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 Ma folie se nomme Makuro.

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MessageSujet: Ma folie se nomme Makuro.   Jeu 19 Déc - 13:40


  ROKKAKU
 
 

 

Suiginto in Rozen Maiden.
Nom : Rokkaku
  Prénom :  Yû (Mais elle est plus connue sous le pseudonyme de Makuro)
  Âge :  19 ans
  Sexe :  Féminin
  Orientation :  Tu la touches, tu meurs <3
  Groupe :  Autre
  Alignement :  Chaotique Neutre
  Pouvoir :  La jeune femme possède un pouvoir destructeur, celui de créer, modifier, et résorber, des trous noirs. Plus sa création sera imposante, plus elle aura de mal à la contrôler. Le trou noir le plus imposant qu'elle put contrôler jusque là fut de cinq mètre cube. Mais elle s'est rendue compte qu'elle pouvait aussi diviser sa création en plusieurs sphères, les rendant plus maniables. Ainsi, elle se bat le plus souvent avec des boules de la taille de son poing, dix étant son maximum. Ses créations sont en général des sphères, mais si elles sont de la taille de son poing, elle peut les faire devenir des disques. Et plus elles seront petites, plus elles pourront avoir des formes diverses. Un talent utile surtout pour tromper les adversaires.
Elle possède une arme démoniaque, qu'elle peut invoquer à loisir : un fusil de sniping. Les avantages de cette arme sont qu'elle peut tirer toutes sortes de balles, et ce, en illimité. Mais surtout la discrétion de celle-ci, aucun risque de se faire chopper avec. Cette arme peut aussi apparaitre sous forme humanoïde, étant alors une jeune femme plantureuse, la peau de nacre, les cheveux courts noirs, et les yeux flamboyants.
Enfin, l'héritage démoniaque de la jeune femme lui permet de faire sortir deux ailes noires une fois que la nuit est tombée, ces ailes pouvant la porter dans les airs de longues minutes. Mais jamais plus de dix.
Il est toutefois intéressant de noter que, hormis son arme démoniaque, Yû ne peut faire appel à ses pouvoirs que lorsqu'elle est en folie meurtrière.
  All you need from me

 
❝ PHYSIQUE ❞
 
On ne dirait pas comme ça, à première vue, mais si si si, Yû a dix neuf ans. Elle reste cependant petite, très petite, avec tout juste 1m55. Autrement dit, il n'a pas prit un centimètre depuis son arrivée à l'académie de magie, il y a trois ans. Elle n'a d'ailleurs pas pris un gramme non plus, pesant toujours à peine cinquante kilos. Elle n'est que peu devenue femme en fait. Ses hanches sont restées très fines, et sa poitrine modeste. Elle possède un corps gracile, agile, athlétique. Oui, athlétique. On ne dirait pas forcément, sous ses jupes et jupons, mais elle a de bonnes jambes Yû. Elle sait courir, que cela soit de l'endurance, ou du sprint. La petite demoiselle est vive, et ses réflexes font d'elle quelqu'un de pas si aisé à battre, même sans qu'elle sorte ses sphères noires.
Son visage est celui d'une poupée en porcelaine, en forme d'une véritable goutte d'eau. Un front rond, une mâchoire anguleuse. Sa peau est pâle, très pâle. Et toute lisse, toute douce. Deux améthystes trônent sur un nez aquilin, fin et des lèvres pincées en permanence d'une bouche minuscule.
Et ses cheveux, ah ses cheveux. Une cascade d'argent et de nacre. La jeune femme possède une chevelure soyeuse, et longue, elle lui arrive dans le bas du dos. Devant, les mèches blanches lui encadrent son petit visage. Le plus souvent, elle les laisse détacher, flotter à l'air. Mais elle sait les mettre en chignon en quelques secondes à peine. Et c'est toujours la première chose qu'elle fera si elle doit/veut se battre.

  A un corps de poupée, rien ne va mieux que des habits de poupée. La demoiselle se vêtit de robes style victorien. Des belles robes occidentales. En général, dans les tons violets, ou pourpres. Voire à la limite, du bleu outre mer, du blanc, du gris, du noir.
Reste que ceci est légèrement encombrant pour se battre, et que Yû ne sait rien faire de mieux que se battre. Alors, il ne faut pas s'étonner qu'elle soit aussi couramment dans un pantalon de toile souple, ce genre de pantalon lui permettant de se mouvoir sans aucune difficulté, et en chemise de soie. Dans les même tons que ses robes. Mais qu'elle soit en robe ou en pantalon, elle aura toujours avec ceci des bottes en cuir à talons aiguilles. Vous savez, ces jolis talons qui vous font prendre presque dix centimètres. Et hop, bonjour, je dépasse (enfin) le mètre soixante !
Dans les rare cas où elle vient chercher la bagarre, et que ceci était parfaitement planifié (oui, bon, d'accord, pas aussi rare que ça...) elle abandonne pourtant toute esthétique. Et c'est vêtue d'habits moulants de cuir qu'elle se déplace. Et en basket. Par dessus cette combinaison, elle porte divers protections, pour ne pas prendre de méchants coups.

