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 [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)

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Syria

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MessageSujet: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeMer 22 Oct - 20:46

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis




Comme le soleil est doux et généreux d’offrir au monde sa gracieuse majesté, ses rayons le caressant avec la même tendresse qu’une mère envers son nourrisson. Aucun pinceau n’aurait pu peindre le ciel d’un bleu azur si scintillant où les nuages s’accrochent avec mille et un plaisirs, leurs rires s’échappant dans le vent séducteur.

La chaleur accablante frappe le paysage sans que celui n’arrive à lui résister, endormi par sa formidable puissance. Sur l’immense bâtiment d’où se dégage une énergie monstre, les fenêtres s’ouvrent dans le vain espoir d’acquérir un souffle d’air frais. Certains visages en sortent avant de revenir très vite à l’intérieur, se rendant compte combien le piège de la haute température est terrible, influant aussi bien dans leur salle de classe qu’à l’extérieur.

Au fin fond du parc du prestigieux établissement, une verdoyante forêt s’étend avec délices. La faune et la flore y naît sans aucune peur comme si l’esprit de la nature leur inculquait qu’ils n’ont pas à craindre la folie des hommes, plantes, animaux ou fleurs y vivent avec bonheur. Les troncs se dressent avec fierté tandis que les feuilles les couvrent délicatement, toutes aussi brillantes les unes que les autres.

Les pieds fins effleurent à peine l’herbe et les brins eux-mêmes semblent s’incliner de leur propre volonté devant son passage. Les branches et les racines se courbent avec beauté, la couleur éclatante des fleurs semble presque lui sourire. Les habitants de la forêt paraissent se figer et penchent doucement la tête. Le chant des oiseaux cesse dans un silence où s’imprègne un respect à la limite du divin.

Au bout de ces petits pieds, des jambes fines et aussi lisses que la peau d’un bébé. Une légère robe couleur verte d’eau aux ornements de dentelle blanche au niveau des poignets ainsi que de sa poitrine ronde et généreuse se dessinant avec harmonie sous le tissu.  À son cou, un délicat pendentif d’une lune dorée aux ailes rosées entoure un tendre cœur aussi pur que de l’or. Ses lèvres fines sont refermées en un sourire si tendre que le cœur de l’environnement manque de rater un battement, aussi subjugué qu’un être connaissant le coup de foudre.  Sa peau aux sublimes éclats mats ne laisse la place à aucunes imperfections.

Une longue chevelure couleur neige nacrée est délicatement ramené en un chignon relâché à l’arrière de sa tête tandis que quelques mèches encadrent son visage dans un magnifique tableau. Ses paupières s’ouvrent lentement et jamais la nature n’a pu admirer une telle splendeur mais ô combien étrange. Aussi transparent que le cristal ou le diamant, ses yeux sont pareils à un miroir et possèdent le terrifiant pouvoir de refléter quiconque  aurait le malheur de les croiser.

L’impression de s’y noter est si étouffante qu’elle peut déclencher folie et violence.  Les coups résonnent encore dans le flux de ses souvenirs, y laissant des traces irrémédiables tandis que sa peau reste marquée par les plus récents. Le malaise et la haine s’y sont affrontés, chacun reversant sa brutalité sur l’incarnation de l’innocence.  Les regards se détournent et les cœurs se retournent devant cette teinte unique mais si provocante.

L’environnement retient son souffle, fasciné par les mouvements délicats commençant à s’opérer dans l’atmosphère. Les fleurs et les plantes s’émerveillent devant cette beauté plus pure que la leur, les animaux se posent non loin de là, tous assistants à ce spectacle avec envoûtement. Le langage silencieux de la nature exprime son adoration pour la personnification de l’immaculée qu’elle considère comme une divinité.

Son corps de guêpe se déplace avec finesse et élégance. Ses pas l’entraînent dans un rythme aussi léger que l’air. Nul besoin de la musique pour laisser la danse s’exprimer avec magnificence. Elle est happée par cet esprit surpuissant, séduite par ces infinis délices. Ses bras et ses jambes bougent avec grâce tandis que ses pieds semblent presque survoler l’herbe tant ils sont aériens dans leurs actions.

La candeur vit au sein de l’âme de la fillette dite neige de diamant. La naïveté et l’ingénuité ne semblent plus faire qu’un avec elle, se dessinant à la perfection dans tous les recoins de son être.  Protégée par le puissant bouclier des arbres, surveillés par ses fidèles admirateurs malgré elle, la nature ne peut espérer meilleure fille que l’enfant aux yeux de cristal.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeVen 24 Oct - 21:16


La douceur du soleil se détache dans ce décor adorable. Loan étire ses bras avec une délicatesse enfantine alors que ses petits pieds touchent le sol frais et clair. L'air qui traverse sa jolie chambre est agréable et vint lui chatouiller le nez tandis que son pyjama retombe le long de ses jambes alors qu'il se décide à quitter la douceur de ses draps.

Une belle journée semble s'annoncer lorsque, le nez au dehors de sa petite fenêtre le jeune garçon hume la brise qui passe. Une journée merveilleuse, si belle et ensoleillée qu'elle en devint parfaite pour aller se dégourdir les gambettes. Il passe rapidement sous le jet chaud de sa douche et s'apprête d'une chemise ample, bleu marine à l'image de ses prunelles, tombant délicatement sur un bas clair qu'il aime beaucoup porter.

La chevelure rebelle du jeune garçon couvre son visage de quelques mèches ébènes sans qu'il ne les déplacent, comme à son habitude.

Tranquillement, un sourire candide peint sur les lèvres, il déambule dans les couloirs du château pour en trouver la sortie, adressant ses plus tendres politesse aux adultes qu'il croise. Ses petites jambes sautillent, il est heureux de pouvoir profiter du soleil brillant haut dans l'horizon bleutée. Une si jolie ambiance se dégage des endroits qu'il traverse que sa bonne humeur n'en est qu’amplifié.

Si simplement guilleret, il franchit les portes du château et s'en éloigne rapidement pour s'orienter vers un lieu qu'il affectionne particulièrement. La nature et la verdure sont ce que la vie apporte de plus merveilleux aux hommes. Ces étendues de vert, d'arbres, de feuilles et d'herbe. Tant d'éléments si pur qui faisait le vide de l'esprit et de l'âme.

Loan se décida en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Il se rendrait dans cette si jolie forêt dont il avait gentiment entendu parler.

Ses pas enchantés l'y menèrent tranquillement. Il pénétra dans cette forêt si danse l'esprit empli d'ondes positives. L'esprit de communion qu'entretenait la nature le faisait bouillonner de joie. Il gambada quelques instants entre plusieurs rangées d'arbre. L'endroit était calme, paisible. Peu de monde y prenait place.

Le visage jovial, Loan quitta ses chaussures pour pouvoir sentir ses orteils chatouiller l'herbe douce et fraîche. Tournoyant un instant les bras levés, le jeune homme apprécie les rayons de soleils qui tapent sur sa peau et la douceur du paysage.

Pourtant, son regard est attiré par une personne qui semble aller de pair avec ce fabuleux cadre. Une jeune fille. Sans doute un peu plus jeune que lui. Elle danse au rythme de l'air. Ses bras fin découpent l'air avec délicatesse. Ses jambes tournoient dans l'atmosphère. Elle repend une grâce infinie qui semble toucher la nature toute entière. Loan s'approche doucement, curieux. Curieux de voir d'un peu plus près cette demoiselle si fusionnelle avec la nature. Il se fait discret, ne voulant pas l'effrayer.

Elle paraît si petite. Si fragile. Le jeune garçon cherche à apercevoir l'éclat de ses yeux, mais il est trop loin. Il s'approche alors, lentement, pour venir se positionner à quelques mètres d'elle. Il ne dit rien. Seul un grand sourire étire ses lèvres.  


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Syria

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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeSam 25 Oct - 12:03

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis


Les bras et les jambes tournoient dans l’atmosphère avec une grâce incomparable.  Nul besoin de sons artificiels pour que l’esprit de la danse prenne possession de son corps dans une passion flamboyante. Ses yeux se ferment délicatement et laisse ses mouvements à l’abandon, se traçant naturellement dans l’air. Son esprit vagabonde, relâché dans la plus belle des détentes.

Ses pieds fins frôlent les brins d’herbe, tous se pâmant d’ivresse et d’admiration pour la petite fille incarnation de l’immaculée. Ses longs cheveux attachés en un délicat chignon d’où s’échappent quelques mèches. Couleur de neige aux reflets nacrés, sa chevelure semble étinceler sous les doux rayons du soleil.

Les yeux invisibles de la nature ne se lassent pas de se poser sur son enfant, sa divinité, celle qu’elle respecte par-dessous tout, celle ayant reçu l’inestimable don.  Des pas résonnent dans le calme majestueux mais entraînée par sa danse, la fillette ne perçoit rien. La faune et la flore s’activent autour d’elle, les oiseaux poussent de légers cris affolés et l’herbe se raidit sous ses pieds.

Déstabilisée l’espace d’un instant,  la petite fille accepte que ses paupières se rouvrent sur le monde. Une vingtaine d’animaux se dissimule à travers les épais buissons et feuillages des arbres et lorsqu’elle tourne lentement la tête, tout bascule.

Ses iris se baissent rapidement, leur éclat maudit ne pouvant pas être montré. Un haut le cœur cogne violemment contre ses lèvres fines et elle retient de justesse une nausée foudroyante. Aussi sournois que des serpents, mille et un tremblements s’emparent de son corps, s’agitant dans tous ses membres avec une extrême cruauté. La peau mate de son visage blêmit en une seconde et sa respiration se perd dans un rythme affolant. Son cœur s’emballe, tambourinant contre sa généreuse poitrine avec force et virulence comme cherchant à la transpercer.

La petite poupée danseuse s’est figée avec brutalité avant que ses jambes n’arrivent à se mouvoir, transportant sa fine silhouette derrière l’immense tronc protecteur d’un chêne. Son regard s'écarquille sous la violence du choc émotionnel et de l'horreur que lui procure la situation.

Un homme…Il s’est approché et elle n’a perçu que trop tard les signaux d’alarmes.

Beaucoup d'humains considéreraient ce comportement comme de la bêtise d'enfant taquin, d'autres y détecteront une vive timidité et le reste y verra de la maladresse ou de l'impolitesse. Pourtant ce n'est rien d'autre qu'une phobie foudroyante qui court sur son cœur pour venir lui imposer un rythme  de peur intense. Aucun son ne s'échappe de ses lèvres mais son visage ne ment pas, sa terreur est d'une réalité désarmante.

Son corps tremble sans qu'elle n'arrive à l'arrêter et les larmes transpercent son regard, comme si le diamant lui-même s'effritait pour venir courir sous la forme de sanglots. Une douleur atroce lui enserre le cœur et ce dernier manque de lui remonter à la gorge. Aussi banal soit le fait qu'un jeune homme regarde une femme aux yeux du commun des mortels, il provoque des nausées chez la fillette victime d'immenses crises d'angoisses et de frayeur.

Autour d’elle, la nature semble se renforcer comme pour l’ériger d’un puissant bouclier protecteur. Dissimulés,  une quarantaine de yeux observe le visiteur, tous prêts à réagir si le moindre mouvement de sa part apporte un danger à l’enfant apeuré.

Une seconde silhouette se détache dans l’ambre reflété par la puissance du soleil. S’approchant doucement de l’inconnu, ses iris d’émeraude se posent sur  le chêne dont les racines paraissent se déplacer petit à petit en direction de la fillette. Une douce brise traverse ses cheveux mi- longs couleur du miel tandis qu’elle murmure quelques mots à l’attention du jeune garçon.

-D’après ce que je vois…tu as dû la croiser…je ne connais pas son nom…Personne ne le sait...Ici, elle est surnommée la danseuse…Beaucoup se moquent d’elle…à cause de son physique…et les bruits de couloir se sont confirmés…J’ignore comme les autres ce qu’elle fait ici…mais elle est atteinte de mutisme…et…elle….elle est phobique…des hommes…

Les explications se noient dans un sourire désolé de la part de la demoiselle blonde. Derrière sa cachette, le cœur de la petite fille manque d’exploser lorsque les mots parviennent enfin à son esprit. Elle reconnaitrait cette aura entre mille, aussi bien dissimulée qu’elle puisse l’être à travers cette enveloppe charnelle d’adolescente comme les autres. Les pas se retournent et l’inconnue repart vers l’horizon.  

Comme impulsée par une peur encore plus grande que la première, la fillette se lève d’un bond et ses pieds traversent le morceau de plaine pour filer droit vers la jeune femme. ELLE n’a pas le droit de la laisser ici…pas avec un homme…Pourquoi lui impose-t-ELLE un tel supplice ? Pour quelle raison utilise-t-ELLE cette apparence ? Tant de questions se bousculent en son âme, chacune sombrant dans la folie faute de ne trouver de réponses.

Lentement, la tête blonde de la demoiselle se retourne dans un doux sourire et l’inattendu tombe avec fracas. Une formidable puissance repousse littéralement l’enfant qui sous la violence du choc atterrit brutalement en arrière sur le sol. Un mystérieux rictus étire le visage de l’inconnue et quelques mots incompréhensibles s’échappent de ses lèvres en direction de la jeune danseuse.  Le corps tremblant, celle-ci est incapable de se mouvoir, seul l’un de ses bras a la force de se lever en signe de supplications, accompagné de ses larmes coulant en cascade sur ses joues. Ses yeux restent baissés, perdus et vaincus.

« Souviens-toi…Tu as promis… » résonne encore à ses oreilles dans un langage connu d’elle seule alors que devant elle,  la silhouette de l’étrange jeune fille s’efface avant de disparaître totalement. ELLE l’a abandonnée…contre des mots prononcés en désespoir de cause, aucune croyance ne s’y dessinant.

Son corps se replie à la manière d’un fœtus, ses petits bras formant un bouclier dérisoire autour d’elle. Ses yeux demeurent cachés à la vue de tous tandis que ses tremblements dansent violemment à travers tout son être, empoisonnant son existence. Silencieux, les sanglots coulent sans pouvoir s’arrêter.

Ô qu’est qu’elle aimerait que ce cauchemar ne soit qu’un mauvais rêve, quitte à se réveiller en sursaut et haletante d’horreur. La réalité est bien pire, dévoilant ses crocs tranchant dans un sourire malveillant. Qui serait capable de transpercer le mur infranchissable de sa peur ?
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Dernière édition par Syria le Ven 31 Oct - 0:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeJeu 30 Oct - 21:23


Loan observe la jeune fille aux cheveux clairs, il lui adresse un sourire tendre, sincère, sans se douter l'espace d'un instant la réaction qu'il va recevoir, sans la comprendre. La jolie demoiselle qui semblait en symbiose parfaite avec la nature se replie sur elle-même. Il n'a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive.

Son visage se crispe, ses yeux se voilent et de violents tremblements viennent faire vaciller son corps qu'elle réfugie derrière un arbre centenaire. Le jeune homme reste consterné, sans savoir quel réaction adoptée. Son visage auparavant souriant se métamorphose en un air triste, il a peur d'avoir provoquer cette réaction par une attitude inconvenante.

Effrayé d'avoir pu inspirer autant de peur chez un être si fragile, il fait un petit pas en avant, très léger, ses pieds s'enfonçant dans l'herbe humide. La brise fraîche vint agiter quelques mèches de sa chevelure ébène, lui soufflant un peu de réconfort. La nature s'est comme arrêter tout autour de lui, également aux mouvements féerique de la petite fille apeurée.

Le garçon hésite un moment. Il veut réconforter l'enfant, la consoler, et comprendre cette réaction si surprenante. Il s'apprête à venir vers elle, la rejoindre, doucement sans brusquer les choses, il ne veut pas lui inspirer plus de crainte encore. Pourtant, une chose vint l'en empêcher, une femme, bien différente se détache à son tour de ce cadre idyllique pour venir éclairer ses tourments.

Elle est plus grande, ses yeux à la couleur de l'émeraude semblent emprunt de savoir et de connaissance. Sa chevelure de blé s'élève doucement dans son dos tandis que sa voix douce s'adresse à lui. Loan reste interdit, suspendu à ses paroles. Il en apprend un peu plus sur cette douce enfant qu'il comprend muette, et phobique. Le jeune garçon comprend alors cette brusque réaction lorsqu'il eu venu à son encontre dans l'espoir d'en apprendre un peu plus sur cette jeune danseuse, il regrette, un petit peu, de s'être montrer ainsi et d'avoir provoquer pareille réaction.

Il se tourne les pouces, les bras croisés dans le dos alors que l'adolescente repart aussi vite qu'elle est venue sans qu'il n'ai pu lui poser plus de questions.

Un spectacle bien étonnant s'offre alors à ses yeux. L'enfant, restée cacher derrière le tronc d'arbre jusque la bondit sur ses jambes fines pour accourir aux devant de l'adolescente blonde. Elle semble la connaître, mais elles sont maintenant trop éloignées pour que Loan saisisse le sens de leur paroles. Il assiste à ce qui s’apparente à un abandon de la part de la demoiselle blonde alors que cette dernière tourne les talons et s'en va, laissant l'enfant au sol, tel un nourrisson perdu en sanglots. Loan ne peut laisser une telle scène se dérouler devant ses yeux sans réagir.

