ils font dans le SM ici hmm ? »»  Pas de réponses et pourtant, il pouvait bien constater qu'elle l'avait sentit arriver. C'était complètement étrange comme situation, il n'y avait personne ici, hormis cette jeune fille au corps assez frêle, petite et qui pourtant possédait bien un corps de femme. Les yeux bandés, elle semble jouer à un jeu ou quoi ? Il n'en sait pas trop, mais son esprit malsain et sa connerie ne font qu’accroître sa curiosité de la situation. Si elle était la, c'était bien pour une bonne raison non ? Cet endroit ressemblait à une cave, des catacombes ou un truc dans le genre. « Tu as été punie ou quelque chose dans le genre pour te retrouver ici ? »»  Après tout, cette école était différente alors les punitions pouvaient également êtres extrêmes.

Pas de réponses. Le calme plat. La situation prêtant à la torture et avec un sourire plein de malice, il laissa sa main se poser sur la cheville de la jeune fille, faisant remonter ses doigts le long de sa jambe pour lui offrir les malheur de sa malédiction. Peu être serait elle plus gentille après pour lui répondre !



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Syria

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MessageSujet: Re: La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)   Mer 1 Avr - 19:20


La fragilité du diamant


est d'une infinie pureté




Syria et Akihito Hojo



Les chaines glaciales et rouillées se referment sur ses frêles poignets, les emprisonnant dans une torture des plus terrifiantes. Le froid des catacombes s'incruste à même son corps d'enfant, déclenchant des tremblements incessants. Ses pieds se crispent au contact du sol râpeux tandis que les pierres coupantes s'amusent à irriter sa peau mate. Une araignée se promène effroyablement sur sa poitrine généreuse, légèrement couverte par une fine dentelle blanche cousue sur une robe couleur verte d'eau. Son collant déchiré git pitoyablement à côté d'elle de même que son sac à dos remplit de son matériel à dessin. Quelques tubes de couleur, crayons, feuilles et pinceaux reposent lamentablement sur la poussière des lieux, tout leur talent gâché par l'effrayante obscurité. Des traces de griffures luisent sur son visage de fillette.

Les larmes silencieuses coulent en cascade sur ses joues tandis que des violents soubresauts agitent son corps de temps en temps, emportés par la force de ses sanglots. Elle ignore depuis combien de temps elle est ici. Tout ce dont elle se souvient, ce sont des mains l'agrippant en arrière aux alentours de 10 h ce matin avant de lui bander les yeux et l'entraîner violemment dans cet effroyable endroit pour l'y enfermer, quitte à avoir sa mort sur la conscience. Son regard porteur de malédiction n'engendre que la haine et le mépris autour d'elle, seulement les sanctions ne sont jamais allées aussi loin qu'aujourd'hui.

Pleurant en silence, elle émet un sursaut lorsque son instinct lui souffle qu'une étrange aura pénètre au sein de la cellule. Dans la seconde, ses muscles se tendent avec mille violences et elle remue légèrement, faisant cliqueter les chaines au dessus d'elle. Sa respiration s'accélère sans jamais déclencher le moindre bruit, demeurant étonnement silencieuse. Une voix inconnue semblant sortir d'outres tombes résonne dans la petite pièce alors que la petite fille ne cesse pas un seul instant de sangloter.

-Ils font dans le SM ici hmm ?

Si elle en avait les capacités, nul doute qu'elle aurait lâché un gémissement de peur et des couinements d'enfant affolé. S'emmurant dans le silence, comme obstinée, elle n'émet aucun son de réponse. Les pleurs redoublent d'intensité sur son visage. Ses muscles se tendent et instinctivement elle tente de bouger les bras comme pour espérer s'échapper. Se débattant avec l'énergie du désespoir, son rythme cardiaque bat avec une effroyable intensité comme si son cœur allait lui arracher la poitrine d'une seconde à l'autre.

Les chaines sur ses poignets n'empêche pas le passage de sa phobie venue lui susurrer méchamment qu'un représentant est ici, à peine à quelques mètres d'elle. Un cauchemar des plus terrifiants s'immisce dans son esprit paniqué. Elle est seule et sans défense face à un homme, l'objet même de la peur lui nouant les entrailles. Les larmes déchirent ses joues meurtries par la violence de ses bourreaux.

Même si elle était capable de lancer le moindre son, qu'aurait pu t-elle dire ? Les mots étranges employés par l'inconnu résonnent de manière désagréable à ses oreilles. Elle ne connait pas cette langue étrange que ses protecteurs nomment le français, seule la magie permanente l'entourant lui permet de bénéficier d'une traduction, aussi faible soit-elle. Quel est ce terme mystérieux présenté comme du SM ?

Si elle a bien de jolies formes généreuses, son visage d'enfant suffit à trahir la candeur de son âge et le garçon devrait rapidement comprendre que sa question est inadaptée et totalement incompréhensible dans l'esprit d'une fillette aussi jeune.  