 

 
❝ MENTAL ❞
 
En général, il n'est pas bon d'approcher la jeune Yû. Pour cause, si elle n'est pas d'humeur, elle pourrait très bien vous transformer en pâté pour chien. La jeune femme n'a plus aucun contrôle sur elle, sur ses humeurs. Impulsive, colérique, lunatique. Que son apparence de poupée ne vous trompe pas, vous avez face à vous une tueuse psychopathe. Elle ne se connait pas d'amis, que des ennemis. Il faut dire, elle n'avait jamais cherché à s'en faire vraiment, à la rigueur, elle s'était montré presque sympathique avec ceux qu'elle avait cherché à mettre à son service, ceux qu'elle voulait manipuler. Mais ce temps là est finit. Yû ne veut plus manipuler les autres. Il y a ceux qui la font chier, et qu'elle va tenter de tuer, et ceux qu'elle supporte, et qu'elle va donc laisser en paix.
La jeune femme reste quelqu'un de sombre. Elle ne sourit jamais plus que quand elle se "venge" sur quelqu'un qui selon elle l'a regardé de travers, l'a effleuré, ou ce genre de choses. Elle a en quelque sortes des pulsions meurtrières qu'il faut qu'elle expulse. Que ce soit en tuant, ou en torturant, ou simplement, pour les cas les plus légers, en frappant. Elle parle peu d'elle, si ce n'est jamais. Introvertie, personne encore n'a eu la (mal)chance d'être son confident. Et en vérité, espérons que ceci n'arrive jamais.
Yû, c'est avant tout quelqu'un qui n'a plus de réels buts. Qui ne sait plus ce qu'elle doit, ce qu'elle peut, ce qu'elle veut faire. Elle est perdue, depuis qu'elle a compris très exactement ce qu'elle était. Tout lui parait futile, sans importance, à commencer par les autres. Déjà qu'avant, elle n'accordait aucune valeur à la vie d'autrui, mais là, c'est pire encore. En dehors de ses folies meurtrières, on a affaire à une personne mélancolique, qui s’ennuie profondément, et qui pourrait regarder le monde se faire détruire sans sourciller. Elle survit plus qu'elle ne vit, dans l'espoir peut être qu'elle trouve une solution à sa situation. Qu'elle mette un terme à la malédiction dont elle fait l'objet.
Voyons à cela le bon côté des choses. Elle ne veut plus dominer le monde, et si vous l'approchez alors qu'elle est calme, elle ne voudra pas votre peau. Cela lui permet d'avoir quelques clients à son métier quelque peu illégal. Officiellement, elle est détective privée. Elle fouinera dans la vie des autres pour trouver ce qu'il vous faut. Elle en a déjà vu tellement que rien ne l'étonne. En dehors de sa furie, la jeune femme sait se faire discrète, une qualité indispensable après tout pour son métier. Mais officieusement, vous pouvez lui demander de faire bien plus. Obtenir des informations par n'importe quel moyen, tuer, emprisonner, voler... Mais aussi protéger une personne sans que celle ci ne le sache. Tant qu'à la fin, elle a son pactole, Yû se fout absolument de ce qu'elle doit faire. A part une chose. Ne vous avisez pas de la toucher...

My Life

Les Malédictions sont Éternelles

Japon, Époque Contemporaine
Une petite fille regardait une maison bruler. Sa maison. Ses parents, à l'intérieur. Elle n'avait que faire d'un père et d'une mère. Elle n'était pas cette stupide Yû Rokkaku qu'ils avaient mis au monde, et élevé ses cinq premières années, avant de la mettre dans un stupide monastère. Non. Elle était Makuro. Elle était le Mal du Japon, la Souffrance du Japon, et ce, depuis un millénaire. Et elle le serait encore. A nouveau. De tout temps, elle ne se rappelait que d'une chose. De son but. Devenir celle qui dominerait le monde.

Japon, Hiroshima, 6 aout 1945
Elle prenait le thé. Paisiblement. Malgré que l'instant ne soit pas à la tranquillité. En Europe, l'Allemagne d'Hitler avait capitulé. Un personnage qu'elle aimait bien pourtant, cet Hitler. L'on disait qu'il s'était suicidé. Dommage. Il ne savait sans doute rien de tous les moyens qui était à sa disposition pour survivre, revenir, et se venger. Non. Ce n'était qu'un simple homme.
Elle, il faudrait qu'elle parte. Le Japon avait perdu aussi la guerre. Elle ne voyait plus aucune façon de gagner. Elle allait sans doute devoir se faire oublier. Aller aux Etats Unis. Ce pays si grand, il devait y avoir tellement de choses à faire. Ce ne devrait pas être si compliqué que de se faire passer pour une américaine, elle avait eu des cours particuliers avec tous ces soldats qu'elle avait "interrogé".
Puis ce fut le sifflement. L'explosion. La vague de feu arriva sur elle, elle avait juste eu le temps de sortir. Ses trous noirs ne lui servirent à rien. L'on ne pouvait surpasser la puissance de la bombe atomique.

Japon, Époque Contemporaine
Elle a quatorze ans maintenant. Mais tout le monde autour d'elle est persuadé qu'elle en a dix huit. Heureusement, son corps grandit un peu. Mais certains ont eu des soupçons. Elle a eu un mal fou à se faire engager, il y a deux ans de ça. C'est uniquement parce qu'elle arrivait à exécuter tous ses boulots à la perfection qu'on lui foutait la paix. Et aussi parce que ceux qui ont essayés d'obtenir d'elle des aveux sur son âge sont six pieds sous terre. Elle détestait cette époque où être un enfant est si contraignant. Elle a faillit regretter sa hâte à tuer ses parents. Faillit.
Elle ajuste son fusil. En haut, tout en haut d'un immeuble tokyoïte, elle attend que sa cible arrive. Sur la trajectoire de sa future balle, des repères marquent le sens et la puissance du vent. La fenêtre est serrée. Ce tir sera la merveille de sa carrière. Il arrive. Elle presse sur la détente. La balle fuse. Cinq cent mètres plus loin, elle percute une fenêtre, puis entre dans le crane de sa cible. Elle sourit. Tir parfait, comme d'ordinaire. Aussitôt elle range son matériel. Son angle de tir étant le plus compliqué possible, elle juge à un quart d'heure le temps qu'il leur faudra pour arriver ici. Ce n'est pas non plus une raison de trainailler. Dans dix minutes, elle devait être en salle d'embarquement. Direction, les États Unis. Car après le meurtre du Premier Ministre, la police nippone ne restera pas inactive.