Il accourt vers la jeune fille, mais s'arrête quelques mètres avant elle. Il se remémore les émotions qu'il a fait vivre à cette enfant, et ne souhaite pas que cela se reproduise. Il ne sait pas vraiment comment l'aborder. Lui parler, alors qu'elle ne peut lui répondre ? L'approcher, alors qu'elle craint les individu de type masculin, comme lui ?

Une idée lui vint alors à l'esprit, éclairant son visage assombris jusque là. Il se rappelle les mouvements effectués quelques instants auparavant par elle, une danse aérienne, en accord avec la nature, des bras gracieux qui se mouvent dans l'air, des jambes fines qui tournoient dans l'herbe. Loan discerne ses cheveux blancs emprisonnés par un fin élastique. Il n'arrive toujours pas à voir ce regard qui l'intrigue, ses yeux fuyant constamment les siens. Le garçon reste ainsi, prenant une petite inspiration avant d'attirer doucement son attention par son corps qui se déplace doucement dans l'herbe.

Il essaie de reproduire les mouvements que la fillette a elle-même effectué, avec une maladresse qui lui vaut quelques trébuchements. Il ne sait pas danser, mais s'essaie à bouger ses bras, ses jambes avec douceur, percutant l'air. Un seul espoir fait briller ses yeux saphir, l'espoir de la mettre assez en confiance pour ne pas qu'elle s'enfuie à toutes jambes.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeVen 31 Oct - 0:22

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis


Une quarantaine de regards observent patiemment la peinture de l'atmosphère. Aussi beau et tendre soit-il, le plus beau  des sourires ne suffit pas à alléger le cœur torturé et lui inflige une terrible danse, s'affolant sur un rythme déchainé, cherchant vainement à transpercer la poitrine de sa propriétaire.  

Ses yeux s'ouvrent pour se voiler dans la seconde d'un dessin de panique. Disparaissant en direction du sol, plus aucun  éclat n'ose y briller. Ses muscles se tendent à l'extrême et son corps tremblant court se réfugier derrière un large tronc offrant sa protection à la fillette magnifiée de la nature.

Qu'il est dommage de laisser le sourire s'effacer, abdiquant pour offrir sa place à l'inégalable tristesse accompagnée de sa  conjointe la confusion. Le rictus cruel du destin se dessine dans le paysage avec un sadisme absolu, transporté par l'extase de donner un nouveau coup dur à l'enfant dont l'unique faute a été de naître.

Le vent s'entremêle aux pieds du jeune inconnu, provoquant la danse de l'herbe légère avant de remonter jusqu'à ses cheveux d'ébène. Il souffle à son oreille comme pour lui murmurer un insidieux message, comme pour lui ordonner de faire demi tour avant que son existence ne bascule. Excepté cette brise actrice de cette étrange scène, la nature elle même s'est figée, à croire que le temps y prend une douloureuse pause.

Sous les couleurs chatoyantes du soleil et les feuillages admiratifs, la forêt perd de son souffle à l'entrée de la silhouette se détachant au loin. Grande et fine comme une brindille, ses longs cheveux blonds font concurrence au maître du jour tandis que le vert dominant de l'environnement ne peut que reconnaître sa défaite face au regard d'émeraude. L'expression de son visage respire la connaissance et la sagesse alors qu'une jeunesse éclatante, comme éternelle, émane d'elle.

Sa voix douce s'envole dans l'air, ses mots se plaçant sagement les uns à la suite des autre. À ses côtés, le jeune garçon demeure silencieux, son esprit assimilant petit à petit les informations tout en luttant pour ne pas sombrer dans l'incrédulité. Atteinte de mutisme, la petite danseuse est incapable de s'exprimer oralement et sa réaction de panique s'explique, aussi invraisemblable que cela puisse être.

La phobie court sur son cœur, l'emprisonnant et le battant avec délices, se répercutant avec force dans son âme meurtrie. Représentant la moitié de la planète, la gente masculine ne lui inspire qu'horreur, perdition et cauchemar.

Dissimulée derrière son arbre, la fillette retient un violent haut le cœur manquant de franchir ses lèvres rosées. Ses yeux s'écarquillent lorsque la compréhension du discours prononcée par l'étrange adolescente lui parvient enfin. Impossible pour elle de méconnaitre cette aura bien qu'elle soit fort habilement cachée derrière cette sublime apparence mais ô combien illusoire.  

Bondissant soudainement sur ses pieds, elle s'échappe de sa cachette tel un diablotin en boîte, ses jambes l'emmenant avec convictions en direction de la jeune fille dont la silhouette s'éloigne vers le lointain. ELLE ne peut pas l'abandonner...pas ELLE...Pourquoi ne la ramène t-ELLE pas auprès de LUI ?

Une puissance monstrueuse s'érige devant elle et la repousse avec mille violence, son corps d'enfant tombant en arrière sur le sol, sa respiration coupée. Cinq derniers mots résonnent en son esprit tandis que son faible petit bras se lève désespérément dans l'atmosphère comme pour espérer obtenir une once de pitié. Il tremblote quelques secondes avant de s'abaisser à la manière d'un pantin désarticulé tandis que la silhouette de la demoiselle blonde s'efface avant de disparaitre complètement.

Son corps se replie tel un fœtus, ses bras formant un bouclier ironiquement dérisoire autour d'elle, dissimulant son visage au reste du monde et surtout ses yeux maudits. Les sanglots silencieux déchirent son visage, tombant sur le gazon telle une pluie divine. Des roses aux couleurs éclatantes y poussent soudainement, ouvrant leurs pétales avec bonheur comme ivres de joie, nées de la pureté des larmes de l'enfant de la nature.

Sa protection de fleurs tente de la protéger, enroulant leurs racines avec discrétion sur l'enfant. À travers la mince ouverture de ses bras, son regard  perçoit l'hésitation de celui qui a déclenché malgré lui cette crise d'angoisse. Elle ferme les yeux pour se laisser tomber dans le monde du chagrin et de la peur permanente. Quelques secondes s'écoulent à la manière d'un sablier avant que ses iris ne se rouvrent, pressentant l'air figé de la nature.

Et pour cause...Normalement entièrement dévoué à l'enfant à la chevelure de neige nacrée, l'environnement se fond dans un nouveau protagoniste malgré toute sa touchante maladresse. Ses bras et ses jambes tentent de percuter l'air mais ses pieds ne font que retomber lourdement sur le sol tandis que ses membres supérieurs brassent dans l'invisible. Toute la volonté du monde ne suffirait pas à rendre le débutant virtuose de la danse.

Son cœur bat dans un rythme frénétique tandis que les interrogations s'enchaînent en son esprit. Sa passion et sa phobie luttent férocement pour tenter de prendre le pouvoir. La première aimerait, si elle le pouvait, hurler au garçon que ses mouvements sont désordonnés et qu'aussi sincère et touchante soit elle, l'imitation ne rejoindra jamais la perfection. La seconde dévoile ses crocs menaçant, susurrant sournoisement que malgré sa tentative maladroite, il reste un homme et qu'ils sont tous aussi mauvais que celui qu'elle a connue.

Un terrible combat explose en elle, se répercutant dans ses actions. Lentement, elle tente de se relever avant de retomber brusquement au sol comme succombant à une attaque mortelle. L'étrange manège dure de longues minutes durant lesquelles l'inconnu ne cesse pas un instant de danser.

Un effort surhumain renverse le trône de la panique tandis que la petite fille se redresse soudainement, demeurant tout de même assise en tailleur sur le sol, ses yeux obstinément baissés. Lentement, ses doigts se lèvent avant de bouger gracieusement telle une danseuse étoile et les mots s'échappent dans l'atmosphère sans que ses lèvres ne s'ouvrent.


-Naçhon...dewait pas...danche pas...faite pouw lui...Né pas nomme cha...Doit fuiw...Sisi né maudite...né cheule n'y ché mieux...(Le garçon...ne devrait pas...La danse n'est pas faite pour lui...ce n'est pas comme ça...Il doit fuir...Sisi est maudite...elle est seule et c'est mieux...)

Le mutisme de la fillette ne parait pas la condamner à l'absence de toute expression. Ses doigts parlent pour elle. Toute personne ayant un minimum de connaissance pourrait reconnaître la langue des signes et seule l'atmosphère magique du lieu lui permet de traduire ses propos silencieux dans une oralité imparfaite, ponctué de fautes de grammaire et d'une prononciation malhabile. Différentes sonorités telles que les [r] et les [s] sont déformées,  et d'autres disparaissent.

Plus troublant encore, elle semble parler d'elle même à la troisième personne du singulier, utilisant un étrange terme, "Sisi". Peut être un surnom ? En tout cas, sa propre individualité semble être réduite à néant de par cet étrange langage comme si elle ne pouvait se concevoir comme une personne à part entière.

En son esprit résonne encore la promesse qu'elle a prononcé contre son gré, du moins sans aucun espoir ne vienne l'éclairer. Phobique des hommes, comment pourrait-elle vaincre une peur qui la ronge depuis si longtemps, lui dévorant peu à peu la raison ?

Son cœur débordant de générosité malgré sa prévention et la panique continuant de se déverser en son corps à travers mille et un tremblements incessants, elle lève doucement les doigts en direction du jeune homme. Ses yeux restant butés vers le sol, elle agite tendrement la main.

Autour du garçon, les brins d'herbe s'allongent à une vitesse phénoménale et tel un piège terrifiant se referment sur ses poignets. Avec une douceur inouïe, ils dirigent ses bras avec grâce et les font tournoyer délicatement, avec presque autant de beauté que la danse de l'enfant. Après quelques secondes, ils relâchent la pression et s'affaissent sur le sol tandis que leur taille revient à la normale sous l'influence des doigts de la fillette. Ils se lèvent à nouveau afin de déclamer la langue des signes baignée de magie.


-Danche...mieux nomme cha...Sisi chait...nachon voulait ben faiwe...Sisi wemerchie...mais dit...noit fuiw...Pewchonne n'appwoche Sisi...(La danse, c'est mieux comme ça...Sisi sait...que le garçon voulait bien faire...Sisi le remercie...mais elle dit...il doit fuir...Personne n'approche Sisi...)

Ses doigts s'éteignent au même rythme que ses mots silencieux. Assise sur l'herbe, entourée de multiples roses multicolores, elle laisse son corps se faire torturer par des tremblements incessants et les larmes couler sur son si joli visage d'enfant.Maintenant qu'elle a consenti à un effort, aussi minime soit-il, elle aimerait que ce cauchemar cesse et demeurer en harmonie avec sa solitude quotidienne.

Qui arrivera à percer la coquille de diamant protégeant la fillette aussi fragile que le cristal ? Un effleurement et elle s'effondre, se brisant en mille morceaux. Un infime monceau de confiance survit en son être à la manière d'une flamme à deux doigts de s'éteindre, affaiblie et ayant perdue toute volonté de vivre. La lumière pourrait-elle se conjurer contre son ennemie obscurité ?


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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeSam 1 Nov - 19:20


Le garçon se déplace dans l'atmosphère comme il le peut, souriant, tendre, il essaie en vain de reproduire les mouvements magnifiques du si petit être qui se trouve face à lui. Une danseuse innée, en accord avec la nature, tel son propre enfant. Le jeune homme ne voit pas le combat intérieur qui agite la jolie demoiselle, il veut juste trouver un peu de sa confiance pour ne pas qu'elle prenne la fuite.

Il aimerait pouvoir l'approcher sans qu'elle ne soit assaillit de tremblements violents et haut le cœur. Ses mouvements s'imprègnent d'une douceur infinie alors qu'il ne cesse ses gestes maladroit qu'en apercevant la silhouette de l'enfant se redresser pour se mettre en tailleur, entourée par l'herbe qui semble la protéger de tout ce qui l'entoure. Les pieds de Loan cesse de s'agiter un instant pour poser ses iris bleutés sur les doigts chantant de la petite fille. Identique à la manière de communiquer des personnes muettes, ses doigts se mettent à danser dans l'air avec une grâce qui lui semble familière.

Sans s'attendre à pouvoir la comprendre, le garçon ouvre grand les yeux lorsque une voix cristalline s'insère dans son esprit pour lui traduire dans un langage approximatif les paroles de la fillette. Elle ne paraît pas bien maîtriser la langue et cela étire les lèvres du jeune garçon.

Il s'apprête à lui répondre, avant de se raviser presque instantanément. Il a peur qu'en ouvrant la bouche, en s'adressant directement à elle, il ne lui fasse trop peur. Et la peur pourrait lui faire prendre ses jambes à son cou. Ce n'est pas ce que Loan souhaite, alors avec un sourire identique aux lèvres, il se remet à faire de doux pas de danse, toujours aussi gauche. Un petit instant passe, pendant lequel elle le laisse se mouvoir ainsi face à elle, jusqu'à ce que les brins d'herbes autour de lui viennent entourer ses poignets.

Loan panique quelques secondes, mais c'est en se voyant tournoyer avec plus de grâce qu'il n'en aurait jamais dans toute sa vie qu'il se radoucit. Il ferme les yeux un court instant pour apprécier ses pas de danse gracieux. Mais l'instant magique s'écourte quand ses pieds regagnent le sol et ses bras viennent retomber le long de son corps.

Il reçoit un compliment de la jeune fillette qui le touche en plein cœur. Il ne sait pas ce qui a pu traumatiser cette enfant si jeune, mais la vie lui semble injuste d'avoir pu faire basculer un cœur si pur. Lorsque les doigts de l'enfant retombent au sol, Loan les fixe pour en admirer la douceur. Il ne peut toujours pas voir l'éclat de ses yeux car sa tête est figée vers le sol, elle ne semble même pas vouloir le regarder.

Avec tout autant de douceur que ce qu'il en a usé jusqu'à présent, il pose un genou au sol, puis le second, pour se trouver à la même hauteur que la jeune enfant. Dans une position inoffensive, il espère moins l'intimider. Ses mains viennent se poser au sol de manière identique à celle de son interlocutrice. Il se racle doucement la gorge, et inspire un bon coup. Ses lèvres s'entrouvrent pour lui adresser ses quelques premiers mots.

« Merci, pour ton aide, Sisi... je ne veux pas m'en aller. Tu es une personne... admirable. »

Il lui révèle ces dires de manière franche et honnête, il le pense réellement. Cette jeune fille lui semble si fragile, seule et désespérée. Son caractère bienveillant le pousse à ne pas abandonner cette douce Sisi, qui ne semble même pas se considérer comme personne à part entière. Loan se doute que le contact ne sera pas facile à établir avec cette jeune enfant, mais son esprit le pousse à essayer, malgré les obstacles qui semblent se dresser face à eux.  


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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeSam 1 Nov - 20:58

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis


L'atmosphère accueille avec bienveillance tous les mouvements volontaires, peuvent-ils être maladroits. Les jambes du garçon le portent avec la gaucherie propre au jeune débutant tandis que ses bras valsent avec un manque flagrant d'habileté.  Le sourire de la nature se métamorphose en un rictus palliant entre l'agacement et la tendresse. Qui est donc cet impertinent adolescent osant imiter ce qu'elle considère comme une perfection ? Son propre enfant...celle capable de déployer d'infinis trésors pour la rendre plus belle encore et de réparer son cœur brisé pour la énième fois par la folie malheureusement innée de l'humanité.

La fillette danseuse observe cette scène, ses yeux dissimulés sous la risible protection de ses bras aussi fins qu'une plume. Son corps émet mille et un tremblements et de temps à autre, elle empêche tout juste une violente nausée franchir ses lèvres rosées.

En son fort intérieur, la guerre fait rage, éclatant sur tous les fronts.  D'un côté, sa passion hurle avec véhémence de rectifier le tir tandis que de l'autre, sa phobie se contente de lui murmurer sournoisement de fuir,  les hommes étant tous similaires à son pire cauchemar à deux exceptions près.


Son corps traduit la bataille de son âme tandis qu'elle tente de se relever avant de retomber sur le sol, les muscles tendus et le souffle emballé par tant d'aliénation. Au prix de terribles efforts, elle réussit enfin à se redresser, assise en tailleur sur l'herbe, ses yeux obstinément baissés vers le sol tandis qu'autour d'elle, de multiples roses multicolores s'épanouissent avec passion.

Lentement, ses doigts fins s'élèvent dans l'air et semblable à leur propriétaire éprise de la danse, s'agitent avec grâce. La langue des signes s'égraine silencieusement avant que l'inconnu ne puisse retenir un léger sursaut lorsque une voix douce s'immisce dans son esprit, traduisant dans un français plus qu'imparfait les propos de la petite fille muette. Des sonorités s'effacent, les mots sont écorchés et la grammaire est maladroite, il est évident que cette langue n'est pas portée aux connaissances de la mystérieuse enfant.


Sans lui répondre alors qu'elle l'incite à lui tourner le dos pour ne plus jamais la revoir, il se contente de sourire avant de reprendre son manège. Le rythme cardiaque de la fillette s'emballe dans une danse diabolique manquant de lui arracher les veines. Pourquoi reste-il là en compagnie d'une enfant incapable de s'exprimer par elle même et dont la seule vue d'un homme provoque des crises d'angoisse à répétition ? Ne comprend t-il pas combien elle est maudite et que la solitude est ce qui lui sied le mieux dans son existence ?

Ses muscles se crispent de plus belle tandis qu'en son être, l'esprit de la danse se mortifie d'un tel spectacle. Ses mouvements désordonnés, son absence de rythme et ses pas lourds sur le sol, tout lui prouve qu'il n'y connait rien à cet noble art et qu'une telle outrance se doit d'être réparée.