-Tu as été punie ou quelque chose dans le genre pour te retrouver ici ?

Redoublant d'ardeur, elle se débat avec l'énergie de sa phobie courant dans tout son corps. Ses sanglots deviennent une cascade des plus puissantes et les gouttes glaciales tombent sur le sol. D'infinis tremblements l'agitent comme possédée.

Privée de sons, comment lui faire comprendre qu'elle est incapable de lui répondre, quand bien-même elle le voudrait ? Son unique manière de communiquer lui a été arrachée par la présence d'une corde aux mille nœuds lui enserrant férocement les doigts.

Un violent haut le cœur remonte jusqu’à ses fines lèvres, démontrant bien une nausée soudaine à l'instant même où le jeune homme, vexé de n'obtenir aucunes réponses, pose son doigt sur l'une de ses frêles chevilles avant de remonter sournoisement le long de sa jambe nue. Sous le bandeau, ses yeux s'écarquillent violemment et si elle le pouvait, nul doute qu'un cri d'horreur aurait franchi sa gorge. Seule sa bouche s'ouvre dans le vide comme si elle espérait qu'un miracle puisse opérer en cet effroyable instant.

S'agitant sur ses chaines, elle sent que son cœur s'accélère de plus belle, la cadence effroyable lui coupant la respiration durant quelques secondes avant qu'elle ne devienne haletante mais étonnement silencieuse. Muées par le désespoir et la peur, ses jambes se débattent et les sanglots ne cessent de déchirer son si beau visage.

L'émotion lui enserrant l'âme est si vive qu'elle manque de la brûler. S'enflammant dans tout son système nerveux, il lui procure une torture inimaginable. Des images sordides crépitent en flash dans ses pensées et affolée, elle laisse couler un nouveau haut-le-cœur le long de ses lèvres.

Non...pas cela...Non...il n'en a pas le droit...plus personne...Ses protecteurs le lui ont bien répété : son corps lui appartient et la toucher sans son accord revient à une agression. Après toute l'horreur qu'elle a vécue, il est normal qu'elle ne puisse plus éprouver de ce qu'ils nomment désir. Alors, pourquoi est ce que son esprit lui murmure des propos abjects ?

Gagnée par la panique la plus pure, sa douce aura explose de manière invisible autour d'elle et comme irrémédiablement attirées, des centaines d'araignées pénètrent soudainement dans la cellule. Grimpant avec dextérité sur le mur derrière la petite fille, elle font face au jeune homme dans un tableau de menace. Elles sont rapidement suivies par quelques rats se plaçant non loin d'elle comme pour la défendre. Aussi moindre soit-elle, la rare faune présente en ces lieux va pouvoir l'aider.

Le contact sur sa jambe enfin relâché sous l'effet de la surprise, elle pousse un soupir silencieux sans que jamais les tremblements agitant son corps ne cessent, pas plus que les pleurs ravageant ses joues.

Comme fortement liées à la demoiselle et comprenant instinctivement la situation, les araignées se séparent lentement. Quelques unes se regroupent et après quelques secondes, un étrange signe se dessine sur le mur grâce à leurs corps velus.

Quelques lignes sont tracées par les insectes peignant sur les pierres rêches quelques kanji japonais. Le premier désigne le mot "fillette" pour désigner l'enfant enchainé et le second éclaire enfin le garçon quant au silence obstiné de la petite. Il désigne l'adjectif "muette".  Voilà pourquoi elle ne lui répondait pas, elle en est tout simplement incapable, privée du moindre son.

Désireuses d'aider leur jeune amie, les araignées restent ainsi, espérant que le garçon comprenne rapidement la situation et qu'il puisse délivrer leur maitresse. Aussi douées soit-elles pour que leurs corps dessinent des termes du pays du soleil levant, elles ne peuvent être mobilisées pour défaire les lourdes chaines l'emprisonnant sans oublier la corde striant ses doigts et le bandeau serré sur ses yeux.

Les tremblements et les pleurs permanents ne mentent pas : l'enfant est prisonnière de la panique et la peur court sur tout son corps. Pour autant, elle semble être l'amie des araignées, créatures fortement répugnantes pour la plupart des êtres humains. Mieux encore, celles ci sont capables de l'aider en déployant leurs corps à la manière de l'écriture japonaise.

La fillette aux longs cheveux de neige et au corps de femme semble être bien plus mystérieuse qu'il ne le parait. Enfermée dans un profond mutisme, aucun son n'a le pouvoir de franchir ses lèvres, aussi simple soit-il comme un couinement de peur ou même des pleurs, demeurant éternellement silencieux.