Japon, ère Meiji, 1877
« Madame. Votre fusil. »
La jeune femme se saisit de l'arme tendue par le jeune français. Elle visa. Tira. En plein dans la cible. Les officiers étrangers applaudirent. Quelle dextérité chez cette femme, quelle adresse, elle qui n'usait de ces armes que depuis quelques mois.
« L'Empereur ! »
Tous se tournèrent, et s'inclinèrent devant l'Empereur du Japon, y compris elle même. Puis elle s'avança. Déposant son arme au passage. Si elle s'amusait à éblouir la galerie avec ses dons au tir, elle savait qu'elle avait autrement plus puissant pour tous les tuer en un clin d'oeil.
« Takamori-san. Nous aimerons votre expertise. Quel sera le prochain mouvement de votre mari, selon vous ? »
Elle était une sorte de prisonnière de luxe. Mais aussi, une conseillère. Takamori Saigo, l'homme qu'elle avait choisit d'épauler, ou plutôt, de manipuler, pour mener le Japon dans une nouvelle ère. Elle avait du tellement intriguer, assassiner, négocier, pour que le Japon s'ouvre, se modernise, prenne son savoir à l'Occident. Bien sûr, elle n'avait pas été seule à faire tout ceci. Mais sans conteste, elle a été la plus radicale.
Et voilà que son pseudo mari la trompait, en se révoltant contre le nouveau régime. Lui qui avait été grâce à elle Ministre de la Guerre. Et maintenant, l'on se demandait, elle, où était sa fidélité. Elle s'approcha de la carte tactique que les gens de l'Empereur avaient emmené avec eux, puis tapota du doigt dessus.
« Là. Les mines. Sans ces mines, pas de munitions. Sans munitions, votre armée ne vaudra plus rien.... Dans quelques jours je dirais. Ils sont à chevaux, et se déplacent plus vite que vos hommes à pieds. »
Ils acquiescèrent. Bande d'idiots. Pourquoi demander quelque chose d'aussi évident ?
« J'aimerais vous accompagner sur le champ de bataille. Je pourrais vous être utile."
Nous y comptons bien, Madame. »

***

Tout se déroulait parfaitement. Saigo n'utilisait que de vieilles formations, faciles à déjouer, surtout lorsque l'on prenait autant de liberté avec le code de l'honneur qu'elle. Elle n'avait aucun honneur. Miner les terrains. Creuser des pièges. Sacrifier des bataillons. Tout ça, elle faisait, sans même sourciller. La bataille touchait à sa fin. Les derniers samouraïs tombaient sous une pluie de balle. Et son sourire ne fit que s'agrandir.
« Madame ! Le général ennemi a été capturé !
- Amenez le moi ici. »
Elle avait eu le commandement de cette bataille. Après qu'elle ait enfin réussir à convaincre l'Empereur de sa sincérité. Tant mieux. Car il fallait qu'elle fasse taire cet idiot de Saigo.
« Takamori Saigo. Pour s'être rebellé contre l'Empereur, vous méritez la mort.
- Makuro-sama, par pitié, ne me tuez pas... »
Il connaissait mieux que personne sa cruauté après tout. Elle s'approcha de lui, un sourire sadique accroché à ses lèvres, et le frappa. Sept fois. Puis elle se saisit de son fusil, et tira dans le corps de l'homme trois fois. Ses genoux. Son ventre.
« Qu'il se vide de son sang. »
La trahison des hommes de son état major arriva alors. Elle s'y attendait. Et un éclair, ils furent réduits à rien. Ils avaient disparus, tandis qu'elle riait aux éclats.
Occupée à rire, elle ne vit celui qui lui avait servit de mari, en dépit que jamais il ne l'avait touché, lui planter la lame de son katana dans son cœur.

Japon, Époque Contemporaine
« Hello Boss... »
La jeune fille entra dans la pièce où était enfermé depuis une semaine son supérieur. Son chef, dans l'organisation qu'elle avait rejoint trois ans plus tôt.
« Alors, toujours pas décidé à me dire ce que je veux savoir ? »
Elle fixa, amusée, celui qui durant ces trois années avait cru pouvoir l'ordonner sans en subir les conséquences. Tandis qu'elle sortait d'un meuble divers couteau.
« Pourtant, vous savez à quel point je peux faire souffrir un homme. Vous y avez assisté même une fois, vous vous rappelez ? Et encore, à ce moment, je n'ai même pas usé de tout mon talent, et de tous mes savoirs faire... »
Elle rit rapidement, puis fit apparaitre l'une de ses sphères noirs tout près de la tempe de son ex boss. Et rit plus encore en voyant la panique dans ses yeux, tandis qu'elle s'approcha, pour lui ôter son bâillon.
« Aller boss, dites moi tout. Où cachez vous les informations que vous avez prises sur moi. Les codes de vos banques. Tout, je veux tout.
-Va te faire voir salope ! »
Il lui cracha aux pieds. Oui, il n'était pas foutu de lui cracher à la gueule, attaché au sol qu'il était. Elle hocha de la tête de droite à gauche, avant de le frapper. Le ventre, les côtes, la tête, puis elle le piétina.
« Tu devrais être plus poli, petit imbécile. Tu es à MA merci. Et ceci n'est jamais bon signe... »
Elle lança le couteau. Dans son bras. Il hurla, elle se délecta de ce cri.
« Aller, dis moi, dis moi, et j'abrègerais tes souffrances... Dans tous les cas, tu meurs. »