Portée par son cœur d'or malgré les tremblements frénétiques de son corps, elle lève lentement l'une de ses mains. Ses doigts s'agitent avec une tendresse inouïe et sous les pieds du garçon, les brins d'herbe s'allongent soudainement, comme possédés par le diable en personne.  Se dressant avec autorité, ils s'enroulent adroitement autour des poignets de l'inconnu avant que d'autres n'en fassent de même sur ses chevilles.

La panique transperce son visage d'adolescent l'espace de quelques secondes avant de se calmer sous le mouvements gracieux du gazon ensorcelé.  Il se laisse diriger par la magie de la nature, dansant avec une grâce presque comparable à celle de la fillette. Sans jamais lever les yeux vers lui, elle ne fait qu'observer en biais les effets de ses dons sur le maladroit débutant. Ce doux rêve s'écoule durant quelques minutes avant que la petite fille ne baisse ses doigts.
Obéissant docilement, l'herbe revient à sa taille initiale avant de s'allonger aux pieds du jeune homme danseur d'un jour.  La langue des signes reprend sa place sur la scène de la grâce, les doigts dansant au rythme des mots aux sonorités blessées mais ô combien sincères.

Si seulement il n'y avait que ces fautes de langage. Semblant inapte à employer la première personne du singulier, la petite parle d'elle même en utilisant ce qu'il parait être un surnom. Un frisson d'horreur parcourt l'environnement, la faune et la flore au complet, en constatant qu'IL lui avait brisé toute son individualité et qu'elle ne puisse jamais s'envisager comme une personne à part entière.


Dissimulant son visage entre ses mains d'enfant, la fillette assiste discrètement aux mouvements du garçon sans jamais retenir les tremblements ne cessant de l'assaillir violemment. S'asseyant sur ses genoux, il pose ses mains sur l'herbe lui offrant toute la douceur dont elle est capable. Une nouvelle tension naît au sein de ses frêles muscles lorsqu'il lui donne ses toutes premières paroles depuis le moment où il a posé ses yeux sur elle.

« Merci, pour ton aide, Sisi... je ne veux pas m'en aller. Tu es une personne... admirable. »

La magie œuvre en toutes subtilités tandis que la traduction de cette étrange langue dont elle ne connait pas un mot parvient aux pensées de la fillette. Retranscrits dans un langage connu que par de très rares initiés, les mots s'impriment un à un en elle. Lorsque le dernier se faufile en son être, elle ne peut s'empêcher de sursauter violemment.

Les larmes coulent en cascade sur ses joues, tombant avec délicatesse sur le sol donnant naissance à d'innombrables roses colorées sur la douce verdure. De tremblements l'agitent accompagnés d'un hoquet silencieux.


Ses doigts se lèvent lentement tandis qu'elle secoue la tête avec négation sans jamais rien dévoiler de la clarté de son regard. La danse des signes reprend sa représentation d'écorchement de cette étrange langue qu'elle ne comprend pas.

-Non...Sisi...né maudite....Nachon doit plus voiw Sisi...Sisi pas...n'amiwable...Ni pas wai...zens le dizent n'a Sisi...Si ci wai...pouwoi zens né fwappent Sisi ? N'aiment pas zyeux Sisi, cheveux, notes n'y doigts Sisi...Sisi né wien...ni Papa le dit n'a Sisi...(Non...Sisi est maudite...le garçon ne doit plus voir Sisi...Sisi n'est pas admirable...ce n'est pas vrai...Les gens le disent à Sisi...Si c'est vrai...pourquoi est ce que les gens frappent Sisi ? Ils n'aiment pas les yeux de Sisi, ses cheveux, notes et les doigts de Sisi...Sisi n'est rien...c'est Papa qui le dit à Sisi...)

Les dégâts psychologiques se répercutant sur l'enfant sont impressionnants. Son passé l'a dépouillée de toute estime d'elle même, lui arrachant confiance et dignité. Incapable de s'individualiser, elle ne fait que répéter les mots venimeux qui lui ont été lancés avec cruauté.  Ses doigts en racontant bien plus que sa volonté, comme mués eux mêmes par l'envie de tout raconter, elle les retient juste à temps.

Méprisée, frappée et insultée, la petite fille vit dans une terreur permanente. Pire encore, ce sont les violents propos de son géniteur.  Contre son amour et son innocence d'enfant, elle n'a reçu que des coups et des injures en échange.

Les sanglots lui échappent dans un silence angoissant et percevant son infinie tristesse, la nature s'agite.  Ses  animaux admirateurs n'osent pas bouger, trop intimidés pour approcher la fillette aux dons merveilleux.

Emportés par leur candeur, six lapereaux sortent soudainement des fourrés. Leur bouille de bébé agitent doucement la tête en direction de la petite fille. Sans aucune peur et mués par un instinct irascible de la protéger, ils s'approchent d'elle jusqu'à ce se glisser sous ses bras. Délicatement, ils frottent leurs museaux contre sa peau.

La tête toujours baissée, la nommée Sisi délie ses bras pour porter ses mains sur les doux pelages et les caresser sans jamais cesser de pleurer. Les lapereaux se blottissent contre elle, lui transmettant leur amour ingénu.

Fragilisée par son histoire, il n'en reste pas moins qu'elle est encore une enfant bien que sa poitrine généreuse se dessinant sous le fin tissu lui confère un âge plus avancé.  La communication avec elle est instable à ne pas le nier mais elle demeure patience à force de patience et d'obstination. L'un de ses proches en a subi les frais, ayant dû repousser les barrières physiques et les crises de larmes pour qu'elle puisse enfin l'accepter dans sa vie sans peur.

Qui pourrait avoir l'audace et la folie de s'embarquer dans cette aventure hors du commun ? Son cœur est emprisonné dans une cellule de diamant , qu'est qui oserait s'aventurer dans des abysses aussi sombres que la nuit mais où brille encore la candeur et un infime espoir ?



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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeDim 2 Nov - 3:13


Le jeune garçon attend patiemment. Après les quelques mots fuyant de sa bouche, il guette, craintif la réaction de la jeune enfant. La peur de l'intimider lui tord le ventre, sous ses airs doux et tendre, il cache à cette jeune fille si frêle son angoisse. Une angoisse qu'il n'a jamais réellement ressenti auparavant.

Il trouve cette enfant courageuse, et bien que curieux de connaître son histoire aux airs si tragique, il se montre patient, déterminé à acquérir sa confiance quitte à en puiser toute la patience du monde, même si il doit craindre chaque réaction de la jeune enfant.

Sans pouvoir atteindre l'ombre de ses prunelles, il garde son regard braqué sur le haut de son crâne, recouvert par une chevelure si fine, lisse, à l'image de cet être fragile. Ses bras fins recouvrent son visage, de sorte à ce qu'il ne puisse pas le voir, il en est convaincu. Pourtant il aimerait croiser ses prunelles qu'elle décrit comme maudite. Il aimerait également qu'elle puisse sonder son âme dans son propre regard, et comprendre qu'il ne lui veut aucun mal. Mais Loan en a pris conscience, la chose n'est pas aisée. Il doit prendre le temps.

La réaction tant attendue lui déchire alors le cœur. Dans un geste malheureux, il approche légèrement sa main, avant de l'en retirer presque aussi tôt, brusquement. Les tressautements du corps de l'enfant deviennent un instant plus violents, sa poitrine semble se soulever plus vivement, et des hoquets de tristesse viennent résonner dans son esprit.

Il baisse un peu plus le regard, et sans voir les yeux de la jeune enfant, il y découvre des larmes cristallines glisser le long de ses joues rosées pour venir s'échouer au bas de son visage enfantin. Ces petites goûtes translucides tombent sur le sol pour donner naissance à des roses vivaces que la nature semble faire naître en réconfort à la jeune enfant.

Cette nature qui semble l'entourer de si près, la protéger comme sa plus chère enfant. Loan reste partagé entre l'admiration et la tristesse, la jeune danseuse semble si fusionnelle avec cette nature qui ne paraît être pourtant son seul refuge.

Lentement, les doigts de la jeune enfant viennent danser à nouveau dans l'air, et le phénomène identique à celui d'auparavant se produit. Les mots s'insèrent dans son esprit au fur et à mesure que ses doigts s'agitent pour lui communiquer ce que la jeune fille veux lui dire. Ses larmes coulent toujours, et son corps ne cesse de trembler. Le jeune garçon aimerait plus que tout faire disparaître tant de peur enfermée dans un si petit corps, et lorsque il comprend les paroles de la jeune danseuse, ses yeux s'humidifient légèrement.

Le garçon apprend un peu plus de ce qui la perturbe, lentement, il comprend que son physique en est la cause, mais également l'absence de son qui émanent de ses douces lèvres, la mention de son père le fait tressauter. Loan est surpris, toujours agenouillé face à celle à qui il s'adresse, de nombreuses pensées fusent dans son jeune esprit. Il essaie de faire des liens, de comprendre, mais il en sait si peu, et craint tant, qu'il ne parvient pas à s'expliquer les raisons de ce blocage psychique.

Comme pour venir à son secours, de petits animaux viennent grimper jusqu'à la jeune enfant. Dans un élan de réconfort, ils se blottissent contre elle, apportant à ce petit cœur gelé un souffle d'air chaud. Le jeune garçon observe toute cette scène qui se déroule devant lui sans ne dire mot, le silence n'est troublé que par les sanglots de l'enfant de la nature, mais la boule d'angoisse dans son ventre devient de plus en plus lourde.

D'une voix peu assurée, les yeux embrumés de se retrouver face à tant de malheur, le jeune Loan lui glisse ces quelques mots, d'une tendresse infinie.

« Les gens ne sont pas toujours bon, tu sais. Je pense qu'ils-t-ont rejetés car tu es différente. Mais la différence est quelque chose de bien. La différence ne fait pas de toi une personne anormale, insignifiante. Je suis différent aussi. »

Le jeune garçon essaie de lui expliquer au mieux ce qu'il pense, par des mots simples, qu'elle pourra mieux comprendre. Il aimerait voir son visage relevé, et son corps assaillit cesser d'être en émoi. Mais il n'ose lui demander de lui montrer ses yeux, de se calmer, de lui dire qu'il ne lui veux aucun mal.

Il choisit ses mots avec soin de peur de la blesser, de l’abîmer tel le plus précieux des vestiges de l'univers. Loan l'admire avec un regard enfantin, croyant de tout son cœur en la puissance de sa sincérité.  


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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeDim 2 Nov - 16:29

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis





Patience et volonté sont les maîtres mots pour espérer arracher du positif de la part de l'enfant à la chevelure blanche nacrée. Le combat est terrible et semé d'embûches, les coups et les mauvaises surprises s'enchaînent avec délectation. Invisible, le destin esquisse un sourire cruel, dévoilant ses crocs menaçants. Il sait pertinemment que personne n'arrivera à la renverser, lui qui règne en despote sur l'âme de la fillette en compagnie de son amie la phobie, ravie de son rôle.

Manipulée comme une marionnette, la petite fille laisse son corps être parcouru de mille et un tremblements et les larmes couler sur son visage en silence. Sa mémoire s'allie un instant avec la cruauté et les souvenirs douloureux remontent à la surface de son être. Les coups pleuvant avec une violence inouïe sur son corps frêle, ses oreilles martyrisées par les insultes empoisonnées et son cœur déchiré par le mépris et la haine l'entourant au quotidien.

Son existence même lui est reprochée. Comment est ce que sa communauté définie comme parfaite aurait-elle pu accepter une telle erreur ? Une enfant incarnation de l'immaculée et un petit garçon semblable à une rose ne peuvent être qu'une représentation de l'horreur, maudits à jamais. Pire encore, autrefois doués de parole, ils ont tout perdu du jour au lendemain. Comble de la provocation, des infirmes excellant sur le plan scolaire et culture générale, non personne ne parvenait à l'avaler.

Assise à même le sol, la fillette garde son visage baissé sur le sol, l'éclat de ses yeux ne pouvant se permettre de rencontrer le regard de quiconque. Ses bras frêles tentent de la recouvrir même si leur protection est fortement dérisoire. Les mots traduits trouvent leur chemin à travers les méandres de son esprit et provoquent un sublime capharnaüm à la grande joie irrésistible du destin.

L'inconnu tend dans un geste à la frontière du désespoir et du réconfort avant de la retirer rapidement sous l'éclat de rire silencieux du bourreau invisible de l'enfant. La violence baigne en son corps à travers des tressautements et l'emballement de son rythme cardiaque. Bien que n'émettant aucun son, les hoquets sont percevables et tous résonnent d'une infinie tristesse.

Les sanglots courent le long de ses joues avant de plonger droit vers le sol avec élégance. Comme ensorcelées par une pluie divine, des roses aux couleurs éclatantes poussent avant de dévoiler leurs magnifiques pétales à la face du monde. Elles naissent sans aucune appréhension, déjà conscientes de vivre par la magie des larmes de la fille de la nature.

L'environnement l'entoure de ses bras réconfortants de par la présence dissimulée de la faune et de la flore. En totale communion avec le paysage, elle se réfugie derrière sa beauté sans réellement s'en rendre compte. Combien de coups le destin lui a t-il infligée avec délice au point de lui arracher toute individualité et confiance ?

Ses doigts s'agitent à nouveau avec une grâce éblouissante, les sons se formant au fur et à mesure de sa langue des signes. Les larmes déchirent encore et toujours son visage fin d'enfant tandis que les tremblements parcourent inlassablement son corps ravagé. La sorcellerie fait son œuvre et l'imperfection de la traduction se faufile dans l'esprit du jeune homme.

Sans qu'elle ne puisse les contrôler, ses doigts prennent sur le pas sur sa volonté l'espace d'un instant. Ils basculent dans la sincérité et les terribles révélations, laissant leur propriétaire au désarroi. La peur met en scène une nouvelle crise d'angoisse, malheureusement une actrice de grand talent dans cette sombre représentation.  

Pour avoir un physique hors normes, elle en paye le prix fort. Son mutisme est considéré comme une faiblesse, il ne fait que rajouter de la tragédie dans sa vie déjà ponctuée par les sanglots et la violence. Les propos de son géniteur résonnent avec une violence infinie déclenchant même un tressautement chez le garçon. Combien de fois lui a t-il crié qu'elle n'est rien, si ce n'est une muette condamnée à le rester ?

Lorsque ses doigts cessent leur danse, un battement manque au rythme de son cœur l'espace d'une seconde. Bien qu'ayant la tête baissée, sa vue périphérique lui permet de percevoir les yeux humides de l'inconnu. Elle secoue la tête comme pour nier l'évidence. Pourquoi pleurerait-il ? Elle ne mérite que le mépris, elle n'en a que trop subi la douloureuse expérience.

Les sanglots ravageant son visage déclenchent l'émoi de la faune et la flore autour d'elle. Portés par leur innocence et leur volonté naïve de la réconforter, six lapereaux s'échappent des fourrés pour venir se blottir avec amour contre la fillette.  Leurs petits museaux frottent contre sa peau avant que leurs langues roses ne la lèchent avec délicatesse. Son cœur bardé d'un bouclier de diamant s'effrite durant un moment, ses doigts fins caressant le pelage des bébés lapins.

Lorsque les mots traduits dans la seconde langue qu'elle connait le mieux après sa maternelle parviennent à ses pensées, ses mains cessent leur doux manège. Prononcés avec un manque d'assurance flagrant malgré toute leur tendresse, ils ne font que rebondir dans l'esprit façonné de la demoiselle.


« Les gens ne sont pas toujours bon, tu sais. Je pense qu'ils-t-ont rejetés car tu es différente. Mais la différence est quelque chose de bien. La différence ne fait pas de toi une personne anormale, insignifiante. Je suis différent aussi. »

Elle secoue la tête, rejetant avec force les arguments sensés du garçon. Plus aucun espoir ne semble briller en elle ou avec une telle faiblesse qu'il ne peut combattre la manipulation dont elle est la victime.

Ses doigts se lèvent et la langue des signes révèle encore une fois combien son passé a construit sa façon de penser, détruisant sa liberté et toutes opinions autres que le mal.


-Non....Sisi le voit d'ichi...Nachon n'a cheveux noiw...ni zyeux bleu...Né nowmal...Pas Sisi...Sisi n'a été fwappé n'y ninsulé pou cha...Sisi veut pas...nachon n'y pleuwe...ne méwite pas...Sisi né maudite...Nachon né boit noublié Sisi...(Non...Sisi le voit d'ici...Le garçon a les cheveux noirs...et les yeux bleu...Il est normal...Pas Sisi...Sisi a été frappée et insultée pour ça...Sisi ne veut pas...que le garçon pleure...elle ne le mérite pas...Sisi est maudite...Le garçon doit oublier Sisi...)

Les mots durs se dessinent avec horreur dans l'esprit de son interlocuteur. La fillette s'obstine dans son désir malsain d'éviter toute sociabilité.


La situation ne pourra jamais évoluer si elle continue à tomber dans les ronces ainsi. Une lueur éclate aux côtés des deux jeunes gens et sur la branche d'un haut pommier, une silhouette se dessine. Le corps de l'enfant se remet à trembler mais non plus à cause du jeune homme cette fois ci.