Un physique hors du commun et prisonnière du monde du silence, et réagissant étrangement à la présence d'un homme dans la pièce, voilà une rencontre des plus atypiques mais ô combien effrayante.
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Dernière édition par Syria le Ven 10 Avr - 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)   Ven 10 Avr - 10:56


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Syria

L’endroit était véritablement sordide et pourtant il y avait une bien belle créature ici présente. Enchainée, ne parlant pas et laissant le jeune homme lui offrir une douce torture qui était plutôt une punition du fait qu’elle n’avait pas répondue à ses questions. Était elle quelque chose comme une soumise ? Appréciant ce genre de situation ou elle ne pouvait plus rien contrôler ? Il eu rapidement une réponse lorsque la pièce commença à prendre des tournures de film d’horreur avec l’apparition d’araignées et autres petites créatures pas spécialement agréables. Ce qui le frappa ? C’était qu’il n’était plus autant absorbé par la jeune femme à ses pieds, mais plutôt à ces deux signes, ces deux mots qui se formaient très distinctement grâce aux araignées qui lui envoyaient un message assez clair à vrai dire !

Cette personne enchainée à ses pieds n’était qu’une gamine muette ! Franchement, comment pouvait il le deviner ! Ce corps, certes petit ne semblait pas être si plat qu’il aurait du l’être si elle était une gamine… Et le fait qu’elle n’avait dit mot… Pouvait porter à confusion chez le jeune homme qui ne tarda pas à aller retirer l’épais morceau de tissus qui couvrait les yeux de l’enfant. Rien qu’au touché, il remarqua l’humidité et lorsqu’il vit ses yeux… Constata qu’elle ne cessait de pleurer. Cela lui donna un haut les cœurs. Il était peu être un connard fini ou quelque chose s’en rapprochant, il n’était pas pour autant un bourreau. Pas dans ce sens la en tout ca ! « Excuse moi… »  Un œil sur les bestioles, un œil sur le liens qui la retenait, il tenta de la défaire  de ses chaines.

Ce n’était pas chose aisée, c’était même compliqué tellement c’était serré, mais, il avançait. « Tu… arrives à communiquer grâce à eux ? » C’était une question con, mais c’était franchement impressionnant de voir comment les araignées avaient réussis à faire passer le message. C’était presque aussi impressionnant que le fait de découvrir une scène si… étrange ici. Il pensait au début à des choses salaces, mais peu être pas comme exposée à présent avec une… gamine. « Et voilà ! » S’exclama t’il une fois que l’enfant fut libre de ses chaines. Il avait eu du mal, mais comme toutes choses sur cette terre, elles ne pouvaient pas lui résister bien longtemps. Il mit tout de même un peu d’espace entre la demoiselle et lui tout en la regardant.

Pas méchamment, mais plutôt avec bienveillance. Il ne savait pas trop quoi dire à une muette et resta dans le basique. « Ca va aller ? »  Il retira son veste et la tendit à l’enfant afin qu’elle puisse se vêtir plus chaudement dans un lieu si sombre et frais.




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MessageSujet: Re: La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)   Ven 10 Avr - 14:08


La fragilité du diamant


est d'une infinie pureté




Syria et Akihito Hojo



Les tremblements pareils à des spasmes incontrôlables parcourent le corps aussi léger qu'une plume tandis que les larmes coulent en continu de ses yeux dissimulés par un lourd bandeau. Un violent haut-le-cœur manque à plusieurs reprises de franchir le seuil de ses lèvres fines tandis que l'inconnu entré dans la pièce lui fait subir une torture des plus effroyable pour l'enfant enchainé au mur.  Ses doigts se promènent sur la peau nue des jambes de la fillette et elle se débat avec l'énergie du désespoir tandis qu'elle ne cesse de pleurer en silence. Son rythme cardiaque s'accélère au point de manquer de lui arracher la poitrine et des images aussi inappropriées qu'effrayantes se peignent avec force dans son esprit naïf.  

Non...Ses protecteurs le lui ont bien dit : personne n'a le droit de la forcer à quoi que ce soit et il est bien normal qu'après ce qu'elle a vécue, elle ne puisse éprouver aucune sensation agréable dans ce genre de situations. S'agitant sur ses chaines comme possédée, sa douce aura parait exploser autour d'elle. Aussitôt, la cellule devient le scène d'un film d'horreur. Des centaines d'araignées noires se promènent sur les murs rêches tandis que quelques rats viennent leur tenir compagnie à même le sol, leurs petits yeux pétillants d'un foudroyant désir de vengeance.

Animées par une vivace envie d'apporter de l'aide à la pauvre petites créature enchainée et apeurée, les araignées se réunissent dans une intelligence inouïe. Leurs longues pattes grouillent sur les pierres et sous les yeux effarés du jeune homme bourreau d'un instant dessinent des signes caractéristiques de la langue japonaise. Sa main stoppant sa tortueuse caresse, il déchiffre le message laissé par les petites bestioles franchement répugnantes aux yeux de beaucoup d'êtres humains.