Japon, Époque Edo, 1657
« DIS-MOI ! »
Elle hurlait. Face à elle, une bonne femme se recroquevillait.
« Oh Princesse Démone, je vous pris, acceptez de me croire. Je ne sais pas comment ils ont réussis à bloquer votre pouvoir... »
Aussitôt, Makuro fit pleuvoir sur la vieille sorcière une nuée de coups. Avant de se saisir d'un poignard.
« Si tu ne sais pas, alors, tu m'es inutile... »
Elle s'apprêta à tuer celle qui lui avait quelques années auparavant juré fidélité, en reconnaissant en elle une prophétie, la décrivant comme l'héritière du Roi Démon Oda Nobunaga. En fait, cela n'avait pas été compliqué de tromper cette idiote. Elle avait eu l'avantage d'avoir connu deux vies auparavant cet homme. Et elle avait assassiné ses deux rivaux d'alors, Shinden Takeda et Kenshin Uesegi. Depuis, avec l'aide d'une espèce de secte, elle tentait de prendre le contrôle du Japon, de faire tomber en son pouvoir les Tokugawa. Mais sans son pouvoir, elle se sentait démunie. Et dans toutes les bâtisses les plus importantes d'Edo, une sorcellerie bloquait son pouvoir.
« Princesse Démone, peut être ces lieux ont-ils été bénis... »
A nouveau, les coups tombèrent.
« Pourquoi ? Pourquoi les auraient-ils bénis d'un coup ? Tous les lieux que j'ai besoin de détruire, de faire disparaitre, comme par hasard ! Vous m'avez trahie ! »
Dans un hurlement de rage, Makuro fit disparaitre la femme dans un tourbillon noir. Puis se tourna.
« MONTREZ-VOUS ! HOMME DE TOKUGAWA, MONTREZ VOUS ! »
Les ombres sortirent de leur cachette. Et aussitôt, la jeune femme banda son arc, et tira. Une fois, deux fois. Deux hommes à terre. Leurs comparses bondirent sur elle. Agile, elle évita leur coup, et courut. Ils avaient trouvé parade à son pouvoir ? Alors, elle détruirait la ville d'Edo par le feu. Elle se saisit d'une lanterne. La lança sur une habitation. Les hommes du shogun étaient toujours à ses trousses. Un sourire dément apparut sur ses lèvres tandis que l'incendie prenait. Il faut dire, papier de riz et bois, ça ne résiste guère au feu. Elle tira deux fois encore, faisant tomber deux autres hommes. Ses flèches étaient empoisonnées. Sans antidote, ils étaient condamnés à mourir en moins d'une minute. Elle mit le feu à une de ses flèches, et tira, dans une direction aléatoire, pour propager plus vite encore l'incendie.
« CREVEZ TOUS ! »
C'est alors qu'ils apparurent. L'entourant. Elle ne pouvait plus bouger. Puis elle mourut. Transpercée par le vent. Mais l'incendie qu'elle avait provoqué, lui, ravagea les bas quartiers d'Edo, et fit périr cent milles hommes, dont ses tueurs.

Japon, Époque Contemporaine
Ce lieu, cet endroit... C'était une blague n'est ce pas ? Tant de créatures surnaturelles, tant d'humains doués de pouvoir. Mais surtout, tant d'amour, tant de niaiserie, tant de bons sentiments. Et enfin, Ren. Elle haïssait ce lieu. Mais c'est ici qu'elle obtiendrait ce dont elle avait besoin. Des alliés, des marionnettes, pour son futur. Une cachette, où se faire discrète. Où elle pourrait murir un véritable plan. Cette fois ci, elle ne voulait pas échouer. Et quand tout sera prêt. Elle détruirait cet endroit. Une menace trop grande pour le futur qu'elle voulait en ce monde. Elle ne voulait pas se retrouver avec des gens un peu trop bons sentiments qui l'empêchent de faire ce qu'elle voulait.

Japon, Bataille de Sekigahara, 21 octobre 1600
« Hey petite fille !
-Ferme la Date... »
L'homme et la femme étaient aussi disparates qu'il était possible de l'être. Elle, elle était petite, les cheveux blancs, et ses yeux lançaient des éclairs à quiconque l'approchait de trop près, et se délectaient de tous les corps qui tombait au combat. Lui était un géant qui avait l'air de se foutre complètement de la bataille aux alentours, son œil unique plus occupé à scruter celle qu'il allait devoir mener à bon port en une charge peut être bien sans retour.
« C'est le moment. Ieyasu veut qu'on aille chercher la tête de Ishida. »
Elle sourit en se levant. Enfin, ils avaient enfin du boulot. Elle monta un cheval, et se mêla à la cavalerie de Date Masamune. Ils dévalèrent la colline, et fondirent sur un bataillon qui tentait de se retirer. Les petits peureux. Ce fut à sens unique, et le fait que Makuro lance ses étranges billes noires, qui faisaient disparaitre en un éclair les gardes de Ishida n'y était pas pour rien. Le chemin dégagé, elle fit apparaitre un disque sur sa main, et fit un geste mimant le lancer. Tout ce qui se trouva sur la course du disque fut tranché net en deux, amis comme ennemis. Jusqu'à ce que le disque décapite le général adverse.
« Ha ha ha ! Je savais bien qu'il valait mieux être derrière que devant toi la gamine ! »
Loin de pleurer la perte de ses hommes, Date était souriant. Avec ceci, la victoire ne pouvait qu’être la leur.
Mais l'attention de Makuro fut accaparée par Kagakatsu Uesugi et Oda Hidenobu. Ils étaient encore vivants. Et ils lancèrent une énorme vague de feu sur leur charge. La jeune femme s'en protégea, déployant devant elle une énorme sphère. Sur le champ de cette bataille dans la bataille, ne restait plus que quatre personnes debout. Elle, les deux manipulateurs de feu. Et Date, l'increvable, derrière elle.
La jeune femme n'attendit pas longtemps pour se mettre en action. Elle talonna sa monture, fonçant sur les deux pyromanes. Leur envoyant des vortex. Les deux hommes parvinrent à les esquiver. Et bombardèrent la ténébreuse. Sans succès. Ils ne purent que s'enfuir, profitant du brouillard de la bataille la plus célèbre de toute l'histoire du Japon.