Assise, les jambes croisées dans une posture oscillant entre l'élégant et le provocant, l'ombre se révèle. Jamais les prunelles du garçon n'ont été aussi envahies par tant de beauté. Une jeune femme aux longs cheveux bleu noir de nuit ornés de multiples roses noires se dessine avec magnificence. Sur son visage aux traits parfaits se peignent des lèvres délicieusement rosées que bien des êtres rêvent de ne serait que les effleurer avant de tomber, ivres de bonheur. Ses yeux d'améthyste, une pierre violacée, sont ensorcelants et nul doute que de nombreuses personnes s'y sont noyées. Vêtue d'une robe couleur verte d'eau, sa poitrine généreuse s'offre à tous les regards comme pour mieux refléter sa taille de guêpe. Ses jambes sans défauts finissent d'embellir ce portrait. L'incarnation de la beauté par excellence, la femme fatale à l'état pur, celle pouvant faire basculer quiconque dans la folie.

Lentement, elle pose ses iris violets sur la petite fille sans dire un mot. Autour d'elle, la nature se fige dans l'admiration. Instinctivement, tous les animaux sortent de leur cachette pour s'incliner devant la sublime inconnue. Les arbres, plantes et fleurs suivent le mouvement, se courbant avec un respect infini. L'aura du pouvoir ne trompe jamais, elle est irrémédiablement présente comme pour confirmer l'indéniable prestance de la mystérieuse femme à la séduction ensorcelante. Sa voix chaude s'envole à travers l'atmosphère, s'adressant à l'enfant dans un français parfait.


-Souviens toi, petite Sisi...Tu as promis...Rappelle toi...Lors de ton arrivée ici...tu as dû montrer tes yeux au directeur...que je saches, tu as été acceptée ici...Une nouvelle vie commence pour toi...IL n'est plus là...Ne m'oblige pas à le faire moi même...Pense qu'il sera si fier de toi...


Les mots glissent jusqu'à l'esprit de l'enfant de la nature qui tente de se boucher les oreilles en secouant la tête comme pour repousser de ses pensées le discours de la sublime jeune femme. Celle ci claque des doigts et comme possédés par une force irrésistible, les bras de la fillette se décollent de son visage. Par réflexes, ses yeux se sont refermés pour ne pas dévoiler leur éclat au monde mais des larmes s'y échappent telle une douloureuse cascade.

Vaincue, elle hoche doucement la tête après quelques secondes et libérés de leur étreinte magique, ses bras se relâchent et retombent le long de son corps. L'incarnation de la femme fatale lui jette un dernier coup d'œil avant qu'elle ne s'efface et ne disparaisse d'un simple claquement de doigts.

La petite fille tremble encore, ses prunelles refusant toujours de s'ouvrir mais sa tête est relevée ce qui prouve un grand pas en avant bien qu'il fut forcé. Ses doigts se lèvent avant de danser avec une lenteur inouïe comme si les propos étaient hésitants, incertains et d'une timidité extrême.


-Avant nachon voit zyeux Sisi...Sisi né veut chavoiw chon nom...Sisi n'a pwomis...nalow va faiw n'effow...Sisi n'a touzouw peuw...Wai nom Sisi...né Sywia...(Avant que le garçon ne voit les yeux de Sisi...Sisi veut savoir son nom...Sisi a promis...alors Sisi va faire des efforts...Sisi a toujours peur...Le vrai nom de Sisi...est Syria)

Les mots restent toujours aussi écorchés, même son propre prénom, l'unique bien que les gens acceptent de lui reconnaître.

Après que son vœu se soit exaucé, elle se contente de hocher la tête face à l'énonciation du nom de l'inconnu. Inspirant et expirant avec lenteur, elle tente de se calmer durant de longues minutes. Si les tremblements s'atténuent, ils demeurent irrémédiablement présents. Elle relève la tête et lentement, ses paupières s'ouvrent avant qu'elles ne se les protègent de l'éclat du soleil par pur réflexes.

Une fois habituée à la forte luminosité, elle dévoile enfin le secret son visage. Ses yeux de diamant attrapent l'image du garçon pour qu'il vienne s'y refléter. Semblables à un miroir ou du cristal, ils sont d'une transparence époustouflante, aucune couleur ne les traverse. En se voyant en leur sein, peut être le garçon pourrait comprendre les montées de violence qu'ont pu avoir certains individus face à ce regard si dérangeant.  Personne n'apprécie de se faire dévisager mais lorsque l'acte est involontaire et que ces iris reflètent quiconque les croise, le mal-être est compréhensible même s'il ne pardonne en rien les coups reçus et les insultes lancés envers leur innocente propriétaire.  

De par son physique, la fillette est l'incarnation du diamant et de la neige immaculée. Tremblante et fragile, elle est porteuse d'une immense naïveté et son enfance déchirée mériterait sans doute d'être reconstruite.  Qui pourrait être l'architecte d'un  projet d'une telle envergure ?
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Dernière édition par Syria le Lun 25 Mai - 16:17, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeDim 2 Nov - 19:49


Si les yeux du garçon sont embués et les traits de son visage tirés, son cœur cogne dans sa poitrine au rythme des craintes qui ne le quittent pas même l'espace d'une seconde. La jeune fille est effrayée par le fait qu'il sois un garçon, représentant d'un genre qui semble l'avoir traumatisé, pour autant, Loan est tout autant effrayé par l'idée qu'elle ne finisse réellement par s'en aller et le laisser ainsi, entouré de toute cette verdure, ces arbres protecteurs qui sont à l’affût du moindre des gestes de la jeune filles, de ses sanglots, mais aussi des réactions du garçon.

Tout autour d'eux semble suspendu à ce qu'il va se passer par la suite, la réaction de la jeune enfant ne se fait pas attendre, malgré toutes les paroles douces et tendres qu'il lui expose, elle semble les nier en bloc, involontairement, bloquer psychologiquement sur l'idée qu'elle n'est rien, maudite, et qu'elle ne mérite la compagnie de personne.

Pourtant il ne veut pas l'oublier comme elle le lui demande non, sinon il se serait déjà levé pour s'éloigner, partir dans le sens opposé et ne jamais recroiser le chemin de cette jeune danseuse si touchante, il ne peut abandonner l'espoir qu'avec sa conviction, il finira par pouvoir discuter calmement avec elle.

Il cherche dans son esprit un moyen de fêler cette carapace, en douceur, il ne veux pas paraître intéressé, ou tout autre intention néfaste non il veux lui faire comprendre qu'elle peut avoir confiance en lui.

Sans pouvoir lui laisser l'occasion de réfléchir plus amplement, un éclat lumineux vient aveugler le jeune garçon quelques secondes alors qu'un élément inattendu vient s'ajouter à ce cadre tangible. Cette lueur se déforme pour sculpter les contours d'un corps, puis d'un visage, pour former sur le haut d'une branche une silhouette féminine qu'il ne connait pas. Un tressautement de surprise le fait garder la tête inclinée vers cette femme, à ses côtés, la jeune enfant se remet à trembler, mais il ne peut décrocher son regard de cette ombre qui ondule et s'avance toute vêtue d'élégance vers eux.

Cette femme est d'une beauté inouïe, presque surnaturelle, sa démarche et son attitude impose un respect immédiat alors que sa chevelure ébène se soulève dans son dos. Ses iris violets toisent tout ce qui croise son regard, cette déesse de la beauté le fait frissonner de frayeur et d'admiration. Il n'a jamais vu pareil splendeur, s'émane de cette femme une impression de puissance splendidement terrorisante. Il reste un instant à la contempler, obnubiler par ce phénomène, cette dernière ne lui accorde pourtant pas un regard, elle concentre toute son attention sur sa jeune interlocutrice qu'elle semble connaître intimement, elle s'adresse à elle sans aucune gêne, sans aucune frayeur d'être repousser.

Tant de pensées bousculent l'esprit du jeune garçon qu'il en sent son rythme cardiaque s’accélérer, cette apparition divine ne laisse tomber que quelques mots avant de s'évanouir aussi vite qu'elle est arriver. Une chose pourtant à changer, les bras de la jeune Sisi ont délaisser son visage pour retomber au sol. Il l'a vu, c'est cette femme indescriptible qui l'y a forcé, sans même la toucher.

Était-elle magique, comme lui, comme la jeune enfant en face de lui ? Il n'y trouve pas de réponse, n'osant même pas en demander une à la jeune fille, il reporte tant bien que mal son attention totale sur elle, totalement troublé. Son visage est à présent dévoilé, presque entièrement, ses yeux clos lui laissant néanmoins l'occasion de découvrir cette peau laiteuse, ses petites lèvres rosées, et les larmes qui baignent sur ses joues. Mais les sanglots ont l'air d'avoir cesser, malgré les tremblements, et cela réconforte un peu le jeune garçon.

Alors ses doigts remuent une fois de plus, retranscrivant les paroles dans son esprit, Loan apprend le nom complet de la belle danseuse, il hoche doucement la tête, même si elle ne peut pas le voir, avant même qu'il ne puisse lui révéler son patronyme, doucement les paupières de l'enfant se relèvent.

Il ne bouge plus, ne respire presque plus, son corps semble paralyser alors qu'il est partager entre la crainte et le désir de découvrir ce qui provoque tant de violence chez les personnes lui ayant fait du mal. Loan entre-ouvre doucement les lèvres, un regard si inhabituel croise le sien. Il lâche un petit hoquet de surprise «Oh... ».

Lentement, il voit son reflet se dessiner dans les prunelles de la danseuse, ses iris, tel des miroirs réfléchissant tout ce qui les croise. Le jeune Loan en reste sans voix. Il n'a jamais vu pareil regard. Un regard effrayant, mais exceptionnel. Il y observe son reflet, le souffle court, et se découvre identique à lui-même. Il comprend alors pourquoi ses yeux font si peur. Ils vous lancent en plein visage le reflet de votre être tout entier. Qu'est ce qui ne peut être plus détestable que de devoir se regarder lorsqu'on ne s'apprécie pas.

Le jeune garçon en est sur, ceux qui ont mal réagi face à ces yeux de diamant ne pouvaient supporter se regarder dans un miroir, alors ils ont reporter contre ce petit être le mal qu'ils ressentaient envers eux-même. Fier de ce raisonnement enfantin, comme un jeune enfant qui a trouver la solution au problème qui le tracasse, ses lèvres s'étire pour donner un doux visage à la dénommer Syria. Il détourne un instant les yeux, intimidé pour s'adresser à nouveau à elle, bégayant légèrement.

« Tu ne dois pas avoir peur Sisi. Tes yeux ne me font pas peur. Je vois mon reflet, le reflet de celui que je suis, que je suis fier d'être. Jamais je ne lèverai la main sur toi, ton regard est pur, simplement »

Il essaye de la rassurer, tant bien que mal, elle a fait un effort immense, il le sait, grâce à cette femme dont il ne sait pourtant rien, incarnation de la beauté et de la passion. C'est à son tour de faire de même.

« Je m'appelle Loan. Je suis jeune, comme toi. Et je n'aime pas qu'on fasse du mal aux gens. »

Il glisse alors une main dans sa poche, pour en extirper une petite barre de métal de la taille de son doigt. Maintenant qu'elle peux le voir, et qu'il peut la regarder aussi, il tente son dernier atout pour la convaincre que ses intentions sont bonnes. Au creux de sa main qu'il avance un peu plus vers elle, il dépose la petite barre de métal, droite.

De son autre main, qu'il vient positionner au dessus, le jeune Loan prend une petite inspiration, et se dévoile à son tour. Délicatement, il fait tournoyer la barre de métal au centre de sa main, en lévitation, avant de la tordre à plusieurs reprises, sans jamais la toucher ou même la frôler.

Par sa seule volonté, il forme un cœur de métal, qu'il laisse retomber au creux de sa main. Levant les yeux vers elle, pour lui prouver qu'il n'a pas peur, il lui dit alors.

« Tu vois, Syria, je suis différent aussi. »


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Syria

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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeDim 2 Nov - 22:26

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis




Les larmes se faufilent discrètement sous les yeux d'azur du jeune garçon tandis que son visage est marqué par des traits d'anxiété. La peau de la petite fille souffre du même sort à la différence que ce sont de véritables sanglots qui ravagent ses joues. La panique la submerge et emporte son cœur dans un rythme effréné et terriblement dangereux. Si la nature l'entoure de ses bras infiniment protecteurs, elle ne pourra jamais l'aider à vaincre cette phobie destructrice s'étant immiscée en son âme.

Le temps lui même paraît se figer, le monde s'arrêterait presque de tourner tant le suspense émanant de cette étrange rencontre est haletant. Les mots doux s'envolent dans un espoir de réconfort avant que leurs ailes ne se brisent brutalement, déchus par la sombre opinion de l'enfant sur elle même. Elle s'emmure sans cesse dans cette idée qu'elle n'est rien, que la solitude est ce qui lui sied le mieux au vu de son état et qu'une terrible malédiction pèse sur son existence. Plus douloureux encore, elle se persuade qu'elle n'aurait jamais dû naître.

Toute personne croisant son chemin la chasse de son esprit. Tout individu sensé se serait éloigné à jamais de cette demoiselle incarnation de l'immaculée. Lorsque ses doigts s'agitent, tous détournent le regard de la preuve flagrante de son infirmité.Lorsqu'ils constatent qu'elle n'est pas atteinte de surdité, leur cœur se remplit de hargne et beaucoup n'hésitent pas à lui lancer les pires insultes au prétexte qu'elle ne pourra jamais leur répondre et que de toutes façons, la langue des signes est incapable d'accéder à leurs connaissances.

Rouée de coups ou de mots venimeux, la fillette s'est forgée un fragile bouclier autour d'elle, aussi dérisoire qu'inutile. La sournoiserie et la méchanceté n'ont que faire de sa protection, filant à travers pour brutaliser son cœur.

La situation semble être statuée pour s'éterniser ainsi, le passé de la petite fille influant sur ses réponses sans qu'elle n'y trouve la moindre trace d'un aspect positif. Un extraordinaire éclat lumineux traverse la verdure avant de se dissiper peu à peu. Les contours d'une silhouette féminine se dessine dans le paysage. L'environnement entier retient son souffle devant cette apparition presque bénie des dieux. Des tremblements dansent avec cruauté sur le corps de l'enfant tandis que l'ombre rayonnante s'avance vers eux d'une démarche gracieusement féline.  

Une séduction surnaturelle et une beauté époustouflante émane de cette femme. Ses longs cheveux d'ébène bleutés sont illuminés par la présence d'une dizaine de roses noires, toutes accrochées avec habileté à travers ses délicieuses mèches. Ses yeux couleur d'améthyste brillent de mille et une splendeurs. Ses lèvres fines et rosées déclenchent des émois parmi tous les mondes et tous se pâment en tentant ne serait que d'imaginer l'effet procuré par un simple effleurement. Vêtue d'une robe verte d'eau lui arrivant aux genoux, sa poitrine généreuse et ses jambes sans défauts paraissent avoir été crées par une main divine. Femme fatale par excellence, elle est l'incarnation de la beauté et toute indifférence meurt sur le champ à son passage. L'aura du pouvoir se dégage d'elle avec une autorité incontestable.

Sa voix chaude est aussi irrésistible que le reste de sa personne tandis qu'elle s'adresse à la fillette tremblante sur le sol. Nullement contrariée par ses faibles résistances, elle repousse toute initiatives de rébellion. Toutes les oreilles se dressent lorsque ses mots traversent l'atmosphère, le silence lui même est synonyme d'un respect absolu envers elle. Tous les animaux se sont inclinés tandis que la flore se courbe à son tour.

D'un claquement de doigts, elle oblige les frêles bras de la jeune danseuse à se détacher de son visage avant d'être violemment tirés sur les côtés. Les yeux clos, l'enfant inspire et expire avec difficultés avant de hocher la tête, une défaite béante en son cœur.

Ses bras se relâchent mollement avant que la sublime jeune femme ne disparaisse en une seconde, sa beauté inouïe laissant des soupirs d'émois silencieux parmi les habitants de la forêt. Si son regard demeure éternellement fermé, son visage dévoile sa tendre peau mate, ses mignonnes petites lèvres roses sans oublier les sanglots la déchirant. Son corps est secoué d'infinis tremblements bien que leur violence paraît diminuer à la manière d'un miracle.

Lentement, la danse des doigts retourne sur scène, s'agitant avec grâce et les mots erronés se faufilent avec douceur dans l'esprit du jeune garçon. Mélangeant l'ordre de ses phrases, elle demande à connaître le nom de son interlocuteur avant d'avouer qu'elle est toujours emprisonnée par la peur, bien que la précision vocale ne soit pas nécessaire au vu de son état physique, et finalement terminer sur son propre prénom. Syria. Pour celui connaissant la langue anglaise, il s'agit d'un nom d'un pays et pourtant il s'accroche magnifiquement bien à sa propriétaire.

Affrontant en premier la forte lumière du soleil, les pupilles de la fillette se relèvent doucement. Les bras frêle les protègent pour leur laisser le temps de s'habituer à la puissante luminosité. Son secret est révélé au monde et la respiration de celui ci est coupé, époustouflé par ce qu'il rencontre. Le garçon l'accompagne dans sa surprise, ne pouvant empêcher un hoquet s'échapper d'entre ses lèvres pour venir exprimer son profond étonnement.  

Aussi purs et transparents que le diamant, les yeux de la petite fille sont pareils à deux miroirs. Quiconque les croise voit son reflet s'y dessiner, l'iris et la pupilles sont méconnaissables tant le cristal domine. Rendu muet par cet effrayant phénomène, le jeune homme n'ose pas émettre un seul geste. Son image s'y réfléchit avec splendeur. Un doux sourire prend forme sur son visage avant qu'il ne détourne le regard par pur réflexes de timidité. Aussi banal que soit ce geste, il brise le cœur de la petite fille, émiettant son âme à la manière d'un puzzle.