Pour désigner la petite prisonnière, elles emploient le terme de fillette. Bien que possédant des formes généreuses pareilles à celles d'une femme, son visage d'enfant trahit son jeune âge. Elle ne doit guère dépasser les treize années d'existence, tout juste entrée dans la période de l'adolescence.  Pour expliquer son silence flagrant, les araignées n'ont d'autres choix que de tordre leurs corps de manière à former le kanji de "muette". Comment aurait-elle pu répondre aux questions, à la limite de l'inappropriée, du garçon alors qu'elle est touchée par le monde du profond mutisme ?  

Comme effaré par les soudaines conséquences de son geste,  il s'empresse de délivrer la petite fille de son bandeau.  Un violent tremblement la parcourt tandis qu'il effleure sa tête afin de lui redonner la vue. Pourtant libre de tout morceau de tissu, elle demeure étrangement les yeux fermés alors que des violents sanglots courent sur son visage mat, déclenchant un soudain haut-le-cœur chez l'inconnu. Ses excuses sincères se retranscrivent à travers sa voix qu'elle peut percevoir comme agréable mais ô combien masculine, lui procurant un sursaut d'horreur.

S'attaquant vivement à ses chaines, il est tant concentré qu'il ne remarque pas les vifs tremblements parcourant le corps de l'enfant aux cheveux de neige.

Des puissantes nausées manquent de franchir ses lèvres, à deux doigts de tout recracher sur le garçon. Aussi impitoyable a pu t-il être en osant la toucher, alors que ses deux protecteurs lui ont bien répétés que personne n'en a le droit sans son consentement, il s'efforce de la délivrer alors elle se retient, aussi pénible que soit la torture.

-Tu… arrives à communiquer grâce à eux ?

Sans jamais cesser de trembler, la fillette arrive tout juste à secouer la tête après quelques secondes, une fois que la sonorité de ces mots étranges ait réussi à pénétrer son esprit.  Incapable de lui répondre avec plus de précisions, elle attend en tremblant, aussi bien de peur que de froid. Enfin, le dernier maillon de ses chaines cède sous la force du jeune homme.

Une fois libre, la demoiselle opère un effroyable manège. S'agenouillant dans le coin le plus proche d'elle, de dos à l'inconnu, elle laisse sa nausée prendre le dessus sur son corps pour la rejeter sur le sol poussiéreux. Aussi répugnant puisse être cet acte, les araignées s'empressent de délier leurs corps pour former de nouveau un dessin de la langue japonaise. Pendant que la fillette soulage son malaise, les kanji des bestioles procurent une explication des plus terrifiantes. "Peur des hommes", voilà les trois mots que les petites bêtes ont tout eu juste le temps de tracer avant que l'enfant ne se retourne, la respiration haletante et les yeux toujours fermés.

Non pas qu'elle soit impolie ou prise d'une violente maladie, sa nausée est sans aucun doute due à sa peur panique de sa proximité avec le garçon bien qu'il l'ait libérée de ses chaines. Au pays du soleil levant, une telle démonstration publique est très mal vue mais comment une enfant terrorisée par la gente masculine pourrait-elle évacuer tout son stress alors qu'elle a été en fort contact avec l'objet même de sa phobie, ces réactions sont mêmes naturelles chez les personnes atteintes de ce genre de pathologies mentales.

- Ça va aller ?

La respiration encore emprisonnées par un rythme accéléré, elle finit par hocher doucement la tête après quelques secondes.  Pressentant quelque chose, elle s'empresse de dissimuler ses yeux sous ses petites mains avant de les entrouvrir très discrètement et comprendre que le jeune homme lui tend gentiment son vêtement afin qu'elle se protège du froid glacial des catacombes.

Secouant tout d'abord la tête dans un refus enfantin, un éternuement mêlé à la promesse qu'elle a dû tenir devant ses protecteurs atténue sa volonté . Selon sa marraine, un geste généreux ne doit jamais tomber dans l'indifférence et mérite au minimum des remerciements. En son esprit candide, son éducation et sa phobie s'engagent dans une bataille féroce, la première lui murmurant que bien qu'il lui fasse peur, le garçon a le droit d'être récompensé pour ses bonnes actions tandis que la seconde ricane qu'il est l'un des pire représentants de son cauchemar permanent. L'esprit de sa marraine est plus puissante que tout et finit par remporter l'ardent combat. Sans le jeune homme, elle ne serait peut être jamais sortie d'ici et la moindre des choses est de tenter de lui exprimer sa reconnaissance, aussi puérile et maladroite soit-elle.

Refermant ses pupilles, des tremblements ne cessent jamais de l'assaillir violemment tandis qu'elle tend lentement le bras avant de le faire revenir brutalement vers elle. Recommençant avant d'échouer à nouveau, l'étrange manège dure quelques minutes avant qu'un sursaut de courage ne parvienne à lui faire attraper la veste. Un véritable exploit au vu des dires exprimés secrètement par les araignées.