Quinze ans plus tard
La jeune femme, assise sur un trone, observait ce qui lui était présenté. Une vingtaine de chrétiens. Ah, ces chrétiens. Depuis que le shogun Tokugawa avait interdit cette religion, elle les persécutait, les poursuivants toujours plus loin. Elle éclata de rire. Ils avaient refusé de cracher sur la croix. Quelle bande d'idiot. Un geste si simple pouvait les sauver, mais ils s'y refusaient. Elle désigna deux d'entre eux, puis regarda les autres mourir, percer par les lances de ses hommes. Aussitôt, les deux désignés bondirent, brulèrent leur liens et projeta sur elle une boule de feu. Elle n'eut pas le temps de s'en protéger. Ayant préféré les faire disparaitre dans un vortex. Uesugi et Oda, qui avaient survécu à Sekigahara l'avaient retrouvée, pour la tuer.

Japon, Époque Contemporaine
L'Académie était attaquée. Et elle se régalait. A ses côtés se trouvait Dark. L'alias de Neera. Sa deuxième personnalité, une personnalité un brin psychopathe. Mais qui avait l'avantage de ne pas freiner les pulsions meurtrières de Makuro. Les deux tuaient sans merci ce qui se présentait à elle, achevant même des académiciens. Jusqu'à se retrouver face à un monstre. Un gros démon. Vraiment gros. Tout rouge, des muscles difformes, une tête minuscule. Un moche, bien moche.
« Yo ! Petit dessert... »
Déjà, il était tout rouge. Rouge sang, ce qui plaisait à Hildegarda. Une mastodonte de bien deux mètres cinquante de haut. Tout en muscle, et l'on pouvait voir les veines de ses bras, comme s'ils étaient gonflés à la testostérone. La tête représentait certainement les pires cauchemars de Neera. Toute petite, disproportionnée par rapport à son corps, portant des cornes, une sur son front, deux derrière les oreilles, et encore deux derrière la tête. Sa bouche ouverte laissait apparaitre des dents toutes pointues, comme celles de ces carnivores sous développés. Il portait une espèce d'armure, sur ses avant bras, ses épaules, son ventre, et ses jambes. Son torse était donc laissé à découvert. Et cela pour laisser apparaitre deux têtes hurlant de souffrance. Il avait pour seule arme une hache simple, à une main.
« Moucherons, vous ne me faites pas peur ! Les obstacles devant vous étaient mineurs, mais moi, je vous massacrerais, et je serais celui qui mettra fin à ton ascension, reine des ténèbres ! »
Quoi ? Il a osé me traiter de moucherons ? Hildegarda, le sang toujours aussi chaud n'écouta pas la seconde partie du discours du démon se tenant devant elle. Ni une ni deux, elle prit sa carabine et tira dans le torse laissé à découvert.
« Inutile, Makuro. Ici, tu devras utiliser toutes tes ressources, et ta marionnette...
- Je n'ai ici aucune marionnette, espèce de gros débile ! Et toi, tu mourras ici ! »
Makuro leva les bras au plafond, et fit apparaitre la plus grosse boule qu'elle pouvait contrôler, avant de la balancer sur le démon. Manque de bol pour elle, il fut plus rapide et évita cet énorme vortex en bondissant, et atterrit derrière Dark, s'apprêtant à la trancher en deux, tandis que Makuro annulait son trou noir avant qu'elle n'en perde le contrôle. Puis elle se tourna, et vit le monstre se fracasser contre le mur. Elle envoya de suite sur lui une pluie de vortex, dont chacun aspirait un peu du démon lorsqu'il le touchait. Et même si la jeune fille ne comprenait pas pourquoi le démon ne disparaissait pas entièrement, elle prenait grand plaisir à le désagréger par petits bouts.
Soudainement, la hache du monstre partit en sa direction. Elle fut protégée par Dark. Ce qui lui arracha un rictus de mépris. Elle n'aimait pas devoir quoique ce soit à une autre personne. Et plus encore quand cette personne prenait un coup pour l'avoir protégé. Et maintenant, les deux se tapaient la causette. Ouais, en fait, l'autre était débile... Il avait oublié qu'il avait deux adversaires. A nouveau, elle invoqua sa plus grosse boule et l'envoya en traitre sur le démon, qui semblait ne pas s'y attendre. Cependant, les défenses du démon résistaient encore et encore. Dark intervint à nouveau, en se servant de l'énergie accumulée dans son sabre pour projeter l'énorme monstre. Un court instant, Hildegarda laissa son vortex attirer tout ce qui se trouvait dans la pièce. Meubles, murs, et elle même se força à bien rester en place. Dès que le démon fut entièrement happé par le trou noir, elle le referma. Elle n'avait même pas remarqué, tant sa concentration fut importante, qu'une des lames de la pièce lui avait sévèrement entaillé la jambe droite. Elle s'assit afin d'observer sa vilaine blessure. Fort heureusement, elle n'était que superficielle. Si seulement Dark n'avait pas décidé de la chaperonner et de la confier à un groupe d'imbécile.
« C'est ici que nos chemins se séparent, je vais continuer ma route, la nuit n'est pas encore fini, mais nous nous reverrons je veux savoir qui tu es reine des ténèbres. Remet-toi vite, n'oublie pas tu as promis à Neera de l'aider à contrôler son pouvoir, je n'ai qu'une chose à dire à ce sujet, son passé est la clé... »
Reine des ténèbres ? Pourquoi la nommait-elle ainsi ?