« Tu ne dois pas avoir peur Sisi. Tes yeux ne me font pas peur. Je vois mon reflet, le reflet de celui que je suis, que je suis fier d'être. Jamais je ne lèverai la main sur toi, ton regard est pur, simplement »

Elle n'ignore pas qu'il cherche à la rassurer mais il est trop tard. Les immenses apportés sont d'une grandeur inouïe mais il n'empêche que la douleur la supplante. Il a réagi instinctivement mais la torture ravage son visage à travers ses larmes continuant de couler à flots.

« Je m'appelle Loan. Je suis jeune, comme toi. Et je n'aime pas qu'on fasse du mal aux gens. »

Les propos glissent en elle avec un léger décalage. Sans jamais cesser de pleurer en silence, elle penche lentement la tête sur le côté. Ses cils papillonnent avec douceur, le soleil se cognant contre le diamant de ses iris.

Elle regarde son interlocuteur exécuter un étrange manège. Extirpant une barre de métal de sa poche, il avance doucement sa main tandis que l'autre se positionne au dessus de la première. La naïveté se reflétant dans ses pupilles transparentes, l'enfant observe en silence l'objet subir diverses métamorphoses et phénomènes, se tordant, tournoyant et lévitant sans que la peau du jeune magicien ne l'effleure. Subissant une sublime souffrance, un cœur se dessine sous la force de la volonté du garçon.


« Tu vois, Syria, je suis différent aussi. »

La compréhension de ses propos n'arrive que tardivement en son être et elle secoue la tête avec mille et une innocence. Sa candeur se reflétant dans ses iris de cristal, elle lève ses doigts en laissant les larmes couler sur ses joues.

-Non....même zens beaux n'aiment pas zyeux Sisi...né dizent Sisi né n'incholente...Né la fwappent...Loan n'a létouwé né zyeux lui n'auchi...Nachon lifféwent mais nowmal...N'a cheveux ni zyeux nowmaux...Nachon fait chozes zolies...Sisi n'a natuwe...n'y peut donner...tout...nachon veut...n'à manzer...(Non...Même les gens beaux n'aiment pas les yeux de Sisi...ils disent que Sisi est insolente...ils la frappent...Loan a détourné les yeux lui aussi...Le garçon est différent mais normal...Il a des cheveux et des yeux normaux...Le garçon fait des jolies choses...Sisi a la nature...et elle peut donner tout ce que le garçon veut...à manger...)

Attrapant délicatement une rose entre ses doigts, la fillette la fait tournoyer, sa couleur éclatante se réfléchissant dans ses yeux de diamant. Elle reste silencieuse quelques secondes avant que la langue des signes ne danse avec élégance dans l'atmosphère.

-Sisi va faiwe n'effow...mais n'a peuw...Pouwoi Lan né veut...pawler navé Sisi n'alow né muette ?Lan né veut liwe n'à Sisi...chon nichloiwe ? Si Sisi lé peut...né liwa tout n'a Lan... (Sisi va faire des efforts...mais elle a peur...Pourquoi Loan veut..parler avec Sisi alors qu'elle est muette? Loan veut-il dire à Sisi...son histoire ? Si Sisi le peut...elle dira tout à Loan)

Une initiative magnifique de surprise de la part de l'enfant. Instituée par la personnification de la beauté absolue, la fillette n'a plus d'autres choix que de tenir sa promesse. Elle sait pertinemment que si elle se dérobe, la sublime jeune femme reviendra et cette fois, elle ne sera pas aussi indulgente.

Et si au fin fond de ce cauchemar ô combien réel existait son plus grand rêve secret ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeMer 5 Nov - 18:54


Le jeune Loan garde un sourire tendre aux lèvres, le cœur de métal froid au cœur de sa main reste ainsi le temps que la fillette puisse en observer l’étendue magique, le temps s'écoule comme au ralenti dans l'esprit du jeune Loan qui ne veut pas brusquer la jeune danseuse si gracieuse et frêle, il l'observe avec toujours plus de douceur, il s'attache peu à peu à ce regard unique qui fait fuir tant de personnes, ses prunelles le transpercent mais il les fuit un instant, par pure timidité, sans se douter que cette réaction pourrait passer pour une toute autre dans le cœur de la charmante enfant.

Il ne peut sonder son regard car ses yeux sont impénétrables, mais les larmes qui recommencent à couler le long des joues de Syria en disent long sur l'erreur qu'a commis le jeune garçon.

Lentement, effrayé, il pose sa main contre sa bouche, terrorisé à l'idée d'être considéré comme un de ces individu minable, des larmes se forment à nouveau au creux de ses yeux et il se mort la lèvre intérieur de frustration, le jeune garçon se sent bête d'avoir réagit ainsi, mais cette jeune enfant si admirable s'insère peu à peu dans son cœur, il craint plus que tout de lui faire du mal comme elle a pu en recevoir auparavant, et de la bloquer à tout jamais.

Dévoré par les regrets, le reflet dans les iris de cristal de la jeune enfant lui montrent à quel point il est triste, les traits de son visage sont tirés, ses lèvres ne sourient plus ou presque et sa chevelure s'emmêle, il fait face à la jeune enfant lorsque ses doigts viennent à nouveau prendre leur posture habituelle pour remplacer les mots qui ne peuvent sortir de ses lèvres. Elle s'adresse à lui à nouveau pour le lui dire clairement, il a détourné les yeux, lui aussi, à cause de ses prunelles intimidantes, et il lui a fait croire quelque chose qui n'était en rien réel, elle lui explique également qu'elle le trouve normal.

Il est vrai qu'à côté de ce petit être merveilleux, il a toute sa place dans la normalité, pourtant il s'est toujours senti différent, spécial grâce à ce pouvoir qui lui permet de manipuler métaux à sa guise.

En plus d'être proche de la nature, il comprend qu'elle est comme lui sur ce point, elle a un don, un don qui fait d'elle quelqu'un de plus différente encore que ce qu'elle l'était déjà aux yeux du jeune garçon. Créer de la nourriture à volonté, en voilà une bien belle chose... Loan se sent le rouge monter légèrement aux joues.

Il vint chercher de son regard le sien pour la fixer quelques secondes, penchant légèrement son corps en avant, il hésite, se ravise, puis s'avance à nouveau. De ses mains fraîches et tremblotantes, il vient attraper délicatement le visage de l'enfant entre ses mains, pour lui murmurer avec toute la sincérité du monde ces quelques mots.

« Tu ne m’effraies pas, Sisi. J'ai détourner les yeux parce que tu... tu m'intimides. »

Le jeune Loan la relâche presque aussitôt, remarquant les tremblements qui renaissent peu à peu dans chaque partie de son corps. Il ne peut s’empêcher de se réjouir de ce premier contact, son corps s'est élancé, son cœur aussi, il n'a pas pu résister à l'envie de s'approcher un peu plus d'elle. Il baisse les yeux, honteux, quelques instants, avant d'imprimer une fois de plus ses paroles dans sa mémoire.  

La possibilité de connaître son histoire ? Ce qui fait d'elle la jeune fillette qui se tient face à lui en ce moment même ? Loan succombe lentement à la douce tentation d'en savoir d'avantage, son regard se relève doucement vers l'enfant, hochant doucement la tête, il ne sait pas si il a réellement le droit de lui adresser à nouveau la parole alors qu'il vient de franchir le pas, et l'approcher, plus encore, la toucher.

«  Je ne veux pas tu aies peur. Si j'ai voulu parler avec toi, c'est parce que... tu étais si proche de la nature, lorsque tu dansais, tu étais en symbiose, si belle... »

Sa voix est troublée, tremblante, comme ses mains qu'il glisse derrière son dos afin d'en dissimuler les tremblements, il essaie de ne plus détourner le regard afin de ne pas lui faire de mal, à nouveau. Le jeune garçon, angoissé, ne dit plus rien et attend craintif la suite des événements.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeMer 5 Nov - 23:30

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis




Aussi beau soit-le tendre sourire se peignant sur les lèvres du jeune garçon, il ne pourra jamais égaler la pureté des larmes s'écoulant de ce regard transparent, comme si le diamant lui même s'est effrité pour tomber éternellement sur le sol. Le métal glacial en forme de cœur ne suffira plus à jouer toutes les distractions du monde sur l'esprit de la jeune enfant. Cronos, seigneur machiavélique du temps, s'échine à le ralentir avec mille et une perfidie, les grains de sables se cognant avec douleur dans le monde.

Frêle comme un oisillon sortant du nid, la fillette ne semble avoir pour elle que sa capacité à être gracieuse lorsque ses jambes fines et ses bras l'emmènent loin d'ici, dans l'univers merveilleux et indestructible de la danse. Ses cheveux de neige offrent un fort contraste à l'éclatante lueur du soleil tandis que ce dernier s'acharne à pénétrer son regard. Hélas pour sa puissance, il ne fait que se refléter à son tour à travers les yeux de miroir.

Si le maître du jour lui même fuit, qu'en sera t-il des créatures vivant sur cette terre hostiles à la moindre incartade ne faisant pas partie de leur quotidien ? Par purs réflexes, le jeune homme détourne le regard. Le temps de quelques brèves secondes mais il suffit pour briser de plus belle l'âme déjà en puzzle de la petite fille. Les sanglots ravagent de nouveau son visage déjà tant déchiré par la tristesse de sa propre existence.

Les réactions de culpabilité ne font que retourner son âme à la manière d'un pantin perdant ses fils. Les larmes lui montent aux yeux plus vite que sa propre répugnance alors que sa main bloque instinctivement ses lèvres. En l'être de la fillette, le destin sournois et cruel lui susurre que ces pleurs ne sont que théâtre et mensonge. Pourquoi pleurerait-il sur un enfant comme elle alors qu'il finira par la maltraiter comme les autres, l'insultant et la frappant pour avoir osé une telle insolence juste en venant au monde.  

Certes, le remord le ronge avec violence, son image ne ment pas avec ses traits tirés, la perte de son sourire et ses cheveux où les nœuds se forment soudainement avec délectations. Néanmoins, ce sentiment ne durera pas longtemps. Pour en avoir vécu la malheureuse expérience, l'enfant sait que derrière celui dévoré par les regrets peut parfois se révéler l'un des pires bourreaux, rejetant sa frustration sur celle qu'il voulait défendre au commencement.

Les doigts de la petite fille dansent encore une fois, leur agilité perçant l'air pour venir y dessiner des mots d'une innocence désarmante mêlée à une violence inconsciente. De par son aspect physique, il est indéniable que pour elle, son interlocuteur est entré dans le moule de la normalité. Il est vrai que la présence de son don le distingue de la masse et l'insère dans la différence mais dans l'esprit confus de l'enfant et emmêlé par des années de manipulation, il se fond parfaitement dans le décor de la société humaine.

Elle ne pourra jamais toucher, ou même ne serait-ce qu'effleurer du bout des doigts, cette norme qu'elle aimerait posséder. Avec ses iris transparents, sa chevelure immaculée, sa langue des signes, avec ses deux pouvoirs que sont ceux de la communion totale avec la nature et la faculté de manipuler tout ce qui est en lien avec la nourriture sans oublier les boissons.

La rougeur s'empare des joues du garçon sans que cette réaction n'amène l'arrêt des sanglots de la fillette aux yeux de diamant. Le corps de ce premier s'avance sans qu'elle n'en prenne réellement conscience et lorsque son esprit est traversé par la lucidité, il est déjà trop tard. Ses mains secouées de tremblements attrape avec douceur le visage de la jeune danseuse et ses mots s'envolent avec toute la sincérité que l'infini puisse écrire.


« Tu ne m’effraies pas, Sisi. J'ai détourné les yeux parce que tu... tu m'intimides. »

Quelques secondes à peine se sont écoulées au moment où le garçon s'est jeté à l'eau avant de relâcher la petite fille. Pourtant, entre ce laps de temps très court, il a pu sentir moult résistances. Les pleurs silencieux se déversent en torrent sur sa peau mate, un séisme d'angoisse enserre son corps pour tendre ses muscles et relâcher mille et un chevrotements à travers tout son être et elle se débat avec une force comparable à celle d'un chaton. Un haut de cœur remonte violemment à ses lèvres et lorsque son visage est libéré, quelques monceaux s'échappent pour s'échapper sur l'herbe dans un son palpable de nausée.  

Ses jambes se dressent brusquement et elle se relève pour reculer avant de se laisser glisser aux pieds d'un arbre majestueux, le cœur écorché par un rythme effroyable et sa respiration sur le point de se perdre, inspirant et expirant avec une vitesse dont elle ne serait jamais cru capable avant ce jour.


«  Je ne veux pas tu aies peur. Si j'ai voulu parler avec toi, c'est parce que... tu étais si proche de la nature, lorsque tu dansais, tu étais en symbiose, si belle... »

L'angoisse se ressent dans sa voix, aussi tremblante que ses mains désormais cachées derrière lui. Ses mains posées sur ses oreilles comme pour espérer ne plus rien entendre, la fillette secoue la tête avec vigueur. En son esprit torturé, les souvenirs se cognent avec une violence inouïe.

Autour du jeune garçon, la nature s'est libérée de sa position figée. Une tension s’envenime dans l'atmosphère à la manière de serpents sifflants. Les branches et les racines des arbres s'agitent avec fureur. Les fleurs perdent de leur couleur comme pour mieux communier leur colère. Les animaux vivant dans cet univers verdoyant regardent le responsable de la crise d'angoisse de la demoiselle qu'ils admirent. Les lapereaux se détachent lentement de la fillette pour se diriger vers l'adolescent, leur petit museau tentant vainement de le repousser.

Si tous retiennent tout juste le déchaînement de leur violence, c'est uniquement parce qu'ils respectent trop la petite fille incarnation de l'immaculée pour oser s'attaquer à son interlocuteur sans bénéficier de son autorisation bien qu'ils en soient dévorés par l'ardent désir. Faiblement, l'enfant lève un bras, la tête baissée vers le sol, et aussitôt l'environnement retire toutes formes de menace avec regrets, obéissant instantanément à sa fille spirituelle.

Tremblants, les doigts font preuve d'un courage monstre pour revenir danser sur la scène du mutisme, s'agitant avec un désespoir déchirant.


-Pouloi Lan n'a fait cha ? Sisi né peuw zommes...Sisi n'aime pas noucher elle...na fé peuw n'a Sisi...Non...Pas wai...Sisi...pas n'inlimilante...Lan ne loit pas pleuwer...Sisi léwite pas...Zyeux Sisi né fait peuw n'o zens...Sisi pas belle...pas wai...Papa Sisi lé dizé n'auchi...né pas wai...nil dizé Sisi pas peuw...pas wai...n'a menli...Tout lé zens né menlent n'a Sisi...Pouloi Lan n'a fait cha ? Sisi né peuw zommes...Sisi n'aime pas noucher elle... (Pourquoi Lan a fait ça ? Sisi a peur des hommes...elle n'aime pas qu'on la touche...ça fait peur à Sisi...Non...Ce n'est pas vrai...Sisi n'est pas intimidante...Loan ne doit pas pleurer...Sisi ne le mérite pas...Les yeux de Sisi font peur aux gens...Sisi n'est pas belle...ce n'est pas vrai...Le papa de Sisi le disait aussi...mais ce n'est pas vrai...il disait à Sisi de ne pas avoir peur...ce n'est pas vrai...il a menti...Tous le gens mentent à Sisi... )

Une confiance en soi s'agite, presque mourante, au fin fond du gouffre de désespoir dont s'emmure l'âme de l'enfant. Sa compagne l'individualité la rejoint dans son agonie tandis qu'au dessus d'elle, la manipulation et l'horreur éclatent d'un rire malsain, fières de leur conspiration pour régner en maître sur la personnalité de la fillette au regard de cristal.

Le visage dissimulé entre ses petites mains, elle éclate en sanglots silencieux, son corps trahissant son état par de violents soubresauts.


-Pourtant, tu es belle, petite Sisi...Crois en la sincérité des mots...


La voix sortant de nul part s'insère dans son esprit et les mots s'y déploient dans une langue connue d'elle seule. Se savant pourtant l'unique personne à l'avoir entendue, elle ne peut s'empêcher de sursauter lorsqu'elle reconnaît la tonalité à qui elle appartient. Elle la surveille donc de si loin ? Elle baisse lentement la tête, pourquoi est ce que personne ne veut admettre son mal être au point de lui murmurer que des solutions existent pour se sortir du précipice dans lequel elle est tombée. Sa croyance s'est évaporée en même temps que son espoir, elle sait mieux que quiconque que les miracles ne sont que des faits du hasard ou de charlatans avides de cupidité et que même la puissance de celui que les siens nomment Maître ne pourra lui rendre ce qu'elle a perdue.

L'unique fois où un semblant de merveilleux s'est glissé dans son existence, c'est à travers la personne de son oncle. Autant terrorisée par lui bien qu'elle le connaissait fort bien que par tous les autres, la fillette est incapable de retenir le flot de panique l'envahissant à la moindre vue d'un représentant de la gente masculine.

Bravant les crises de larmes, les légères griffures et résistances semblables à celle d'un bébé chat, le modeste homme s'est engagé sur un long chemin tortueux. Les sanglots marqués au coin de son regard, il prenait la petite fille dans ses bras pour tenter de lui transmettre tout son amour sans jamais cesser de lui chuchoter qu'il ne pourra jamais lui faire de mal parce qu'il l'aime de tout son cœur sans aucune arrières pensées malsaines. À force de volonté et de tentatives infructueuses, il a réussi à relever l’incommensurable défi de se faire accepter par sa propre nièce alors qu'elle refusait tout contact avec un homme, à l'exception d'un seul, depuis la révélation de la déviance de son père.