Enfilant gauchement le vêtement bien trop grand pour elle, la fillette s'y retrouve presque noyée tant leur différence de corpulence est flagrante. Les manches tombent à terre, cachant ses petites mains. Levant les bras pour faire retomber le lourd tissu, elle finit  par arriver à les faire réapparaitre dans l'atmosphère. Ses doigts fins s'agitent et une voix d'enfant résonne dans la cellule sans que ses lèvres ne s'ouvrent.

- Nasson né lilèwe Sisi...nalo Sisi né lit merchi...Pour nession nasson...Sisi né nommunile pa navé n'awaignées...Sisi né n'amie naluwe...Sisi chait né n'awaignées n'ont lit n'au nasson...Sisi né chavait pwlé n'avant mais né muelle...et Sisi né chait n'aussi...n'araignées n'ont wewélé...Sisi n'a peuw zommes...n'asson né lewait pati..Sisi né maulile...né zyeux Sisi né chon maulits...
(Le garçon a délivré Sisi alors Sisi lui dit merci. Pour la question du garçon, Sisi ne communique pas qu'avec les araignées...Sisi est l'amie de la nature. Sisi sait que les araignées ont dit au garçon...Sisi savait parler avant mais elle est muette...Et Sisi sait aussi...que les araignées ont révélé que Sisi a peur des hommes...Le garçon devrait partir. Sisi est maudite...les yeux de Sisi sont maudits)

Bien qu'atteinte de mutisme, la fillette semble être capable de s'exprimer grâce à la langue des signes et à une étrange magie l'entourant en permanence.  Ses doigts dansant avec une merveilleuse grâce, elle demeure lèvres closes comme pour mieux prouver qu'elle ne ment pas et que si le jeune homme entend une voix résonner en son esprit, ce n'est certainement pas la sienne mais seulement un artifice destiné à la rendre compréhensible sa langue des signes, connaissances très rarement présente chez les êtres humains.

Preuve que le fantastique n'est pas infaillible, la traduction dans ce que ses protecteurs nomment le français qu'elle est incapable de comprendre est plus qu'imparfaite avec ses nombreuses erreurs de prononciation et sa grammaire bancale. Ce mystérieux sortilège ne fonctionne mieux si la personne qui en bénéficie, ici l'enfant à la chevelure de neige, a une bonne connaissance de la langue de ses interlocuteurs. Hélas pour la fillette et ceux à qui elle s'adresse, que trop rarement, elle n'a jamais appris ce langage. Pour autant, ses deux protecteurs ne sont jamais inquiétés du phénomène, lui assurant qu'avec toute autre langue, le résultat aura été le même.  

Toujours victime de ses tremblements et des traces de pleurs coulant sur ses joues, la pette fille demeure assise sur le pierres glaciales, la tête baissée et les yeux obstinément fermés. Bien que déliés de leur bandeau, ils refusent de croiser le regard du jeune homme, ou plutôt leur propriétaire apeurée.

Des cheveux aussi blancs que la neige, des formes pareilles à celles d'une femme, un profond mutisme mêlé à une extraordinaire et maladroite langue des signes sans oublier une phobie évidente envers la gente masculine, preuves en sont ses tremblements et ses sanglots permanents, voilà une rencontre hors du commun, même au sein des murs de cette étrange académie.

Si seulement elle pouvait réentendre le son de sa propre voix.

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Dernière édition par Syria le Ven 22 Mai - 20:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)   Ven 22 Mai - 11:46


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Il était dans un bien sinistre endroit qui ne lui plaisait guère. Il avait du mal avec les lieux clos, sombres et humides. Du moins… Dans cette situation, car il était à présent bloqué et ne savait pas vraiment comment sortir d’ici. L’autre blondinet l’avait envoyé ici pour le punir, mais c’était sans lui offrir une chance de retour apparemment. Il allait donc devoir se débrouiller tout seul avec cette étrange fillette au corps de femme qui contrôlait les araignées et qui ne parlait pas le moins du monde. Elle avait même du mal à prendre la veste qu’il lui tendait. C’était pourtant un geste simple pour qu’elle puisse s’habiller un peu plus et ne pas subir la fraicheur des catacombes encore plus longtemps qu’elle ne venait de le faire complétement attaché. Finalement, après plusieurs échecs surement causés par la peur d’Akihito, elle attrapa ce qu’il lui tendait avant de le mettre en vitesse pour récupérer le plus de chaleur possible. Ca lui allait au moins deux fois trop grands, mais dans un tel endroit, qui s’en souciait hein ? Le but et qu’elle se sente mieux et ça allait pouvoir faire son effet, au moins à ce niveau.