Japon, Époque Sengoku, 1568
Elle fixait l'homme en face d'elle. Oda Nobunaga. A qui elle venait d'ouvrir les portes des Rokkaku.
« Qui es tu. Tu ressembles à Yû Rokkaku. Les cheveux blancs, comme si tu avais pris cinquante ans.
- Je vous pris mon Seigneur, je suis plus belle qu'une sorcière de cinquante ans. Je suis Makuro. Je désire vous servir.
- Makuro... Quels sont tes talents ?
- J'assassine Seigneur Nobunaga. »

Dix ans plus tard
La jeune femme se déplaçait dans les ombres. Tant de fois déjà, elle avait tué pour Nobunaga. Cette fois ci, elle agissait encore sous ses ordres. Sans celui qu'elle s'apprêtait à empoisonner, plus rien ne pourrait arrêter Oda, elle le sentait. Elle se glissa. Assassina celle qui apportait son thé au Seigneur Kenshin Uesegi. Faisant disparaitre son corps avec son pouvoir. Puis elle versa une poudre dans le thé. Une semaine de ce thé, et le Seigneur de Guerre que craint tant le Roi Démon périra.

Deux semaines plus tard
« Toutes mes félicitations Makuro, encore un assassinat mené à bien.
- Dégage Mitsuhide. Je veux voir le Seigneur Nobunaga.
- Je ne pense pas que te le verras de nouveau démone... »
Aussitôt, dix lances sortirent de nulle part, pour se planter dans son corps.
« Tu n'es pas la seule à posséder un pouvoir. Tu m'excuses, mais je n'ai pas prit le risque de te combattre loyalement... »

Japon, Époque Contemporaine

Japon, Époque Muromachi, 1340
Il était là. Sous ses yeux. L'artefact qu'elle recherchait depuis quatre ans. Et pourtant, elle n'arrivait pas à détruire le temple qui le protégeait. Pour s'en saisir. Si elle l'obtenait, elle prendrait la tête de la Cour Sud, et écraserait la Cour Nord, avant que celle-ci n'écrase la Sud. Des charmes. Ils avaient à coup sûr utilisé des charmes, ces satanés moines bouddhistes. Rapide, elle s'éloigna du temple. Pour protéger une zone aussi importante, ils avaient du en cacher une trentaine dans les environs.
Là, un premier. Elle le déchira soigneusement en deux, puis en quatre, puis en huit, avant de repartir. Si elle trouvait le suivant, elle aurait une idée du schéma qu'ils avaient choisis pour bloquer son pouvoir.
Vingt. Elle en avait trouvé vingt. Elle sentait déjà l'étau autour de son don se relâcher. Elle y était presque.
Encore un de trouvé. Parfait. Elle s'approcha de lui. Mais ne put le toucher.
Un assassin venait de lui tirer dessus. Une fléchette empoisonnée. Mortelle.

Japon, Époque Contemporaine
La Magical Academy. Quel endroit. Horrible. Trop de fouineurs, trop de bisounours, trop d’amour, d’amitié, et autres bons sentiments. Elle haïssait ce lieu. Son emprise sur Neera se faisait de plus en plus faible, ce pervers de Chad l’amusait autant qu’il la désespérait, et surtout, elle le haïssait, malgré bien qu’il soit un allié de luxe. Pour couronner le tout, il y avait ce foutu Dhareth. Ce gros lard (bon d’accord, il n’était pas gros, au contraire) qu’elle avait aidé, puis qui a retourné sa veste.
L’atmosphère de cette académie semblait néfaste pour tous les vilains garnements qui y mettaient les pieds. Tous, sans aucune exception, finissait soit six pieds sous terre (parfois, de par ses soins) soit gentils et mignons. Une horreur.
Pour couronner le tout, il y avait ce cauchemar, qui, parfois, revenait. Encore et encore. Cette petite fille, qui pleurait. Et sans qu’elle ne comprenne pourquoi, elle ressentait la peine et la douleur de cette gamine.

Japon, Époque Kamakura, 1186
Le matin se lève. Et elle sait que sa dernière heure est venue. Sa dernière heure, avant de renaitre. Les Taira, comme les Minamoto. Elle avait tenté de les exterminer tous, en une fois. Alors qu'ils se livraient à une guerre stupide. Mais elle avait échouée. Une deuxième fois.
C'est digne qu'elle paru sur son échafaud. Un homme récitait les noms des samouraï qu'elle avait tué. La foule l'insultait. Et Minamoto, cet homme, la fixait, narquois.
« Rokkaku Yû est donc condamnée à être lapidée. »
Mais elle ne se laisserait pas tuer ainsi. Hors de question. Elle voulait la tête de Minamoto. Elle créa un vortex dans son dos pour défaire ses mains, même si l'une d'elle fut sacrifiée. Puis elle déplaça ce vortex en un grand geste jusqu'à la place qu'occupait le descendant de celui qui l'avait violé, trente ans plus tôt.
Elle fut arrêtée avant. Les bourreaux et la foule lui ayant tous lancé leurs pierres. Et mourut une deuxième fois, maudissant les Minamoto.