Les doigts se lèvent avec hésitation, retombent rapidement avant de revenir sur scène avec timidité et finalement renoncer. Le manège dure quelques secondes avant qu'un sursaut de courage ne parcourt les phalanges comme indépendantes de la volonté de leur propriétaire et que les mots se peignent dans l'esprit du garçon.


-Sisi n'a touzouw peuw...Sisi né chewait pas là s'y nélé pas n'olizé...Si Loan né veut pwouver n'à Sisi s'il lit wai...n'il lewait...waconter nomment n'il né venu ichi...N'a eu n'une niwloiwe twisle, lui n'aussi ?  (Sisi a toujours peur...Sisi ne serait pas là si elle n'y était pas obligée...Si Loan veut prouver à Sisi qu'il dit vrai...il devrait...raconter comment il est venu ici...Il a eu une histoire triste lui aussi?)

S'arrachant un instant de son âme sombre, la fillette décide d'accorder du crédit aux mots prononcés par la voix qu'elle connaît si bien. Du moins, une dernière fois...les promesses ne s'envolent que trop souvent pour ne laisser que la tristesse et les larmes.

La barrière de diamant s'ancre profondément autour de son cœur mais-elle est réellement aussi indestructible qu'elle ne s'en vante ? N’existe t-il pas un mince filet de lumière pour que l'espoir puisse s'y glisser, incapable d'abandonner le combat ?  

© Lith'


Dernière édition par Syria le Jeu 27 Nov - 18:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeDim 9 Nov - 16:57


Le jeune Loan se tourne les pouces nerveusement, les mains dans le dos, il a si peur des émois de la jeune enfant, de ses propres réactions que chacun de ses gestes, chacune de ses paroles sont emprunt d'une nervosité et d'une angoisse palpable, le garçon s'étonne lui même de se mettre dans des états tels, mais sa tête et son cœur réagissent instantanément.

L'enfant le touche au plus profond de son cœur, image même de la grâce et de la pureté, l’adolescent aimerait faire cesser les sanglots qui contractent son corps et les larmes qui coulent de ses yeux, il a espéré au fond de lui que l'approcher avec toute la douceur du monde suffirait à l'amener sur le chemin de la confiance, mais il aurait dû savoir que ce n'était pas la chose à faire, inconsciemment, il s'en veux, regrette de s'être comporter ainsi, restant désemparé face à la réaction violente de la jeune danseuse qu'il voit démuni, bondir sur ses jambes frêles pour disparaître au pied d'un arbre protecteur qui semble vouloir l'accueillir et la protéger comme la plus fragile de ses enfants.

La poitrine de la jeune fille se soulève à un rythme effrayant, comme si son cœur voulait en sortir, l'angoisse et la peur qu'il lit sur son regard fini de l'anéantir.

Que peut-il dont faire pour approcher cet être unique et merveilleux ?

L'enfant se bouche les oreilles de ses mains pales et tremblotantes, Loan, assis au sol, malheureux de tant de tristesse se relève le visage penaud pour se dresser incertain sur ses deux longues jambes.

Ses iris bleutés ne peuvent quitter l'image de la danseuse ainsi plaquée contre l'arbre, il reste droit sans plus oser bouger, quelques mètres les séparent maintenant comme si elle était à l'autre bout du monde tandis que l'herbe chatouilleuse auparavant s'agite, les feuilles, les branches, les fleurs, l'air, tout semble mouvoir instantanément pour devenir plus menaçant, plus inquiétant, le jeune garçon se sent comme principal cause de tout ce remuement, la nature paraît lui en vouloir tout autant que la jeune fille de s'être comporté ainsi, d'avoir oser sa toucher sa peau douce au teint mat, convaincu pourtant d'avoir eu la bonne réaction il ne voyait pas d'autres moyens de lui prouver toutes ses bonnes et sincères attentions.

La nature personnifiée s'agite l'espace de quelques instants avant de revenir à son calme habituel sous l'influence de la douce enfant.

Alors que tout espoir disparaît dans le cœur du garçon, que son visage s'oriente vers le sol pour ne plus qu'être démuni et impuissant face aux barrières immenses que l'enfant met entre eux deux, les douces paroles qui prennent place dans son esprit font battre son cœur plus rapidement, il pensais ne plus avoir droit même à entendre l'écho de ses paroles, relevant doucement les yeux, il écoute, assimile, et répond instinctivement par un flot de paroles incertaines.

« Je ne voulais pas te faire peur... non, non, je ne veux pas que tu aies peur de moi, je te supplie de me croire, je suis triste de te faire tant de mal alors que ce n'es pas mon intention, tu mérites tout l'or du monde et toute mon attention, tes yeux sont beau, comme toi, tu es belle, une enfant de la nature,  il faut que tu le croies, tu as ta chance comme tous les autres, Tu... Tu... »

Le jeune garçon est essoufflé d'avoir parler ainsi sans s’arrêter une petite seconde, il croit de toutes ses forces que l'enfant va le croire, il s'avance d'un tout petit pas vers la jeune fille qui ne peut plus le voir à cause de ses yeux dissimulés par ses mains fines. Alors quelque chose semble changer chez la jeune enfant qui hésite de longs instants avant de lui adresser la parole à nouveau.

Elle veux savoir son histoire ? Peut être est-ce une bonne idée pour qu'elle croit un peu plus en lui.

Doucement, il s'approche d'elle, bien décidé et s'assoit face à elle, en tailleur, dans une position inoffensive. Il inspire un petit instant et baisse la tête, fermant les yeux quelques secondes. Il se met à raconter son récit, l'histoire de sa vie.

« Je suis arrivé ici par hasard, je ne savais pas que j'arriverai dans ce grand château lorsque j'ai traverser les barrières lumineuses. Quelque chose m'y a pousser, et je suis arrivé là. » Il lui adressa un petit regard, avant de reprendre. « J'avais des parents que j'aimais et qui m'aimaient aussi, ils m'ont toujours aider et soutenu, même lorsque j'ai découvert que j'avais un don particulier... ils l'ont su avant moi, et ne m'ont jamais rejeter. Même si auparavant j'avais beaucoup d'amis, je me sentais différent, alors ils se sont tous éloignés de moi comme je me suis éloigné d'eux. Quand j'ai commencer à vouloir contrôler mon pouvoir, je me suis un peu renfermé, j'ai pris des distances parce que je devais explorer ce don tout seul. Aujourd'hui, je n'ai pas vraiment d'amis, mais je me sens bien, j'aimerais que tu sois heureuse, comme moi... »

Le jeune garçon lance ces derniers mots sincèrement, c'était son souhait le plus chère que de pouvoir la voir heureuse, joyeuse, un beau sourire aux lèvres et l'approcher sans la faire trembler. Une chose est sure, inconsciemment, il s'attache de plus en plus à elle...  


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Syria

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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeJeu 13 Nov - 19:52

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis



L'angoisse et la nervosité courent sur les cœurs des deux jeunes gens, chacune sillonnant leurs êtres avec fracas pour des raisons différentes, souriant avec malveillance devant l'effet de leur terrifiant pouvoir. La première est envahie d'une panique palpable, incapable de contrôler les émois de son corps tandis que les tremblements l'agitent sans jamais se lasser. Le second est gagné par un stress étrange, apeuré à l'idée de terrifier de plus belle la demoiselle aux cheveux immaculés.

Incarnation de l'innocence, la petite fille possède en son âme l'esprit passionné de la danse se battant avec ferveur contre ses sombres souvenirs mais bien souvent, il subit une défaite cuisante, mourant dans l'agonie pour mieux revenir le lendemain et recommencer son cercle infernal. Son passé s'est imprégné dans ses pensées, les dévorant avec forces et convictions.

Toute la douceur du monde se glisse à travers les mains du jeune garçon et aussi puissantes soient-elles devenues, elles échouent irrémédiablement dans leur entreprise. Se posant l'espace d'un instant sur le visage à la peau mate de la fillette, elles comprennent instantanément leur erreur. Les sanglots ravagent ses joues dans un torrent de peur et d'horreur comme si les diamants de ses yeux se brisaient pour tomber sur le sol.  Une effroyable violence se traduit dans ses tremblements tandis que ses faibles bras se débattent avec la même force qu'un chaton.

Une fois relâchée par son innocent bourreau, l'enfant laisse ses jambes fines se redresser brutalement pour courir se réfugier contre l'immense tronc d'un arbre à quelques mètres d'elles. Les racines et les branches semblent danser légèrement comme pour resserrer leur protection autour de la jeune demoiselle. Ne pouvant plus retenir son haut-le-cœur, le son caractéristique d'une nausée lui échappe et quelques monceaux s'écoulent sur l'herbe verdoyante.

Son cœur bat à une vitesse folle, manquant de lui arracher la poitrine tandis qu'une phobie incommensurable danse avec cruauté dans ses iris de cristal, sa compagne l'angoisse la suivant avec délices, toutes deux éclatant de rire, fières de leur forfait. Elles manquent de s'étrangler tant leur hilarité est puissante lorsque le garçon reprend la parole. Les mots sont incapables de les atteindre tant leur pouvoir est grand, leur naïve victime secoue la tête en se bouchant les oreilles pour ne plus les entendre, son âme refusant de les attraper comme vérité.
Ses pupilles dissimulées dans ses petites mains, la fillette ne s'aperçoit pas que le jeune homme s'est relevé, tremblant, et que son visage exprime sa tristesse devant les réactions de panique de la danseuse à la chevelure de neige.

Une brusque tension se glisse dans l'atmosphère avec mille violence. Les couleurs s'effacent des fleurs, les arbres se tendent à la manière d'un arc, l'herbe s'agite avec désespoir tandis que les yeux des animaux ne cachent pas leur vive colère. L'air se teint d'une peinture d'angoisse et de menace, comme si la nature s'était figée l'espace d'un instant, attendant le bon moment pour se déchaîner sur celui qu'elle considère comme le responsable de l'état de leur jeune déesse, un criminel en puissance qu'il devient nécessaire d'écarter !

Au moment où tout va basculer, de la surveillance à la brutale vengeance, la petite fille lève faiblement le bras. Ce simple signal suffit à apaiser les esprits empoisonnés par la fureur, tous amenant une parfaite obéissance et une dévotion sans bornes à l'enfant.

Après quelques minutes où elle s'exhorte vainement à se calmer, son rythme cardiaque encore emballé dans une course effrénée,  les doigts de la jeune danseuse franchissent les frontières de la panique pour s'exprimer avec grâce sans jamais cesser de trembler.

Toute confiance en soi agonise au sein de l'âme de la petite fille, vaincue par la manipulation et les mots violents qu'elle n'a que trop souvent entendus au point de les prendre pour seule et unique vérité. Incapable de se reconnaître comme un individu à part entière, elle ne vit qu'à travers les yeux de ses bourreaux, assimilant leurs insultes à une une infinie réalité. La violence de ses mots est à deux doigts de réaliser leur objectif secret, briser à la manière d'un puzzle le cœur du garçon et l'amener sur le chemin de l'abandon. La noirceur, reine divine de l'âme de la fillette, ne peut renoncer à son immense emprise sur sa victime, se délectant de ses souffrance et de sa solitude.  


« Je ne voulais pas te faire peur... non, non, je ne veux pas que tu aies peur de moi, je te supplie de me croire, je suis triste de te faire tant de mal alors que ce n'es pas mon intention, tu mérites tout l'or du monde et toute mon attention, tes yeux sont beaux, comme toi, tu es belle, une enfant de la nature,  il faut que tu le croies, tu as ta chance comme tous les autres, Tu... Tu... »

Le discours est débité avec convictions et sincérité, les mots s'entrechoquant les uns sur les autres à la manière d'une musique improvisée. Le visage caché entre ses mains, l'enfant ne voit pas que les pieds de l'adolescent ont le culot de le faire doucement avancer. Elle secoue une nouvelle fois la tête, ses yeux fermés refusant obstinément cette franchise dont il fait preuve avec naïveté.

Une voix familière sortie de nul part vient résonner en son esprit avec tendresse, déclenchant un sursaut de peur chez la petite fille. Les mots s'enfilent telles les perles d'un collier. En elle, la confiance arrive à se relever lentement, encore affaiblie mais ayant suffisamment de puissance pour tenir debout et redonner une force de volonté foudroyante à sa propriétaire. Si elle prend la peine de la surveiller de si loin alors la fillette n'a pas le droit de l'ignorer, surtout pas après tout ces rares moments de bonheur qu'elle a pu lui offrir dans son existence torturée.

Surmontant un violent haut-le-cœur désirant franchir ses lèvres rosées, elle lève lentement ses doigts avant de les rabaisser à nouveau pour finalement les relever avant de les laisser tomber à la manière d'une poupée de chiffons. L'étrange manège dure quelques minutes avant que la volonté de la langue des signes ne reprenne le dessus sur son âme encore trempée par la peur.

Sans qu'elle n'en ai réellement conscience tant la puissance de ses doigts la transporte, eux mêmes indépendants de leur propriétaire, les mots s'alignent avec dextérité, s'emmêlant délicieusement  en compagnie de la prononciation. Accomplissant des efforts à la limite du miracle divin, elle demeure assise sur le sol, demandant timidement au garçon s'il accepte de raconter son histoire ? N'ayant aucune connaissance dans le domaine des bonnes manières de ce monde, elle ignore combien ce genre de questions peut être inconvenant mais sa naïveté s'y accorde merveilleusement bien, pardonnant amoureusement ses possibles outrances.

Ses yeux de diamant  se détachent de ses mains pour lentement se poser sur l'image de l'adolescent prenant la position du tailleur pour s'asseoir non loin d'elle tout en conservant néanmoins une certaine distance. Doucement, elle ferme les paupières afin d'acquérir une meilleure concentration sur les propos de son interlocuteur et bénéficier d'une meilleure traduction. Elle n'ignore pas que si elle le regarde, la crise de panique peut revenir au galop sans qu'elle ne puisse la contrôler sans compter que ses iris transparents n'ont que trop tendance à provoquer le mal être chez tous ceux osant les croiser.


« Je suis arrivé ici par hasard, je ne savais pas que j'arriverais dans ce grand château lorsque j'ai traversé les barrières lumineuses. Quelque chose m'y a poussé, et je suis arrivé là. J'avais des parents que j'aimais et qui m'aimaient aussi, ils m'ont toujours aidé et soutenu, même lorsque j'ai découvert que j'avais un don particulier... ils l'ont su avant moi, et ne m'ont jamais rejeté. Même si auparavant j'avais beaucoup d'amis, je me sentais différent, alors ils se sont tous éloignés de moi comme je me suis éloigné d'eux. Quand j'ai commencé à vouloir contrôler mon pouvoir, je me suis un peu renfermé, j'ai pris des distances parce que je devais explorer ce don tout seul. Aujourd'hui, je n'ai pas vraiment d'amis, mais je me sens bien, j'aimerais que tu sois heureuse, comme moi... »

Les derniers mots s’essoufflent dans une sublime sincérité tandis que la tendre sorcellerie des lieux s'opère en insérant dans l'esprit de la demoiselle à la chevelure immaculée la transcription de cette langue dont elle ne connaît rien en une plus familière. Ses yeux de cristal s'ouvrent brusquement sur le monde, son corps émettant un sursaut apeuré. Elle secoue lentement la tête, une expression oscillant entre la tristesse et l'envie sur son visage mat. Les larmes ne cessent jamais de courir sur son visage mais les éclats transparents révèlent cette fois ci un autre sentiment que la phobie, comme une innocente jalousie. Ses doigts se lèvent et avec hésitations, dessinent la sincérité candide de l'enfant.

-Lan...Lan n'a n'été zeuweux...Papa ny Maman n'à Lan n'aimaient Lan..n'y dizaient voui n'a sa mazie...Né wai que Lan n'été cheul...mais ne l'a voulu...Sisi peut pas n'être neuweuze nomme Lan...Sisi n'auwait là nu nailwe...Papa ny Maman Sisi nété michants... (Loan...Loan a été heureux...Papa et Maman de Loan aimaient Loan...Ils disaient oui à sa magie...C'est vrai que Loan était seul...mais il l'a voulu...Sisi ne peut pas être heureuse comme Loan...Sisi n'aurait pas dû naître...Papa et Maman de Sisi étaient méchants...)

Si l'enfant est incapable de créer de la haine et autres formes de cruauté de par sa candeur même, il n'en demeure pas moins que son cœur se serre lorsque ses doigts dansent ces mots. Elle aurait donné ciel et terre pour pouvoir bénéficier de cette vie racontée par l'adolescent. Certes, il connaît aussi la solitude de par sa volonté de s'éloigner à cause de la magie baignant en lui, mais elle ne pourra jamais être aussi terrifiante que celle de la petite fille. Le fossé de leurs différences s'élargit comme pour mieux devenir un ravin infranchissable.

-Aie confiance, petite Sisi...Le rideau du malheur s'est refermé..Laisse une nouvelle vie venir à toi...Laisse tes doigts raconter ton histoire avec tes propres mots...