Les yeux de l’homme s’écarquillèrent lorsque la demoiselle commença à parler. Elle utilisait ses mains pour communiquer, mais également une étrange voix qu’il n’entendait que dans sa tête et qui n’était pas bien simple à comprendre à priori. C’était… Très, très étrange ! Même dans cette école.  Il eu du mal à tout assimiler, mais sa façon de parler était bien spéciale elle aussi. Il se contenta d’hocher la tête. C’était difficile, mais il n’allait pas partir pour autant et la laisser dans cet endroit dans un tel état. Bien que le premier contact entre eux deux ne fut pas des plus… Adéquate du fait qu’il avait légèrement joué, il se devait de se reprendre. « C’est spéciale comme façon de parler… Mais je ne te laisserais pas ici seule. Tes yeux sont peu être maudits ou je ne sais quoi. Mais moi je suis également victime d’une malédiction. Tu t’en ai rendu compte non ? » Debout à présent il regardait la pièce, cherchant des indices pour partir, pour l’aider à prendre la fuite de ce lugubre endroit, mais rien n’y faisait. Il fit quelques pas pour s’éloigner de la demoiselle qui avait vraisemblablement peur des hommes et il pouvait le comprendre rien qu’en voyant ce qu’ils avaient fait d’elle et surement ce qu’ils avaient eu l’intention de faire après.

Il laissa un petit instant passer, puis décida qu’il était temps de bouger. « Je sais que tu as peur de moi, mais on va pas non plus rester ici cent milles ans. Alors lèves toi s’il te plait et suis moi. On va tenter de sortir d’ici ok ? Faisons au moins équipe jusqu’à ce qu’on trouve la sortie et après je te laisserais tranquille après t’avoir amenée à des personnes que tu connais bien. » Ils avaient tous les deux besoin de sortir d’ici. Lui allait devoir rejouer un coup à l’autre blondinet. Il n’allait pas refaire le coup de s’amuser avec sa femme, c’était déjà fait. Alors que faire hein ? Il hésitait encore. « Tu ne penses pas que tes… amis de la nature ne pourrait pas nous trouver une petite sortie ? Assez grosse pour que l’on passe tous les deux hein… » Parce que passer par un trou de souris, ça ne passerait pas du tout à son avis.




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Syria

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MessageSujet: Re: La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)   Ven 22 Mai - 20:16


La fragilité du diamant


est d'une infinie pureté




Syria et Akihito Hojo


Le froid glacial s'immisce dans ses fins muscles d'enfant, lacérant sa peau de frissons et de tremblements. À travers le voile sombre de ses yeux clos, elle perçoit un léger mouvement dans l'atmosphère et ses petites mains dissimulant ses pupilles, elle regarde timidement le jeune homme aux cheveux sombre lui tendre sa veste avec compassion et générosité.

Secouant d'abord la tête pour exprimer un refus timide, un éternuement et les frémissements continus de son corps ont raison de sa volonté. Assise à même le sol de pierres, elle tend son bras avec hésitation avant de le reculer précipitamment comme violemment piquée par un quelconque insecte. Cet étrange manège dure quelques minutes durant lesquelles elle ne cesse de trembler comme en proie à une effroyable peur. Finalement, sa petite main réussit à attraper le vêtement avant de le ramener à elle dans mille efforts. L'enfilant un peu gauchement, de par la différence évidente de corpulence et n'ayant pas l'habitude de se vêtir de la sorte, elle termine avec une veste d'homme trois fois trop grande pour elle. Les manches couvrant ses mains, elle secoue ces dernières tout en levant les bras afin de faire tomber le tissu.

Au creux de l'âme de la fillette, son éducation et sa panique luttent avec acharnement, chacune mordant son rival avec intensité, le trône tant convoité à portée de main. L'une clame avec fierté que chaque geste généreux mérite reconnaissance et remerciements, aussi maladroits peuvent-ils être quand l'autre susurre avec cruauté combien l'objet de sa peur est imbibé de méchanceté et que son seul salut se trouve dans la fuite. La seconde ose même rajouter que de toutes façons, si elle ouvre les yeux, il ne pourra qu'être dégoûté face à son regard si dérangeant alors autant qu'elle prenne les devants. Après une guerre sans merci, la phobie rend les armes devant son adversaire triomphant et file se dissimuler dans l'obscurité en jurant vengeance.

Ses doigts s'agitent doucement telle une danseuse étoile évoluant sur scène avec une grâce infinie. Sans que ses lèvres, pour le moment privées de la capacité de parole, ne s'ouvrent, une voix enfantine et butant sur la grammaire et la prononciation des mots résonne dans l'esprit du jeune homme dont les yeux s'écarquillent avec violence.