Japon, Époque Contemporaine
Elle riait aux éclats. Dans la ville dévastée de Tokyo, sur les corps de deux académiciens qui avaient combattus à ses côtés la bestiole du Néant ou elle ne savait trop quoi, elle riait. La petite bête ? Morte. Aspirée dans un de ses vortex. Bon, dans plusieurs en vérité. Mais ce qui importait, c’était le résultat. La bestiole morte. Deux académiciens pétris de bons sentiments et puissants, très puissants, morts. Et une nouvelle… amie ?
Makuro fixa la démone qui l’avait accompagné tout du long. Elle non plus n’aimait pas les académiciens.
« On se retrouve aux enfers, Reine des Ténèbres. »
La ténébreuse sourcilla. Deuxième fois qu’on l’appelait ainsi. Puis elle sombra dans l’inconscience.

On ne sait combien de temps plus tard
« Alors, c’est elle… La pactisante de Baal ?
- Oui oui… Gaffe, elle est pas très aimable. »
Makuro retrouvait conscience petit à petit. Elle se retrouva attachée… Non, pas attachée. Les poignets et les chevilles pris dans de la roche. Immobilisée, en tout cas. Et les yeux bandés. Elle reconnait juste la voix. Celle avec qui elle avait combattu le rejeton du Néant.
« CONNASSE ! LIBERE MOI DE SUITE QUE JE T’EVISCERE ! »
Elle entendit rire. Et ce rire l’insupporta au plus au point.
« Doucement gamine. On a les moyens de t’en apprendre plus sur toi, et sur ton pouvoir, ça te tente ? »
Makuro se mordit la lèvre.
« En échange de quoi ?
- De rien.
- Je n’y crois pas.
- Disons simplement que le fait que tu comprennes qui tu es nous avantagera déjà bien suffisamment. »
Ils voulaient se servir d’elle. Mais elle n’était pas en position de négocier. Et cela pourrait toujours lui apporter un plus pour l’avenir, en savoir plus sur soi, c’est toujours important.
« Soit, dites moi… »

Japon, Époque Heian, 1156
« Rokkaku Hime-sama, ne vous éloignez pas trop ! »
La jeune fille, âgée d’à peine douze ans, se promenait sur les remparts du château de sa famille. Les Rokkaku n’étaient alors pas très puissants, loin de là. Mais ils étaient fiers des biens qu’ils possédaient alors.
« Regarde regarde ! Quelqu’un arrive ! »
La fillette pointait du doigt une soulevée de poussière plus loin. L’homme regarda en cette direction. Et son visage se décomposa.
« Minamoto no Yoshitsune ! Hime-sama, rentrez à l’intérieur de château ! Rejoignez votre mère. »
La petite fille hocha de la tête, puis fila, ne comprenant pas le danger. Comment aurait-elle pu savoir que cet homme, qui aurait du être son fiancé, avait menacé de raser les Rokkaku s’ils ne prenaient pas position pour eux dans la rébellion de Hogen, contre le pouvoir des Fujiwara.
« Oka-sama. Yoshitsune-sama arrive ! »
Elle était heureuse de le retrouver. Il lui faisait toujours des cadeaux. Elle était arrivée à l’âge où l’on se mariait après tout. Mais sa mère afficha un air paniqué sur le visage. La prit par la main, et courut s’enfermer dans une pièce au plus profond du château.
« Que Bouddha nous protège… »
Elle tenait dans ses bras sa petite princesse. Et attendait en entrechoquant ses dents la suite de leur destin.
Ce destin prit la forme de Yoshitsune, qui ouvrit en grand la porte. Dans sa main droite, le sabre du père de Yû, ensanglanté. Avec lequel il décapita la mère de la fillette. Puis il prit par le bras la petite en pleurs.
« Maintenant, que la dernière volonté honorable de tes parents prennent place, Rokkaku-chan. Tu seras ma femme. »
Elle hurlait, elle criait, elle pleurait. Elle ne voulait plus être la femme de celui qui avait assassiné ses parents.

Quelques jours plus tard
Seule, dans le futon froid. Elle pleurait doucement. Elle ne pouvait plus que pleurer seule. Quand Minamoto no Yoshitsune la voyait faire, il la frappait. Puis il la violait. Elle ne pouvait plus supporter cette vie. En son sein grandissait une obsession. La vengeance. C’est à ce moment là qu’il apparut.
« Petite fille. Tu veux venger ton honneur. Ta famille. Te venger. Je peux t’aider. Moi, Baal, je peux te prêter une partie de mon pouvoir. Et tant que ceux qui auront profité de toi, ceux là, ou leur descendants, seront en vie. Tu renaitras, pour achever ta vengeance. Petite fille. Si tu veux avoir les moyens de te venger. Alors. Il suffit de me le dire. »
Elle leva la tête vers lui. Puis acquiesça.
« Je veux me venger, Baal-sama. »
Aussitôt, ses cheveux blanchirent, tandis que son cœur fut transpercé d’un trait noir. Le démon affichait un sourire satisfait, cruel.
« Alors, va ma créature. Tue les tous… Ne prends pas garde à ta propre vie. Tant que l’un vivra, tu renaitras. »
Alors, le regard glacial, la fillette sortit. Rejoignant là où était son pseudo mari. Tuant tous les gardes sur son passage. Quand elle se retrouva face à lui. Elle déchaina la puissance qu’elle venait d’acquérir. Tuant tous ceux autour d’elle. Sauf Lui. Lui, il méritait un traitement de faveur.
Mal lui en prit. Cette attente, il la mit à profit, pour la transpercer de son arme. Car elle ne savait pas se battre. Elle n’était qu’une fillette, dotée d’un immense pouvoir qu’elle peinait alors à maitriser. Ce ne fut pas le sabre dans son ventre qui la tua non. Ce furent ses propre vortex qui l’absorbèrent alors. Ne laissant rien d’elle.