Un sursaut surpuissant traverse violemment le corps frêle de la demoiselle incarnation de l'immaculée.  Ses yeux de cristal s'écarquillent tandis que le discours ne se murmure qu'au sein de son seul esprit comme pour mieux la terrifier et mieux l'obliger à affronter ce gouffre lui procurant tant d'horreur. Tombant lentement en arrière, son dos touche le sol avec délicatesse, s'allongeant sur l'herbe verdoyante tandis que ses yeux transparents affrontent courageusement la lueur éclatante du soleil. Pourtant aussi puissants soient-ils, ses rayons ne font que se cogner et se reflètent irrémédiablement dans les iris cristallins de la petite fille. Mille et une questions courent en son âme, sans jamais trouver de réponses, manquant de sombrer dans la folie la plus pure.

Après quelques minutes sans qu'elle ne fasse preuve d'une quelconque réaction, plongée dans ses réflexions et son âme luttant férocement contre sa phobie lui susurrant de fuir quoi qu'il puisse lui en coûter, elle finit par lentement relever le dos sans jamais quitter sa position assise. Ses pupilles de diamant se posent sur ses doigts fins, les regardant s’élever pour dessiner ce qu'elle n'aurait jamais cru possible de toute son existence.


-Sisi loit liwe n'a Lan...Lan né nun nachon nowmal...né va leu êle liwe Sisi né ment...mais Sisi...lit wai...Sisi chait né pas fachile...Sisi né né n'un zouw de lwan soleil...Wobin, lé louzin Sisi...né né le même zouw...n'une linuwe n'avant Sisi...cilé n'un zouw lanwe chaleuw...zamais vu n'avant...N'un wechow...mais Sisi n'y Wobin pas né n'ichi...Né Loan nonnait .nomment n'on lit...na voui...lézenles...we...welizieuzes ? (Sisi doit dire à Loan...Loan est un garçon normal...Il va peut être dire que Sisi ment...mais Sisi...dit vrai...Sisi sait que ce n'est pas facile...Sisi est née un jour de grand soleil...Robin, le cousin de Sisi ...est né le même jour...Une minute avant Sisi...C'était un jour de grande chaleur jamais vue auparavant...Un record...Mais Sisi et Robin ne sont pas nés ici...Est ce que le garçon connaît les...c'est comment qu'on dit ? Ah oui...légendes...re...religieuses ? 

La religion, un terme censé réunir les hommes mais ne fait finalement que mieux les diviser. Sous prétexte d'amour à leur divinité, ils peignent la haine dans toute son horreur, rejetant, frappant et tuant ceux qu'ils considèrent comme indignes. La petite fille se souvient des cours en compagnie du fils de sa tante,  donnés par sa marraine où tous deux apprenaient l'immense chapitre historique consacrée aux diverses guerres de religions sans qu'aucun des deux n'en saisissent les motifs, chacune leur paraissant plus absurdes les unes que les autres.  Mais pourquoi la fillette évoquerait-elle des récits qui sont liés à ce domaine ?

Le mystère entoure en permanence cet enfant aux yeux si déroutants de par leur pure transparence. La blancheur immaculée aux reflets nacrés de ses cheveux s'allie à ses pupilles pour lui conférer un physique hors du commun, un tel phénomène peut-il s'expliquer ou doit-il demeurer une énigme éternelle ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeDim 23 Nov - 16:41


Tous les mots qui vont à l'encontre de la jeune fille sont d'une sincérité absolue, il se dévoile à elle à cœur ouvert, essayant au mieux de lui communiquer sa profonde amitié, de lui faire comprendre qu'il ne lui veux absolument aucun mal et qu'au contraire, il désire de tout son être de l'aider à affronter, surmonter ses peurs.

Il se doit de rester auprès d'elle, la quitter alors qu'il provoque de si violentes réactions en elle lui paraît bien trop triste. Les réactions de la jeune enfant influencent le jeune Loan qui sent une grand désespoir l'envahir à chacun de ses soubresauts, il ne peut pas s’empêcher de s'en vouloir, inconsciemment d'être un représentant d'une gente qui lui a fait tant de mal. Les brides de son histoire achèvent de quitter ses lèvres pour expliquer plus amplement à son interlocutrice ce qui fait de lui ce qu'il est, une famille aimante, une vie agréable, du soutien, de l'amour, tout ce qui lui manque.

Le regard de l'adolescent fait de nombreux vas et vient entre la fillette et le sol, il se retient parfois de la regarder trop intensément pour ne pas la mettre mal à l'aise, il ne veut pas lui faire plus de mal encore que ce qu'il lui en fait involontairement.

L'adolescent aimerait essuyer les larmes qui coulent sur son visage, ses doigts hésitent parfois, se levant, pour retomber ensuite, il ne peut la toucher si elle ne lui en donne pas la permission. Lorsque l'enfant s'exprime à nouveau dans sa langue et que les mots s'insèrent dans son esprit, l'adolescent comprend que le fossé entre eux est immensément grand, l'enfant n'a aucune confiance en elle même, déchirée par les êtres qui auraient du lui apprendre à vivre correctement il semble qu'elle ne pourra jamais accorder sa confiance à quiconque d'autre que la nature qui l'entoure et les animaux qui viennent lui apporter leur incommensurable soutien.

Il ne connaît pas ses parents, mais il leur en veut d'avoir pu faire souffrir une si belle enfant de la terre. Le corps de la jeune Sisi tremble tout à coup plus violemment, il n'en connaît pas les raisons et craint une nouvelle réaction un peu plus dur à encaisser.

Se préparant psychologiquement à devoir affronter une fois de plus la violence des réactions de son interlocutrice, il la voit étonnement s'étendre au sol, exposant aux rayons du soleil son magnifique minois et son corps d’adolescente, Loan se tient assit à côté d'elle, en tailleur, ses lèvres laissant parfois apparaître quelques sourires, attentif à tout ce qui se passe autour de lui. Il sent son cœur battre un peu plus fort dans sa poitrine en se sachant si proche d'elle, une de ses mains frôle presque la sienne, elle reste ainsi quelques instants dans cette position avant de se redresser tout juste assez pour pouvoir laisser libre cours à ses doigts de s'exprimer.

yeux pétillants, Loan approche un peu plus son visage avec attention, apprenant qu'elle est née un jour de grand soleil, et qu'elle a un cousin, un cousin qui aurait pu être un jumeau au vu de l'écart maigre entre le temps de leur naissance.

Ils n'étaient pas né ici, et Loan n'en doutait pas, une si belle créature qui lui semblait si spécial et différente ne pouvait être née parmi tout ces êtres ordinaires. Les prunelles bleutées du garçon se teintèrent de toutes les questions qui lui traversaient l'esprit, sans s'en être réellement rendu compte, il s'était un peu rapprocher, de sorte que ses doigts touchent les siens, absorbé par ses pensées les ''légendes religieuses'' piquèrent un peu plus sa curiosité.

Pourquoi donc voulait-elle aborder ce sujet ? Loan ne comprenait pas, son esprit encore jeune et son manque de connaissances ne le lui permettaient pas, mais il ne voulait pas l'offenser, alors d'une petit voix, il lui répondit.

« Je ne sais pas grand chose des légendes religieuses, à part ce que l'on m'apprend à l'école... »



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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeJeu 27 Nov - 22:00

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant





Syria et Loan Millezis


La sincérité se peint avec magnificence dans l'atmosphère, s'échappant de son créateur aux cheveux d'ébène.  Les mots se cognent un à un dans le cœur bardé de diamant de la petite fille aussi fragile que du cristal. Le désir d'amitié chute dans le vide vertigineux de son âme sombre, comme si toute forme d'espoir s'était volatilisée à jamais.

Les yeux de miroir de l'enfant reflètent son incompréhension et sa terreur tandis que les larmes coulent avec force sur son visage à la peau mate. Pourquoi est ce que l'esprit du jeune homme refuse d'écouter la vérité dans son horreur absolue ?  La gente masculine dans son ensemble provoque en elle des violentes crises s'angoisse et jamais sa peur ne pourra se calmer, immuablement enfermée en son être. Ses pensées perçoivent les propos de son interlocuteur a qui  elle s'est sentie obligée de lui demander de raconter son histoire. Sans cette voix s'immisçant en son être et lui offrant un soupçon de courage, voilà bien longtemps qu'elle se serait enfuie pour retrouver sa solitude protectrice.

Amour et soutien malgré les quelques épisodes d'isolement, le garçon a bénéficié de tout ce qu'elle n'aurait jamais pu espérer effleurer du bout des doigts ni même en rêve.  Un dessin de jalousie enfantine se glisse dans son âme tandis qu'un éclat de pur chagrin brille dans son regard translucide. Malgré toutes ses belles promesses, lui non plus ne peut la fixer longtemps, détournant irrémédiablement les yeux.  Ne lui a t-il pas certifié qu'il ne lui ferait jamais de mal ? Un mensonge de plus qu'elle reçoit de plein fouet avant qu'il ne vienne sombrer avec agonie en son être.  

Ses doigts fins s'agitent avec dextérité et grâce pour venir nourrir le sentiment de la rancœur avec son innocence puérile et ses mots écorchés.  Le gouffre des différences entre les deux jeunes gens ne cesse de s'élargir, révélant ses crocs puissants pour y dévorer le moindre pont osant y naître même l'espace d'un instant. Détruite par ceux là mêmes qui auraient dû tout faire pour la protéger, la fillette repousse toutes tentatives visant à réconcilier son confiance en elle perdue et son âme.


-Aie confiance, petite Sisi...Le rideau du malheur s'est refermé..Laisse une nouvelle vie venir à toi...Laisse tes doigts raconter ton histoire avec tes propres mots...

La mystérieuse voix empreinte d'une douceur infinie tombe dans ses pensées et un sursaut plus violent que les autres agite le corps de l'enfant le temps d'une seconde tandis que ses yeux de diamant s'écarquille sous le coup de l'émotion.

Son dos s'étend lentement sur l'herbe verdoyante tandis que ses iris de cristal rencontrent les puissants rayons du soleil. Aussi majestueux soient-ils, ils ne font que se cogner dans ces pupilles transparentes, l'astre du jour lui même reconnaissant  le respect offert à la petite fille de la nature, protégée par tous ses habitants,  végétaux et animaux compris. Les mille et une questions s'enchaînent en son esprit à la manière d'une tornade avant d'être déchus dans un ravin, frontière entre la raison et la folie.

Pressentant la proximité de leurs mains, l'enfant écarte la sienne de celle du garçon d'un geste subtil avant de doucement se redresser et laisser l'infinie volonté de ses doigts contrôler ses dires comme totalement indépendants du reste de son corps.

Peut être ne pourra t-il jamais la croire, son histoire semblant bien trop démesurée pour être réelle. Pour le moment sa langue des signes murmure doucement qu'elle est venue au monde un jour de grande chaleur jamais ressentie auparavant comme si  le soleil avait revendiqué ses enfants.  Une  légère minute avant elle, son cousin nommé Robin poussait son premier cri à croire que leurs destins étaient liés depuis le tout début.

Au vu de sa longue chevelure de neige nacrée et de ses yeux cristallins, il semble clairvoyant à présent qu'elle n'est pas née en cet étrange pays.  Bien qu'une infinité de questions se forment au sein des yeux du jeune homme, ce n'est pas son interrogation qui préoccupe la demoiselle.  Ses doigts masculins touchant les siens, une abomination sans nom qui la pousse à les retirer vivement, une lueur de panique dans le regard avant de reculer encore de quelques mètres.
S'exhortant de se calmer son rythme cardiaque intensif et sa respiration folle, seule la puissante sorcellerie l'entourant en permanence a pu lui prodiguer la réponse de l'adolescent pour qu'elle vienne s'immiscer en son esprit.


-Je ne sais pas grand chose des légendes religieuses, à part ce que l'on m'apprend à l'école... 

Encore des mots qu'elle ne comprend pas, enfermés dans son manque de connaissances concernant cette langue appelée le français.  Lentement, elle tente de décoder une à une les sonorités entendues pendant que son esprit s'apaise.

École ? Voilà bien un fait dont elle n'a jamais eu vent. Se remémorant ses moments de classe, aucun souvenir avec ce nom précis ne lui vient en mémoire.  Durant tout le temps de sa réflexion personnelle, elle penche tendrement la tête sur le côté comme elle a l'habitude lorsqu'elle ne saisit pas un concept ou qu'elle réfléchit.  Conservant ce geste physique, elle lève ses doigts avec douceur pour qu'ils viennent souligner silencieusement sa curiosité naïve.


-Palon...mais Sisi ché pas...né loi nélole ? Né mot n'exile pas...lange Sisi...(Pardon..mais Sisi ne sait pas...c'est quoi l'école ? Ce mot n'existe pas...dans la langue de Sisi)

Fermant lentement ses yeux de diamant, la fillette tente de matérialiser des brides de son passé dans son esprit. Le visage souriant aux tendres yeux bleu entourés de longs cheveux d'un blond presque blanc tant ils sont emplit de pureté énonce ses préceptes d'une voix douce.  Elle a retenu beaucoup de connaissances mais elle est certaine de n'avoir jamais entendu un tel mot au sein de son langage maternel. Décidément, il semblerait que les différences entre les cultures et les modes de vie des deux jeunes gens ne cessent de se montrer avec véhémence.

Les pupilles se rouvrent sur le monde et le cristal de son regard manque de s'effriter de surprise devant la sublime improvisation théâtrale.  À plumes ou à poils, à deux ou quatre pattes, une trentaine d'animaux se réunit devant la petite fille. Leurs corps tombent avec délicatesse sur le sol, leurs membres dessinent des angles parfois inquiétants mais aucun d'eux ne paraît en souffrir.  Tous sourient avec adoration et espoir comme si leurs volontés s'étaient unies en une seule et unique.

Le cœur en proie à l'incompréhension, l'enfant se lève sans dissimuler sa panique se lisant dans ses pupilles translucides mais celle fois ci, elle n'est plus destinée envers elle même mais pour ses amis pour qui elle accorderait toute la confiance du monde, la faune. Des gazouillements d'oiseaux résonnent près de son oreille et magicienne des mots qu'elle seule est capable de comprendre, elle laisse ses doigts fins s'illuminer pour que ses pouvoirs naissent avec magnificence. Sous ses pieds, les brins d'herbe s'allongent avec force pour la porter avec légèreté. Sans jamais perdre son équilibre, demeurant debout sur le fin gazon à quelques mètres de hauteur, ses yeux transparents observent le contrebas.

Si elle était capable de pousser un cri de surprise, nul doute qu'elle l'aurait fait mais la frontière s'érigeant devant son mutisme n'a cesse de gagner en puissance depuis des années.  Les croyant malades au départ, la jeune demoiselle aux cheveux de neige comprend désormais que leurs corps allongés dessinent habilement des formes qu'elle connaît par cœur.

Pour l'aider à mieux trouver ses mots et ses souvenirs, ses amis peignent volontairement les signes spécifiques à sa langue natale. Vu d'en haut, elle arrive à lire le terme pouvant l'aider à mieux être comprise du garçon. Sur la droite, son cœur se serre d'émotions lorsqu'elle déchiffre le prénom de sa marraine grâce à l'habileté des six lapereaux venus le câliner un peu plus tôt.
Les brins d'herbes géantes la déposent sur la terre ferme avant de reprendre leur taille normale sous l'impulsion de l'enfant. Les animaux se lèvent et semblent lui sourire avec amour avant d'incliner la tête devant elle.  Lentement la petit fille regarde ses doigts, longtemps porteurs de malédiction et de souffrance, avant qu'elle ne ne les amène à danser avec grâce.


-Sisi lit méchi n'au n'animaux....zont lessinés n'un mot...poul Lan né lompwenne mieux Sisi...Lan ché chouvient né Sisi né ment pas...même chi chozes né louwwé pas wai poul Lan...lé sont...Lan né nonnait la...n'a welizion...lélienne ?Lan lit n'a Sisi né nil ché... (Sisi dit merci aux animaux...ils ont dessinés un mot...pour que Loan comprenne Sisi...Loan se souvient que Sisi ne ment pas...même si les choses pourraient ne pas être vraies pour Loan...elles le sont...Est ce que Loan connaît...La religion chrétienne ? Loan n'a qu'à dire à Sisi ce qu'il sait...)

Le mystère s'épaissit tel un brouillard autour de la fillette au don sur la nature. Elle paraît s'accrocher à cette étrange idée de la religion comme une bouée de sauvetage dérivant en pleine mer pourtant son instinct lui souffle de commencer par ce point plutôt que de lancer l'effroyable et atroce vérité alors qu'il serait moins douloureux pour elle comme pour l'âme allant accueillir cette histoire.  

Il est souvent dit que les yeux sont le miroir de l'âme et pourtant, aussi transparents soient-ils, jamais les iris de cristal ne livreront de secrets. Seuls ses doigts et sa fragile volonté provoquée par la mystérieuse voix ont le pouvoir de réaliser ce rêve fou.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeMer 14 Jan - 0:31


Le jeune garçon dénommé Loan se pose de nombreuses questions. Il est tourmenté par tout un tas de sentiments différents qui envahissent son cœur et son âme pour le torturer tout autant que l'enfant face à lui l'est. Il est triste, triste de constater le gouffre entre les deux jeunes gens qui semble presque insurmontable. Mais il est également en colère, en colère contre les individus qui ont fait tant de mal à un petit être si fragile, une fillette qui ne demandait qu'à être aimée, réconfortée, rassurée par des parents qui n'ont pas su assumer leur rôle.