-Nasson né lilèwe Sisi...nalo Sisi né lit merchi...Pour nession nasson...Sisi né nommunile pa navé n'awaignées...Sisi né n'amie naluwe...Sisi chait né n'awaignées n'ont lit n'au nasson...Sisi né chavait pwlé n'avant mais né muelle...et Sisi né chait n'aussi...n'araignées n'ont wewélé...Sisi n'a peuw zommes...n'asson né lewait pati..Sisi né maulile...né zyeux Sisi né chon maulits... (Le garçon a délivré Sisi alors Sisi lui dit merci. Pour la question du garçon, Sisi ne communique pas qu'avec les araignées...Sisi est l'amie de la nature. Sisi sait que les araignées ont dit au garçon...Sisi savait parler avant mais elle est muette...Et Sisi sait aussi...que les araignées ont révélé que Sisi a peur des hommes...Le garçon devrait partir. Sisi est maudite...les yeux de Sisi sont maudits)

Des révélations toutes aussi étranges les unes que les unes doivent se bousculer au sein des pensées de l'inconnu venu délivrer l'enfant de ses tourments sans savoir qu'il allait lui en procurer d'autres. Non seulement la petite fille attire naturellement l'aide des araignées et autres créatures des catacombes mais elle se dit amie de la nature avec qui elle communique avec simplicité. Sur le second point, elle avoue timidement que si elle a su parler auparavant, elle est désormais plongée dans le monde du mutisme bien qu'elle semble avoir trouvé un artifice pour se faire comprendre, aussi maladroite soit la langue.

Son étrange comportement, ses tremblements incessants alors qu'elle est désormais chaudement couverte, et sa nausée rejetée sur le sol s'expliquent par une phobie incontrôlable envers les représentants de la gente masculine. Pour terminer, elle lui conseille de s'éloigner d'elle au prétexte qu'elle serait touchée par une malédiction, il devrait fuir particulièrement ses yeux dont elle ne connaît que trop bien le dégoût et la fureur qu'ils engendrent malgré elle.

-C’est spécial comme façon de parler… Mais je ne te laisserais pas ici seule. Tes yeux sont peut être maudits ou je ne sais quoi. Mais moi je suis également victime d’une malédiction. Tu t’en ai rendu compte non ?

Le temps du discours, l'enfant aux cheveux de neige ne réagit pas, si ce n'est par ses tremblements continus de peur. La magie opère silencieusement, douce et invisible, pour insérer dans ses pensées la traduction des mots du garçon dans sa langue maternelle.

Les yeux toujours fermés, elle penche lentement la tête sur le côté et laisse ses doigts s'agiter avec grâce sous une mystérieuse langue des signes tandis que la voix enfantine glisse de nouveau dans l'esprit du jeune homme sans que son interlocutrice n'ouvre la bouche.

-Pas spéchial...Sisi n'a le cha pou zens né lonpwennent Sisi...Sisi ché pas...Sisi pas wenlu lonpe...Nasson né fait woi ? Né woi maléchion ? Zens n'aiment pas zyeux n'a Sisi...né lizent né sont pas beaux ni seuveux Sisi pas beaux n'auchi...Né Sisi n'a pawle navé loigts...na léwanze zens...né fwappent Sisi... (Ce n'est pas spécial...Sisi n'a que ça pour que les gens la comprennent...Sisi ne sait pas...Sisi ne s'est pas rendu compte ...Le garçon a fait quoi ? C'est quoi sa malédiction ? Les gens n'aiment pas les yeux de Sisi...ils disent qu'ils ne sont pas beaux ainsi que les cheveux de Sisi...Et Sisi parle avec ses doigts...cela dérange les gens...et ils frappent Sisi...)|

Aussi puissants soient les tremblements et la frayeur flagrante, la curiosité candide de l'enfant semble suffisamment prendre le dessus pour qu'elle arrive à lui reparler sans avoir pris la fuite, du moins pour le moment. Sans même qu'elle n'en ait réellement conscience, elle laisse ses doigts filer dans l'atmosphère pour conter quelques détails de son passé, comme possédant eux-mêmes une volonté propre et indépendante de celle de la fillette.

Une naïveté infinie semble baigner autour d'elle à la manière d'une aura apaisante. Aucune onde de méchanceté n'en émane, juste de la peur mêlée à de la puérilité.

-Je sais que tu as peur de moi, mais on va pas non plus rester ici cent mille ans. Alors lève toi s’il te plaît et suis moi. On va tenter de sortir d’ici ok ? Faisons au moins équipe jusqu’à ce qu’on trouve la sortie et après je te laisserais tranquille après t’avoir amenée à des personnes que tu connais bien.