Japon, Époque Contemporaine
Elle déambulait, hagard, dans les rues de Tokyo. Connaitre son origine. Retrouver la pleine mémoire de ce qu’elle fut. Y compris même dans cette première vie. Retrouver une part de son humanité. Tout cela lui avait fait bien plus de mal que de bien. Elle avait été malade quatre mois durant. La conscience de ses premières vies se heurtait sans cesse à son immoralité des dernières. Le monde autour d’elle lui semblait désormais froid, vide, sans aucun intérêt. Pourtant, elle vivait encore.
Elle voulait mettre un terme à tout ça. Pas seulement à la vie qu’elle menait là. Mais aussi aux vies qu’elle mènerait plus tard. Elle le savait au fond d’elle. Si elle mourrait, elle oublierait à nouveau. Elle ne voulait pas.
La famille qu’elle avait juré de venger. Par trois fois, elle avait ensuite participé à sa destruction presque totale.
Pour venger sa famille, il ne restait plus que deux êtres à tuer. Baal. Puis elle.
Comment tuer un démon possédant le même pouvoir qu’elle. En plus fort ? Elle n’avait aucune chance.
Une lettre. Elle cligna des yeux. La lu. Puis éclata de rire. Un rire froid, malsain, à vous glacer le sang. Tandis qu’autour d’elle, des vortex apparaissaient, détruisant tout ce qui se trouvait autour d’elle, tuant les passants qui avaient le malheur de passer trop près.
Puis elle s’enfuit. Prendre le train. Pour aller là bas. Là bas. Là bas. Là où peut être, il y aurait quelque chose ? Elle en doutait. Si. Il y avait Ren. Et Yû Rokkaku se disait que peut être en Ren, résidait son dernier espoir. Alors même que Makuro, elle, ne voulait plus jamais recroiser la route du directeur de la Magical Academy.

Une semaine plus tard
Elle fixait d’un regard vide l’homme en face d’elle.
« La rumeur dit que vous pouvez résoudre notre problème, quel qu’il soit…
- Les rumeurs exagèrent toujours. »
L’homme parut décontenancé par cette réponse. Puis lui tendit une photo. Un autre homme.
« Il tourne autour de ma copine. J’aimerais qu’il lui arrive un accident.
- Un accident, c’est large. Léger ? Grave ? Mortel ? Que tous pensent qu’il l’a bien mérité ou pas ? »
Il hocha de la tête. C’était un dégonflé, il ne demanderait pas la mort.
« Que tous pensent qu’il le méritait oui, mais juste grave. Et surtout. Que ma copine n’y soit pas impliqué hein…
- Bien. Vingt mille yen, dont dix payables d’avance. Je vous recontacterais quand ce sera fait. »
Elle empocha la liasse de billets, puis le fit signe de déguerpir du bar qu’elle squattait à longueur de journée, avant de se ramasser sur la table. Comme amorphe.
Ici, elle faisait la seule chose qu'elle savait faire. Tuer, blesser. Parfois, on lui demandait de protéger quelqu'un... Elle savait que c'était mal de le faire. Mais elle s'en foutait. La plupart du temps, elle ne prenait ni plaisir, ni dégout, à ôter la vie à un homme.
Mais quand la folie la reprenait, quand Makuro revenait. Tuer était son plus grand plaisir. La démence qui s'emparait d'elle était alors sans égal. Peut être que un jour, l'on viendrait la tuer. Elle l'espérait. Ne l'espérait pas.
Elle devait d'abord tuer Baal... Mais ici. Avec un peu de chance. Elle ferait moins de dégats qu'à Tokyo.
Elle jeta un coup d’œil au château. Ici. Il y avait quelqu'un. Qui pourrait la stopper d'un claquement de doigt si cela ce faisait nécessaire. Elle reprendrait le controle sur Makuro.
Elle redeviendrait simplement. Yû Rokkaku.


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MessageSujet: Re: Ma folie se nomme Makuro.   Jeu 19 Déc - 16:08

Han, merci d'avoir garder 'Makuro' comme surnom, ça aurait été trop dur de changer xD
Fiche stylée, comme toujours.

J'ose à peine te dire 'bienvenue', ça sonne tellement bizarre pour quelqu'un qui fait partit des meubles ._.
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Kham Akuma
MessageSujet: Re: Ma folie se nomme Makuro.   Jeu 19 Déc - 18:49

Oh hey =D Welcome back Wink
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Ren
MessageSujet: Re: Ma folie se nomme Makuro.   Sam 21 Déc - 11:55


    Tout est en ordre ! Bienvenue à nouveau sur le fow, en espérant que tu y trouve joie et tendresse ! Tu es validée et libre de rp


Ren
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MessageSujet: Re: Ma folie se nomme Makuro.   

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Ma folie se nomme Makuro.

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