Pourtant, une sensation dépasse toute déception, toute douleur. Son cœur qui bat un peu plus fort dans sa poitrine et son esprit qui ne peut plus penser à autre chose que la jeune Sisi, il s'attache à mesure que l'espoir d'une relation paisible avec elle semble s'éloigner. Depuis qu'il a posé les yeux sur elle, elle est devenu le centre de son attention, le centre de son monde.

Il avait partagé avec elle un peu de son histoire, et bien qu'avoir tenter un contact doux en vain, il ne pouvait abandonner l'idée de se rapprocher d'elle, d'être présent et de lui apporter peut être quelques brefs instants de bonheur.

La belle enfant semble vouloir amener leur conversation vers un autre sujet, Loan la suit à pas de loups sans forcément comprendre où elle veut en venir, se dresse entre eux la barrière de la langue et de l'éducation, ils n'ont pas apprit les mêmes choses de sorte qu'elle ne savait pas même ce qu'était l'école. Une école que tout enfant ici bas fréquentait depuis son jeune age et qui permettait à tous les individus de se comprendre, pourtant, elle était si différente que tout deux peinaient parfois à se comprendre.

Loan la reprit d'une voix douce, essayant de lui expliquer avec ses mots ce que pouvait être l'école.

« L'école... Eh bien, c'est lorsque des adultes qui ont plus de connaissance que toi t’apprennent des choses, l'histoire, les langues, ils t’apprennent à lire, parler, compter... est-ce que tu vois de quoi je parle ? »

Son sourire est tendre et son regard en dit long sur ce qui se passe au fond du cœur du jeune homme, pourtant un nouvel événement lui fait ouvrir de grands yeux, alors que la belle enfant se tient tout près de lui, de nombreux animaux, amis de la douce viennent à son encontre pour semble-t-il faire parler leur enveloppes charnelles, le garçon ne cache pas sa stupeur, avec tout autant d'innocence que de tendresse, ses lèvres forment un ''o'' d'étonnement.

Les animaux parlent à Sisi avec leur corps sans que lui ne comprenne ce qu'ils veulent lui dire, à nouveau, l'enfant est portée par la nature pour s'élevée au dessus du sol; sa beauté est éblouissante, ses longs cheveux nacrés s'élèvent derrière elle, son corps svelte à la peau laiteuse font bondir le cœur du garçon, les expressions s’enchaînent sur son visage sans qu'il ne parvienne à articuler le moindre mot, bouleversé en son sein, il reste le temps d'un instant tout aussi muet que l'est la jeune fille.

La belle reprend bien vite place auprès de lui pour lui expliquer ce que viennent de faire tous ces animaux, il acquiesce d'un hochement de tête émerveillé et pose à nouveau son regard sur elle, un regard empli de tendresse, de toute la douceur dont il est capable et écoute ses paroles captivantes.

Se concentrant un instant, il essaye de mobiliser toutes ses connaissances sur la religion, bien qu'elles soient maigre, il lui fait part de ce qui lui vient à l'esprit.

« J'ai appris qu'il y avait différentes religions... pour la religion chrétienne, je sais qu'il y a un dieu, au paradis, et des protecteurs je crois... des anges il me semble, mais je ne suis pas sur, je ne connais pas beaucoup de choses là dessus... »



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Syria

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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeJeu 22 Jan - 20:04

Sois patient avec l'enfant

aux yeux de diamant




Syria et Loan Millezis



Le manège diabolique tourne encore et toujours au sein des pensées de la jeune enfant aux yeux de diamant. Un triste jeu où les dés truqués ne font que tomber sur la face grimaçante de ses souvenirs, le tout serrant son cœur dans un élan d’horreur. Son passé ne cessera jamais de la hanter et l’image machiavélique de ceux qui lui ont donnée la vie dans un rôle détourné, lui procurant mépris et violence alors que son âme ne réclamait qu’amour et bonté, lui procure toujours autant de mal.

Le gouffre entre les deux mondes de la fillette aux cheveux de nacre et le garçon au cœur optimiste continue irrémédiablement de s’agrandir, toujours plus profond et sombre. Leurs rares points communs sont à l’agonie, poussant un râle de désespoir sur les rochers tranchants du précipice. Leurs différences s’envolent, exaltantes d’arracher la victoire avec mille facilité. L’éducation, la langue et la manière de communiquer ne font que s’opposer avec violence.

Le partage de quelques infimes monceaux de son passé ne suffira pas à opérer un quelconque changement entre les deux jeunes gens. La peur ne pourra jamais cesser de la dévorer, plantant ses crocs déchirants sur son âme. Elle ne peut concevoir de s’approcher du bonheur ni même de le frôler du bout de ses doigts silencieux.  

La voix du garçon résonne de nouveau dans l’atmosphère et la petite fille tente d’en assimiler les mots sans succès. Seule l’aura magique l’entourant lui permanence lui permet de comprendre tous les discours de ses interlocuteurs et réciproquement. Elle ne pourrait jamais imaginer vivre autrement, sa voix demeurant enfermée au fin fond de son esprit, à l’agonie et obstinément silencieuse depuis de longues années.

Ses pensées lui renvoient la traduction des paroles du jeune homme et elle écarquille doucement ses yeux de diamant. Levant le regard au ciel, elle semble réfléchir, fouillant dans les tréfonds de sa mémoire pour tenter d’en ressortir une connaissance qu’elle aurait acquise mais elle ne ramène que du vide. École…de sa jeune vie, elle n’a jamais entendu un mot pareil. Elle se souvient de l’éducation qu’elle a reçue et avant qu’elle ne plonge dans le mutisme, elle maitrisait parfaitement une dizaine de langues. Désormais, elle en possède une parfaite connaissance écrite mais la chance n’est pas au rendez-vous, celle employée dans cet étrange territoire ne fait pas partie de sa culture linguistique.

La nausée grimpe irrémédiablement à son cœur, elle la retient tant bien que mal pour laisser ses doigts danser avec grâce et exprimer son incompréhension. Bien qu’ayant inculquée de nombreuses connaissances au cours de son enfance, elle a ses failles comme tout le monde et elle préfère demander, quitte à passer pour un être naïf et ignorant, que de demeurer sans réponses alors qu’il lui reste tant de choses à apprendre.

« L'école... Eh bien, c'est lorsque des adultes qui ont plus de connaissance que toi t’apprennent des choses, l'histoire, les langues, ils t’apprennent à lire, parler, compter... est-ce que tu vois de quoi je parle ? »

Pourquoi un mot aussi dur à l’oreille pour une définition  aussi simple et belle ? Privée du moindre son sortant d’entre ses lèvres, elle s’est réfugiée à corps perdu dans le cumul de connaissances bien qu’elle ait toujours aimé ce genre d’activité, avant même de perdre sa capacité à s’exprimer de manière orale. Ses doigts se lèvent pour parler à sa place, la langue des signes se mouvant avec une candeur infinie.

-Sisi n’a pas cha…lé mot né Lan…mais elle n’a mawwaine Masha…N’appenait chozes n’a Sisi ny Wobin…zuste deux…Né zens n’aimaient pas…Mama Masha né zolie ni nintellizente…zens la voulaient pou…nenfants n’a n’eux n’append chozes navé Mama Masha…Mais Mama Masha né voulait zuste Sisi ny Wobin…Sisi né ché pas ni né lé mot n’a Lan…les notes z’enfants…n’étaient plein…navé dotes ggwands… (Sisi n’a pas ça…le mot de Loan…mais elle a sa marraine Masha…Elle apprenait des choses à Sisi et Robin…juste eux deux…Les gens n’aiment pas cela…Mama Masha est jolie et intelligente…Les gens la voulaient…pour que leurs enfants apprennent des choses avec Mama Masha…Mais Mama Masha voulait juste Sisi et Robin…Sisi ne sait pas si c’est le mot de Loan …les autres enfants…ils étaient plein…avec d’autres grands…)

La naïveté et le désir de connaissances brillent dans les yeux transparents de l'enfant de la nature. Une candeur qui sied avec merveilles à toute la douceur s'échappant de son âme. Si son physique contraste fortement avec les normes, il n'étale pas une possible richesse. Il est courant d'entendre que seules les familles les plus aisées peuvent s'offrir le luxe de professeurs particuliers chargés d'éduquer leurs enfants. La robe bleu turquoise orné de tissu de neige est d'une simplicité extrême, rien qui ne reflèterait une quelconque appartenance à la noblesse ou la haute bourgeoisie.

Son pendentif au cœur doré entouré d'une lune orné d'ailes rosées ne lui confère pas une impression de fortune. Pourtant, il s'avèrerait bien qu'elle et son cousin nommé comme le célèbre archer des légendes anglaises aient eu droit au privilège d'apprendre au sein d'une classe réduite qu'à eux deux. Si le mot n'existe pas dans sa langue, il semblerait que leurs camarades soient allés à cette mystérieuse école où des dizaines d'enfants se réunissent dans une pièce sous l'autorité d'une seule personne.


Les yeux de diamant se tournent lentement vers la source d'un bruit étrange avant de s'écarquiller comme si le cristal se brisait à l'intérieur de son regard. Une trentaine d'animaux se laisse glisser sur le sol, leurs corps tordus en des positions improbables tels des marionnettes sans fils. Elle se lève d'un bond, son cœur battant avec vive inquiétude. Le chant de quelques oiseaux résonne près de ses oreilles avant qu'elle ne hoche la tête avec compréhension, à croire qu'elle  comprend le langage des animaux. Dame Nature a donné  le plus beau de tous les dons à sa fille, incarnation de la transparence dans son éclat le plus pur.

Les brins d'herbe s'allongent à une vitesse phénoménale et sans plus hésiter, la petite fille se laisse porter par leur formidable puissance. S'élevant à quelques mètres du sol, son physique de neige est illuminé de plus belle par les rayons ardents du soleil. Ses longs cheveux de perle tombent avec grâce dans son dos tandis que ses iris de cristal reflètent irrémédiablement le puissant astre du jour, même lui ne peut lutter contre le pouvoir du miroir.

Le regard d’une transparence pure se pose sur le sol où les corps contorsionnés des animaux se succèdent les uns à la suite des autres pour dessiner un signe que seule l’enfant semble capable de comprendre.

Un éclat de clairvoyance traverse ses pupilles et elle hoche doucement la tête avant que les brins d’herbe géants ne s’abaissent avec admiration pour la redéposer à terre et ne reviennent à leur état normal. Les doigts silencieux se meuvent pour peindre la langue des signes avec une délicate naïveté. Avec ses mots puérils et écorchés, elle tente de lui expliquer que ses amis à poils ou plumes lui ont rappelé un mot de sa langue avec leurs corps pour l’aider dans sa conversation, aussi difficile et étrange soit-elle, avec le garçon. D’une candeur inouïe alors que ce sujet est souvent considéré comme fâcheux, elle lui demande de faire part de ses connaissances sur la religion chrétienne. Elle l’écoute lui répondre tandis que les mots sans sens à ses oreilles se fondent dans la barrière magique érigée autour d’elle pour lui transmettre une traduction mentale bien plus compréhensible pour elle qui n’a jamais appris cette étrange langue nommée le français.


« J'ai appris qu'il y avait différentes religions... pour la religion chrétienne, je sais qu'il y a un dieu, au paradis, et des protecteurs je crois... des anges il me semble, mais je ne suis pas sur, je ne connais pas beaucoup de choses là dessus... »

Un éclair entre la crainte et le soulagement électrise l’espace d’un instant les yeux de diamant de la fillette. Quoi qu’il puisse affirmer, il est indéniable qu’il connait les bases en ce qui concerne ce domaine.

Les tremblements reviennent la torturer alors qu’elle baisse la tête, une expression perdue sur le visage. Maintenant qu’elle est à deux doigts, sans mauvais jeu de mots, de dévoiler l’effroyable et terrifiante vérité, elle éprouve une peur panique. Submergée par la honte et la culpabilité, elle sent un violent vertige lui enserrer la tête. Éprouvée au point de s’en rendre malade, elle se laisse porter par de nouveaux brins d’herbe l’amenant quelques mètres plus loin où elle soulage sa nausée temporaire.

Lorsqu’elle revient, ses haut-le-cœur ont disparus mais sa nervosité demeure des plus apparentes de par ses tremblements, quoique plus légers, incessants. La mystérieuse voix de son âme lui insuffle plus de courage qu’elle n’a jamais pu en attraper au cours de sa jeune existence meurtrie, se transmettant dans ses doigts mille et une fois plus gracieux que la sonorité parfois dure de la langue parlée quoi que peuvent en dire les réfractaires. Hésitants et timides, les mots s’envolent avec une grâce instantanée sans que ses lèvres ne s’ouvrent.


-Sisi n’a lit nenlowe n’a Lan…Lan né peut liwe n’a Sisi…né pas wai…mais Sisi pas menliw…Poul zens nomme Lan…né ninloiyable…Même poul zens navé mazie nomme n’ichi… (Sisi dit encore à Loan…Loan peut ne pas croire Sisi…dire que cela n’est pas vrai…mais Sisi ne peut pas mentir…pour les gens comme Loan, c’est incroyable…même pour les personnes avec de la magie comme ici…)

Fermant les yeux l’espace d’un instant, la fillette inspire lentement comme pour mieux respirer et s’infliger une dernière dose de courage avant de relâcher la pression et se jeter à l’eau, ses doigts compensant le silence de son âme.

-Lan n’a lit wai…poul Palawi…ni Yieux…ni n’anzes…Sisi né nonnait…Sisi n’en né n’un…N’un…n’un…n’un n’anze… (Loan a dit vrai…pour le Paradis…et Dieu…et les anges…Sisi connait...Sisi en est un…un…un…un ange…)

Le mot est lâché,  filant dans l’atmosphère à la manière d’une étoile. La vérité se dessine dans son plus effroyable visage, révélant ses crocs acérés. Les rayons du soleil viennent frapper contre les yeux de cristal de l’enfant avant de dévier par la force de la transparence .  

Définies comme des créatures parfaites par définition, les anges jouissent d’un incroyable prestige. Dotées d’ailes couleur de neige et d’une aura lumineuse selon les croyances, ils sont admirés des hommes depuis la nuit des temps pour être proches du dit créateur de la race humaine. Pourtant, ils sont aussi réputés pour ne jamais se mêler à la vie terrienne, demeurant invisibles aux yeux de tous.

Comment un ange incarnation du diamant  s’est-il retrouvé dans ce monde dénué de perfection, le bien le plus précieux de cette communauté ?

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Dernière édition par Syria le Lun 30 Mar - 14:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan)   [Terminé] Sois patient avec l'enfant aux yeux de diamant (Privé avec Loan) Icon_minitimeSam 7 Mar - 16:09


Le jeune Loan sent le fossé qui les sépare ne cesser de grandir, encore, encore pour les éloigner l'un de l'autre alors que tout aurait pu être si simple... Mais les traumatismes qui ont transformé la belle enfant semblent insurmontable, il a foi, il veux croire qu'il finira par parvenir à la délivrer de tout ce mal qui la hante et qui la bouleverse, mais il ne peut s'empêcher de douter.

Sera-t-il possible un jour de réussir à lui redonner le sourire et, par la même occasion, la parole ? Il l'espère de tout son cœur. Un cœur qui ne cesse de se gonfler d'affection pour la belle jeune fille qui est près de lui.

La belle Sisi semble avoir été coupée de toute affection mais non pas d'éducation, même si elle ne sait pas ce qu'est l'école, elle en a apprit les principes, de manière différente, avec des cours particuliers, elle semble en tout cas savoir beaucoup de choses, même si elle est dépourvu d'une chose qui paraît essentielle à Loan : la parole. Pourtant, elle a su trouvé le moyen de s'exprimer, et sans trop qu'il ne sache comment, bien qu'il n'ai pas connaissance de la langue des signes, il peut la comprendre.

C'est sans doute la raison qui fait qu'il se sente déjà si proche d'elle et qu'il sois convaincu qu'il puisse lui venir en aide, pourtant, il n'est pas non plus totalement un adulte, et certaines choses, qu'il n'aurait pas cru pouvoir exister peuvent le choquer.

C'est la prochaine révélation de la belle enfant qui fera grandir plus encore qu'il ne l'est déjà le fossé qui les sépare tous deux. Le jeune garçon s'est longuement demandé pourquoi l'enfant a voulu aborder le sujet de la religion alors que tous deux sont si jeunes et qu'ils ne devraient y porter qu'une faible importance, c'est pour cette raison que le jeune Loan ne sait que très peu de choses sur ce sujet.

Alors il comprend lorsque la belle enfant lui révèle ce qu'elle est réellement. Un ange ? Est-ce réellement possible ? Il a du mal à le croire. Tellement de mal qu'il en est bouleversé. C'est pour lui un élément de plus qui les empêchent d'être plus proches, et c'est ce qui le rend si malheureux au point de faire naître dans ses yeux des larmes salées.

Mais il ne veux pas lui montrer sa tristesse, il craint de dévoiler des sentiments naissants qui pourraient peut être lui faire peur. Il préfère alors partir. Le jeune garçon s'excuse auprès de la belle enfant aux yeux si peu ordinaire.

« Pardonne moi Sisi... tu es si belle... tu es un ange... mais cela nous éloigne plus encore... je suis désolé... Je reviendrai... »

Quelques larmes tombent au sol, le visage empli de tristesse, il disparaît, pour s'endurcir et pouvoir affronter à nouveau la vérité en face, et être capable de conquérir le cœur de cette jeune fille qui l'a totalement bouleversé.

A suivre...


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