La tête penchée sur le côté et les yeux obstinément clos, la petite fille ne perçoit les propos traduits du garçon qu'après quelques secondes si bien qu'elle finit par réagir en décalage par rapport à la fin de son discours. En son esprit, ses pensées tournent à vitesse grand V afin de décrypter la situation et analyser les meilleures solutions possibles. Après moult combats entre la logique et sa phobie, cette dernière est de nouveau vaincue pour laisser place au résultat des plus évidents. Malgré sa répugnance, elle ne peut que reconnaître intérieurement que le jeune homme a raison. S'ils espèrent sortir d'ici, ils ne peuvent que s'entraider. De plus, elle pourra toujours rester derrière lui sans avoir à le toucher, son pire cauchemar. Si elle tremble toujours autant à cause de sa peur panique des hommes, elle se sait obligée de faire des compromis afin de retrouver la lumière du jour.

À quatre pattes sur le sol, elle rampe doucement, un bras en avant pour tenter de se repérer sans avoir à ouvrir les yeux avant que sa peau ne retrouve le contact de son sac à dos. Tâtonnant à côté, elle arrive à attraper son matériel de dessin à moitié abîme par ses bourreaux afin de les remettre dans son petit bagage.

-Tu ne penses pas que tes… amis de la nature ne pourrait pas nous trouver une petite sortie ? Assez grosse pour que l’on passe tous les deux hein…

Levant doucement la tête sans ouvrir les yeux, elle se tourne lentement vers le mur d'araignées et leur adresse des signes silencieux avant que les petites créatures, comme animées d'une infinie loyauté, filent vers la sortie de la cellule sans prêter attention au garçon sur leur passage. La fillette se remet face à son compagnon d'infortune, toujours les pupilles closes, avant que ses doigts ne dansent de nouveau pour s'exprimer dans un langage écorché difficilement compréhensible.

-N'awaignées n'ont lit n'a Sisi né nonnaissent chorlies...mé zuste pouw n'elles...n'é vont chéché mais né savent pas si n'a nexile pour numains...Sisi né nasson né loivent chécher n'auchi... (Les araignées ont dit à Sisi qu'elles connaissent des sorties...mais juste pour elles...elles vont chercher mais elles ne savent pas si cela existe pour les humains...Sisi et le garçon doivent chercher aussi...)

Se levant doucement, son sac dans une main, elle exécute quelques pas avec lenteur, un bras tendu devant elle afin de tenter de repérer au mieux les obstacles, se refusant toujours d'ouvrir les yeux malgré le danger.

Forcément, le prévisible arrive sans réelles surprises. Sans percevoir ses pieds, la petite fille bute contre un quelconque gros caillou et tombe violemment sur le sol rêche. Son sac ne suffit pas à la protéger et les pierres coupantes glissent avec cruauté sur sa peau mate. Le sang suinte des écorchures se dessinant sur ses jambes, ses mains et son visage. Sa tête se pare en plus d'une belle bosse , s'étant cognée la première et quelques hématomes complètent le tout.

Réussissant à s’asseoir malgré la douleur, à la fois souffrant de ses blessures, apeurée par la situation sans oublier son stress d'avoir été prisonnière durant de longues heures et de se retrouver en compagnie d'un garçon,  la fillette laisse échapper de larmes aussi pures que du cristal à travers ses pupilles closes. Les sanglots silencieux s'écoulent sur ses joues écorchées tandis que des hoquets traversent son corps de temps à autre sans oublier ses incessants tremblements. Malgré ses formes féminines et généreuses, elle reste une enfant en proie à la panique et à des tourments physiques.

Le contenu de son sac s'est éparpillé sur le sol, révélant non seulement son matériel de dessin mais étrangement, quelques objets de premier secours avec des pansements, du coton et de l'alcool désinfectant. Pour autant, la petite ne les attrape pas, toujours en pleurs, et ne semblant pas comprendre leur utilisation. Il faut croire que quelqu'un d'attentionné a réussi à glisser cette petite trousse sans qu'elle ne le sache puisque le tout était dissimulé au fin fond du sac.

Sa maladresse tend à prouver qu'elle devra sans aucun doute se forcer à ouvrir les yeux, malgré sa peur et sa répugnance, afin d'éviter un autre incident douloureux du même genre. Ses mains écorchées se frottent sur ses paupières, y laissant quelques traces de sang tandis que les seuls sons émanant d'elle proviennent de ses hoquets déclenchés par ses sanglots.

Est-il possible de convaincre une petite fille terrorisée qu'elle peut montrer son regard afin de se diriger plus facilement alors que cette seule idée semble l'effrayer de plus belle ? Que peuvent dissimuler ses iris pour qu'elle s'acharne à les garder fermés ?

Une rencontre hors du commun dans de sombres catacombes, rarement le destin n'aura été aussi joueur. Pourtant, malgré sa méchanceté apparente, il désire par dessus tout aider l'enfant à la chevelure de neige, quitte à la forcer à demeurer en compagnie d'un représentant de sa phobie. Après lui avoir procuré tant de souffrances, peut-être se rattrape t-il à sa façon ?

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La fragilité du diamant est d'une infinie pureté (Privé)
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